‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 76 sur 503 · L.C ULMJUl.ui eau iiuik uv «v · texte numérisé non relu

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par deux ou trois par trois; mais d commencé d'une manière, il doit

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tion, il a conquis aujourd'hui son droit de bourgeoisie dans tous les salons parisiens ; mais il y a reçu certaines modifications qui l'ont compliqué sans l'embellir. Nous allons rétablir ses règles dans leur simplicité. Il n'y a, en réalité, qu'une seule espèce de besi : c'est le besi simple, qui se joue avec un seul jeu, suivant les règles que nous donnons plus loin; mais à Paris on ne joue guère que le besi double ou à deux jeux, dont nous publions également les lois. —BesisiMPLE.C est le jeu primitif et nous pouvons dire le vrai jeu de besi, dans toute sa beauté. Plus savant que la brisque, il exige moins de calculs que le piquet et convient aux personnes qui veulent s'amuser sans fatigue et pour lesquelles le jeu n'est qu'une innocente distraction. Il exige surtout de la mémoire pour se rappeler quelles sont les cartes qui ont été jouées. — De la donne, Le besi simple se joue à deux personnes en 500 points, avec un seul jeu de 32 cartes ou jeu de piquet. La main se tire à la plus belle carte; celui à qui elle échoit, donne six caries à son adversaire et en prend autant pour lui-même; ensuite il retourne la 13° carte qui indique la couleur de l'atout. Le donneur est libre de donner les cartes deux

dès qu'il a continuer de la même façon jusqu'à la lin de la partie. Quand ia carte de retourne, indicative de l'atout, est un sept, le joueur qui l'a tournée marque dix points. Si la carte de retourne n'est pas un sept, le joueur qui, dans le cours de la tournée, tire du talon le sept d'atout, a le droit, après une levée, de l'échanger contre la retourne et, de plus, il compte dix points Les douze cartes étant distribuées et la 13° étant retournée et posée sur le tapis, figure en dessus, les 19 cartes restantes doivent être posées sur la table, à côté de la retourne : elles forment le talon. Chaque joueur donne à son tour. — Du talon. Le talon sert aux joueurs à remplacer les caries qu'ils ont dans' la main, en prenant celle du dessus à chaque fois qu'ils en ont abaltu une de leur jeu. Après chaque levée, c'est celui qui a gagné cette levée qui prend le premier une carte au talon ; sou adversaire prend ensuite la suivante et ainsi de suite, à chaque coup, jusqu'à épuisement complet du talon. — Valeur dks cartes. La plus forte carte est l'as; ensuite viennent le dix, le roi, la dame, le valet, le neuf, le huit et le sept. La couleur d'atout prime toutes les autres, et l'atout le plus faible prend les plus fortes cartes d'une autre couleur. De deux cartes de même valeur, c'est la première jouée qui emporte la levée. — Chances diverses que l'on peut posséder dans son jeu. La réunion dans la main du joueur d'un roi et de la dame de la même couleur se nomme mariage et vaut 20 points que l'on déelare après une levée et que l'on marque aussitôt. Le mariage d'atout vaut 40. La rencontre dans la main dujoueur do la dame de pique et du valet de carreau constitue le besi, qui vaut 40. Les quatre as réunis dans la main comptent 100 ; les quatre rois, 80 ; les quatre dames, 60; les quatre valets, 40; les quatre dix, comptent 20, à moins de conventions contraires. La quinte majeure en atout vaut 500 points et fait gagner la partie d'emblée. Les quintes majeures dans les autres couleurs valent chacune 250 points. Relativement aux quintes majeures, nous devons faire observer que l'on convient souvent de changer leur valeur : la quinte majeure en atout peut ne valoir que 250 points; et dans une autre couleur, 150 points seulement. A mesure que les joueurs font des levées, ils annoncent et marquent les points qu'ils ont en main, en observant que l'on ne peut annoncer des points qu'après avoir gagne une levée et que l'on ne peut annoncer deux fois les mêmes points. Quand il n'y a plus de cartes au talon, aucun

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joueur ne peut plus annoncer de points, sauf 10 pour celui qui fait la dernière levée. La dernière levée étant faite, chaque joueur fait le compte des brisques qui se trouvent dans ses ditférentes levées. Ou appelle brisques les as et les dix. Il y a donc en tout huit brisques ; et quand un joueur en trouve cinq, par exemple, dans ses levées, son adversaire ne peut en avoir que trois. — Chaque brisque vaut 10 points, et le joueur qui en a cinq ou six ajoute 50 ou 60 au total des points obtenus pendant la tournée. Son adversaire qui n'en a, par conséquent, que trois ou deux, ajoute 30 ou 20 points, à ceux qu'il a faits précédemment. Dans le véritable besi simple, on compte aussi, dans les levées , les rois pour 4 points, les dames pour 3 points et les valets pour 2 points; mais cette méthode n'a pas été admise à Paris, où le jeu simple ne se joue, du reste, jamais. On ne peut compter à la fois qu'un seul groupe de cartes donnant droit à des points; si l'on a, par exemple, plusieurs mariages en main, on ne peut en montrer qu'un seul après une levée gagnée; pour en compter un autre, on doit attendre de faire une autre levée. Une ou plusieurs caries ayant fait partie d'un groupe compté pour les points peuvent ensuite entrer dans un nouveau groupe. La dame de pique, par exemple, peut compter successivementpour le mariage et pour le besi. Il résulte de cette règle qu'un roi et une dame ayant déjà formé un mariage peuvent ensuite faire partie d'une quinte majeure, etc. On ne revient pas sur les points précédemment annoncés ; c'est-à-dire que si, après avoir annoncé un mariage, on arrive à posséder une quinte majeure dans la même couleur, on annonce cette quinte majeure sanspréjudiee du mariage précédemment marqué. Jusqu'à l'épuisement du talon, on n'est pas obligé de fournir de la carte demandée, et l'on peut jeter les cartes dont on veut se débarrasser. Il est permis de couper si l'on veut être maître d'une levée pour annoncer des points. Mais dès qu'il ne reste plus de cartes au lalon, on ne doit plus renoncer à la couleur jouée, et si l'on n'a pas en main la couleur demandée, il faut couper; enfin on est obligé de forcer, c'est-à-dire de jouer, si l'on en possède dans la couleur, une carte supérieure à celle de l'adversaire .— Des fautes. Qui mal donne perd sa donne, c'est-à-dire qu'en cas de maldonne on recommence, et c'est l'adversaire qui bat les cartes, qui les donne à couper et les distribue a la place du coupable. Quand un joueur, ayant oublié de prendre à sou tour une carte au talon, se trouve n'en avoir en main que cinq au lieu de six, l'adversaire peut lui permettre de prendre deux cartes au lieu d'une au coup suivant; mais il peut aussi exiger l'annulation du coup. Quand un joueur joue un coup avec une carte de trop en main, son adversaire peut exiger l'annulation du coup ou celui de la tournée entière. Si un joueur déclare et marque des points qu'il n'a pas, il doit les démarquer aussitôt l'erreur reconnue ; et comme sa déclaration de qualre rois, quatre dames ou quatre valets a pu déterminer l'adversaire à se défaire des brisques correspondantes, le coupable est tenu de jouer immédiatement une des brisques comptées d'une manière erronée, n'en ayant que trois et croyant en avoir quatre. — Marche du jeu. Le joueur ayant en main ses six cartes, les arrange par couleurs, apprécie les chances et décide s'il doit poursuivre la quinte majeure, le cent d'as ou les réunions de quatre rois, de quatre dames ou de quatre valets. L'adversaire de celui qui a distribué les cartes joue le premier en abattant une carte sur le tapis. Le donneur lui répond en abattant une carte sur la sienne. La plus forte dans la même couleur l'emporte; l'atout lève toute autre couleur. Quand le second joueur ne force pas sur la couleur on ne coupe pas, le

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premier joueur lève. Celui qui a gagné une levée annonce le plus fort point qu'il possède ; s'il a, par exemple, un mariage d'atout et un mariage simple, il annonce d'abord son maliai.''' d'atout et attend d'avoir fait une autre levée pour parler de sou mariage simple : on ne peut donc compter deux chances à la fois. Néanmoins, il est permis de compter une chance en comptant 10 pour avoir éeh i le sept d'atout pour la retourne. Celui qui a fait la levée et compté son plus fort point lève le premier une carte au talon ; quand il a pris cette carte, il ne peut plus compter avant d'avoir gagné une nouvelle levée. S'il a oublié de compter son point avant de prendre une carte au lalon, il ne lui est plus permis de compter sur ce point : il doit attendre de faire une nouvelle levée. Celui des deux joueursqui negagne pas la levée ne peut compter aucun point; il prend le second une carte au talon. Celui quia levé le premier au talon joue ensuite le premier. Quand il ne reste plus de cartes au talon, nul ne peut compter de points. On doit donc calculer de manière à gagner les dernières levées quand on a des points à annoncer ou quand on est certain, d'après les cartes jouées et celles que l'on a en main, que l'adversaire possède du point à annoncer ; en faisant les dernières levées, on empêche l'adversaire d'annoncer son poiul, ce qui constitue l'habileté du joueur. Le talon étant épuisé, il est important pour les joueurs d'être munis d'atouts et de posséder en main le moins possible de brisques, de crainte de se les laisser prendre, car il faut alors non seulement fournir de la couleur demandée, mais forcer ou couper si l'on ne peut fournir. Cependant, on se voit souvent dans la nécessité de sacrifier ses alouls pour empêcher l'adversaire de faire l'une des dernières levées et d'annoncer un fort point. — Du gain de la partie. La partie peut être gagnée d'emblée, dès la première fournée, par une quinte majeure d'atout ou par deux quintes de toute autre couleur ou par toute autre combinaison ; mais ordinairement les 500 points ne s'obtiennent qu'après plusieurs coups. Après chaque levée, le joueur marque le point qu'il nomme en le montrant a son adversaire. Lors du dernier pli, celui qui le fait ajoute 10 a sa marque ; ensuite, chacun additionne le montant de ses brisques et de ses ligures résultant de ses levées. Il arrive souvent que les deux joueurs atteignent 500 ou même le dépassent par l'addition de leurs brisques et de leurs figures. Dans ce cas, c'est celui qui a le plus de points qui gagne la partie. Si les deux joueurs arrivant à 500 points ou dépassant ce nombre, ont un nombre égal de points, la partie n'est pas nulle ; c'est celui qui a fait la dernière levée qui gagne. Quand un joueur a atteint ou dépassé 400 points après une tournée, ou quand, ayant 390 points après une tournée, il donne et retourne le sept, il compte à la tournée suivante toutes ses levées (brisques et figures) à mesure qu'il les fait ; et s'il atteint ainsi 500 avant que le coup soit terminé, il gagne la partie sans que son adver-aire puisse l'obliger à finir la tournée. — Besi double. Le besi double se joue à deux, en 1.000 et 1.500 points, avec deux jeux de 32 cartes, réunis et mêlés ensemble. La main se tire à la plus belle carte; celui auquel elle appartient donne huit ou neuf cartes à son adversaire et en prend autant pour lui-même ; il peut distribuer les cartes deux par deux ou trois par trois, ou par deux fois trois et une fois deux, pourvu qu'il continue de la même manière jusqu'à de la partie. Les règles sont les mêmes que pour le besi simple, en tout ce qui u'eeontredit par les observations suivantes : Pour pouvoir marquer des points, il ne suffit pas de les annoncer et de les montrer : on abat sur le tapis le groupe de cartes donnant droit à ces points et on le laisse en évidence.

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Les cartes et les mariages ont la même valeur qu'au besi simple; seulement, comme l'on joue avec un double jeu, il arrive que l'on fasse deux mariages de la même couleur, ei chacun d'eux se compte à part. Le besi vaut 40 ; le besi double (les deux dames de pique et les deux valets de carreau) dans la même main, compte 500, qui est le plus fort coup du jeu. Pour compter le besi double, il faut pouvoir l'abattre, comme le double mariage. On compte les quatre as, les quatre rois, les quatre dames et les quatre valets, comme au besi simple ; mais les quatre dix n'ont aucune valeur quand ils sont réunis dans le même jeu. La quinte majeure en atout vaut 230 seulement; les autres quintes majeures ne valent que 150. Les deux sept d'atout chacun 10 points. On peut compter l'un de ces sept soit quand il fait une levée, soit quand on le met à la retourne et lorsqu'il cesse, par conséquent, d'être en la possession du joueur. Lorsque la dernière levée étant faite, aucun des deux joueurs n'a gagné d'emblée, chacun ajoute à ses points ceux qui résultent des brisques qui se trouvent dans ses levées. On ne compte pas les figures. Une même carte ne peut servir deux fois pour composer un groupe pareil à celui dont elle a déjà fait partie. Par exemple, une carte qui est entrée dans un groupe d'un cent d'as ne peut faire partie d'un autre cent d'as; mais elle pourra servir à former une quinte. — Besi a trois. Le besi à trois se joue en 1.500 points, par trois joueurs, avec trois jeux de 32 cartes, réunis et mêlés ensemble. Le donneur fait couper par le joueur placé à sa gauche, et distribue de gauche à droite, par deux et trois cartes, jusqu'à ce que chaque joueur ait l'2 cartes. Le premier joueur de droite commence la partie ; celui qui fait la levée lui succède et le jeu va toujours de gauche à droite. Le besi double vaut 500 points ; le besi triple (trois dames de pique et trois valets de cari eau dans le même jeu) compte pour 1.500 points et fait gagner d'emblée; mais c'est un coup extrêmement rare. Les autres règles du besi double s'appliquent au besi à trois. A Paris, le besi à trois est quelquefois nommé jeu de trifouille. — Besi a quatre. Cette partie se joue ordinairement en 1.500 points, par quatre joueurs, deux contre deux, avec quatre jeux de piquet. Le sort décide des joueurs qui doivent être partenaires. Chaque joueur reçoit 12 ou 16 cartes. Après une levée, faite par l'un des joueurs, il abat tous les groupes de cartes donnant droit à des points et son partenaire en fait autant. Les points de chaque association se cumulent. Après la dernière levée, on compte les brisques. Les autres règles du besi double sont applicables au jeu a quatre. — Besi borgne. Dans le besi borgne, on ne retourne pas la carte qui désigne la couleur de l'atout ; le premier mariage anoncé détermine l'atout et vaut 40 points ; les autres mariages annoncés ensuite sont de même valeur qu au besi à retourne. Le sept d'atout est ici sans (aleur particulière ; mais les autres chances le comptent comme au besi ordinaire. Le besi borgne peut se jouer a deux, à trois ou à quatre, en subissant les diverses modifications de ces sortes de parties.

BÉTHUNOIS, OISE s. et adj. De Béthune, qui appartient à Bethune ou à ses habitants.

BÉTIS. Bœtis, Bâtis ou Babemessès, gouverneur de Gaza pour Darius. 11 défendit la ville avec un grand courage contre Alexandre: mais il fut vaincu et pris, et le conquérant, irrité de sa résistance, le fit lâchement attacher à son char et traîner autour delà place, pour imiter Achille qui avait traîné le cadavre d Hector autour de la ville de Troie.

BETDLE. bxlula. Ancienne ville de l'Hispanie, dans la Tarraconnaise. Scipion y battit Magon et Masinissa, l'an 206 av. J.-C, et cède victoire lui soumit I Espagne.

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