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et en dégradant le chaste caractère de Didon, qu'il déshonore par la passion à laquelle elle s'abandonne pour un étranger. Ce mensonge était indispensable à l'intérêt du récit. Où l'historien serait répréhensible, le poète est absous. Une bévue qui mérite de passer à la postérité est la suivante : dans une prétendue histoire de la Commune, l'auteur, prenant M. Sazerac de Forges, zouave pontifical enrôlé dans les troupes de Versailles, pour M. Anatob' de la Forge, qui s'illustra à Saint- Quentin, fit suivre cette bévue de la réflexion suivante : « le patriotisme des royalistes fait un singulier contraste avec la lâcheté des républicains. » Dans un numéro des premiers jours d'octobre 1881, le Joumalde... (Normandie) commit une bévue qui égaya un instant la petite presse : « La Société de Géographie vient d'être informée, par une lettre du capitaine Town, de la mort d'un jeune voyageur français, M. Duiour.... » Un rédacteur peu ferré sur la géographie, lisant Cape Town dans le document anglais dont il se servait pour faire son article, avait cru qu'il s'agissait d'un capitaine nommé Town. et lui aussi avait pris le Piréepour un nom d'homme. — Ne voulant pas paraître copier ses devanciers qui ont dit : « Pas de son dans le vide >, un vulgarisateur populaire, a inséré dans un de ses ouvrages, tout un paragraphe qui a pour titre : « Sans air point de son », ce qui nous apprend la nouveauté surprenante, qu'en dehors du mélange gazeux qui constitue l'air, il n'y a pas de gaz, pas de liquide, pas de solide qui puisse produire ou propager le son. L'auteur a soin d'ajouter dans son article : « Que sans air le son n'existe pas, ou du moins qu'il ne se propage pas, bien des gens ne le croiront que sur de bonnes preuves. » Nous sommes parfaitement de son avis. — lin juin 1888. un journal anglais VEvenimj Standard, voulant tirer des conséquences d'une élection qui venait d'avoir lieu dans le département de la Charente, imprima la phrase phénoménale suivante :« Ce qui donne une grande importance à cette élection, c'est que le département de la Charente comprend la grande ville de Bordeaux. » Et là-dessus, le rédacteur se lança dans des considérations qui ne manquaient pas d'agrément. — Voici une bévue encore plus étonnante, étant donné que nos bons voisins les Allemands étudient tous le fiançais, en prévision del'avenir. La.Kœlnische Zeiiung, journal dont le nom traduit en français signifie Gazette de Cologne, prit dernièrenient Etienne Marcel pour un maréchal de France mort en 1814: mais elle trouva mieux en août 1888. Au sujetde l'enterrement accidenté du citoyen Eudes, ex-général de la commune, elle reçut de Paris un télégramme renfermant ces mots : « A l'arrivée de Corbillard, on crie vive la Commune ! Corbillard marche en tête du cortège ». Pour un peu, le correspondant de l'excellente feuille allemande eût publié le discours révolutionnaire prononcé par l'ardent communiste appelé Corbillard.
BEYGLIERE s. f. Se disait autrefois du vaisseau ou de la galère que montait un bey.
BEZEC, ville du territoire de Juda, dans la Palestine. Sa position est aujouid hui inconnue. Les tribus de Juda et de Siméon y vainquirent les Chananéens et les Phérézéens, et y prirent le roi Adonibezec.
BIADE s. m. Bateau de passage, à Cons-
tantinople.
BIARROT, OTTEs. et adj. De Biarrilz; qui appartient à cette ville ou à ses habitants. — On dit aussi Biarrizien, ienne.
BIBAU s. m. Soldat qui, anciennement, comnattait à pied avec l'arbalète et la lance. — Des Bibaux.
BIBLIOTHÈQUE. - Législ. La Bibliothèque nationale a été reorganisée par un décret du
19 juin 1885, que complètent plusieurs arrêtés du ministre de l'Instruction publique. Elle est divisée en quatre départements, savoir : celui des livres, imprimés, cartes et collections géographiques; 2° celui des manuscrits, chartes et diplômes; 3° celui des médailles, pierres gravées et antiques ; et 4° celui des estampes. Chacun de ces départements est sous la direction d'un administrateur, etconti< nt une salle de travail ouverte toute l'année. Eu outre, une salle delecture est annexée au département lies imprimés. L'ensemble des services est régi par l'administrateur général, lequel est assisté par des conservateurs et un bureau d'administration que dirige le secrétaire-trésorier. Le personnel comprend : des bibliothécaires, divisés en six classes; des sous-bibliothécaires, divisés en quatre classes ; des stagiaires; des commis; des ouvriers et des gagistes. Tous sont nommés et peuvent être révoqués par le ministre, sauf l'administrateur général qui est nommé par décret.
' (Ch. Y.) BICHARRIÈRE s. f. Pèche. Filet en tramai! dont on fait usage sur la Dordogne, pour la pêche de l'alose et du saumon.
BICHLAMYDÉ, ÉE adj. [bi-kla-mi-dé] (lat.
bis, deux fois; gr. chlamus, surtout, casaque). Bot. Se dit des plantes dont lesfleurs ont deux enveloppes ou périanthes, par opposition à monochlamydé. Dans la classification de de Candole, les plantes bichlamydées comprennent lesthalamiflores, les calicifloreset les corollitlores.
BICYCLE. Comme son nom l'indique, le bicycle se compose de deux roues; une grande roue placée en avant et réunie à une plus petite, placée derrière, par le moyen d'unesorte de fourche métallique entre les deux branches de laquelle la petite roue accomplit son évolution. La grande roue tourne elle-même dans une semblable fourche, mais celle-ci est perpendiculaire et se termine, à son extrémité supérieure, par une traverse arrondie sur laquelle le cavalier appuie les deux mains pour diriger sa monture, et appelée, croyons-nous, le gouvernail. L'axe qui traverse la roue est rive sur les deux branches de la fourchette; de chaque côté de cet axe sont fixés les supports des pédales où le cavalier pose les pieds, activant on diminuant la vilessede la course, selon qu'il appuie avec plus ou moins de force sur ces pédales, et, portant la masse en avant, tire, pour ainsi parler, la petite roue après lui. Le cavalier est assis sur une sorte de petite selle en cuir rembourrée de crin ou de laine et supportée par une mince et flexible lame d'acier, tendue horizontalement, afin d'éviter les secousses et les cahots. Les vélocipèdes sont généralement pourvus d'un frein qui permet d'arrêter ou de modérer à son gré une allure trop rapide sur une pente. Quelques-uns ont, derrière la selle, une petite boîte contenant les clefs et autres accessoires permettant de monter et de démonter, serrer ou desserrer les diverses pièces de l'instrument, quand besoin est. Le diamètre delà grande roue varie entre 0m,60 et lm,10; mais les dimensions les plus ordinairement adoptées sont 90centim. de diamètre. 11 convient au reste d'en choisir un dont les dimensions soient en rapport avec la taille de la personne qui se propose d'en faire usage. D'ailleurs il est plus prudent, quand on doit prendre des leçons, de le faire sur un vélocipède de louage ; c'est le vrai moyen de s'identifier avec l'instrument convenable, car on pourra le changerjusqu'à ce qu'on en trouve un qui soit tel; et il ne restera plus qu'à baser sur celui-là, dont les dimensions sont nécessairement connues, le choix de celui dont on deviendra seul et légitime propriétaire, lorsqu'on sera un écuyer remarquable et expérimenté.— Théorie dk la manœuvre du bicycle. Quand on veut familiariser un enfant
avec la manœuvre de celte machine et qu'on tient à le fortifier en même temps, il est bon, suivant plusieurs professeurs, de lui faire tenir la poignée, comme le montre notre fig. 1;
Fig. ».
Position de la main.
Fig. î.
Monture du débutant.
la paume de la main en dessous et les doigts en dessus. Cette position lui fait rejeter les épaules enarrièreet la poitrine en avant. Commençons par déclarer modestement que nos instructions ne serviront à rien du tout, si elles ne sont appuyées d'une pratique constante et soutenue: on a disserté sur la question de savoir à quel âge il convenait de commencer ses études de vèlocipédomanie:
nous croyons fermement que, pour celles-là comme pour beaucoup d'autres, il n'y a point d'âge; et nous croyons aussi qu'un garçon résolu, convaincu que le secret du succès se trouve dans le mot « équilibre », y mettra peu de temps, quel que soit son âge. Choisissez une grande route bien unie et ayant une pente légère, au sommet de iaquellevous placez votre vélocipède, de manière à ce qu'il ait devant lui une carrière en petite de 20 à 30 mètres. Cela fait, serrez le frein et enfourchez votre monture; saisissez des deux mains les deux extrémités du gouvernail, laissez pendre vos jambes, vos orteils touchant a peine le sol — ou, si vos jambes ne sont pas assez longues, l'approchant d'aussi près que possible. Alors desserrez le frein, et laissez le vélocipède franchir tout doucement les 20 ou 30 mètres de pente que vous lui avez ménagés, sans changer votre position. (Fig. 2.) Le vélocipède, emporté par son propre poids augmenté de celui de son cavalier, avancera avec une vitesse d'abord insignifiante, qui s'accroîtra en raison de la longueur du chemin franchi, mais qu'il sera toujours facile de modérer par le moyen du frein. Avait répété plusieurs fois cet exercice, qui vous familiarisera avec l'équilibre du vélocipède, vous pourrez placer vos pieds sur les pédales et le répéter dans cette même position. — Mais ne mettez jamais vos pieds sur les pédales que vous n'ayez acquis à n'en plus douter l'équilibre de votre machine. Servez-vous du gouvernail comme d'un balancier pour régulariser votre équilibre. Par exemple, quand vous sentez que vous allez perdre l'équilibre, — le plus habile traverse de ces moments-là, — et que vousêtes en danger imminent de faire quelque lourde chute, tournez
Fig. 3. — Mauvaise position du pied sur la pédale.
Fig. ♦. — Bonne position du pied i.ur !a pej.ile.
brusquement la roue de devant au moyen du gouvernail; l'angle produit par ie poids de votre propre corps perdant graduellement l'é-
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quilibre est généralement insignifiant, de sorte qu'il suffit d'un mouvement à peine sensible pour en détruire l'effet. — Au bout d'un jour d'exercice, cette loi est parfaitement comprise, et le mouvement exécuté naturellement, presque inconsciemment, quand l'occasion se présente. Quand vous en êtes arrivé à ce point, placez votre vélocipède de telle sorte que la pédale du côté droit se trouve en dessus; alors, laissant votre pied gauche posé à terre et, passant la jambe droite pardessus l'instrument, engagez votre pied droit dans la pédale droite, car le côté montoir du vélocipède est le même que celui du cheval, c'est-à-dire le côté gauche. Priez un ami complaisant de maintenir votre monture en appuyant légèrement sur la partie postérieure du ressort; appuyez voire pied droit sur la pédale droite : celle-ci s'abaissera et fera mouvoir la roue de devant; par contre l'autre pédale s'élèvera; c'est le moment d'y engager le pied gauche et de presser de celui-ci la pédale correspondante, qui descendra à son tour en faisant remonter la pédale droite, sur laquelle il importe que le pied ne se roidisse pas, ne produise pas une pression qui neutralise l'impulsion donnée par le pied gauche, — et ainsi de suite. Le pied doit être placé sur la pédale de manière que ce soit la pointe qui porte, et que le cou de pied se trouve au dehors sur le derrière de la pédale, et non pas reposant sur celle-ci (fig. 4). ^ — Manière de monter sur le vélocipède et d'en descendre. La pratique seule peut donner de l'habileté aux vélocipédistes. Il ne leur est pas toujours facile de monter ou de descendre au moyen de la pédale; ils doivent s'habituer à sauter comme quand il s'agit d'un cheval. La machine étant lancée, ils se préci-
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de caoutchouc. Le gouvernail est devenu plus facile à manœuvrer. Notre fig. 12 montre le
— Manière de descendre par la pédale.
gouvernail de Stanley, dont le manche, dit invincible (fig. 13) n'est qu'un perfectionnement.
Fig. 5. — Manière de monter d'un bond.
piteront pour monter, comme le montrent nos fig. 5, 6, 7, 8 et 9 ; ils devront aussi s'habi-
Fig. g. Manière de descendre par-desçus les poignées.
Les fourches dont dépendent la rigidité et la stabilité de la machine, sont construites en
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la construction des rais, des jantes. Nos fig. 17, 18 et 19 en diront assez. Le bicycle peut ÔLre
Fig. H. — Descente d'une côte en plaçanllcs jambes sur le gouvernail.
Fig. 12- Gpuvcrnail de Stanley.
Fig. 13.
Le manche invincible
Fig. o< Manière de descendre par un saut.
icier. 11 v en a d'ovales, d'angulaires, etc., suivant les constructeurs (fig. 44). De même
[.],, i4. — Fo,,pchcs et sections.
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Fig. 15. — Section de tiges ruiiJe, uvale et en Uûte.
Fig. 6. Manière de descendre en sautant en arrière.
tuer à monter par la pédale de droite (fig. 10). Ces exercices demandent une étude assez longue ; mais ils passionnent les jeunes gens qui s'y livrent. Pour la descente d'une côte, la meilleure position est celle dans laquelle les jambes sont passées par-dessus le gouvernail (fig. 11). — Le Bicycle hoi Le veaux bicycles ont reçu de grands perle nements. On adopte de plus en plus I tude de garantir les roues par une gai:
Fig. 16. —Ressort a chaîne; l.oulisM de lltiinbcrt ; Ressort arabe à éclisse.
Fig. 17. - Jantes en T, en U et en croissant.
Fig. 10. — Manière de monter par la pédale de droite.
la tige qui réunit les deux roues peut affecter différentes formes (fig. 15); elles sont accompagnées de ressorts plus ou moins compliqués (fig. 16). — 11 y a, de même, plusieurs cspèces'de roues. Les rais ou rayons partent de 1rs ieu et vont obliquementà la circonférence. Nous n'entrer- us pas dans le détail de
Fig. 19. — Section de la jante dite invincible.
muni d'une lanterne placée soit en haut, eu avant du gouvernail (fig. 20), soit en dessous