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dans l'axe de la mue (fi?- s\). y'iand on en-l blement par un ressort d'acier flexible, pré-
treprend un vovage, on place une valise en
pjn -^o Fig. 21- — Lanterne placée
Lanterne d'avant. dans l'aie dt la roue.
arrière de la selle, sur la lige qui réunit )e~
Fi~. îî. — V.(Iisr de «elle.
deux roues (fig. 22) ou bien en avant (fig. 23)
Fig. 23. — Valise d'avant.
sur une plaque disposée pour cet objet(fig.2i)
Fig. 24. — Plaque sur la
valise d'avant.
— Remarques finales. En pratiquant tranquillement et avec une sage précaution les règles peu étendues que nous venons d'établir, et qui constituent toute la théorie de la manœuvre rationnelle du vélocipède, un élève intelligent acquerra promptement une babileté suffisante, que la pratique suffira ensuite à développer. Il fera bien, en tout cas, surtout au début et malgré l'habileté acquise, qu'il faut laisser à la pratique le temps de sanctionner, d'éviter les rues populeuses; et, considérant le peu de bruit produit par sa monture, en dépit du grelot réglementaire, il ne fera pas mal non plus d'avoir l'œil à prévenir une collision fâcheuse — pour lui — avec des véhicules d'un plus fort tonnage, et désagréable — pour ceux-ci — avec les pieds des passants. Lorsqu'on a à gravir une côte un peu roide, il arrive qu'on est obligé de descendre de cheval.. En posant son coude sur la selle et continuant à se diriger à l'aide du gouvernail, on parvient à diminuer notablement son travail et la fatigue qui peut en résulter. Mais quel que soit le mal qu'occasionne, dans ces circonstances, la nécessité de conduire ainsi son vélocipède, on est amplement récompensé à la descente. Dans un voyage de cinq lieues, estime un praticien de grande expérience, le cavalier ne travaille en réalité que pendant trois lieues : les pentes font le reste toutes seules. Partout, en effet, où la pente est suffisante, les jambes n'ont rien à faire, et il y a, en avant du gouvernail, une petite barre transversale sur laquelle on les croise pour les reposer; le vélocipède descend alors par son propre poids: on n'a qu'à régler sa marche tant par le moyen du gouvernail que par celui du frein. En somme les mains seules sont occupées. — Et, de l'avis des vélocipédisles les plus enragés, aucun plaisir n'est comparable à celui de descendre ainsi uue côte à toute vitesse, balancé agréa-
venant tous les cabots de la route, les roues glissant sur le sol si légèrement qu'elles semblent le toucher à peine.
BIENFAISANCE — Législ. Les bureaux de bienfaisance de la 'Aile d : /'amont été réorganisés par un décret rendu en Conseil d'Etalle 12 août 1880. Dans chacun des arrondissements, un bureau de bienfaisance -(chargé duservice des secours à domicile, sous le contrôle de l'administration générale de l'assistance publique à Paris. Chaque bureau est administré par une commission composée : 1" du maire de l'arrondissement président de droit; 2° des adjoints membres de droit; 3° de douze à dix-huit administrateurs nommés par le préfet de la Seine, sur une liste triple de candidats présentés par le maire de l'arrondissement ; et 4° d'un secrétaire trésorier, nommé par le préfet de la Seine, ainsi que les agents et les employés du bureau. Chaque année, il est procédé au renouvellement du quart des administrateurs; et chaque année aussi , les commissions administratives désignent parmi leurs membres et par la voie du scrutin : un vice-président, un administrateur secrétaire, un ordonnateur, un délégué près l'administration de l'Assistance publique. A chaque bureau sont attachés des commissaires et des dames de bienfaisance nommés au scrutin par la commission administrative, sur la présentation de l'administrateur de la division à laquelle ils doivent être affectés. Leurs fonctions, ainsi que celles des administrateurs sont gratuites. Dans la circonscription de chaque bureau, sont établies des maisons de secours, affectées exclusivement à la réception des indigents par les administrateurs, et au moins une foisparsemaine au service médical et pharmaceutique et au service des distributions et prêts. Les médecins des bureaux de bienfaisance sont nommés au concours pour quatre ans ; mais ils peuvent être maintenus par le ministre de l'intérieur, par périodes de quatre ans, jusqu'à l'âge de soixante-cinq ans. Ils reçoivent une allocation annuelle. Les sagesfemmes attachées aux bureaux de bienfaitance sont nommées parle préfet de la Seine. Les secours accordés par les bureaux sont temporaires ou annuels. Ces derniers ne sont alloués qu'aux vieillards âgés de soixantequatre ans révolus, aux personnes atteintes d'infirmités ou de maladies chroniques, et aux orphelins âgés de moins de treize ans. Les dons sont distribues en nature ou en argent. En outre il peut être fait aux indigents des prêts d'objets d'habillement ou de lingerie à leur usage. Enfin des secours représentatifs du séjour à l'hospice sont répartis entre les bureaux par l'administration de l'assistance publique. Ces secours sont d'un franc par jour. Les médicaments sont délivrés gratuitement aux indigents assistés par les bureaux de bienfaisance. Les bons de pain sont servis par tous les boulangers de l'arrondissement. Les bons de comestibles, de combustibles, de paille, de bains, sont servis par tous les fournisseurs qui ont accepté les conditions fixées par le bureau, Nous avons déjà dit (V. le Dictionnaire , t. 1er, p. 508) que les bureaux de bienfaisance sont légalement autorisés à prélever, entre autres droits sur les spectacles publics et non gratuits, un quart de la recette brute des courses de chevaux. Cela a été reconnu, notamment eu 1888, par le Conseil de préfecture de Seine-et-Oise au profit du bureau de bienfaisance de la commune de Marnes. Dans plusieurs autres lieux, des abonnements ont été contractés par les sociétés des courses, pour l'acquit du droit des pauvres. En dehors de ce droit local, un autre prélèvement est aujourd'hui effectué, au profit de l'Assistance publique générale, sur les paris engagés dans l'intérieur des hip-
podromes. Le minislrn de l'intérîeur a le droit d'interdire les paris sur le champ de courses; mais l'intérêt de la reproduction chevaline n'est qu'un prétexte pour l'établissèment des courses de chevaux ;et ces cou disparaîtraient presque toutes, dans le cas où les paris viendraient à être absolument interdits. On a dû tenir compte de l'intérêt des communes et des bureaux de bienfaisance qui tirent profit de ces nombreuses réunions; et l'on a pensé que, ne pouvant pas arriver à réfréner complètement la déplorable passion du jeu, l'administration aurait raison de tolérer le pari mutuel qui a lieu sans le concours des agences ni des bookmakers et d'extraire de cette tolérance quelques ressources au profit de l'Assistance publique. Cette part qui est fixée à 2 p. 100 est prélevée sur le montant des paris et non sur les entrées. Elle est employée à subventionner les asiles qui sont régis au compte de l'Etat, et à accroître le nombre des personnes pensionnées par les hospices de la capitale. — Dans un rapport adresséau ministrede l'intérieur par M. Henri Monod, directeur de l'Assistance publique générale, nous trouvons un relevé qui n'avait jamais été fait jusqu'alors, celui des dépenses publiques de l'Assistance en France. Le total de ces dépenses s'est élevé en 1885 à 184,421,099 francs, dont, 50,772,829 francs, pour la ville de Paris. La dépense moyenne par habilant est de 2 fr. 33 pour la France entière ; elle est de 13 fr. 54 pour Paris, et de 1 fr. 00 pour le reste du pays. Dans le chiffre total des dépenses publiques d'assistance, la part de l'état est de 8,460, 282francs, celle des départements de 22,719,163 francs, celle des communes autres que Paris, de 28,309,483 francs, celle des habitants de Paris de 31 ,753, 1 OS francs; et la plus grosse part, provenant de fondations ou d'autres ressources propres aux établissements de bienfaisance est de 94,879,003. Le nombre des indigents assistés par les bureaux de bienfaisance a été, pendant la même année, de 1 ,778,354. (Voir Bulletin de statistique et de législation comparée, novembre 1889.) (C.Y.)
BIÈRE de ménage (anglaise) — Mettez dans une chaudière : 32 litres d'eau, 10 litres de molt, 225 grammes de houblon et 1 kilogramme de mélasse ; faites bouillir pendant deux heures en remuant fréquemment. Retirez du feu et laissez refroidir, puis passez au tamis de crin. Faites bouillir à nouveau le houblon et la drèche dans 16 litres d'eau avec 500 grammes de mélasse. Mettez refroidir et passez comme précédemment. Quand toute la liqueur a été passée et que le moût a été suffisamment refroidi, ajoutez 285 grammes de levure fraîche et mêlez bien. Couvrez d'une toile grossière, d'un sac. par exemple, et laissez reposer dix heures. Retirez l'écume produite par la fermentation et mettez en baril. Votre bière commencera bientôt à travailler; au bout de huit heures environ, le travail sera accompli, et vous pourrez alors bonder légèrement votre baril. — Autre. Voici unerecette encore plus simple et donnant une bonne bière de ménage au meilleur [marché possible, eu usage dans les familles anglaises. Faites bouillir dans 22 litres d'eau 18 litres de malt, 2 kilogrammes de mélasse, 115 grammes de houblon. Passez comme précédemment. Cette bière coûteraenviron 10 centimes le litre. — Autre (française). Mettez dans un baquet 6 litres de seigle avec tout juste assez d'eau pour le mouiller entièrement ; remuez de temps en temps. Quand votre seigle sera germé d'une manière assez apparente, mettez-le dans un baril contenant environ 40 litres et y ajoutez 180 grammes de levure de bière; puis 15 à 16 litres d'eau chaude, en agitant avec un bâton ; quand le mélange est refroidi, ajoutez une même quantité d'eau chaude en remuant toujours. Le lendemain
BILL
BILL
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vous remplirez entièrement votre baril avec de l'eau chaude, en agitant encore; puis vous laisserez reposer une semaine. Au bout de quinze jours, vous soutirerez votre bière et la mettrez dans un baril nouveau où, après quelques jours de repos, vous pourrez en faire usa?e. — Bière économique. Faites infuser dans 35 litres d'eaubouillante 150 granimesde houblon, 30 prammes de graines de genièvre et 15 grammes fleurs de sureau. Passez. Ajoutez 1 kilogramme de sucre et 200 grammes de gomme arabique inférieure; remuez pour faire fondre. Quand votre infusion sera presque refroidie, ajoutez 30 grammes de levure de bière ; mêlez bien, et versez dans un baril de contenance convenable. Laissez reposer vingtquatre heures dans un lieu pas trop frais : la fermentation s'établiraaussilôt. Quinzeheures au plus après, le travail accompli, mettez en bouteilles dans des bouteilles fortes, — un peu plus tôt même en été. — Vous pouvez en faire usage après huit jours de bouteilles. Cette bière revient à peu près, à 9 centimes le litre.
BIÈVRE, village qui s'étage d'une manière pittoresque sur le versant d'un plateau, près du bois de Verrières dans la vallée de la Bièvre.
BIFTECK. — Cuis. Coupez du filet de bœuf sur son plein, en tranches d'environ 3 centimètres d'épaisseur; parez et coupez le tour, enlevez bien les peaux, mais laissez le gras ; faites mariner dans l'huile avec sel et poivre, par exemple, depuis le matin jusqu'à l'heure du dîner, ou mieux dans du beurre fondu ; fuites cuire sur le gril à un feu vif. Servez saignant avec du beurre manié de persil, un filet de vinaigre, de verjus ou de jus de citron. On peut entourer le bifteck d'une garniture de pommes de terre frites, l<: dresser sur du cresson avec sel et un filet de vinaigre sur du beurre d'anchois ou d'écrevisses, et enfin sur une sauce piquante. — Bifteck du prieur. Coupez des tranchesde bœuf d'environ 6 à 7 centimètres d'épaisseur, battez-les jusqu'à les réduire à une épaisseur de 3 centimètres; pratiquez en dessus eten dessous des incisions en forme de losange, profondes d'un centimètre, de manière qu'il n'y ait plus au milieu qu'une épaisseur d'un centimètre non entaillée. Maniez de fines herbes et assaisonnez de sel et de poivre un morceau de beurre qui vous sert à enduire vos tranches de bœuf des deux côtés . Mettez alors vos biftecks sur un gril à barreaux cannelés avec réservoir au bas pour recueillir le jus dont vous les arrosez pendant la cuisson. Dressez sur un plat foncé de beurre manié de fines herbes et d'un anchois; ajoutez un filet de vinaigre.
BIGOUDI s. m. Petit appareil dont se servent les dames pour rouler les boucles de leurs cheveux. Le bigoudi se compose d'une tige de plomb entourée d'éloupe et recouverte de cuir : des bigoudis.
BIGOURDAN, ANNE s. et adj. Du Bigorre; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
BIGÉNÉRINE s. f.(lat. fcts, deux fois; genus, generis, genre). Moil. Genre de foraminifères microscopiques, que l'on rencontre dans la Méditerranée.
BILLARD iJeux). 11 faut remarquer avant tout dans un billard d'abord les mouches, au nombre de trois, placées sur une ligne perpendiculaire divisant le tapis en deux parties égales, dans le sens de sa longueur, l'une au centre même, les deux autres à égale distance de chacune des deux bandes extrêmes du billard, mesurant environ le cinquième de sa longueur totale. 11 y a en-uite le quartier, partie du billard sur iaquelle on joue au début, séparée du reste pai une ligne, appelée cordé, tracée d'une bande latérale à I autre en passant par la mouche du bas, laouelle est prise
pour centre d'un demi-cercle, qui a aussi son rôle. Sur cette mouche du bas, on place une des billes blanches quand on débute, ou que cette bille, jetée hors du billard ou mal à propos dérangée, doit y être replacée ; sur la mouche du haut est la place de la bille rouge; la seconde bille blanche reste en main du joueur qui la place sur un point quelconque du demi-cercle dont la mouche du bas forme, comme nous l'avons dit, le centre. Le jeu de billard a d'assez nombreuses variétés, dont les principales sont le même ou partie blanche, la partir de bricole, le double, la partie aux quilles, la partie russe, les diverses variétés de poules et de carambolage. Bon nombre de ces variétés du jeu de billard sont tombées en désuétude, et notamment la partie au même est s; profondément négligée aujourd'hui, que la plupart des billards, surtout dans les établissements publics, sont, ainsi que nous l'avons déjà dit, privés de blouses. La partie de carambolage règne donc à peu près sans partage, étendant son empire jusqu'au fond des bourgades les plus modestes et les plus ignorées. Nous croyons que nous ferons bien de donner immédiatement les règles générales du jeu de billard, s'appliquant à toutes ses divisions avec ou sans l'addition de dispositions spéciales dont nous parlerons d'ailleurs en temps opportun. — Règles do jeu de billard. Les joueurs commencent par donner leur acquit, c'est-à-dire par tirer à qui jouera le premier, ou plutôt a qui commandera. On prend une bille blanche que l'on place dans le demicercle dont nous avons parlé, et.on la pousse avec la queue de manière à ce qu'elle aille heurter la bande du haut, qui la renvoie vers la bande du bas. Le joueur dont la bille ainsi conduite approchera le plus près de cette dernière bande aura le droit de choisir s'il veut jouer le premier ou faire jouer son adversaire avant lui, — excepté s'il a heurté de sa bille la bille de son adversaire, auquel cas c'est celui-ci qui aurait le droit de commander. Un joueur doit toujours avoir le corps et les deux pieds dans le billard, — c'est-à-dire qu'il ne doit pas dépasser, fût-ce du bout du pied ou du coude, la ligne des bandes latérales du meuble, — et au moins un pied posé à terre. Mais c'est à l'adversaire à tenir a l'exécution de cette règle. S'il laisse juuer, le coup sera bon ; s'il proteste et que le joueur, rappelé a l'exécution du règlement ne tienne aucun compte de cette protestation, le coup sera nul, les billes replacées, et le joueur récalcitrant, mis à l'amende d'un point. Ceiui qui jouerait avec la bille de son adversaire sans que l'observation lui en fût faite ne serait passible d'aucune pénalité et le coup joué serait bon ; mais s'il avait été prévenu à temps, il serait à l'amende de trois points et les billes demeureraient où les aurait placées le coup indûment joué. Le joueur qui donnerait un second coup de queue à sa bille, l'ayant poussée une première fois, ce qui s'appelle billarder, perdrait un point; si le coup lui en avait produit, ils ne seraient pas marqués. Celui qui queute est soumis à la même règle et passible de la même pénalité. I! en est également de même pour celui qui manque de touche, à moins de convention contraire. Un joueur qui dérange une bille perd un point et l'avantage du coup. Si la bille dérangée l'e-t par celui qui vient de jouer, et avant qu'elle ne soit arrêtée, celui-ci est à l'amende de trois points, s'il n'a rien lait; s'il a fait des points, c'est son adversaire qui les marque. La bille dérangée sera ensuite replacée, la rouge sur sa mouche, une des blanches en main. Le coup joué avant que les billes soient complètement arrêtées est nul, et celui qui l'a joué perd un point. L'action de souiller sur une bille en marche est punie de la perte d'un point et de la remise en main de la bille du joueur coupable. Celui qui fait sauter sa bille hors du billard, sans
avoir préalablement touché la bille sur laquelle il jouait, perd deux points si cette bille est la blanche, et trois, si c'est ia rouge. — Cette règle ne s'applique pas au carambolage. Deux billes qui, vérification faite, se touchent, doivent être remises en main. Une bille qui tombe dans la blouse sans y avoir été poussée, simplement parce qu'elle en était trop près, est remise en place aussi exactement que possible, et le coup, s'il se décidait au même moment sera recommencé. Deux billes arrêtées sur l'orifice d'une blouse, et s'empèchant l'une l'autre d'y tomber, sont réputées dedans. La paierie a le droit de rappeler à un joueur qu'il oublie de marquer ses points ; elle a également le droit de juger les coups imprévus. S'il n'y a point de galerie, le maître du billard sera juge entre les joueurs. Lorsqu'il y a une première partie gagnée et perdue, le droit de jouer ou de commander passe au perdant et ainsi de suite. — Partie de carambolage. On sait ce que signilie le terme caramboler : c'est toucher alternativement les deux autres billes avec la sienne. La partie de carambolage est la plus ordinairement pratiquée ; elle est aussi la plus simple en théorie, mais, comme pour tout jeu où l'adresse est tout, une pratique assidue est indispensable pour faire un bon joueur au carambolage. On joue le carambolage sur un billard sans blouses (au cas, bien rare aujourd'hui, où on n'en aurait pas, toutes les l'ois que les billes tomberaient dans une blouse, le coup serait nul) avec trois billes : une rouge et deux blanches. La partie est faite en un nombre de points préalablement convenu, ordinairement vingt ou trente. Chaque carambolage compte pour un point à celui qui le fait, et il n'a pas d'autre gain que celuilà ; mais il peut continuer de jouer tant qu'il réussit à caramboler. L'important est donc de jouer de sorte à se ménager un nouveau carambolage après celui qu'on vient de faire, tout en se gardant bien, dans le cas de non succès, de livrer trop beau jeu à son adversaire, ce qui arrive fréquemment. — Règles spéciales au caramlolage. Le premier en main, les billes placées comme nous l'avons indiqué plus haut, joue sur la rouge; il ne peut jouer sur la blanche qu'après avoir touché la bande du haut. Quand la bille du second joueur est placée sur la mouche, il peut jouer, à son choix, sur la rouge ou sur la blanche. Lorsque, un joueur s'apprêtant à jouer, les deux autres billes sont dans le quartier, la rouge doit être placée sur sa mouche, l'autre reste où elle se trouve. Une bille lancée hors du billard, après avoir carambolé, est relevée et placée dans le demicercle ou sur la mouche qui en est le centre. Le carambolage est bon, et lejoueur continue a jouer comme si de rien n'était. Les manques de touche n'entraînent aucune pénalité. Un joueur cède son touràson adversaire lorsque, ayant juué, il n'a pas réussi à caramboler; il peut aussi être contraint à céder son tour en punition d'une infraction au règlement ou d'une faute quelconque. Les billes brouillées, après un carambolage que le joueur qui les a dérangées croyait le dernier, sont replacées approximativement aux places qu'elles occupaient auparavant par l'adversaire de ce joueur ; mais celui-ci n'encourt aucune pénalité, son carambolage lui est compté et il continue de jouer. — Théorie du jeu de billard en général et du carambolage en particulier. C'est seulement par la pratique qu'on peut espérer devenir un habile joueur de nillard. Cependant quelques notions théoriques y prépareront efficacement. Il est nécessaire avant tout d'avoir toujours présente à l'esprit cette loi physique immuable qui veut que l'angle de réflexion soit égal a l'angle d'incidence dans la marche de tout corps quelconque réfléchi par un autre corps. Lorsqu'un joineui pousse sa bille perpendiculairement à la
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bande, la bande la renvoie ou la réfléchit, droit à son point de départ. La Hune qu'elle a tracée à l'aller formait un angle droit avec la ligne de la bande du haut, s'étendant du point où la bille a frappé à la bande latérale droite : c'est l'angle d'incidence; au retour, n'ayant point dévié, la ligne qu'elle a parcourue formait nécessairement un angle droit avec la ligne de la bande s'étendant du même point à la bande latérale gauche ; c'est l'angle de réflexion. Si, au lieu de la pousserperpendiculairement, le joueur pousse sa bille obliquement, il formera un angle d'incidence plus ou moins aigu, que l'angle de réflexion reproduira mathématiquement.
On comprend l'importance qu'il y a à ne point oublier cette loi, qui ne souffre d'exceptions que quand la bande rend faux. Rien n'est plus facile, dès lors, de toucher une bille placée presque en quelque endroit du billard que -ce soit, avec sa propre bille, en touchant préalablement la bande : il suffira d'un coup d'œil sûr et d'un poignet ferme. Cette même loi s'applique naturellement au choc des billes entre elles, quand la bille du joueur, prise dans le milieu, file droit et se. borne à heurter la bille adverse, sans autre finesse. Mais cette application n'a point de conséquences pratiques d'une utilité incontestable. Pour faire revenir sur elle-même une bille après qu'elle en aura heurté une autre, il faut la frapper très bas avec la queue et retirer vivement celle-ci, de peur que la bille en revenant ne la touche et ne s'arrêle. En la frappant au contraire très haut, la bille, après avoir touché l'autre, la suivra dans sa marche. En touchant la bille d'un côté ou de l'autre, on la fait revenir vers ce même côté, en décrivant une courbe légère qu'on accentue d'autant plus qu'on la frappe plus bas. Masser est une autre finesse du jeu qui consiste à frapper la queue, presque perpendiculaire, d'un coup sec, une bille collée contre ban de. Il existe encore nombre d'au tresprocédés habiles que la théorie ne saurait qu'indiquer, mais non[enseigner. Userait donc bien inutile de s'y appesantir. — La Poule. Un certain nombre — égal au nombre de joueurs, qui peut être assez grand — de boules numérotées, ayant été mises dans un panierde forme particulière, on les agite pour bien les mêler et on les distribue une à une à chaque joueur. Sur le billard, il n'y a que deux billes. Le joueur qui a reçu le numéro 1 en prend une et donne l'acquit. Pour cela, il pousse la bille vers la bande du haut, de manière à l'en rapprocher d'assez près, sans toutefois la toucher, il faut que cette bille dépasse les blouses du milieu, pour que l'acquit soit bon ; si elle ne le fait pas, elle est placée à la pénitence, c'està-dire sur la petite mouche du haut. Le joueur lui-même peut mettre sa bille à la pénitence, s'il juge qu'elle va être mal placée, mais seulement tant qu'elle n'est pas arrêtée. Le numéro 2 joue alors sur l'acquit avec la seconde bille ; le numéro 3 joue avec la première, et ainsi de suite. Après chaque bille faite, s'il n'y a que deux joueurs, c'est celui qui l'a faite qui donne l'acquit ; s'il y en a davantage, c est le numéro suivant. Tout joueur dont la bille est faite ou qui, en jouant, ne touche pas la bille ou se perd, c'est-à-dire envoie sa propre bille dans une blouse, est marqué d'un point. Sont marqués également d'un point : celui dont la bille saute hors du billard, celui qui manque de touche, celui qui donne des conseils à un joueur, celui qui dérange une bille ou l'arrête lorsqu'elle est en marche. Lorsqu'un joueur a été marqué d'un nombre de points déterminé, il est mort, c'està-dire hors du jeu. Ce nombre de points est f.'eneralement fixé ainsi lorsqu'il y a un grand noniDre de joueurs: les six premiers meurent en quatre points; la seconde demi-douzaine, en trois points ; de douze à vingt, il n'en faut plus que deux; et au-dessus, un seul. Lors-
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qu'on n'est qu'un nombre restreintde joueurs, trois ou quatre points sont des chiffres qui entraînent ordinairement la mort. Un joueur dont la bille est morte peut en racheter une autre s'il en trouve une à vendre; mais celui qui la lui vend rie peut en racheter une autre dans la même poule. Le joueur dernier survivant gagne la poule qui se compose naturellement des enjeux de chacun. — Billard de pklouse. C'est un jeu anglais d'une grande simplicité ; il eut ses enthousiastes avant que l'on connût le croquet ; mais aujourd'hui, il est à peu près délaissé. H présentait sur le croquet et sur le lawn-tennis, l'avantage de n'exiger qu'un espace très restreint, le plus petit coin de pré récemment fauché étant suffisant pour une partie à laquelle peuvent prendre part un nombre indéterminé de joueurs, depuis deux jusqu'à huit ou dix. L'appareil se compose, en premier lieu, d'un solide anneau de métal don', l'usage est l'équivalent de celui des blouses d'une table de billard. 11 est en fer ou en laiton et mesure de 12 à 15 eentim. de diamètre; on le pose verticalement sur le sol au moyen d'une sorte de grande tige de métal, engainée dans une sorte de fourreau. La tige tourne aisément dans le fourreau et entraîne l'anneau qui tourne, au moindre choc, sur son axe vertical et peut présenter son ouverture de tous les côtés. Le fourreau de métal est lui-même entouré d'une enveloppe de bois que l'on enfonce verticalement dans la terre, de façon que l'anneau sorte seul. Pour que cet anneau tourne facilement dès qu'il y est sollicité, on a soin d'huiler de temps en temps la tige et le fourreau que l'on doit, d'ailleurs, entretenir dans un parfait état de propreté. Chaque joueur se munit d'une bille d'un bois lourd, colorée ou peinte de différentes manières, pour être reconnaissable, et mesurant environ 10 centimètres de diamètre. De plus, les joueurs doivent avoir un nombre convenable de queues, semblables à celle que représente notre fig.' 1. Le manche d'une queue de ce