‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 80 sur 503 · BINE · texte numérisé non relu

BINE

Fig. 1.

Queue pour le billiard de pelouse.

genre doit mesurer environ lra,30 de long; il est en bois et porte, à l'une de ses extrémités, un anneau plus petit que celui qui est place au-dessus du sol. Cet anneau doit mesurer de 8 à 9 centimètres de diamètre ; c'est-à-dire que lorsqu'on y pose la bille, elle doit y rester sans tomber en dessous et sans risquer de rouler par-dessus les côtés. On joue en insérant l'anneau de la queue sous la bille du joueur, du côté oppose à la direction dans laquelle on veut envoyer cette bille. Elle est ainsi à demi poussée et à demi jetée vers l'anneau dans lequel on s'évertue a la faire passer. Chaque fois qu'elle traverse l'anneau, le joueur compte un point ; mais si, en route, elle frappe une autre bille avant de passer l'anneau, le joueur compte deux points. On fixe ordinairement la partie à vingt points. Après chaque coup, réussi ou manqué, le joueur 'cède sa place; ce n'est donc pas comme au billard, où un joueur continue de jouer tant qu'il réussie. Au premier abord, il semble qu'il ne soit possible de faire passer la bille que lorsque l'ouverture de l'anneau se trouve exactement en face d'elle, comme dans notre fig. 2. Mais, avec beaucoup de pratique, les joueurs finissent par acquérir une habileté telle qu'ils font passer la bille quand même l'ouverture de l'anneau forme avec sa direction un angle considérable. Il y a plusieurs manières d'y réussir. La plus simple consiste a frapper d'abord nne antre bille, en calculant le choc de façon à revenir sur l'anneau dans la direction nécessaire. Si l'on n'a pas une bille adverse à bonne portée, on joue directement sur l'anneau, de manière à

lui imprimer un rapide mouvement de rotation, pendant lequel la bille passera de

— Faire passer une bille dans l'anneau.

l'autre côté, en vertu de sa force d'impulsion. — Billard anglais. Le billard anglais, que les Anglais appellent billard allemand, se compose d'une table inclinée, garnie de rebords et terminée supérieurement en demi-cercle. A une petite distance de la bande de droite et parallèlement à elle s'étend un second rebord qui forme avec elle une sorte de chemin et qui s'arrête au commencement de la partie circulaire. Le reste de la table est garni d'un arrangement compliqué de grosses épingles plantées verticalement, de ponts formés de fils de métal repliés en demi-cercles, de cupules creusées sous des arceaux de fil de fer. Les cupules sont numérotées, ainsi que les cases dans lesquelles se réfugie ordinairement la bille en redescendant sur la table. Le joueur, placé devant la bande du bas, pousse dans le chemin une bille d'ivoire, au

— Billard anglais.

moyen d'une petite queue. La bille monte, frappe la bande circulaire, redescend par suite de son propre poid-, en roulant, à droite, à gauche, entre les épingles, sous les ponts et sous les arceaux. Elle s arrête quelquefois dans l'une des cupules; mais ordinairement elle arrive jusqu'aux cases numérotées. Le joueur gagne le nombre de points marqués, sur cette case ou sur la cupule dans laquelle sa bile s'arrête après avoir erré au milieu du labyrinthe de pointes et de ponts.

BILLY (Le), pays de l'ancien Bourbonnais. Lieux principaux": Billy (auj. cant. de Varennes), Saint-Didier-en-Billy et Billezois (Allier).

BILLY, commune du cant. de Varennes (Allier), à 16 kir. O. de La Palisse, 1,000 hab. Vieux château, qui fut le sièged'une ancienne et puissante seigneurie et qui, au xvin1' siècle appartint aux ducs de Montmorency.

BINEAU (Jean- Martial), ingénieur et homme politique, né à Germes (Maine-et- Loire) en 1805, mort en 1855. Après avoir été ingénieur en chef, il fut élu député, en 18-H dans son département natal et siégea au centre gauche jusqu'en 1848. Réélu à la Législative, il appuya la politique du prince président et fut ministre des travaux publics, du 31 octobre 1849 au 9 janvier 1851, entra au Sénat en 1852 et devint ministre des finances du 22 janvier 1851 jusqu'à sa mort. Il a publié divers mémoires dans les Annales des mines, et un ouvrage remarquable intitulé : Chemins de fer d'Angleterre (Paris, 1840).

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