‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 100 sur 568 · COLA · texte numérisé non relu

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de la fécule. On s'en sert aussi, dans les pays cathohques, pour faire les grains des rosaires.

Cuis liàiiiiiliL.

Le coïx larmille est une herbe annuelle, originaire des Indes orientales, haute de 7') centimètres à 1 mètre. On le cultive chez nous comme objet de curiosité.

* COJOUISSANCE s.f.Jurispr. Se dit en parlant d'une chose dont la jouissance est commune à deux ou plusieurs personnes.

COJUTEPEG ou Cojutepeque, ville de San- Salvador (Amérique centrale), à quelques kil. au N. du lac du même nom et à 2:3 kil. E. de San-Salvador; 8,000 hab. Elle fut le siège du gouvernement depuis 18ii4 jiisqu'in 18.i8. Le lac Cojutepec, nommé quelquefois Llopango, paraît être le cratère d'un ancien volcan. 11 mesure 19 kil. de long sur 8 de large.

* COKE s. m. [ko-ke] (mot angl.) Charbon de terre dégagé, par la distillation, des substances Uuides et gazeuses qu'il contenait : le coke est un bon combustible ; brûler du coke. — Le coke que l'on emploie provient de la fabrication du gaz d'éclairage; il sert au chauffage des appartcMients, des chaudières, de certains fours industriels, et à la fabrication du fer et de la fonte; ses propriétés caloriliques sont bien moindres que celle de la houille.

* COL s. m. [kol] (lat. collum). Partie du corps qui joint la tête aux épaules. 11 est vieux en ce sens, mais on le dit quelquefois encore par euphonie. (Voy. Cou.) — S'emploie dans différentes phrases par analogie à cette partie du corps humain dont on vient de parler. — Ânat. Le col de la vessie, le col dk la matrice, l'embouchure de ces parties ; le col d'un os, le rétrécissement qui se remarque au-dessous de la tête ou de quelque autre partie de certains os : le col du fémur; le col de l'humérus, du radius, etc. — Le col d'une bouteille, d'un MATRAS etc. (Voy. Cou).— Col de chemise, Partie de la cuemise qui entoure le cou. On a dit dans un sens analogue : col de rabat; roi du pourpoint. — Faux col, col de cheiiiise rapporté, qui s'attache autour du cou avec des cordons ou des boutons. — Cravate qui s'attache derrière le cou avec une boucle : un col de mousseline ; les militaires ont porté des cols noirs. — Col de cravate, ce qu'on met dans une cravate pour lui donner de la fermeté : un col de cravate garni de baleine. — Passage étroit entre deux montagnes : le col de Tende; nous nous saisîmes de tous les coh des montagnes. — w Se pousser du col, se faire valoir. — Col cassé, dandy ridicule(1872).

COLAMINEUR s. m. Tech. Machine économique u fimlner.

COLAO s. m. Ministre d'Etat en Chine. —

Plur. des COLAOS.

COLAPOOR ou Kolapour. I. Territoire de Bombav, Inde anglaise, borné par les Ghaiits, Belgaiiiri et Saltara; 9,00(1 kil. carr.: !iO(),0(IO hab. Depuis iii'ii, le gouvernement est exercé

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par les Anglais au nom du rajah. — II. Capitale de ce territoire, 295 kil. S. -S.-E. de Boin-

bnv.

COLARDEAU ou CoUardeau (Julien), magistral etpoéte, né à Fonlenay-le-Comte (Poitou), en 'ib90, mort en 1669. U s'éleva, en vers latins, contre les bals et contre les plaisirs mondains. Il a écrit : Tableau des victoires du roi Louis XIH (Paris, 16!>0, in-8°), ouvrage rare ; et plusieurs poèmespatriotiques, aujourd'hui oubliés.

COLARDEAU (Charles-Pierre), poète, né à Janville (Beauce), en 1732, mort à Paris en 1776. Ses héroides en vers lui firent une réputation; mais il ne réussit pas au théâtre. Elu à l'Académie française en 1770, il mourut quelques jours avant la date fixée pour sa réception. Ses (Euvres ont été publiées à Paris, en 1779, 2 vol. in-8°.

* COLARIN s. m. Archit. Frise du chapiteau de la colonne toscane et de la colonne dorique.

COLAS [ko -là] (abréviation de Nicolas).

Homme niais : c'est un grand colas. — Ethe UK LA VACHE A CoLAs, signifiait, auxvii* siècle, être huguenot.

COLATEUR s. m. (lat. colare, couler). Canal servant a faire écouler les eaux surabondantes d'une irrigation.

• C0LATURE s. f. (lat. colare, couler). Pharm. Fillratiun ; séparation d'une liqueur d'avec ce qu'elle contient de plus grossier. — Liqueur filtrée : colature de sirop de chicorée.

' COLBACK ou Kolback s. m. (turc, kolbak). CoiUure militaire, bonnet de peau d'ours sans plaque et dont la partie supérieure est plate : le culback d'un officier de hussards. — Le colback fut adopté par les guides après l'expédition d'Egypte, il passa ensuite aux artilleurs à cheval, et sous la Restauration aux hussards et aux tambours-majors.

COLBERG ou Kolberg, ville fortifiée de Poiiieiaïue (Prusse), a il kil. 0. de Ko;slin, sur la Persante et non loin de son embouchure dans la Baltique; 17,100 hab. Sièges mémorables de 176Û-'6I contre les Russes auxquels elle se rendit, et de 18U6-'7 contre les Français qu'elle repoussa.

COLBERT (Jean-Baptiste), marquis de Seignrlay, homme d'Etat, ne le 29 août 1619, à Reims, où son père faisait le commerce des draps, mort le 6 sept. 1683. Mazarin, dont il dirigea les aU'aires particulières, le recommanda, à son lit de mort, au roi Louis XIV. Colbert, nommé aussitôt in tendant des finances (mars 1661), ouvrit les yeux du roi sur les dilapidations de Fouquet, et employa, pour perdre ce surintendant, des moyens qui manquaient de loyauté; son acharnement contre lui, après qu'il eut été arrêté, souleva les justes reproches de Pélisson. Mais Colbert se rendit d'abord populaire en réformant quelques abus et en faisant pendre plusieurs traitants infidèles. U exerça les fonctions de premier ministre, sans en avoir le titre, et réunit, dans ses attributions, la marine, les finances et la maison du roi. C'est à lui que l'on doit la création du ministère de la marine (1669), la construction de l'Observatoire, des Gobelins, des Invalides, du jardin des Tuileries, la fondation de l'Académie des inscriptions et de l'Académie des sciences. 11 sut distinguer des marins tels que Duquesne et trouva moyen de leur fournir des Mottes; malgré les dépenses exagérées de la cour, il essaya dç réorganiser les finances; mais l'argent qu'il économisait d'un côté, il devait s'enipres.,er de le dépenser jioiir l'entretien des maîtresses du roi. Il essaya vainement de s'opposer à la guerre do Hollande et eul la douleur d'accabler le peuple de nouveaux imjiôts [lour subvenir aux frais de cette guerre inique. Pour recruter des matelots, il créa Vinscriplion

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maritime, dont l'utilité ne pouvait être coin-

frise à une époque où n'existait pas encore impôt du sang; les jeunes fjens désertèrent les ports et l'on fit arrêter leurs parents et leurs femmes pour les forcer à se présenter. Voulant se procurer des gnlériens, il ordonna aux tribunaux de trouver des coupables, et retint les prisonniers après l'expiration de leur peine. Supplanté, dès 1670, dans la faveur du roi, par son ennemi Louvois, il fut forré, pour ne pas perdre le pouvoir, de se plier aux injustes exigences de Louis XIV, pour lequel il professait un culte poussé jusqu'à l'idolâtrie. Le roi, lui ayant laissé à entendre qu'il le soupçonnait de malversation, il en fut tellement ullensé, qu'il en mourut peu de jours après, en s'écriant : « Si j'avais fait pour Dieu la moitié de ce que j'ai fait pour cet homme, mon âme serait sauvée ». Les mesures que le roi lui avait ordonné de prendre étaient tellement odieuses que le peu|ile aurait jeté son cadavre dans la Seine, si on ne l'eût enterré pendant la nuit, à Saint- Eustache. Ue même que F'ouquet, il avait amassé une immense fortune. Son Ordonnance de la marine, son Code marchand, son Code noir, et son Ordonnance civile de IGliV, eurent force de loi pendant longtemps, et plusieurs de leurs dispositions ont trouvé place dans notre législation actuelle. Los Letti-es, Instructions et Mémoires de Colbert ont été publiés en 1870. — -Son fils et successeur au ministère de la marine, Jean-Baptiste, mauquis de Sei- GNELAY, fui beaucoup monis économe que lui; pour combattre l'inlkience de Louvois, il se lit le courtisan de M""' de Maintenon et poussa le roi à révoquer l'édit de iNantes. 11 arma beaucoup de navires; voulant contrarier le vieux Duquesne, il alla lui-même bomli.irder Gènes. 11 était né à Paris en 1651. L'abus des plaisirs abrégea ses jours; il mourut le 5 nov. 1690.

COLBERT (Hôtel), résidence du célèbre ministre de Louis XIV, au coin de la rue Neuvedes-Petits-Champs et de la rue Vivien (Vivienne). Cet hôtel a été détruit.

COLBERTISME s. m. Système économique de Colbert, (jui protège le commerce et l'industrie du pays en prohibant absolument la concurrence étrangère ou en chargeant de droits d'entrée les produits étrangers.

COLCHESTER [kol'-tchèss-teur], ville de l'Essex (Angleterre), sur le Colne, à 80 kil. M.-E. de Londres; 34.559 liab. On y remarque les ruines d'un vieux château, d'une abbaye

COLÉE s. f. (rad. col). Coup qui se donnait sur le cou pour faire un chevalier. Ou dit mieux Accolade.

"COLÉGATAIRE s. Jurispr. Celui ou celle qui est légataire avec un ou plusieurs autres.

COLEMBERT cant. de Desvres (Pas-de-Calais); 528 hab. Fabrique de tuyaux de drainage. Château construit en 1777 par Cossé- Brissac.

' COLÉOPTÈRE adj. (gr. koleos, gaine; ptcron, aile), llisl. nat. Se dit des insectes pourvus de quatre ailes, dont les supérieures, ou élytres, qui sont solidesetcornées, recouvient les inférieures en manière de gaines : les insectes coléoptères. — Substantiv.: le hanneton et les scarabées sont des coléoptères. — Encyl. Lei coléoptères (cleulherata, Eab.) forineiit le cinquième ordre des insectes, dans la i-lassificalion de Cuvier; ils ont des inandiliules et

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COLCHICINEs. f. [kol-chi-si-ne]. Chim. Alcaloïde amer et extrêmement vénéneux, qui se trouve dans les semences du colchique, dont il est le principe actif.

COLCHIDE, ancienne contrée d'Asie, à l'extrémité orientale do l'Euxin, arrosée par le Phasis et correspondant a la moderne Mingrélie et à une portion de l'Imérélhie; ville princ. Dioscurias. La Colchide était célèbre dans la mythologie grecque, comme lieu de destination des Argonautes, qui allaient y chercher la toison d'or et y trouvèrent Médée. Les plus anciens géographes la nommaient Aa. Conquise par les Perses, elle se rétablit dans son indépendance et devint ensuite tributaire du royaume de Pont, auquel les Romains l'incorporèrent plus tard. Sous les derniers empereurs on la nommait Lazica.

COLCHIDIEN, lENNE s. et adj. De la Colchide.

COLCHIQUE adj. De Colchos. — Dragon col- CHiguE, dragon qui veillait sur la Toison d'or.

* COLCHIQUE s. m. [kol-chi-ke] (de Colchos, Yille autour de laquelle cette plante était commune). Bot. Genre de plantes bulbeuses, connu surtout par une espèce très répandue dans les prairies de l'Europe tempérée, le colchique d'automne {colchicum aulumnale), appelé aussi safran d'été, à cause de la forme de sa Heur, et tue-chien, en raison des propriétés vénéneuses de sa bulbe. Il infeste nos prairies. Toutes ses parties ont une odeur forte et nauséabonde. On le cultive quelquefois dans les \ jardins, à cause de la beauté de ses Heurs. — ! Méd. Le colchique est un drastique et un diurétique employé contre le rhumatisme et la goutte. On se sert des bulbes et surtout des semences. Poudre, 5 à 30 centig.; extrait, 1 a 10 centig.; teinture, 1 à .'i gr.; vin, 1 à 5 gr.; vinaigre, 1 à .S gr.; oxymel et sirop, 20 à 50 gr. Le colchique fait la base de l'eau médicinale de Hudson, des gouttes de Regnold, ■ coieopieixs. des pilules de Lartigues. Il demande à être ] rai. — 4. manié avec prudence. A haute dose, c'est un

poison énergique. Les semences .éta.H pl"s | ^^j^^j^g^ ^^ ^^ ^^^^ ,^^ \n^^d^^^,

actives que les bulbes le médecin indique, nombreux et les mieux connus; ils

avec soin quelle est celle de ces deux subs- 1 J^^^^:^ ,g, ,^3 aeréables ou les plus sin^utances qu il veut employer. Voy. Veratrini.. | leurs formes et les plus l,rillanls par

Adjectiv. Qui est prépare avec le bulbe du ^^^J^^,,^^^,^ Leur tête olfre deux antennes

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