Système nerveux
>tif.—
:!. liuacl.v. . lin Patte postérieure. -
Abbaye de Colchester.
de bénédictins, fondée sous Henri I", et du prieuré de Saint-lîotolph, du xii" siècle. Pêche aux huîtres; fonderies de fer et de cuivre; brasseries.
COLCHICACÉ, ÉE adj. [kol-chi-ka-sé]. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au cochique. — s. f. pi. Famille de monocotylédonfis, ayant pour type le genre colchique.
colchique : vinaigre colchique.
COLCHOS, l'une des villes de la Colchide.
* COLCOTAR s. m. (mot anglais). Chim.
Oxyde rouge de fer qui provient de la calcination du sulfate de fer.
COLD-CREAM s. m. [kol-krèmu; angl. kôldkrimmj^angl. coW, froid ;cnaw, crème). Pommade adoucissante employée pour la toilette du visage. Huile d'amandes douces, loO gr. ; blancde baleine, 33; eau de roses, 30; eau de Cologne, S; teinture de benjoin, 1.
COLDSTREAM [kôld-strimm], ville du Berwickshire (Ecosse), sur la Tweed, à 19 kil. S.-O. de Berwick; 2,600 hab. Le nom du régiment des Coldstream guards dérive de celui de cette ville.
COLD'WATER [kôld'-oua-teur]. Ville de l'état de Micliigaii (Elals-Unis), sur le Coldwater à 160 kil. O.-S -0, de Détruit; 5,500 hab.
COLÉAHou Koléa, Casœ Calventi,Cissê, ville
de formes très variées; deux yeux à facettes, point d'yeux lisses; une bouche composée d'un labre, de deux mandibules, de deux mâchoires portant chacune une ou deux palpes, et d'une lèvre formée de deux pièces, le menton et la languette, et accompagnée de deux palpes. Le corselet ou segment qui est au-devant des ailes, porte la première paire de pieds et surpasse de beaucoup, en étendue, les deux autres segments. Ces deux derniers forment la poitrine, qui sert d'attache aux deux autres paires de pieds. La réunion de ces trois segments ou anneaux est appelée thorax. Les deux premiers anneaux portent la première et la seconde paire d'ailes. L'abdomen, généralement uni au thorax .sans rétrécissement marqué, est formé de 7 ou 8 anneaux bien distincts. Les coléoptères subissent une métamorphose complète; leurs larves ressemblent à un ver ayant une tète écailleuse, une bouche analogueà cellede l'insecte parfait, et ordinairement 6 pieds. Tous les
urs
d'Algérie, province et à 38 kil. S.-O. d'Alger, coléoptèressont pourvus des appareils propr sur la rive gauche du Mazafran; 5,666 hab., à couper et à triturer leur nourriture; leu dont 1,638 Français. Magnifiques jardins et^ glandes salivaires sontpresque rudimentaires vergers d'm-angers. j et en petit nombre; le canal digestif varie de
COLEBROOKE (Henry-Thomas) [kôl'-brouk], grandeur suivant le genre de vie, mais il orientaliste anglais (ITO.i-l 837). 11 publia, en est ordinairement plus long que le corps. 1797-'8, sous les auspices de la compagnie Les sexes sont séparés, et donnent lieu à un des Indes orientales, dont il était l'agent, le accouplement. Les organes de la respiration Dirjeste de la loilndoue sur les contrats et les sont des stigmates le long des côtés du corps successions, avec un commentaire par Ja<janna- et des trachées pénétrant dans toutes les partha (4 vol in-4"). Sa Grammaire sanscrite et son ties du système. L'abdomen renferme un ti.^su Essai sur les Védas, font époque dans l'his- ! graisseux, ce qui fait que plusieurs de ces intoire des études sanscrites. 1 sectes étaient avidement recherchés comme
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aliment par les tribus sauvage de l'ancien monde. Les mâles meurent peu après l'union sexuelle et les femelles aussitôt la ponte terminée. Cet ordre d'insectes renfermant un très grand nombre d'espèces, on l'a divisé en cinq sections d'après le nombre des tarses : 1° coléoptères pentamères, cinq articles à tous les tarses; six familles : carnassiers, brachélytres, serricornes, clavicornes, palpicornes et mellicornes; 2° coléoptères hètèromères, cinq articles aux tarses des deux paires de pattes antérieures, quatre aux postérieures; quatre fïmilles: mélasomes, taxicornes, sténélytres et trachélides; 3° coléoptères tétramères, quatre articles à tous les tarses; sept familles : portebec ou rhynchophores, xylophages, platysomes, longicornes, eupodes, cycliques et clavipalpes; 4" coléoptères trimères, trois articles à tous les tarses; trois familles: fungicoles, aphidiphages et psélaphiens.
COLÉORHIZE s. f., terme de botanique.
COLERAINE, ville d'Irlande, comté de Londonderry, sur le Bann, à 6 kil. de la mer et à 75 N.-Ô. de Belfast; 6,500 hab. Toiles de lin
appelées coleraines.
* COLÈRE s. f. (gr. kolê, bile). Mouvement désordonné de l'âme par lequel nous sommes excités, avec violence, contre ce qui nous blesse : grande, violente, furieuse, colère ; transport, mouvement de colère; être en colère, se mettre en colère contre quelqu'un. — Se dit, dans un sens analogue, en parlant des animaux : ce chien était en colère; colère du lion.
— Fig. Lameresten COLÈRE, elle est fort agitée.
— Adj. Qui est sujet à se mettre en colère : homme colère; femme colère.
COLERIDGE (Samuel Taylor), célèbre poète anglais (17i2-1834). Lors de la Révolution française, il en adopta les principes avec enthousiasme et publia une Ode à la France. Ses Œuvres complètes ont paru 1828, 3 vol. in-8°.
* COLÉRIQUE adj. Enclin à la colère : c'est un homme très colérique. Voy. Cholérique.
COLET (Louise Révoil, dame), femme de lettres, née à Aix, en Provence, le 2o août 1808, morte en 1876. Elle épousa en 1835, le compositeur de musique Hippolyte Révoil (mort en 1831). Ellepubliases Fteuredw Jl/rJien 1837 et répondit par un coup de couteau aux insinuations d'Alphonse Karr, dont les fjuêpes venimeuses avaient volé par-dessus le mur de sa vie privée; mais le critique en fut quitte pour une déchirure à sa robe de chambre. Louise Colet, devenue une notabilité en France et en Italie, publia des drames, des poésies, des nouvelles, des romans, etc. Quatre de ces poèmes furent couronnés par l'Académie française; ce sont : Fleurs du Midi; les Funérailles de Napoléon, Réveil de la Pologne e\, le Poème de la Femme. Parmi ses romans on cite : Silvio Pellico ; la Jeunesse de Mirabeau ; Deux Femmes célèbres, publié de nouveau sous le titre de M'"' Duchdlelet, et Lui, sorte de réplique au roman de George Sand. Elle et Lui. Elle a laissé aussi un ouvrage politique : l'Italie des Italiens (4 vol. 1862-'4).
COLETTE s. f. Religieuse non cloitrée de
S.iiiile-Claire.
COLFAVRU, avocat. (V. S.)
' GOLIART s. m. Poisson de mer qui ressemble à la raie.
* COLIBRI s. m. Ornith. Grande famille de passereaux ténuirostres , compren.iiiL des oiseaux remarquables par leur petitesse et par l'éclat de leurs couleurs. — Encycl. Les colibris forment la famille des trochillidse ; quelques ornithologistes donnent le nom de colibris à un genre seulement de celte famille, les colibris proprement dits, qui se distinguent des oiseaux-mouches par un bec arqué et non
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droit comme chez ces derniers; mais on comprend aujourd'hui tous ces oiseaux dans la famille des colibris. Ces jolis petits animaux se trouvent en Amérique et dans les îles adjacentes. Les plus brillantes espèces vivent dans les forêts tropicales, au milieu des admirables draperies de fleurs que forment les orchidées, aux couleurs aussi éclatantes que celles de ces oiseaux eux-mêmes. A mesure que l'on s'éloigne des tropiques, le nombre des colibris décroit, et l'on n'en trouve plus que peu d'espèces aux Etals-Unis, où quelques-unes atteignent, en été, jusqu'à rû" N. Leurs mœurs sont partout les mêmes : ils se inontreni, sous toutes les latilud.s, vifs, rapides, volant presque constamment, en faisant étinceler aux rayons du soleil leurs brillantes couleurs. Quand ils planent au-dessus
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brun pourpre, la gorge d'un rouge cuivreux avec une fraise ou collerelle et, en-dessous' un collier blanc. Le colibri Anna (atthis Anna
Colibri à colkrclU iSel.isphorus rufus). I. Mâle 2. Femelle.
d'une fleur, daus le calice de laquelle leurs grands becs vont chercher leur nourrituie, telle est la rapidité de leurs ailes qu'elles deviennent invisibles et qu'elles produisent un bourdonnement analogue à celui de certains hyménoptères; leur corps, sans mouvement, parait alors suspendu en l'air. Ils se posent rarement sur le sol; mais ils se perchant volontiers sur les branches; 1res courageux et même batailleurs, ils attaquent sans crainte l'intrus qui s'approche de leur nid. Celui- -i est compact, mais très délicat et rembouiré des matières végétales les plus douces. Il mesure environ un pouce de diamètre et un pouce de profondeur, et est placé sur les arbres, les arbustes ou les roseaux. Les coli-
Colibri mango [Lampornis mango). i. Mâle. S. Femelle.
Reich.), de la Californie et du Mexique, est un peu plus grand que le précédent. Le colibri mango (lampornis mango, .Swains.), se dislingue par l'absence de plumes à reflets métalliques sur la gorge ; ses couleurs dominantes sont le vert métallique et le jaune d'or en dessus, et le noir d'un bleu velouté en dessous, avec une touffe de plumes duveteuses blanches sous les ailes. L'espèce la plus répandue dans les contrées orientales de l'Amérique est le colibriàgorge rubis [trochilus colubris, Linn.l, dont le centre d'habitat est le Brésil méridional. La longueur de cet éclatant fragment de l'arc-en-del, comme l'appelle Audubon, est d'environ 3 pouces et quart. Ses parties supérieures sont d'un vert métallique
Colibri Annu (Atihis Anna), l, Màlc. 2. Femelle.
bris sucent le nectar des fleurs, mais ils sont essentiellement insectivores. Le colibri à collerette (selasplwrus rufus, Swains.), des parties occidentales dcl'AmériqueduNord, mesureenviron 3 pouces et demi de long; chez le mâle, les parties supérieures sont couleur cinnclle et
Colibri à gorge rubis (Trochilus colubris).
uniforme, avec une gorge d'un rouge rubis chez le mâle, un collier blanc et une queue fourchue d'un violet foncé.
* COLICITANT s. m. Pratiq. S'emploie surtout au pluriel, et se dit de deux ou plusieurs cohéritiers ou copropriétaires au nom desquels se fait une vente par licitalion : les avoués de,<: colicitants.
' COLIFICHET s. m. Babiole, bagatelle, petit objet de fantaisie : il n'a que des colifichets ■ .. dans son cabinet. — Ajustement de femme qui ne sert qu'à la parure : des colifiçhels de femme. ' — Petit ornement mal placé, et qui n'a point de convenance ni de rapport avec les lieux où il est mis : un jardin rempli de colifichets; des maisons, des églises gothiques surchargées de colifichets. — Fig. Tout ornement placé mal à propos dans quelque ouvrage d'esprit : cette pièce est pleine de traits d'esprit, mais qui ne sont la plupart qne des colifichets. — Sorte de pâtisserie sèche et légère, faite sans beurre et sans sel, qu'on donne à manger aux oiseaux. — Monnaie. Petite machine dont se servaient les ajusteurs pour réduire les espèces au poids légal.
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COLIGNY ou Coligni, ch.-l. de cant., arr. et à 2-i kil. N.-E. de Bour? (Ain); 1,716 liab. Château sur une petite éminence. Ancien comté qui a donné son nom à l'illustre famille de Coligny.
COLIGNY ou Coligni. T. (Gaspard de), seigneur de Châtillun-sur-Loing, maréchal de France, mort h Dax on 1J)22, après avoir vaillamment servi Louis XI, Charles Vlll et Louis XIL — II. (Gaspard de), amiral de France, fils du précédent, né à Châtillon-sur- Loing le 16 février loli, assassiné à Paris pendant la Saint-Barthélémy. Colonel général de l'infanterie française, il réforma la discipline de l'armée, posa les bases d'un code militaire et fut l'un des créateurs du système français d'infanterie. Gouverneur de Picardie, il se conduisit avec une grande distinction, lors de la défense de Saint-Quentin contre les Espagnols; mais il fut fait prisonnier. Fervent calviniste, il essaya d'assurer à ses coreligionnaires une place de refuge et envoya plusieurs expéditions en Amérique. Après la mort de Henri II, il fut le chef reconnu des huguenots. Sa défaite à Moncontour fut suivie d'une si habile retraite, que les catholiques furent forcés de lui accorder la paix. Le traité de Saint-Germain, signé en août Io70, lui permit de reparaître à la cour, où on le reçut avec déférence; mais il fui la première victime de la Saint-Barthélémy. (Voy. ce mot).
COLIMA. I. Etat du Mexique, sur le Pacifique; 9,700 kil. carr.; 80,000 hab., presque tous Indiens. Production de café, de tabac, de colon, de cacao, d'indigo, de vanille, etc. —
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CaUma.
II. Piro de Colima, volcan, haut de 3,400 m., situé dans l'Etat de Jalisco, et formant l'extrémité S.-O. de la chaîne qui traverse le Mexique de l'E. à l'O. — 111. Capitale de l'Etat de Colima, dans une plaine fertile, à 47S kil. S.-O. de Mexico; environ 23,579 hab. Son port est Manzanilla, qui se trouve à 90 kil. au S.-O.
* COLIMAÇON s. m. (rad. limaçon). Moll. Nom vulgaire du Limaçon. (Voy. ce mot.) — xx Par ext. Rampe d'escalier en hélice : il faut monter le colimaçon. — En colimaçon, loc. adv. En forme d'hélice, en spirale.
COLIN s. m. (abrév. de Nicolas]. Ornith. Sous-genre de perdrix d'Amérique, à bec court, gros, bombé, et à queue développée.
CGLINES (Simon de), Colinseus, célèbre imprimeur, né à Pont-à-Colines (Picardie!, mort vers 1547; épousa la veuve de Henti E'^mnne l'aîné, auquel il succéda; il donna des éditions grecques d'une admirable correction.
* COLIN-MAILLARD s. m. [Il mil.] (de Colin Maillard, n. pr.). Jeu où l'un des joueurs, que l'on appelle colin-maillard, a les yeux bandés et cherche les autres à tâtons, jusqu'à ce qu'il
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en ait saisi un, dont il est obligé de dire le nom, et qui alors prend sa place : jouons à colin-maillard ou au colin-maillard.
COLIN MAILLARD (Jean Coly), célèbre guerrier liégeois de la fin du x° siècle. Il ne se servait que d'un maillet, d'où son surnom de Maillard. Ayant eu les deux yeux crevés dans une bataille, il ne cessa d'assommer à tâtons ses ennemis, et c'est à la suite de cet événement que le jeu de colin-maillard fut inventé.
* COLIN-TAMPON s. m. (Nom d'une ancienne batterie des tambours suisses). Pop. Ne s'emploie que dans la locution : je m'en moque comme de colin-tampon, je ne m'en soucie, je ne m'en inquiète nullement.
* COLIQUE s. f. (rad. colon). Pathol. Douleur plus ou moins vive qui siège non seulement dans l'inteslin côlon, mais encore dans n'importe quel viscère de l'abdomen. La colique est la compagne la plus douloureuse de l'entérite, de la péritonite, du choléra, de la fièvre jaune, de la gastralgie (colique d'estomac), des calculs biliaires (c. hépatique), de la gravelle (c. néphrétique), de l'aménorrhée (c. menstruelle), de la constipation (c. stercorale). Lorsqu'elle est idiopathique, on l'appelle colique nerveuse ou sPASMODiQUE. C'est une atfection qui survient parfois sans cause appréciable ou qui succède à l'impression du froid, à la suppression d'une évacuation accoutumée. Elle est endi'mique dans les pays chauds. Elle est caractérisée par des accès de douleur vive, avec un sentiment de tortillement, de torsion dans les intestins et souvent arcompagnée de burborygmes, d'anxiété, de
nausées, de constipation, de sueurs froi- — des, de faiblesse et
d'inégalité du pouls, de la teinte ictérique du visage qui exprime la douleur et l'elîroi.
La colique nerveuse est plutôt soulagée qu'augmentée par la presï-iun , ce qui la di^lingue de la névralg-ie. Elle est douloureuse, mais elle se termine ordinairement après quelques accès. On la traite au moyen des calmants:
de cinq à dix gouttes de laudanum de Sydenham dans un peu d'eau sucrée; une cuillerée de sirop d'éther ou une capsule d'éther d'heure en heure; infusions aromatiques (oranger, mélisse, menthe); application de linges chauds; un ou deux lavements narcotiques. — Colique venteuse, colique caractérisée par un développement abondant de gaz dans l'intestin. On lui oppose des boissons chaudes carminatives (infusion d'anis, de fenouil, de cannelle, do mélisse); lavements avec les décoctions des mêmes plantes ; serviettes chaudes sur le ventre. — Colique végétale ou DE Madrid, colique attribuée à l'usage des vins mal fermentes ou falsifiés par la litharge, des fruits crus, etc. Elle cède à l'emploi combiné des purgatifs et des narcotiques. — Colique de miserere. Voy. Iléus. — Colique DE PLOMB, appelée aussi colique saturnine, métallique ou des peintres. Elle est due à l'absorption du plomb et se manifeste chez les ouvriers qui travaillent ce métal (peintres, plombiers, broyeurs de céruse), ou chez les personnes qui boivent des vins sophistiqués par la litharge, qui mangent ou qui boivent des aliments ayant séjourné dans des vases de plomb. Elle est caractérisée par des douleurs très aiguës, la rétraction et la dureté du ventre, une constipation opiniâtre, des cram-
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pes qui provoquent des cris et des postures bizarres; il s'y joint des nausées et des vomissements de matières vertes ou jaunes. Le traitement consiste dans l'emploi des narcotiques et des évacuants. On prend une purge le matin et une pilule d'extrait d'opium de a centig. le soir.
* COLIR ou Coli s. m. Officier de la Chine, qui est un censeur universel, et qui a droit d'entrer dans les maisons pour s'instruire de ce qui s'y passe.
* COLIS s. m. [kolî] (lat. colligare, lier ensemble). Comm. Caisse, balle de marchandises, ballot : expédier, recevoir vingt colis, trente colis. — Législ. « Chaque colis de marchandises, en futailles, caisses, sacs, etc., est assujetti, tant à l'entrée en France qu'à la sortie, quelle que soit sa provenance ou sa destination, à un droit de 0 fr. 10, pour subvenir aux frais de la statistique commerciale. Ce droit frappe aussi sur chaque tête d'animal, vivant ou abattu, des espèces chevaline, bovine, ovine, caprine et porcine (L. 22 janv. 1872, art. 3). Il résulte de diverses décisions ministérielles que le droit de statistique na doit être perçu qu'à l'entrée, lorsqu'il s'agit de marchandises en transit direct; que lesgrains, farines, engrais, fruitset légumes frais, sont soumisau droitde dixcentimespourchaque tonne de ces marchandises; et que les bagages qui accompagnent les voyageurs sont exempts du droit. Les colis postaux dont il est parlé ciaprès, en sont également affranchis. — Colis postaux. Une convention a été conclue, le 2 novembre 1880, entre le ministre des postes, l'administration deschemins de ferde l'Etat, les compagnies concessionnaires des six grands réseaux français, et les compagnies maritimes subventionnées, afin d'organiser le transport des colis de trois kilog. et au-dessous, expédiés d'une gare quelconque de ces sept réseaux, à une autre gare des mêmes reseaux, au prix uniforme de 0 fr. 50 par colis. Une convention internationale, relative à l'échange des colis postaux, a été signée à Paris, le 3 du même mois, par les représentants de la plupart des pays d'Europe et pas ceux de l'Egypte et de l'Inde britannique. Ces deux conventions ont été ractifiées, en ce qui concerne la France, par la loi du 3 mars 1881. En outre, cette loi, pour favoriser le mode d'expédition dont il s'agit, lui a accordé des privilèges spéciaux. Le timbre des buUelins d'expédition, récépissés, connaissements, etc., relatifs auxdits colis, a été réduit de 0 fr. 35 à 0 fr. 10, par chaque expédition, y compris le droit de la décharge, donnée par le destinataire; et la loi du 2o juillet 1881 exempte ces pièces de tout timbre, lorsqu'il s'agit de colis postaux expédiés et distribués dans l'intérieur de la même ville. Les colis postaux sont affranchis de l'impôt sur le prix des transports à grande vitesse, lequel impôt s'élève à 23,2 p. 100 des tarifs, pour les autres expéditions. Deux décrets, en date du 19 et du 21 avril 1881, ont réglé le fonctionnement, à compter du 1'"' mai suivant, de ce service qui s'est étendu progressivement et s'étendra encore, au fur et à mesure que des conventions seront faites avec les entreprises de chemins de fer, de bateaux, etc. Les dimensions des colis ont été limitées à soixante centimètres de longueur sur une surface quelconque, et à un volume de vingt décimètres cubes; mais de nouveaux arrangements ont permis de supprimer ces limites, pour les expéditions à l'intérieur. Le droit de factage est fixé à 0 fr. 2o par colis remis au domicile du destinataire. En conséquence, le prix d'expédition et de transport d'un colis postal, d'une gare à une autre gare des sept grands réseaux de la France, est de 0 fr. 60, "timbre compris; et si la remise est faite à domicile, le prix est de 0 fr. 85. Le tarif étant le même dans les autres pays, sauf quelques exceptions, l'expédition d'un colis
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postal adressé dans un pays limitrophe par voie directe, coûte 1 fr. lOoulfr. 3o, selon que la livraison doit ètrefaite en g-areouà duniieilo. L'alfrancliissement est obligatoire, et les formules servant aux expéditions sont timbrées à l'extraordinaire, sauf celles venant de l'étranger, et sur lesquelles on doit apposer, aux gares frontières, un timbre mobile de quittance. Un récépissé, détaché du bulletin d'expédition, est remis à l'expéditeur. Le prix variable des transports par mer s'ajoute à ces tarifs fixes. Le destinataire d'un colis livrable en gare est avisé de l'arrivée, par le chef de gare, dans les 24 heures, sauf remboursement du port de la lettre d'avis. La livraison des colis aux destinataires décharge les services de transport de leur responsabilité. Les délais pour le transport et la livraison sont ceux fixés par les règlements pour le service des colis de grande vitesse. L'indemnité qui est due pour la perte ou les avaries, ne peut dépasser 1-j fr. ; mais, dans le cas de force majeure, la responsabilité disparait, selon le droit commun. Lorsque l'expédition d'un colis postal est faite contre remboursement, la somme à recevoir ne peut excéder 100 fr., et le retour de l'argent est soumis aux mêmes formalités et aux mêmes droits que l'expédition d'un colis. Le maximun du chiffre de remboursement peut être élevé par décret. Les colis postaux non réclamés sont vendus au profit de l'Etat après l'expiration du délai d'un an, et ils peuvent être vendus au compte du propriétaire, sans délai, lorsqu'il y a urgence. Le tarif des colis postaux n'est pas applicable au transport des sommes monnayées, des bijoux, etautresobjetsprécieux, aux matières explosibles, inflammablesou dangereuses, aux petits animaux vivants, ni aux expéditions quinécessitentdesrécépissésspéciaux. Lescolis ne doivent contenir ni lettres, ni notes ayant le caractère de correspondance; ceux qui viennent de l'étrangerne peuvent renfermer aucun des articles prohibés par les règlements de douane. Aux termes de la convention conclue le 2 novembre 1880 entre l'Etat et les compagnies et qui a reçu forcé de loi par la ratification résultant de la loi du 3 mars 1881, toutes les contestations auxquelles peut donner lieu le transport des colis postaux entre l'administration, les compagnies et les tiers sont du ressort des tribunaux administratifs. Ces conte-tations doivent donc être portées, non devant le tribunal de commerce, mais devant le conseil de préfecture, et sauf recours au Conseil d'Etat.
Décret du 27 août 1881.
Art. 1". A partir du l"septembre proeliain seront supprimées, dans le régime intériaur continental, les limites de volume et de dimension prévus pour les colis postaux, par les conventions approuvées par la 1 li du 3 mars 1 881 . Il pourra être désormais être expédié à l'intérieur de la France continentale, sous la dénomination de colis postaux, des colis sans déclaration de valeur, ne dépassant pas le poids de 3 kilog. et ne contenant ni matières explosibles, infiammables ou dangereuses, ni lettres ou notes ayant le caractère de correspondance— Art. 2. Les colis postaux circulent à l'intérieur de la France continentale sur les réseaux des admini?tiatioiisetcompagniesde chemin defersignatairesde la convention susvisée du 22 août 1881, pourront cire grevés de remhoursement.dont le montant ne devra pas dépasser 100 fr. par colis. — ArL 3. La taxe à payer pour l'cneaisseinont et la transmission de toute somme perçue, :'i litre de remboursement sur un colis postal, sera fixée, savoir : à 0 fr. 60 (y compris le droit de tiriibre de 0 fr. 10 prévu par l'article 5 de la loi du 2:-) juillet 1871), lorsque cette somme sera payée à l'expéditeur à la gare ou au bureau d'expédition du colis, à 0 fr. h'i (y compris le droit Je linibie de 0 fr. 10! lorsque l'cxiiéditeur
demandera que ladite somme lui soit payée à domicile, dans une localité desservie p:ir un service de factage ou de correspondance rattaché à la gare de départ. Le montant del.i taxe précitée de 0 fr. 60 ou de 0 fr.S.ï sera toujours acquitté au départ en même temps que les frais de transport du colis postal. — Art. 4. Les destinataires des sommes payables en gare ou en bureau d'expédition des colis seront avisés, par les agents du chemin de fer, de l'encaissement desdites sommes et devront rembourser le port des lettres d'avis. Toute somme portée à domicile par un service de factage ou de correspondance, etqui n'aura pu être remise au destinataire pour une cause quelconque, sera conservée à la gare de départ à la disposition de l'ayant droit. Si un second transport est demandé par celui-ci, la 'ivraison aura lieu contre un nouveau droit de
factage de 0
Art. 5. La réexpédition
forme quelle que soit la distance. Le prix est. ainsi fixé : 1° pour les colis deOà 3 kilog., 1 fr. y compris le timbre de récépissé qui est de 0 fr. 3b et l'impôt de grande vitesse: 2° jiour les colis de 3 à .t kilog., 1 fr. 20 ; 3' pour cliaqueretiiurderemboursement, 1 fr., leniaxiniiim étant fixé àlOO francs; 4" pour la remise à domicile des colisoudu remboursement dans les localités desservies par un service de factage ou de correspondance, 0 fr. 2o. En cas de perte ou d'avarie d'un colis non postal, l'indemnité ne peut excéder 100 fr. » (Ch. Y.)
* COLISEE, Colosseum, Coliseum, immense et magnifique amphithéâtre de Rome, situé vers le centre de la ville ancienne, commencé par Vespasien, terminé par Titus et dédié en l'an 80 après J.-C. On le nomma d'abord amphithéâtre Flavien. D'une forme elliptique, il mesurait 615 pieds de grand diamètre et 510 pieds de petit diamètre. La hauteur de sa
Le Colisée.
sur une localité de la France continentale des sommes perçues à titre de remboursement sur un colis postal donnera lieu au paiement préalable d'une nouvelle taxe de transport de 0 fr. 50 et d'un nouveau droit de timbre de iJ fr. 10, sans préjudice duremboursement des droits de factage et autres frais, s'il y a lieu. — Arl.B.Lessomniesencaisséesà titre de remboursement sur les colis postaux, et qui n'auront pu être livrées aux destinataires pour une cause quelconque, seront tenues à la disposition des avant droit pendant six mois. Si passé ce délai, lesdites sommes n'ont pas été retirées par qui de droit, elles seront livrées à l'administration des domaines, conformément au décret du 12 août 1810, sauf déduction des taxes et frais dus aux transporteurs, s'il y a lieu. — Art. 7. En cas de perte des sommes perçues à titre de remboursement, ou en cas de livraison de colis au destinataire sans que le montant du remboursement aitété encaissé l'expéditeur du colis postal aura droit au paiement intégral des sommes perdues on non encaissées. —Déjà, en 1878, 'par suite d'une convention entre les grands réseaux, il avait été établi un tarif spécial commun pour les expéditions à fintérieur de petits colis transportés en grande vitesse ; ce tarif subsiste avec des modifications, et il permet d'expédier à prix réduit les petits colis qui no rentrent pas dans les conditions du colis postal ou qui sont envoyés en jyort du. C'est là ce que l'on nomme co^îS non postaux : leur poids est limité, à o kilog., et ils sont transportés de même que les colis postaux, d'une gure quelconque des réseaux du Nord, de l'Est, de l'Ouest, de Lyon-Méditerranée, d'Orléans, du Midi ou de l'Etat, à une autre gare des mômes réseaux, moyennant un prix uni-
miiraille extérieure, encore existante, est Ce 161 pieds. L'arène avait i8l pieds de long sur 176 de large. 11 pouvait contenir 80,000 spectateurs. La muraille extérieure se compose de quatre étages : l'inférieur dans le style dorique, le deuxième dans l'ordre innicpie, le troisième elle quatrième dans le style corinthien. Pendant le moyen âge. il servit de forteresse, et ensuite il devint l'inépuisable carrière qui fournit aux nobles Romains les pierres de leurs palais. Sa consécration par Clément .XI aux martyrs chrétiens qui avaient été livrés aux bêtes, le préserva de toute démolition ultérieure. Le Colisée, appelé aussi Le Colosske (Colosseum). hil construit non loin de la statue colossale de Néron
COLISMARDE s. f. Epée de duel au xvii» siècle. On dit aussi Colichemarde.
COLITIGANT, ANTEadj. (préf. co-MUiliwirc, être en lilige). Jurispr. Se dit des fuirties qui plaident l'une contre l'autre.— Co//fler<.(V. S.)
* COLLABORATEUR, TRICE s.[kol-la-l Celui, celle qiiitravaille deeoneertavecun autre, (pu l'aide dans ses fonctions, dans l'exercice, de son emploi. — Se dit particulièrement en parlant des pièces de théâtre ot des écrits périodiques : il a deux collaborateurs
•COLLABORATION s. f. Participation au travail d'un antre, travail fait de concert avec un autre; ne se dit guère que des travaux littéraires ou scientifiques; ce roman, ce traité est dû à la collaboration de deux auteurs connus. — Jurispr. Travauxel soins communs du mari et de la femme : k snrvioant hérite des biens acquis par ta collaboration.
' COLLABORER v.n.[kol-la-T (lat. cum, avec; luborare, travailler). Travailler avec une ou
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plusieurs personnes à un ouvrage littéraire : iroia auteurs collaborèrent à ce vaudeville.
' COLLAGE s. m. Papet. Opération qui consiste a inipri'^'ner le papier de culle, pour qu'il ne boive pas, pour qu'il puisse recevoir récriture. — Action de coller du papier de tenture dans les appartements : les peintres en bâtiments font ordinairement le cdtaije du papier. — Se dit encore de la clarification du vin, des liqueurs a l'aide de la colle de poisson ou du blanc d'œuf. — »* Jargon. Mariage contracté sans la participation de M. le maire, et sans les prières de 1 Eglise : le collage est une protesta lion en faveur du divorce.
' COLLANT, ANTE adj. Qui colle. S'emploie surtout dans cette locution : pantalon collant, pantalon fort juste et qui dessine les formes.
— IV Jargon. Dont on ne peut se débarrasser : homme collant; cette femme est fort collante. On dit ordinairement : cet homme est vraiment crampon.
COLLAPSUS s. m. [kol-la-psuss] (lai. cbule causée par la faiblesse). Pathol. Anéantissement des forces.
* COLLATAIRE s. m. [kol-la-] (lai. collatus, conféii"). Celui a qui on a conféré un bénélice.
•COLLATÉRAL, ALE, AUX adj. [kol-la-].
Jurispr. iN'csl d'usage qu'en parlant de parenté et de succession bors de la ligne directe, soit desrendante, soit ascendante. — P.\rents col- L.\TÉRAUX, les oncles, les frères, les sœurs, les cousins germains, etc. — Lig.ne coll-Wérale, la liene que forment les parents collatéraux.
— SuccEssroN coLL.\TKR.\LE, succession qu'on recueille d'un parent en ligne collatérale. On dit de même : héritier collatér.^l, celui qui bérite d'un parent en ligne collatérale.
— Se prend aussi substantiv. pour parent collatéral : c'est un collatéral; il n'a que des collatéraux pour héritiers. — Géogr. Points COLLATÉRAUX, les poiuls qui sont au milieu de deux points cardinaux : le nord-est, le nord-ouest, le sud-est et le sud-ouest, sont les quatre points collatéraux. — Arcbit. iNef collatérale, nef des bas côtés ou ailes d'une église.
CDLLATÉRALEMENT adv. En ligne collatérale.
COLLATÉRALITÉ s. f. Jurispr. Qualité de collatéral.
* COLLATEUR s. m. [kol-la-] (lat. collatus, coniéir). Celui qui a droit de conférer un bénélice : il était collateur; a l'égard des cures, le patron n'était que le présentateur, iéréque en était le collateur. — Collateur ordi-naihe, ou simplement, Ordinaire, celui qui de droit commun conférait le bénéfice.
* COLLATIF, IVE adj. [kol-la-] Qui se confère : se dit surtout en matières bénéficiâtes : bénéfice collatif; dignité coltative.
COLLATIN (Mont), l'une des sept collines de raneieiinc lioiiie.
COLLATIN (Lucius-Tarquinius), époux de Lucrèce et neveu de Tarquin le Superbe. {Voy. ïarouin).
* COLLATION s. f. [kol-la-] (lat. coUatio). Droit de conférer un bénéfice : cette collation appartenait à iévéque, dépendait de l'écéciue.
— Provision du collateur ; avoir la collation de l'ordinaire. — Avoir de belles coll.\tions, de grandes collations, avoir le di'oit de conférer plusieurs bénéfices cousidéiables.— Action par laquelle on confère la copie d'un écrit avec l'urigiiial, ou deux écrits ensemble, pour savoir s'il n'y a rien de plus ou de moins dans l'un que dans l'autre : collation fidèle. — Action de conférer les grades universitaires de bachelier, licencié et docteur.
* COLLATION s. ra. [ko-la-si-on]. Repas léger que les catholiques font les jours de jeune, au lieu de souper : petite, iiniple, léger collation.
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— Tout repas qu'on lait dans l'après-dînée ou dans la nuit : on sercit une magnifique, une superbe, une somptueuse collation. — Kepas qu'on sert pendant le bal ou à la suite d'une réunion : il y a eu bal et grande collation.
' COLLATIONNÉ, ÉE part, passé de Colla- TioNNER. — Un met au bas de certains actes : Collationné à l'original par,,.
COLLATIONNEMENT s. m. Synon. de Coll.\tion. — Telfgr. lU'pélition totale ou partielle d'une dépêche pour constater qu'elle a été convenablement enregistrée.
COLLATIONNER V. n. [ko-la-si-o-né]. Faire le repas qu'on appelle collation : il a collationné légèrement.
COLLATIONNER V. a. [kol-la-si-o-né]. Conférer un écrit avec l'original, ou conférer deux écrits ensemble, afin de vériliers'il y a quelque chose de plus ou de moins d.uis l'un que dans l'autre : collationncr sur l'original. — Libr. Examiner si un livre est entier, s'il ne manque point quelque feuille ou feuillet.
'COLLE s. f. (lat. colla). Matière gluante et tenace, dont on se sert pour joindre deux choses, et pour faire qu'elles tiennent ensemble : colle de farine, colle d'amidon, colle forte. — Pop. Bourde, menterie, chose contruuvée à plaisir : voilii une bonne colle, cjuelle colle! — Simulacre d'examen, ainsi appelé parce qu'on cherche à y coller (embarrasser) l'étudiant. — Mariage a la colle, collage. (Voy. Collage,) — Encïcl. La colle la plus communément employée est la colle de pâte. Elle s'obtient en délayant de la farine ou de l'amidon dans de l'eau, jusqu'à la consistance d'une bouillie claire. Un fait chauffer lentement, en remuant toujours le liquide. Après quelquesminutes d'ébullition,la colle est faite; elle épaissit en refroidissant. On l'emploie surtout dans le cartoiuia;.'e et pour le collage des papiers d'appartement. — On donne le nom de colle eorte à de la gélatine desséchée. Les collesfortes répandues dans le commerce portent ordinaueinent le nom des localités où on les fabrique ou celui des substances employéesà leur confection : débris de peaux ou de cuir, rognures de tanneries, peaux de lièvres ou de lapins épilées, etc. Après avoir ramolli ces matières dans de l'eau froide, on les fait cuire quatre ou cinqheui'es dans une chaudière avec de l'eau. On évapore l'eau de l'ébullition et, quand elle est arrivée à une consistance convenable, on la porte dans des moules où elle se solidilie. La colle, retirée des moules, est débitée en petites plaques plus ou moins épaisses et plus ou moins larges, suivant les qualités. Les colles les pluspui'cs, telles que la colle de Flandre et la grinélinc, peuvent remplacer la colle de poisson ; les qualités intérieures sont réservées pour les usages de la menuiserie ou des apprêts communs; pour s'en servir, il faut faire tremper dans l'eau le morceau de colle pendant quelques heures, et la chaulfer ensuite au bainmarie. — La colle a bouche est de la colle forte de première qualité et sans odeur, que l'on sucre et que l'on aromatise, parce que l'on a l'habitude de la mouiller avec la salive. Elle sert à coller ensemble deux feuilles de papier à écrire, à coller le papier à dessin sur la planchette, etc. — La colle de poisson, appelée aussi ichtyocolle, est tirée de la vessie de l'esturgeon, du béluga, du sterlet, du serruga, etc. Elle doit être blanche, légèrement transparente, sèche, composée de membranes et absolument inodore; elle sert à clarilier les vins eta gommer le sparadrap, qui devient le tafl'etas gommé; elle forme la base des gelées; on l'emploie à coller des fragments de verre, à lustrer des étoffes, des rubans, etc.
COLLE (Raffaellino dal [kol'-lé], peintre italien du xvi"-' sièilc; il fut l'un des meilleurs maîtres du l'école de Raphaël.
COLL
COLLÉ (Charles), célèbre chansonnier et autour dramatique, né et mort à Paris (I70y - 3 nov. f7S3). 11 était fils d'un procureur du roi au Châtelet, et fut pendant longtemps le lecteur ordinaire du duc d'Orléans, son protecteur. Ses premières pièces, ordinairement licencieuses, firent fui eur pendant longtemps. On a conservé le souvenir de Cocatrix, tragédie amphigourique en un acte (1731); de Razibus, parade(f740); de La Vérité dans le vin, comédie en un acte et en prose (1747); du Rossignol, opéra comique (lî-'iO); de Dupuis et Déronais, comédie en trois actes et en vers (1703); de la Partie de chasse de Henri IV, comédie en trois actes et en prose, petit chef-d'œuvre de naturel et de naïveté (1764). etc. Dans ses chansons, Collé attaqua les ridicules de la littérature et de la société; sa chanson politique, le Port-Mahon est pris, lui valut une pension royale de fiOO livres. Collé fut l'un des fondateurs du Caveau. Son Journal historiiiue, gazette rédigée au jour le jour, de KbS à 1782, et publié après sa mort (Paris, i807, 3 vol.), est une critique aracrc de tous ses contemporains. Son Théâtre de Société a été imprimé en I76S (Paris, i vol. in-S"), et en 1777 (3 vol. in-li); son Théâtre choisi a paru en 1789 {i vol. in-fS).
COLLECTAIRE s. m. [kol-lèk-tè-re]. Lilurg. Livre du prières qui renferme toutes les collectes de l'année.
' COLLECTE s. f. [kol-lék-te] (lat. collectas, recueilli). Levée des deniers de la taille et autres impositions qui se faisaient par assiette : faire la collecte; ce collecteur dissipa tes deniers de sa collecte. — Temps pendant le(]uel un collecteur était en fonctions : pendant sa collecte; du temps de sa collecte. — Par ext. Quête faite pour une œuvre de bienfaisance ou pour un objet d'intérêt commun : la collecte a produit tant. — Lilurg. catliol. Uiaison que le prêtre dit à la messe avant rupilre.
COLLECTER v. a. Colliger. — Quêter, faire
une ciilli'iti'.
* COLLECTEUR s. m. (lat. de colligcre, recueillir). Celui qui était nommé, dans une paroisse, pour recueillir les tailles ou quelque autre imposition levée par assiette : le collecteur des tailles; collecteur du sel. — Piiys. Plateau supérieur du condensateur, celui qui est en rapport direct avec la source d'électricité. — Adjectiv. Egoct collecteur, vaste conduit souterrain destiné à recevoir les eaux des autres égouts. — vwÂu fém. Tranchée collectrice, (y. S.)
"COLLECTIF, IVEadj.[coMèk-lif](lat. collectiius; du eolligcre, réunir). Se dit du tout mot au singulier qui désigne plusieurs personnes ou plusieurs choses : peuple, foule, armée, multitude, sont des termes collectifs. Qui renfurme, qui enibi-assc plusieurs personnes ou plusieurs choses : un être collectif; U7i tout collectif. — Fait par plusieurs personnes : travail collectif; œuvre collective. — Sens collectif, valeur collective, sens, valeur que prend au singulier un mot qui n'est point collectif de sa nature, lorsqu'il sert à dési;;ner une réunion, une classe entière d'objets. Dans celte phrase : le lion est courageux, le mot lion a iim.' valeur collective; il est pris dans un sens collectif. — D'une manière collective, en considérant les objets dont on parle comme ne formant qu'un tout. — Substantiv. Sens collectif, nom collectif : les règles relatives aux collectifs; un collectif. — Gramm. Les noms collectifs sont des noms communs que l'on emploie au singulier et qui présentent l'idée du plusieurs personnes ou de plusieurs choses. Les noms collectifs se divisent en collectifs généraux et collectifs partitifs. Les premiers désignent la totalité des personnes ou des choses dont on parle : l'armée; la forêt. Les seconds ne désignent qu'une partie des per-
COLL
sonnes ou des choses dont on parle : une multitude, une foule. Les premiers sont ordinairement précédés de le, la, LEj, ce, mon, ton, SUN, NOTRE, etc. : la foule des 'aimains est vouée uu malheur ; cette espèce de pommes est délicieuse ; tandis que les seconds sont ordinairement précédés de UN, UNE : une foule d'hommes désœuvi'és; une espèce de pommes délicieuses. — Accord de l'adjectif, du pronom, du verbe et DU PARTICIPE. Lorsque les noms collectifs ne sont suivis d'aucun complément, ils ne donnent lieu à aucune règle particulière pour l'accord des mots qui les accompasrnenl : une armée française occupa la Tunisie ; l'armée allemande est l'une des plus ptiissantes. — Quand le collectif est suivi d'un complément, l'accord a lieu avec ce collectif, s'il est général : la troupe des voleurs s'est introduite dans cette maison; l'armée des infidèles fut anéantie; la pluralité de mes élèves est sage. Au contraire, l'accord a lieu avec le complément lorsque le collectif est partitif : une troupe de voleurs se sont introduits dans cette rnaison ; une partie des infidèles furent tués ; une vingtaine d'hommes ont péri. Il est nécessaire d'observer que la plupart des noms collectifs deviennent généraux ou partitifs suivant l'idée que l'on y attache; il ne faut pas admeltre comme absolue la règle d'après laquelle le collectif précédé de le, la, LES, CE, etc., est un collectif général, et d'après laquelle le collectif précédé de un, une, est partitif. C'est pourquoi on peut écrire : une nuée de traits obscurcit l'air, parce que le mol nuée est, en réalité, un collectif général, bien qu'il soit précédé de une. Il est collectif général en ce sens i^u'il exprime une idée totale, indépendante des termes subséquents et qu'il représente l'idée générale sur laquelle s'arrête l'esprit. Il en est de même dans ces vers de Racine :
D'adorateurs zélés à peine un petit nombre
Ose des premiers temps nous retracer quelque ombre.
Ose s'accorde avec un petit nombre, qui devient collectif général, parce que l'auteur a voulu que ce fût le petit nombre d'adorateurs qui frappât l'esprit. Un collectif précédé de un, une, n'est donc partitif que lorsqu'il exprime une quantité vague et indéterminée. — Après les collectifs: /'oj-ct;, nombre, quantité, employés sans déterminatif, l'adjectif, le verbe, etc., s'accordent avec le nom qui suit : force gens pensent; nombre d'historiens très célèbres racontent; quantité de personnes sont persuadées. — Les adverbes de quantité : peu, beaucoup, assez, plus, trop, etc., sont considérés comme collectifs partitifs ; et l'on écrit : peu de gens négligeiit leurs intérêts; beaucoup de monde était à la promenade. — Lorsque peu de est précédé de le, c'est avec lui (jue l'accord doit avoir lieu, si le sens permet de remplacer le peu par le trop peu, l'insuffisance, et l'on dit : le peu de pièces que je possède ne me permet pas de vous donner la monnaie que vous me demandez. — Lorsque le verbe ou l'adjectif vient immédiatement après peu, beaucoup, la plupart, et s'il y a un mot sous-entendu, l'accord a lieu avec ce mot sous-entendu : le Sénat fut partagé, la plupart voulaient que... (C'est comme si' l'on disait : la plupart des sénateurs voulaient que...) — Plus d'un régit ordinairement le singulier : jdus d'un témoin a déposé. On dit, néanmoins : on voit plus d'un fripon qui se dupent l'un l'autre, parce que l'idée de réciprocité éveillée par l'un l'autre appelle le pluriel.
* COLLECTION s. f. [kol-lèk-si-on] (lat. collectio). Héunion de plusieurs objets qui ont ensemble quelque rapport : il a une telle collection de tableaux, de livres, d'antiques, de médailles, de plantes, de coquilles; collection complète des Variorum. — Recueil, compilation de plusieurs ouvrages qui ont rapport à une même matière, qui appartiennent à un même genre : collection des conciles, des
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canons. — Recueil de passages, tirés d'un ou
de plusieurs auteurs.
COLLECTIONNEMENT s. m. Action de collectionner.
* COLLECTIONNER v. a. Faire une collection : il colleiiionjie des pierres précieuses.
' COLLECTIONNEUR, EUSE s. Celui, celle qui fait des collections. — »-v Adjecliv. Touriste collectionneur.
' COLLECTIVEMENT adv. D'une manière collective: l'homme, c'est-à-dire tous les hommes, pris collectivement.
COLLECTIVISME s. m. Variété de communisme, créée par Bakounine, au congrès de Berne, en 186S Le collectivisme veut remettre la propriété entre les mains de l'Etnl.
COLLECTIVISTE adj. Qui a rapport au collectivisme : école collectiviste. — Substanliv. : un collectiviste.
COLLECTIVITÉ s. f. Nature des êtres collectifs ; ensemble des êtres qui forment un être collectif : la collectivité est l'essence de la société.
* COLLÈGE s. m. (lat. coUegium; de colligere, réunir). Certain corps ou compagnie de personnes notables qui sont revêtues d'une même dignité : il y avait, dans l'ancienne Rome, un collège des augures ; un collège des pontifes, etc. Le collège était, dans l'anliquilé, l'union de plusieurs collègues [collegse), ayant des pouvoirs, des privilèges et une manière de vivre en tout semblables, et ayant un but commun. Chez les Romains, les collèges consistaient en trois personnes au moins, formant une coi'poralion pour un objet industriel, politique ou religieux. Dans ce sens, on donna, au moyen âge, le nom de coUegium tenuiorum à une association de pauvres gens qui s'engageaient à se faire enterrer mutuellement. — Un dit aussi les collèges des arminiens, assemblées tenues par les arminiens les dimanches et les vendredis; les trois collèges d'électeurs ou de leurs députés, de princes ou de leurs députés, et de députés des villes impériales, en parlant des trois corps qui composaient la diète germanique avant la dissolution de l'empire d'Allemagne en tSOé; les collèges d'électeurs, que le peuple nomme tous les quatre ans pour choisir le président et le viceprésident des Etats-Unis ; le collège de justice ou suprême cour civile d'Ecosse; le collège des Aému/s d'Angleterre, formé par Edouard 111 ; le collège de suneillance générale, ministère du gouvernement russe, qui a la direction des écoles et des institutions de bienfaisance ; le collège des docteurs en droit de Londres, fondé par Harvey ; le collège des médecins de Londres, datant de Henri VUI, avec le pouvoir d'inspecter les boutiques d'apothicaire, et de surveiller les drogues vendues à Londres. — Collège électoral, assemblée d'électeurs convoqués pour élire des députés : convocation des collèges électoraux.— Etablissement public qui n'appartient pas à l'Etat, et où l'on enseigne les lettres, les sciences, les langues, etc., et où demeurent ordinairement plusieurs professeurs ou régents : aller au collège ; être pensionnaire dans un collège. ]£S collèges de l'Etat reçoivent le nom de lycées. — Dans ce sens, les collèges datent du xiii" siècle. Les premiers collèges furent fondés à Paris; c'étaient alors dès institutions d'enseignement ayant leurs revenus et des règlements particuliers. Les principaux collèges de Paris étaient le Collège des Bons-Enfants, fondé en Mlil ; c(i\md'Harcou7t{l2H0);ce\\iidesChollets{Vl'Ji); celui de Sorbonne (1252); celui de Uayeux (1303); celui de Navarre (1304); celui de Muntaigu{iH~y, celui du P/essis (1322); celui de Lisieux (1336); celui de la Marche (1401). En même temps, il se fonda des institutions semblables à Oxford, Cambridge, Bologne, Padoue. Prague, Vienne, et dans toutes les univer-
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sites. Les collèges n'étaient pas seulement des écoles pour les jeunes gens, c'étaient aussi quelquefois des refuges pour les vieillards. Au xv° siècle, on comptait une centaine de collèges dans la seule université de Paris. Au xvi" siècle, les jésuites, envieux de s'emparer de l'éducation publique dans toute l'Europe, fondèrent une foule de collèges; les oratoriens leur firent une concurrence qui eut pour résultat de produire un développement énorme de l'instruction secondaire. Lors de la Révolution, l'Oratoire possédait en France 70 collèges. Sous la République, il y eut des écoles centrales; sous l'Empire, des, lycées; sous la Restauration, das collèges royaux; la seconde République rétablit le titre de lycée, appliqué aux établissements administrés aux frais de l'Etat et sous sa direction immédiate. On laissa aux communes le soin de créer des mIlèges à leurs frais, sous la surveillance de l'Etat. Il existe aussi des collèges libres, dont quelques-uns, tels que Stanislas, Rollin, Sainte-Barbe, ont autant d'importance que des lycées de premier ordre. En Allemagne, les collèges reçoivent le nom de gymnases. — Parmi les collèges romains, citons celui de la Propagande, fondé en 1627 par Urbain VlU, pour l'éducation des jeunes gens de toute couleur et de toute nationalité ; le Coltegio Romano, bâti en 1582, par Grégoire Xlll et dirigé par les jésuites; le CoUegium germanicum, les collèges anglais, irlandais et écossais; le CoUegium americanum, créé par Pie I.\ pour les jeunes gens des Etals-Unis, et le CoUegium hispano americanum, pour les jeunes gens de l'Amérique espagnole. — Par ext. Réunion des écoliers qui sont en pension dans un collège : tout le collège e^t à la promenade. — Fam. Cela sent le collège, cela a un air de pédanterie. — Il sent encore son collège, se dit d'un jeune homme qui conserve encore dans le monde les manières du collège. — Amitié de collège, amitié formée au collège et continuée dans l'âge mûr. On dit dans un sens analogue, amis de collège. — Sacré collège, corps des cardinaux ; il est ainsi composé :