COIN
cet enfant avait la coiffe en naissant. — Bot. enveloppe membraneuse qui recouvre l'urne des mousses.
* COIFFÉ, ÉE part. pass. de Coiffer. — Cet ENFANT EST NÉ COIFFÉ, SB dit d'un enfantijui est venu au monde avec une sorte de membrane qu'on appelle coiffe, et que le peuple regarde comme un présage de bonheur :
c'est de là que vient le proverbe : Etre né COIFFÉ, être très heureux. — Prov, et fig. Il AIMERAIT ONE CHÈVRE COIFFÉE . Se dit d'un homme qui est amoureux de toutes les femmes, (juelque laides qu'elles soient.— Etre bien coiffé, avoir une perruque, un chapeau qui sied bien; ou, parext., avoir les'cheveux bien plantés. — Ce chien ESTBiENeoiFFÉ, il a lesoreilles longues et pendantes. — Au jeu d'échecs, un pion coiffé, un pion auquel on attache un signe, et qui, d'après les règles du jeu, a un emploi particulier.
* COIFFER V. a. Couvrir la tête : il me jeta un muni V nu sur les épaules, et me coiffa d'un grand chapeau. — Fam. et par plaisant. Coiffer quelqu'un de quelque chose, le lui jeter, le lui appliquer sur la tête : il le coiffa d'un seau d'eau. — Fig. et fam. Cette femme coiffe son mari, elle lui est infidèle. — Se coiffer de quelqu'un, s'engouer, s'entêter de quelqu'un : il s'est allé coiffer de cette femme ; il s'est coiffé de cet homme, qui n'a cependant aucun mérite. — Coiffer quelqu'un d'une opinion, la lui l'aire embrasser. — Fig. et fam. Enivrer : il est aisé à coiffer ; il ne faut que trois verres de vin pour le coiffer. — Orner, parer la tête avec ce qui sert à la couvrir, ou arranger, friser les cneveux : on la coiffa de fleurs, de plumes. — Coiffer bien, coiffer a merveille, arranger les coiffures de femme, avec beaucoup d'élégance et de goût. On dit de même, cette femme se coiffe bien. — Ce perruquier coiffe bien, les perruques qu'il fait vont bien : cette perruque coiffe bien; ce chapeau coiffe bien, ils siéent bien à l'air du visage. — Coiffer unebouteile, mettre une enveloppe par dessus le bouchon, pour empêcher que le vin ne s'évente. — Vén. Les chiens ont coiffé le sanglier, ils l'ont pris aux oreilles. — Mar. On dit qu'uN BATIMENT COIFFE, loFsque par une manœuvre ou un changement de vent subit, le vent frappe sur l'avant des voiles : il fit une fausse manœuvre, et le vaisseau coiffa. — Se coiffer v. pr. Se couvrir la tête, arranger sa chevelure : elle se coiffe en cheveux; elle se coiffa d'un bonnet. — Pop. S'enivrer ; il secoiffe tous les soirs. — Se coiffer de quelqu'un ou de quelque chose, s'en engouer, s'en entiiher. — Mar. Les voiles se coiffent, elles se plaquent contre les mâts au lieu de s'enfler.
COIFFETTE s, f. Petite coifl'e.
* COIFFEUR, EUSE s. Celui, celle qui fait métier de couper, de friser, d'arranger les cheveux : habile coiffeur; coiffeur à la mode.
' COIFFURE s. f. Couverture et ornement de tête : le turban est la coiffure des Turcs; une coiffure de femme. — Se prend ordinairement pour la manière dont les femmes se coiffent selon le pays et la mode : coiffure à la ■ mode; coiffure à boucles; coiffure d la Ninon.
Paris cède à la mode et change ses parures; Ce peuple imitateur, ce singe de la cour,
A commencé depuis un jour, D'humilier enfin l'orgueil de ses coiffures; Mainte courte beauté s'en plaint, gronde et tempête. Et pour se rallonger consultant les destins, Apprend d'eux qu'on retrouve, en haussant ses patins, La taille que l'on perd en abaissant sa tète.
Voilà le changement extrême Qui met en mouvement nos femmes de Taris.
Pour la coiffure des maris.
Elle est toujours ici la même.
M*™" DE LissAT (Chaulieu), 1701.
COIMBATORE ou Coimbatoore. I. District de l'Inde anglaise, présidence de Madras ; 24,000 kil. carr.; 3,500,000 hab. Principaux cours d'eau : le Cavery, le Bhowani, le Noyel et r.\iiiliia\vutty. — "U. Cap. de ce dislrict,
sur le Noyel, à 415 kil. S.-O. de Madras ; 46,500 hab. Les Anglais s'en emparèrent en 1783 et 1790. Lat. 10" 59' 42" N., long. 74» 38' 16" E.
COIMBRE, portug Coimbra [kouign'-bra], ville de Purtugal, capitale de la province de Beira, sur le Moiides-o, à 218 kil. N.-N.-E. de Lisbonne; environ 30, 894hab. Son université, la seule qu'il y ait dans le Portugal, avait été
Coîmbre. — La Plaza.
fondée à Lisbonne en 1291 et fut transférée à Coîmbre en 1308; elle compte 1,500 étudiants. Celte ville renferme un collège d'arts, le vaste couvent de Santa-Cruz, dans le style gothique, et un observatoire, par 40° 12' 30" lat. N., et 10° 43' 43" long. 0.
COIMENT adv. D'une manière coite (vieux).
* COIN s. m. [kouain] (lat. cuneus). Angle, endroit où se fait la rencontre de deux lignes ou de deux surfaces, soiten dedans, soiten dehors: le coin d'une rue ; le coin d'une cheminée ; serrer quelquechose dansuncoin; les coins dupoéle, les coins du drap mortuaire étaient tenus par... — Absol. et fam. Le coin de la rue où l'on se iTOu.\e,oùl'onhah\le: le marchanddevindu coin. — Les COINS de la bouche, les extrémités de la bouche. On dit de même : le coin de l'œil. — Regarder du coin de l'œil, regarder à la dérobée et sans faire semblant de rien. On dit aussi. Faire signe du coin oe l'œil. — Fig. Les quatre coins de la terre, les quatrecoins du monde, les quatre coins do la france, les QUATRE COINS DE LA VILLE, etc, les extrémités de la terre, de la France, de la ville, etc., les plus éloignées entre elles. — Les quatre coins
ET LE MILIEU d'uN PAÏS, d'cN BOIS, etC, tOUt Ce
qui est contenu dans l'espace d'un pays, d'un bois: il lui a fait courir les quatre coins elle milieu du royaume ; je l'ai cherché dans tous les quatre coins et le milieu du bois. — Les qratre coins, jeu dans lequel quatre personnes vont d'un coin à un autre d'un espace carré, tandis qu'une cinquième, placée au milieu, tâche de s'emparer de l'un des coins lorsqu'il reste vide : jouer aux quatre coins. — Fig. Mourir AU COIN d'un bois, d'une HAIE, moupir sans secours et sans assistance. — Prov. Cet homme
A LA MINE DE DEMANDER l'aUMÔNE AU COIN d'uN
BOIS, se dit d'un homme de mauvaise mine et de mauvaise physionomie, qui demande l'aumône. — Le coin du feu, un ides deux côtés de la cheminée où l'on s'assied ordinairement pour se chauffer. — Fig. et fam. Ne
BOUGER DU COIN DU FEU, DU COIN DE SON FEU, garder presque toujours la maison. —N'aimer que LEcoiNDEsoNFEu,aimerlavieretirée.— Cela ne SE dit, ne se fait qu'au coin du feu, ce sont de ces choses qu'il ne fautdire, qu'il ne faut faire qu'en famille, qu'entre amis. — Allez lui dire cela au coin de son feu, ou Allez lui dire cela,
ET vous chauffer AU COIN DE SON FEU, VOUS ne
seriez pas bienvenu à lui tenircelangage dans un endroit où il serait le maître. — Au jeu de trictao. Grand coin, ou simplement Coin, la dernière case à la droite du joueur : prendre son coin; battre le coin de son adversaire. On dit aussi, Coin bourgeois, la dernière case du
petit jan. — Au jeu de paume, tenir son coin, se ditaussi lorsque deux personnes qui jouentpartie contre deux autres défendent chacune leur côté.— Fig. etfam. Tenir bien son coin dans uni: compagnie, s'y faire estimer, s'y faire remarquer. — Coin, Menuis. Meuble en forme de petit armoire, qui se place dans l'angle d'un appartement. — Se prend quelquefois pour une petite partie ou portion de maison ou d'u:i appartement : donnez- \ moi quelque coin où je j puisse me retirer. On ' dit dans un sens ana- l logue. Un petit coin de terre, un petit espace de terrain : ce petit coin de terre suffit à ses besoins. — Se dit aussi d'un endroit qui n'est pas exposé à la vue : jetez cela dans un coin : je les aperçus qui riaient dans un coin.
— Par ext. Endroit quelconque, mais plus ordinairement, lieu retiré et peu fréquenté :
dans tous les coins du monde; il s'est logé dans un coin du faubourg. — Pièce de fer ou de bois terminée en angle aigu à l'une de ses extrémités et dont on se sert principalement pour fendre du bois, des pierres, en la faisant entrer de force avec un maillet ou un marteau: ji'os coin; petit coin; coins de fer. — Presque tous les outils se rapportent au coin : les ciseaux les burins, les fers de rabot, les scies, les limes, etc., agissent ou par leur tranchant ou par leurs extrémités aiguës, et il y a pour chacun d'eux un angle convenable pour produire le meilleur résultat. L'avantage mécanique du coin peut s'assimiler à celui du plan incliné, car il dépend du rapport entre la largeur de la tête du coin et la longueur des côtés. — Typogr. Petit morceau de bois taillé en biseau que l'on emploie à serrer les formes. — Arlill. Coins de mire, morceaux de bois qui servent à hausser ou à baisser un canon, un mortier.
— Prov. et fig. Faire coin de même bois, se servir, pour mettre une chose en œuvre, d'une partie de cette même chose. — Se disait chez les anciens, d'une troupe d'infanterie formant un bataillon triangulaire dont une pointe était tournée vers l'ennemi. — Partie d'un bas dessinée en pointe, et dont l'extrémilé inférieure répond à la cheville du pied : des bas à coins d'or, à coins d'argent ; ces bas ont des coins à jour. — Art vétér. Celles des dents incisives qui sont le plus près des crocs, de chaque côté delà bouche du cheval : ily a deux coins à chaque mâchoire. — Numism. Morceau d'acier gravé en creux, dont on sesert pour marquer la monnaie, des médailles : le coin du roi ; le coin d'Espagne ; faux coin ; cette monnaie est à tel coin, marqué au coin de... — Cette médaille EST A FLEUR DE COIN, elle cst parfaitement conservée. — Poinçon qui sert à marquer de la vaisselle : de la vaisselle marquée au coin de Paris. — ■ Cela est frappé, est marqué A TEL COIN, cela porte tel cachet, on y reconnaît tel caractère : cet ouvrage est frappé au coin du génie; celte chose est marquée au bon coin, elle est une des meilleures dans son genre.
COIN [ko-inn'], ville d'Andalousie (Espagne), a 27 kil. O.-S.-O. de Malaga; 10,014 hab. Papier, toile, lainages.
* COÏNCIDENCE s. f. Géom. Etat de deux choses qui coïncident : la coïncidence de deux lignes, de deux sur faces. — En parlant de choses qui arrivent en même temps : la coïncidence de ces deux événements est très remarquable.
• COÏNCIDENT, ENTE adj. Géom. Qui coïncide : lignes coïncidentes; figures coïncidentes.
— Méd. Symptômes co'incidents, ceux qui se montrent simultanément.
COIX
*COÏNCIDERv.n.[ko-ain-sidé](lat.c!/m,avec; incidere, tomber). Géom. S'ajuster l'un sur l'autre dans toutes les parties: ces drux liynrs, ces deux surfaces coïncident. — Fig. Arriver en même temps : ces deux événements coïncidèrent.
* COING s. m. [kouain] (gr. ktidànion; lat. cyJoDiiim, à cause de Cydnn, ville de Crète où l'on cultiva de bonne lieure le cognassier). Gros fruit jaune en forme de poire, qui a une odeur forte, et dont la peau est couverte d'un duvet : gros coing: confiture de coings. — Prov. Etre jaune comme un coing, avoir le teint très jaune. — Sirop df coing; on l'administre dans le cas de diarrhée rebelle. — Mucilage DE coings, eau mucilagineuse obtenue par immersion de pépins de coings, utile comme oollyre dans plusieurs inflammations ophtaiiiiques. — Yoy. Bandoline et Cotignac.
COINT, TE adj. Agréable.
Point ne méprise un minois doux et coint.
J.-6. ROUSSBAD.
* COÏNTÉRESSÉ s. m. [ko-ain-]. Celui quia avec un autre quelque intérêt commun dans une affaire, dans une entreprise.
COÏNTISE s. f. [kouain-ti-ze]. Gentillesse.
(Vnnixi.
* COÏON s. m. [ko-ion ou kou-ion] (ital. coglione). Poltron, lâche, qui a le cœur bas, qui est capable de souffrir lâchement des indignités • grand colon; c'est un cûiOJi. (Bas).
COÏONNADE s. f. Acte, propos d'un coïon. (Ba=).
* COÏONNER v. a. Traiter quelqu'un de coïon; ou se moquer de quelqu'un, lui faire de mauvaises plaisanteries : il n'est pas homme à se laisser coîonner, à être coionnè. — v. n. Faire ou dire de mauvaises plaisanteries : il ne fait qiie coîonner. (Bas),
* COÏONNERIE s. f. Bassesse de cœur, lâcheté, indignité : il a fait voir en cette occasion toute sa coîonnerie. — Sottise, impertinence, badiuerie : a-t-on jamais ouï parler d'une pareille coîonnerie? (Fam.).
COIRE ou Chur, capitale du canton des Grisons (Suisse), à "2 kil. du Rhin et à 58 kil. S.-E. de Zurich ; 9,260 hab. Evêché datant du v" siècle. Roules d'Italie en Suisse et en Allemagne, par les passages appelés SplûgenetBernardino. Hauteur de la ville : 603 m. au-dessus du niveau de la mer. Lat. 46° bO' o4" N. long. 7" iV 17 "E.
COIRON (Le), ancien pays du Vivarais, aujourd'hui arr. de Privas (Ardèche), sur le plateau formé par le mont du Coiron ; lieu principal : Sainl-Giniès-en-Coiron.
COISE, petite rivière qui naît prés de Saint- S\ iii[ihorien (Bhùne), Saint-Galmier (Loire), et se jette dans la Loire après un cours de 4,'i kil.
COÏT s. m. [ko-ïtt] (préf. co ; lat. ire, aller). Aicon[>lomont du mâle avec la femelle pour la génération. — Il se dit plus particulièrement en parlant de l'homme et de la femme.
* COITE s. f. Voy. Couette.
COÏTER V. u. S'accoupler.
COITIER ou Coictier (Jacques), médecin de Louis XI, né à Poligny (Franche-Comté), mort vers luOo. 11 prit sur le roi une grande inlluenco, en le rudoyant et en lui disant : « Vous ne vivrez pas huit jours après moi», Louis XI le combla de richesse, et il conserva ses dignités sous Charles Vlll et sous Louis XII.
COIX s. m. [ko-ikss]. Bot. Genre de graminées, tribu des phalaridées, dont la seule espèce connue, le coix larmille (coix larri/mn), appelée aussi larmes de Job, est caractrnsée par un involucre qui affecte à peu près la forme d'une larme. Cet involucre, que l'on prend quelquefois pour la graine, lunlérme