‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 102 sur 568 · DIGNITAIRES · texte numérisé non relu

DIGNITAIRES

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Evêetiés suburbicaires. .

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— Le sacré collège s'assemble en conclave quand il faut élire un pape. — Collège dis France, instilulion fondée à Paris par François 1=' pour l'enseignement public et gratuit des langues, de la poésie, de réloquonce et des hautes sciences mathématiques et physiques. — <> Budé ne cessait de solliciter François h' d'accomplir le projet qu'il avait conçu lui-même de fonder un collège royal. Le plan en fut enfin arrêté: en 1530, le roi nomma les professeurs, et leur assigna des traitements. Ils commencèrent dès lors à donner des leçons gratuites dans les divers collèges de l'Université; mais les bâtiments du collège ne furent pas même commencés de tout le règne. Deux chaires seulement furent d'abord pourvues de professeurs, celle de grec et d'Iiébreu. Pour le latin, la chaire fut laissée vacante jusqu'en 1354, afin que les leçons de l'Université, qui coûUient cher aux étudiants, ne fussent pas tout à coup désertées. Car l'orgueil universitaire eut beaucoup à soulfrir de cet enseignement rival, et de la renommée des professeurs royaux, qui attirait un grand concours d'auditeurs. Toutefois, cette concurrence eut des eli'ets salutaires, et tout le corps enseignant, après quelques vifs débats, n'eut plus d'émulation que pour le bien général des études. » Crapelel, (TÎ/udM sur la ly pographie).— D'abord destiné à l'enseignement de l'hébreu, du grec et du latin seulement, le collège royal reçut le nom de Collège des trois

COLL

langues. Vers 1538, le roi nomma trois autres professeurs pour les mathématiques, la philosophie grecque et la médecine; mais aucun d'eux n'exerça du vivant de François 1°% les plans des bâtiments, arrêtés en to39, n'ayant point été exécutés faute d'argent. Ce ne fut que sous Louis XIII, en 1610, que l'on commença les constructions du collèg-e royal, aujourd'hui Collège de France. En 1774, , l'architecte Chalgrin commença les bâtiments ! actuels, qui furent agrandis sous le règne de j Louis-Philippe. Sa cour principale longe la j place Cambrai; et il y a une entrée du côté de la rue Saint-Jacques. — Législ. « Le Collège de France est un établissement national d'enseignement supérieur et public qui existe à Paris, place Cambrai. Il a été fondé, en 1529, par François 1"; il a été maintenu . depuis cette époque, malgré les changements politiques, et il est toujours resté indépendant de l'Université, bien qu'il ait été rattaché, en 1832,au ministère de l'instruction publique. En 1848, on joignit au Collège de France une école nationale d'administration; mais cette •création, si utileetsi regrettable, n'a duré que quelques mois, qui lui ont sufli pour former un noyau d'élèves fort distingués. Le Collège de France est aujourd'hui régi par le décret réglementaire du I" février 1873. Les professeurs sont nommés par le chef de l'Etat, sur la proposition du ministre, et sur la présentation des titulaires de chaires en exercice, et de la classe correspondante de l'Institut. Les collèges communaux ont été institués sous le nom d'écoles secondaires par la loi du 1 1 floréal an X. Ces collèges sont établis par les villes; celles-ci doivent fournir le local et le mobilier nécessaires, assurer le traitement des professeurs, et en cas d'insuffisance des produits, fournir l'excédent des dépenses (L. 1o mars 1850, art. 74). L'Etat peut accorder des subventions aux communes, pour aider à la construction ou à l'amélioration des collèges ainsi qu'à l'acquisition du mobilier scolaire. (L. 3 juillet 1880, art. 2 et suiv.) Voy. Caisse des lycées, collèges, etc. Les collèges communaux sont administrés, soit en régie au compte des villes, soit par abonnement au compte du principal du collège, qui reçoit alors de la commune une subvention à forfait. Ce dernier mode ne peut être favorable au progrès des études et au bien-être des élèves, et l'on doit espérer que les collèges seront un jour assimilés aux lycées. Des bourses d'internat, de demi-pensionnat et d'externat ont été instituées dans les collèges par un arrêté ministériel du 26 décembre 1868. » (Ch. y.)

* COLLÉGIAL, ALE, AUX adj. N'est guère usité qu'au féminin, et dans cette dénomination. Eglise coLLÉGi.iLE, qui se dit d'un chapitre de chanoines sans siège épiscopal. : le chapitre d'une église collégiale. On dit aussi substantiv. une collégiale.

COLLÉGIALEMENT adv. D'une façon particulière aux collèges.

* COLLÉGIEN s. m. Celui qui étudie au col- . lège.

' * COLLÈGUE s. m. (lat. collcga; de colligere, réunir). Se dit ordinairement de ceux qui sont I revêtus des mêmes fonctions ou de la même I mission ; à la diûérence de Confrère, qui se dit d'ordinaire de ceux la même profession ou qui sont membres de la même corporation : il est mon collègue à la Chambre des ^jk/z-s, aie conseil d'Etat, et mon confrère à l'Académie, au palais.

■ COLLEMENT s. m. Adhérence de deux objets colles l'un à l'autre : collement des paupières.

' COLLER V. a. Joindre et faire tenir deux choses ensemble avec de la colle : coller du papier; coller une image sur du carton. — Par extens. Se dit on padaut de choses qui sont

lis

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fortement unies entre elles ou à d'autres. —

Neutral. Ce b.\s, ce pantalon, cette culotte COLLE BIEN, ce bas s'applique bien sur la jambe; ce pantalon, cette culotte est juste et dessine bien les formes. On dit de même. Cet

HABIT EST COLLÉ, SEMBLE COLLÉSURLECORPS, il Ost

bien fait et prend bien la taille. — Fig. et fam. Etre collé contre une chose, a une CHOSE, SUR UNE CHOSE, sc tenir fortement appliqué contre une chose; ou se tenir constamment auprès d'une chose : il est toujours collé à cette porte. — Etre collé sur son cheval, COLLÉ SUR LA SELLE, être ferme et droit sur son cheval. — Cet homme est collé sur SES LIVRES, il s'applique constamment à l'étude.— Avoir les yeux collés sur une chose, SUR quelqu'un, regarder une chose, regarder quelqu'un attentivement et longtemps. — Avoir la bouche collée, les lèvres collées SUR quelque chose, les y tenir longtemps appliquées : il est mort les lèvres collées sur le crucifix. — Coller quelqu'un, fermer la bouche à quelqu'un, lui faire une question à laquelle il ne peut répondre. — Au billard. Coller une bille, pousser ou placer une bille de manière qu'elle s'arrête contre la bande ou fort près de la bandi^.On ditdemême:co/fcr son aduersuîrt!;^i)-ecûnt'so!(4'6anrft;. — Enduire, imprégner de colle : il faut coller cette toile avant de l'imprimer. — Coller du vin, y mettre de la colle de poisson ou quelque autre ingrédient, pour l'éclaircir.— »v Jargon. Coller au BLOC, mettre en prison. — Prendre quelqu'un en défaut: DOî'/à une conclusion qui vous colle. — * Se coller, v. pr. Etre collé : ses cheveux se sont collés. — »v Pop. Se marier au vingt et unième arrondissement.

* COLLERETTE s. f. Petit collet de linge, dont les femmes se servent quelquefois pour se couvrir la gorge et les épaules : collerette de batiste; collerette de gaze. — Du temps de Henri IV, les hommes portaient d'amples collerettes tuyautées. — Bot. Assemblage de petites feuilles qui entoure la base d'une ombelle : collerette caduque; collerette à cinq, à sept folioles, etc.

' COLLET s. m. Partie de l'habillement qui est autour du cou : collet d'habit; collet mentant. — Ample morceau de drap ou d'étoll'e, ordinairement taillé en rond, qui est cousu, attaché autour du collet, et qui tombe de manière à couvrir les épaules : collet de manteau ; redingote à collet, à plusieurs collets. — Absol. Pièce de toile fine qu'on mettait autrefois autour du cou pour ornement, et qui s,'appelailaulremenUrabat; collet de toile, de batiste; de Hollande.— Fam. Les gens a petit collet, et fig.LespeirtscoWeis, se disait desecclésiastiques. On disait aussi fig.LE petit collet, pourdésigner la profession ecclésiastique -.prendre, quitter le petit collet. — Collet monté, collet de femme où il y avait de la carte ou du fil de fer pour le soutenir. Du temps des collets montés, dans le vieux temps. — Fig. et fam. C'est un collet MONTÉ, se ditd'une personne qui alïecte trop de gravité, qui a de la pédanterie.— Cela est collet MONTÉ, est BIEN collet MONTÉ, ccla cst antique, ou cela a un air contraint et guindé. — Sauter AU collet de quelqu'un, le prendre, le SAISIR AU COLLET, lesaisir au cou pour lui faire violence. — Par ext. Prendre, saisir quelqu'un

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