AU COLLET, LUI METTRE LA MAIN SUR LE COLLET
l'arrêter et le faire prisonnier. — Prendre quelqu'un au COLLET, le forcer de vous écouter : onnepeut l'éviter, ilvousprend aucollet. — C'est
UN profit, une aubaine qui lui saute au COL- LET, se dit d'un profit, d'un avantage qui arrive inopinément à quelqu'un : voilà mille éeus de rente gui lui sautent au collet. — Prêter le COLLET a quelqu'un, sc présenter pour lutter ou combattre corps à corps contre lui :je suis aussi fort que lui, je lui prêterai le collet quand il voudra. — Prêter le collet a quelqu'un, être prêt h lui tenir tête, h disputer contre lui : il prétend être un grand juueur d'échecs,
COLL
je lui prêterai le collet qvdnd il voudra. — Par ext. Collet de buffle, sorte de pourpoint fait de peau de buftle, qui était à grandes basques et sansmanches. — Artculin. Collet DEMOUTON, coLLETDE VEAU, pièce, partieducou de ces animaux qui reste aprèsqu'onen a ôtéle bout le plus proche de la tête. — Anal. Le COLLET d'une DENT, partie d'une dent qui est entre la couronne et la racine. — Bot. Par anal. Partie de la plante ofi finit la racine et où commence la tige. — Lacet à prendre des lièvres, des lapins, tendreun collet; prendre des lièvres au collet.
•COLLETÉ, ÉE part, passé de Colleter. Blas.
— Se ditd'unanimal qui auncollierd'uném.iil ou d'une couleur dili'eiente de celleducorps : levrette de snhle colletée d'argent.
* COLLETER v. a. Prendre quelqu'un au collet pour lui faire violence : ill'a colleté; il le colleta et voulut le jeter par terre. — Se dit aussi des animaux, dans une acception anal : le dogue colleta le loup. — Neutral. Tendre des collets pour prendre des lièvres, des lapins, des perdrix : jxisser son temps à colleter. - Se colleter, V. récipr. Se prendre mutuellenienl au collet : Us se colletèrent, ils se sont colletés.
^ COLLÉTÉRION s. m. (gr. koilétés, colleur). Entorn. Organe qui, chez les insectes, sécrète un liquide jaune servant àenduire leurs oeufs, afin qu'ils restent collés aux corps sur lesquels l'animal les dépose.
COLLETET. I. (Guillaume), poète, né à Paris en 1.')i)U, mort en 16;i!); fut l'un des fondateurs de l'Académie française. Ses poésies et ses pièces dethéàtre, tombée^dansun justeoubli, furent magnifiquement rétribuées par Richelieu. Quelques-unes de ses é[iif.'rammes sont des modèles, et son Art poétu/ue (I6.S8) abonde en traits judicieux. — II. (François), poète, fils du précédent, né à Paris en 1628, mort vers 1680; fut soldat, resta prisonnier de 1651 à 16ri4, et mena une existence misérable, ainsi que l'indique méchauiiuent Boileau :
Tandis que Colletct, crotté jusqu'à l'échiné.
S'en va cliorcher Sun p.iin, de ouisiuL; en cuisine...
CoUctet a laissé àesNoèls (1060); les Tracas de Paris (HUio), etc.
COLLETIER s. m. Fabricant ou marchand de collets.
COLLETIN s. m. Armur. Pièce de l'armure du XIV" au xv" siècle, qui défendait le cou et le haut de la poitrine. — Collet protecteur de cuir ou de grosse toile que mettent les forts de la halle pour porter leurs fardeaux sans se blesser.
COLLÉTIQUE adj. [kol-lé-ti-ke] (gr. kollêlikos; de Iwllao, je colle). Pharm.Agglutinatif; qui sert à rejoindre les parties divisées.
COLLETTA (Pietro), patriote napolitain (177;)-ls3l). Ardent partisan des Français, il se distingua dans l'armée de Joseph Bonaparte; il devint ministre de la guerre après la révolution de 1820. Sa Storia de reame di Napoli dal nSi sino al 1823 a été traduite en français par Ch. Lefèvre iParis 1835, 4 vol. in-8»). L'auteur s'y montre partisan exclusif de l'influence française.
' COLLEUR s. m. Celui qui fait des cartons, ou celui qui colle du papier peint sur les murs d'un appartement. La première acception est peu usitée; on dit aujourd'hui : Cartonmer, — »* Jargon. Répétiteur chargé d'examiner, de Coller des candidats. — Celui qui conte àeaeolles, desbourdes.
COLLIBERT s. m. [kol-li-bèrr] (lat. collo liber, franc du collier). Nom donné dans le moyen âge à des serfs d'une condition supépérieure à celle des autres. — Nom donné dans le Poitou à une race autrefois proscrite, ((iii existe encore au milieu des marais vendéens. (Voy. Cagot.)
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'COLLIER, s. m. [ko-lié] (lat. co^fare; de collvm, cou). Rangée de perles ou d'autres fhose? de même nature, que l'on porte au cou pour se parer; cet ornement n'est parmi nous, qu'à l'usage des femmes : collier de grand prix; collier de perles, de pierreries. — Chaîne d'or que portent les chevaliers de certains ordres, les jours de cérémonie, et à laquelle est suspendu le signe de l'ordre : le collier de l'ordre de la Toison d'or. On dit également, ellipt. le collier de Saint-Michel, du Saint-Esprit, de la Toison. — Prov. et fig. C'est dn des