CO.AID
COMB
COMB
ment colorées, que l'on ne trouve pas deux individus semblables. Les mâles se livrent alors pour la possession des femelles, qui sont peu uomtireuses, des combats opiniâtres
Combultiuit (i'hiloraachus pugnax).
et souvent sanglants. Parfois, ils luttent en troupes réglées. Le comballanteslriiiîrrateur; il arrive au printemps, en grandes bandes, sur les cotes de Hollande, de Flandre, d'Angleterre et d'Allemagne.
COMBATTIVITÉ s. f. Phrénol. Penchant qui porte l'homme à la lutte.
* COMBATTRE V. a. (préf. com.; et battre). Se conjugue comme Rattre. Attaquer son ennemi, ou en soutenir, en repousser l'attaque.
— Est souvent employé absolum. ou neutral. : combattre tes ennemis; on a combattu vaillamment de part et d'autre; combattre à outrance.
— Faire la guerre : combattre pour son pays, pour son prince. — Fig. Tant au sens physique qu'au sens moral : cet écrivain combattit ses adversaires avec un rare talent. — Combattre
CONTRE LES VENTS, CONTRE LA FAIM, LA SOIF, et
dans un style y)lus soutenu, combattre les
VENTS. LA FAIM, ClC. — COMBATTRE UNE MALADIE,
employer les remèdes que l'on croit propres à la faire cesser : il emjiloya pour combattre le mal, toutes les ressources que son art put lui fournir.— Se dit aussi de l'action même des remèdes ; ce remède pourra combattre le mal avec sucés. — Combattre ses passions, sa colère,
C'MUATTRE LA PARESSE, LA VOLUPTÉ, y TCsister.
On dit également. Combattre contre ses passions, CO.NTRE LES TENTATIONS, etC. — Absol.
Lorsque le sens indique suffisamment à quel penchant on résiste : combien n'ai-je pas combattu pour vaincre cet amour! — Combattre EN SOI-MÊME, ne savoir quelle détermination prendre, peser les raisons pour et contre, en sorte qu'il y a un combat dans l'esprit :fai longtemps combattu en moi-même, avant de prendre ce parti. — Combattre de civilité, de politesse, de générosité, faire assaut de civilité. On dit aussi, comb-^ttre de civilité, etc., AVEC quelqu'un. — Se combattre v. récipr. Combattre l'un contre l'autre : ils se combattirent avec fureur.
COMBE s. f. (gT. kumbé, creux). Pelila vallée, lieu bas, entouré de collines.
COMBE (La Grand'). Voy. Grand'Combe {La).
COMBE [kôme] L (George), phrénologue écossais (1788-18)8). A[)rès une visite de, Spurzheiin à Edimbourg, en 1816, il se convertit à son système de phrénologie et publia en 1819 ses Essais de phrénoloyie, qu'il développa plus lard dans son Système de phrénoloyie (1824). Le plus important de ses nombreux ouvrages est la Constitution de l'homme considérée relativement aux objets externes (1828).
— H. (Abraham), frère aine du précédent (1783-1827). Disciple d'Owen, il sacrifia sa fortune à établir la Société coopérative d'Edimbourg. — lu (Andrew), frère des précédents, (1"/'J7-I8i7). 11 lut liummé médecin du roi des Belges en 1836, et, plus tard, médecin de la
reine ■\'ictoria. Il a écrit ; 'l'Iic Management of Infannj (Is40) et plusieurs autres ouvrages populaires.
COMBEAUFONTAINE, ch.-l. de cant., arr.et à 26 kil. N.-O. de Vcsoul (Haute-Saône); 625 hab.
COMBERGEANTEs.f.Argot.Confession, parce qu'on y cumberge, on y compte ses péchés.
COMBERGER v. n. Argot. Compter.
COMBERGO s. m. Argot. Confessionnal. — Confesseur.
COMBES (Edmond), explorateur français, né a Caslelnaudary (Aude) en 1812, mort en 1 872. Il lut successivement vice-consul à Scala- Nova (Asie Mineure) et à Rabat (Maroc). 11 explora, avec Tamisier, l'Abyssinie et plusieurs autres pays limitrophes, ainsi que l'Arabie Heureuse, et donna le récit de ses explorations, sous le titre de Voyages en Abyssinie, etc. (4 vol. lS37-'38). Il fut le premier qui prouva l'inexistence des monts de la Lune.
* COMBIEN [kon-biain] (vieux franc, com, comme; et franc, bien]. Adv. de quantité. Quelle quantité, quel nombre : combien y at-ilde personnes? combien de fois est-il venu? — Sert fréquemment à indiiiuer une quantité, un nombre considérable : il est incroyable combien cet atUeur à écrit d'ouvrages, combien cet auteur a écrit. Ou simplement : combien voudraient être à votre place ! combien de fois ne le lui ai-je pas dit. — Absol. S'emploie lorsque le sens permet de suppléer aisément le substantif auquel il se rapporte : combien avezvous 7nis pour faire ce trajrt? combien avez-vous dans votre bourse? — Absol. Quel prix : combien vendez-vous ce volume? Combien vaut cela? — A quel point : si vous saviez combien il vous aime; si vous saviez combien cette opinion est pernicieuse. — Substaiiliv : il veut me vendre sa iharye, nous en sommes sur le combien. (Fam.).
COMBIERS, commune du canl. de Lavalette (Charente); 444 hab. Mines de fer; forges.
COMBINABLE adj. Susceptible d'être combiné.
* COMBINAISON s. f. [kon-bi-nè-zon]. Assemblage de plusieurs choses disposées deux à deux ; et par ext., assemblage de plusieurs choses disposées entre elles dans un certain ordre. Se dit tant au sens phys. qu'au sens moral : la combinaison des lettres; faire des combinaiso7is, pour voir l'effet que deux choses ensemble peuvent produire. — Fig. Mesures, calculs par lesquels on prépare le succès de quelque all'aire : après avoir fait bien des combinaisons, ii échoua dans S07i entreprise, combinaison ministérielle. — Chim. L'union intime par laquelle les partiesde deuxoude plusieurs corps se joignent pour en former un nouveau ieau est formée parla combinaison de l'oxygène et de l'hydrogène.— Arithm. et Algèbre. Théorie des combinaisons, établissement deslois qui déterminent les changements possibles dans le groupement d'un nombre quelconque de signes donnés. Les signes et les groupes sont appelés éléments et formes. 11 y a trois procédés de combinaison. Le premier, appelé permutation, consiste à changer l'oidre des éléments donnés, de sorte que le même arrangement ne soit jamais répété. Le second, nommé combinaison, consiste à arranger les éléments en groupes partiels, de sorte que, si l'on ne tient pas compte de l'arrangement, les mêmes éléments ne sont précisément pas répétés, sous aucune forme. Dans la permutation, tous les éléments sont contenus sous chaque forme. Le troisième procédé, nommé variation, est la réunion des deux autres. Il consiste à faire d'abord toutes les formes possibles par combinaison et ensuite à permuter chacune de ces formes.
I COMBINATEUR, TRICE s. Personne habile à
fiiiie des conibinaisons. — Combin\teur télé- CRAPHiQUE, organe qui traduit à l'arri\ép en un ellet simple des ell'ets qui étaient multiples au départ.
COMBINATOIRE adj. Qui a rapport aux
combinaisons : méthode combinatoire.
* COMBINÉ, ÉE part, passé de Combiner. — Armée combinée, armée composée de troupes appartenant à deux ou plusieurs puissances alliées : l'armée combinée de France et d'Espagne. On dit aussi. Flotte combinée. — Subslantiv. Chim. Tout corps qui est le résultat d'une combinaison : un combiné.
' COMBINER V. a. (lat. combinare; de cum, avec; bini, deux). Assembler plusieurs cho^es en les disposant deux à deux. — Par ext. Les arranger, les disposer entre elles dans un certain ordre; il se dit tant au sens phys. qu'au sens moral : combiner les nombres ;~ combiner des lettres. — Fig. Calculer ou disposer de manière à parvenir à un certain résultat : combiner tm plan; ces deux généraux combinèrent habilement leurs opérations, leurs manœuvres.
— Chim. Unir deux ou plusieurs corps de manière qu'ils n'en forment qu'un seul. — Se combiner v. pr. Etre combiné, se trouver réuni : nos idées se combinent de plusieurs manières. — Chim. : le cuivre peut se combiner avec plusieurs autres métaux.
COMBINEUR s. m. Appareil propre à la distillation continue des liquides spiritueux.
COMBLAIN, village de la vallée de lOurihe. Cavernes à ossements fossiles.
* COMBLE s. m. (lat. culmen, faîte). Ce qui peut tenir au-dessus des bords d'une mesure, d'un vaisseau déjà plein : le comble d'un boisseau, d'une mesure. — Toute construction de bois, de fer ou de maçonnerie, placée audessus d'un édifice, pour soutenir la couverture d'ardoises, de tuiles, de plomb : un comble de charpente, de fer; les ouniers sont sur le comble de la maison pour réparer la couverture.
— Se dit auplur. pour désigner les logements situés dans la partie la plus élevée d'une maison, d'un édilice -.il loge dans les combles, sousles combles. ■ — De fond en comble, entièrement, depuis le fondement jusqu'au faite : cet cdifi''e a été ruiné, 'détruit de fond en comble. — Par ext. En parlant d'une ville entière : les ennemis ne quittèrent ta ville qu'après l'avoir ravagée de fond en comble. — Fig. et fam. Ruiner ouicLQu'iiN de fond EN COMBLE, lui faire perdre lous ses biens, ou son crédit et son honneur, ou tout cela ensemble. On dit aussi. Ruiner
UN SYSTÈME, UNE DOCTRINE, etc, DE FOND EN
COMBLE, en démontrer complètement l'erreur ou la fausselé. — Fig. Le dernier surcroit, le plus haut degré de quelque chose, particulièrement de l'honneur, de la joie, des désirs, de l'affliction, des maux, des vices : parvenir, arriver au comble des honneurs, au comble de la fortune, au comble de ses désirs; le comble de son af/liction, de sa douleur. — »■» Plaisanterie qui consiste à demander à quelqu'un : « Quel est le comble d'une chose? » et dont la réponse se traduit par un jeu de mots : Connaissez-vous le comble de l'exploration ? — Non. — Eh bien, c'est de découvrir une ile dans l'amer Picon. — Les premières plaisanteries de ce genic furent laites vers 1873. — * Pour comble de loc. prépos. Pour dernier surcroît : il tomba malade, et pour comble de malheur, pour comble de disgrâce, ou simpl., pour contble, il pjerdit, peu de teinps après, tout son bien.
'COMBLE adj. Qui est rempli jusque par-dessus les bords. Ne se dit propr. que des mesures de choses sèches, comme le blé, le seigle, la farine, et il n'est d'aucun usage en parlant de la mesure des choses liquides : mesure comble; boisseau comble, tout comble. — Par ext. Se dit d'un lieu reiiqili de monde : nous voulûmes entrer au spectacle ; mais il n'y avait plus de
■ COMB
place, la salle était mmble. — Fig. La mesure EST COMBLE, Se dil de celui qui, par ses crimes, par ses fautes réilérées, s'est rendu coupable au point de ne devoir plus espérer de, pardon : il a été puni, la mesure était comble. — Art vétér. Pied comble, celui dont le sabot n'a d'autre point d'appui que la sole.
* COMBLÉ, ÉE part, pas-é de Combler. — Un homme comblé, un homme dont tous les vœux .--ont satisfaits.
•COMBLEMENT s. m. Aclion de combler un
creux, un vide.
* COMBLER V. a. (lat. cumiilare). Remplir une mesure, un vaisseau jusque par-dessus les bords, tant qu'il y en peut tenir : combler un boisseau; combler une mesure; la mesure. — Fifr. Combler la MESURE, se rendre coupable d'un dernier crime, ou de fautes réilérées qui ne permettent plus d'espérer de pardon : par sa dernière faute, il a comblé la mesure. On dit aussi ; leurs crnnes, leurs fautes ont comblé la mesure. — Combler une personne de biens, lui faire de grands Idens. On dit dans le même sens : combler de bienfaits; combler de grâces, de faveurs. — Remplir un creux, un vide : combler un fossé; combler la tranchée. — Fig. Combler les désirs, les vœux, les souhaits de quelqu'un, les satisfaire, les remplir : cette union combla tous ses vœux. — Fig. Finances. Combler un déficit, faire en sorte qu'il cesse d'existei'. — Mettre le comble a quelque chose, le rendre comfilel : il a comblé sa perfidie; cette perte a comblé ses infortunes.
COMBLES, ch.-l. de cant., arr. et à 12 lui. N.-O. de l'eronne (Somme); i,440hab.
* COMBLÉTE s. f. Vén. Fente qui est au milieu du pied du cerf.
COMBORN, ancienne vicomte d'Auvergne, entie Limoges et Tulle.
COMBOURG, ch.-l. de cant., arr. et à 41 kil. S.-E. de .Sauil-.Malo (Ille-el-Vilaine), sur l'étang de Combourg; 5,541 hab. Château (mon.
hist ) dans lequel Chateaubriand passa une partie de sa vie.
COMBOURGEOIS, OISE s. (préf. com; et de bounjeois). Celui, celle qui est de la même ville.
COMBOURGEOISIE s. f. Qualité de combour-
geois.
COMBRAILLES, ancien pays d'Auvergne, aujourd'hui compris dans les départements de la Creuse et du Puy-de-Uome. Capitale, Evaux ; villes principales : Chambon, Combrailles, etc.
COMBRIE s. m. Argot. Pièce d'un franc.
* COMBRIERE s. (esp. combar, courber).
Pêche. Filet propre à prendre des thons et autres grands poissons.
COMBRONDE, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. .N. de liium (Puy-de-Dôme); 2,048 hab.
COMBROUSIER s. m. Argot. Nom donné aux
paysans par les marchands forains.
* COMBUGER v. a. (préf. com; et de buée). Remplir d'eau des futailles pour les imbiber, avant que de les employer : combuger des futailles.
COMBURABLE adj. (lat. comburere. brûler).
Miner. Synon. de combustible.
"•COMBURANT, ANTE adj. (lat. comburens; de comburere, brûler). Chim. Se dit d'un corps qui, en se combinant avec un autre corps, donne lieu à la combustion de ce dernier: principe comburant. — Substanliv. : le soufre, le chlore, l'iode sont des comburants.
COMBUSTIBILITÉ s. f. Caractère de ce qui est combustible; aptitude à brûler : combustibilité du charbon de bois.
' COMBUSTIBLE adj. Qui a la propriété de brûler ; matière combustible; la poix, le gou-
COMB
dron, le soufre, le bois sec, les feuilles sèches, sont des matières très combustibles. — Substantiv., au masc. Toute matière avec laquelle on peut laire du feu : le combustible enchérit tous les jours. — Encycl. On appelle combustible toute matière que l'on emploie pour produire de la chaleur au moyen de la combustion. Le bois, combustible le plus universellement connu, se présente sous des formes et sous des qualités qui varient suivant les essences d'arbres ci même suivant les parties du vi'^gétal dont on l'a obtenu. Il est formé-de plusieurs composés : tissu ligneux ou lignine; aubier; et matières alcalines ou terreuses qui constituent les cendres après la combustion. Il contient aussi une proportion variable d'eau. La lignine et l'aubier sont ses parties combustibles; c'est à la première qu'il doit la plus grande partie de son importance; la lignine constitue environ !).'> p. 100 du poids du bois sec. La gravité spécifique du bois varie grandement suivant les e-pèces et au?si suivant les conditions de sécheresse ou d'bumidité. Bien que la fibre solide soit plus lourde que l'eau, l'air contenu dans les cellules fait ordinairement flotler lebois. Comme la fibre est la partie la plus lourde, plus un bois sec est lourd et plus est grande la proportion de matière ligneuse ou combustible. Quand le bois est exposé à l'action de la chaleur, ses parties les plus volatiles. Comme l'humidité hygrométrique, s'échappent les premières; ses éléments gazeux sont aussitôt troublés dans leur équilibre; l'hydrogène et l'oxygène, rendus libres d'une combinaison en forment de nouvelles; des portions de ces gaz se combinent pour produire l'eau; d'autres portions s'emparent du carbone et forment avec lui une multitude de composés instables, qui varient avec le degré de température et les proportions des éléments. De même que le charbon de bois est obtenu en brûlant le bois, de même on obtient un charbon de la tourbe et un charbon (ou coke), de la houille. La tourbe (voy. ce mot)selrouve en grande abondance dans plusieurs lieux où les autres combustibles l'ont défaut. Les Chinois font une immense consommation d'un combustible artificiel obtenu en mélangeant le poussier de leurs mines de chaibon avec de l'argile et du bitume. On fait aussi des charbons artificiels dans l'Europe occidentale, ordinairement en prenant des poussiers de charbon minéral ou de charbon de bois et en les mélangeant avec du goudron ou delà poix. — La composition d'un combustible est ordinairement exprimée en établissant les proportions de coke ou de charbon, de matières volatiles, d'humidité et de cendres qu'il contient. L'analyse réduit tous ces éléments et fait connaître les proportions de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote, ainsique les matières qui composent ses cendres.
Quand on peut concentrer la chaleur de la comburtion de l'hydrogène, comme dans le chalumeau d'oxyhydrogène,on obtient un degré plus intense que par n'importe quel autre combustible. Néanmoins, d'autres considérations, outre la composition chimique des combustibles, peuventmudilier leurvaleur. Un simple changement dans leur structure mécanique peut leur donner un caraclèi'e entièrement ditf'érent, tandis que leur véritablepouvoir calorifique n'est pas altéré. Ce fait est tresapparent dans les charbons de terre qui sont à peu près sans valeur quand on les recueille sous forme de poussier, et dont on fait pourtant d'excellents charbons artificiels. Le bois présente des valeurs extrêmement différentes, selon qu'on l'emploie sous forme de bûches, de copeaux ou de sciure. (VOy. Anthracite, Charbon, Houille, Coke. Gaz, etc.)
COMBUSTIF, IVE adj (lat. combustus, brûlé). Prompt à s'entlamnier (par plaisant.).
* COMBUSTION 3. f. [kon-bu-stion](lat. com-
COMB
bustio; de comburere, brûler). Action de brûler entièrement; entière décomposition d'une chose par l'action du feu : l'air est nécessaire à la combustion ; la combustion du diamant est une découverte due d la chimie moil.crne; la combustion des cadavres était fort dispendieuse chez les Romains. — Par est. Incendie qui détruit totalement un édifice : j'ai vu tentiére combustion de ce palais. — Fig. Crand désordre, grand tumulte qui s'élève soudainement dans une nation, dans une assemblée : une étrange, une horrible combustion; ce fut une combustion générale. Dans cette acception, il se joint ordinairement avec la préposition en : toute l'Europe était alors en combustion; cela mit le royaume en combustion. — Chim. Combinaison de deux ou plusieurs corps, qui s'accomplit avec dégagement de calorique et de lumière (Acad.). L'oxygène était jadis considéré comme un élément indispensable à la combustion, mais les phénomènes de chaleur et de lumière, caractéristiques d'une rapide combustion, s'observent quand le chlore se combine avec le phosphore ou avec des métaux finement pulvérisés. Quelques corps brûlent également dans les vapeurs d'iode, de brome et de fluor. Mais telle qu'elle se manifeste ordinairement, la combustion a lieu en présence de l'air atmosphérique qui lui fournit l'oxygène nécessaire à son entretien. Les opinions qui prévalaient relativement à la nature de la combustion avant la découverte du gaz oxygène par Priestley en 1774, el le développement de ses propriétés par Lavoisier dans l'année suivante, étaient forcément fausses. La théorie phlogislique de Bêcher et de Slahl, qui précéda immédiatement celle de Priestley, considérait que dans la combustion, un certain élément, nommé phloi/istnn, par Stahl, abandonnait le corps en ignilion. Après la découverte do l'oxygène, on proposa diverses théories pour expliquer la production de la lumière dans la combustion. D'après la théorie ondulatoire, elle est due à la création de vagues ou ondes lumineuses assez intenses et assez longues pour affecter le sens de la vue. Le carbone et l'hydrogène sont les deux éléments ordinaires qui, en s'unissantàl'oxygène, produisent la combustion. Dansquelqucs circonstancesia vapeur aqueuse peut retarder la combustion; dans d'autres elle l'accélère. A moins qu'elle soit soumise au degré de chaleur néces-aire pour la décomposer, elle prend la place de l'air atmosphérique, et diminue la proportion d'oxygène effectif présent. La vapeur peut être employée comme agent aclif pour éteindre les incendies, et aussi, en petite quantité, pour augmenter l'intensité du feu; dans ce cas, elle est décomposée en passant à travers les charbons incandescents, et ses éléments s'unissent au carbone. Bunsen et Fyfc ont dèmonlré qu'il y a alors une augmentation de chaleur supérieure à la perle de calorique occasionnée par la décomposition de la vapeur. — Combustion spontanée, ignition de corps inflimmablessans application de feu et sans cause apparente d'accroissement de chaleur. Quand les huiles s'oxydent, elles absorbent l'oxygène el dégagent l'acide carbonique et l'hydrogène; si cette oxydation a lieu rapidement, comme il arrive quand on imprègne d'huile des matières légères et inflammables (colon, éloupe, chilfons employés pour graisser les machines, etc.), la chaleur suffit quelquefois pour leur faire prendre feu. Telle est la cause la plus fréquente de combustion spoiilanée. Le charbon bitumineux, gisant en tas volumineux, est susceptible de prendre feu par la sr j chaleur que développe la décomposition du fer sulfuré qu'il contient ordinairement. Le charbon de bois fraîchement fabriqué a la propriété d'absorber l'humidité et de la condenser rapidement dans ses pores, ce qu développe une telle chaleur qu'il peut, lui aussi, prendre feu. On a reconnu que les cendres de