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bois peuvent également produire le feu. m'me quand on les a laissées au repos pendant lonp-lemps. — Méd. Combustion humaine spontanée, combustion ou destruction rapide du corps humain par l'ettet d'un feu, dont la nature cl l'origine sont encore inconnues : la combustion humaine spontanée est très rare; elle n'a guère été observée que chez des individus d'un âge avancé, chargés d'embonpoint et dont les tissus étaient imprégnés d'alcool par un longabusdes liqueurs spiritueuses (Âcad.). Il est à peu prés reconnu aujourd'hui que la combustion humaine spontanée est une fiction, dont on ne parle plus sérieusement que dans les romans. Des autoritésmédicaleséminentes y ont cru, et elle a causé une foule de recherches et d'expériences scientifiques qui sont restées sans résultat. Les renseignements les plus complets, en ce qui concerne cette combustion, ontétépubliés par Pierre-.\imé Lair, dans le Journal de physique. Liébig, Bischolï et plusieurs autres, qui ont soif-'iieusement éludiéles cas supposés suthenliques, n'ont pu se mettre d'accord sur rhvpolhèse de la combustion spontanée du corps humain.

COME s. m. Argot. Surveillant du bagne.

COME, ital. Como. I. Province deLombardie (Italie), bornée au N. par la Suisse; 2,7i'0 kil. carr. : 500, OuO hab. Elle est traversée par des chaînes montagneuses comprenant les Alpes Lépontines et les Alpes Rhéliques ; elle est arrosée parl'Adda et leTessin et elle contient plusieurs lacs. Production de grain, de vins, de soie, de plomb, de fer, de cuivre et de-

COMÉ

gîen, ne à PouVastruc, près Tarbes, en 1703, mort en 178 1. Sa réputation comme opérateur fut européenne. Il a écrit sur ['Opération de la taille. Pfirh, 1751, iu-12.

* COMÉDIE s. f. (?r. kômôdia; de komos, comique ; odé. chant : lat. cnmœdia). Pièce de théâtre où l'on représente une action que l'on suppose ordinairement s'être passée entre des personnes de condition privée, et où l'on a pour objet de plaire, soit par la peinture des mœurs et des ridicules, soit par des situations comiques. — Comédie de caractère, celle qui a principalement pour objet la peinture et le dévelopjîement d'un caractère, telles sont : le Tartufe et l'Avare de Molière, le Distrait de Reg-nard, le Glorieux de Destouches, le Méchant de Gresset, etc. — Comédie d'intrigue, celle où l'auteur s'occupe surtout d'intéresser et d'amuser par une action fortement intriguée, et par la multiplicité et la variété des incidents. Les principales comédies de cette espèce sont : les Fourberies de Scapin, l'Etourdi de iMolière ; le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, etc. — Comédie facétieuse, comédie qui se rapproche de la farce. Notre théâtre offre comme modèles de ce genre : l'Avocat Patelin, le Médecin malgré lui, Pourccawjnac, etc. — Comédie de genre, celle qui met en scène des habitudes, des mœurs, des ridicules de certaines classes, de certaines professions. — Comédie épisodique.ou a tiroir, comédie dont les scènes n'ont entre elles aucune liaison nécessaire. On cite parmi ces comédies: te FûcAe^x de Molière, le Mercure galant de Boursault, les Originaux de Fagan. — Comédie a travestis-

Como.

marbre hlanc; fabriques de soieries, de lainages, de draps, d'armes à feu, de baromètres etdemiroirs.— II. Ane. 6'om«m, capitale de la province ci-dessus, à l'extrémité S. du lac de Côme, à 40 kil. .N.-N.-O. de Milan; 27,416 hab. Magnifique cathédrale en marbre, théâtre, ancienne et remarquable église de San Fedele, grande tour IJardello, dans laquelle Nafiolenne délia Torre, capturé par Ottone Vis^onti en 1277, se suicida après 19 mois de captivité. Belles villas et palais d'été Odelschaldi, dans le superbe faubourg Raimondi. Lat. i .» 48' 26" N. Long. 6° 44' 36" E. — m. (Lac de), Amas d'eau fiittoresque et tortueux, accidenté de promontoires, de golfes et de baies, dominé par des montagnes rapides qui atteignent 1,000 mètres de haut, et entouré de délicieuses villas. Il s'unit auN. avec le lac Laghetto, s'étend au S.-O. et au S. sur une longueur de 2a kil. et à BellaL'io, où sa lan-eur est de 2 àa kil., il se divise en deux branches, dont l'une, à l'O. (30 kil. de long) relient le nom de lac de Côme et l'autre (18 kil.l forme le la; de Lecco.

COME (Jean Iîaseiluac, dit le frère), chirur-

sement, comédie à tiroir dans laquelle un seul auteur, chargé de la plus grande partie des rôles, les joue consécutivement sous des costumes dilli-rents. — Comédie héroïque, celle qui représente une action sérieuse entre des personnac-es de haut rang. — Comédie pastorale, celle dont l'action se passe entre des bergers : la comédie historique et la comédie pastorale ont vieilli. La Sylvie de Mairet et le Mélicerte de Molière sont des comédies pastorales. — Comédie historique, celle dont le sujet est puisé dans l'histoire.— Comédie anecdotique, celle dont le fond est une anecdote. — Les comédies d'Aristophane, de Plaute, de Térence, de Molière, etc. Les comédies composées par ces auteurs. La comédie de l'.4.vare, DU Misanthrope, du Joueur, etc., la comédie dont un avare, un misanthrope, un joueur est le principal personnage. — La haute comédie, se dit des hautes conceptions comiques où l'on se propose plus particulièrement la peinture des mœurs et des caractères. Le Tartufe et le Misanthrope sont les chefsd'œuvre de la haute comédie. — Comédie DE HŒons, celle qui a pour objet principal la

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peinture des mœurs. — Comédie italienne, qui fut introduite en France par des acteuis italiens et dans laquelle l'action se passe entre des personnages de convention, tels que Cassandre, Colombine, Arlequin. — Comédie de cape et d'épée, comédie remplie d'aventures amoureuses, de duels, etc., où figurent des personnaîes de bonne maison : beaucoup de pièces de Caldéron et de Lope de Véga sont des comédies de cape et d'cpée. — Comédie-vaudeville, comédie dans laquelle on intercale des couplets. On disai l autrefois r;omé!d/e à couplets ou à ariettes. — Comédie larmoyante, celle où il y a beaucoup de situation pathétique. On dit mieux : Drame. — Comédie-ballet, se disait autrefois de certaines comédies dont chaque acte se terminait par un divertissement de danse. Les Amants inagnifiques de Molière, sont une comédie-ballet. — Comédie féerie ou comédie a machines, pièce où l'on admet des interventions surnaturelles et un grand luxe de décors et de costumes. — Fig. C'est un personnage de comédie, un vrai personnage de comédie, un homme qui n'a que l'apparence de l'autorité, du crédit. — Prov. et fis. C'est le secret de la comédie, se dit d'une chose qui est sue de tout le monde, et dont quelqu'un veut faire un secret. — Art de composer des comédies : il entoidbien la comédie; la comédie a été portée par Molière à la plus grande perfection connue. Représentation de toutes sortes de pièces de théâtre, comme sont la tragédie, le drame, le vaudeville : jouer la comédie, représenter la comédie. — Fig. Action qui a quelque chose de plaisant :ye crois que ces messieurs jouent la comédie, nous donnent la comédie. — C'est une com.'.die, une vraie comédie, se dit d'un événement plaisant, d'une aventure risible. — Donner la comédie AU public, tenir une conduite scandaleuse qui attire l'attention du public. Donner la comédie, se faire remarquer par des manières extravagantes et ridicules : partout oli il va, il donne la comédie. — Fig. Feinte : tout cela n'est qu'une pure comédie; toute la vie de cet homme n'a été qu'une longue comédie. ■ — Jouer LA COMÉDIE, feindre des sentiments qu'on n'a pas, chercher à paraître ce qu'on n'est pas réellement. — Lieu cù l'on joue la comédie pour le public : il loge vis-à-vis de la comédie; sa maison est à coté de la comédie. — Portier DE comédie, celui ijui se tenait à la porte d'un théâtre pour recevoir l'ari-'ont des personnes qui voulaient voir le spectacle. — Troupe des comédiens qui appartiennent à un môme théâtre : toute ta comédie doit puraiirc dans fctte pièce; la conn'die française; la troupe de l'Opéra-Comique s'appelaient autrefois la comédie ilalienne. — »v Etre a la comédie, se trouver sans un centime. — Encycl. La gaillarde Thalie, muse de la comédie et de la poésie lyrique,

La gaillarde Thalie incessamment folâlre, a dit Perrault; mais la comédie ne doit pas avoir uniquement pout but de folâtrer; sa devise est, ou devrait être : Casiigare ridendo mores. On attribue généralement à Thespis la création de la comédie :

Thespis fut le premier qui, barbouillé du lie, Promena par ks bourgs celle heureuse foli.-.

Et. d'acteurs mal oi nés ehargeaul un t ln-ieaU,

Ajuufa les passants d'un spectacle nouveau.

HonicE. Traduction de Doileau.

Avant Aristophane (voy. ce nom\ les Grecs ne connurent que de grossières farces, digues tout au plus d'amuser la populace. Les vieilles comédies d'Aristophane sont des satires en dialogue, dans lesquelles l'auteur nomme les personnes qu'il veut ridiciliser. Un auteur comique, nommé Eupolis, ayant maltraité, dans une doses pièces, le chef de la républiijiic lui-môme, il fui fait une loi poiii' défendn; de nommer au théâtre une personne vivante.

Cela donna na'S^ance à la comédie moyinne, dans laquelh; les auteurs se coutentéienl découdre des nomi supposés à des aventures'

COIMÈ

replies. Dn édit plus restrictif fît naître la comédie nouvelle, censure des vices ou des ridicules en général, dans laquelle l'intérêt de l'intripue dut remplacer l'attrait de la satire personnelle. Les principaux auteurs du premier âge furent : Susarion, Epicharme et Timaréon ; ceux du second : Cratinus, Eupolis et Aristophane; ceux du troisième ; Eubolus, Antiphiine, Apollodore, Diphile et Ménandre. Des Etrusques, la comédie passa aux Romains. .Les pi-incipaux auteurs latins sont : Afranius, Andronicus,^a^vius, Ennius , Pacuvius, C»cilius Slatius et surtout Plaute et Térence. Les Romams avaient un goût prononcé pour les grossières farces, nommées Atlellanes. La comédie renaquit en Italie avec le cardinal Bibbiena, Machiavel et l'Ârioste. En France, les premiers comédiens on Confrères de laPassion, joignirent à leur réperloire de Mystères, des farces burlesques nctn\mées jeux des pois piles. Etienne Jodelle, Biiïf, La Péruse et Garnier trouvèrent des sujets plus sérieux en remontant à l'antiquité ou en imitant les Italiens et les Espagnols. Hardy, Pierre Lerivey, Mairet, venus plus tard, ne les avaient pas fait onMier lorsque parurent Ciirneillo el Molièro, qui n'onl point été surpassés. Desmarets fit applaudir le burlesque ; Bois-Robert et Rotrou mirent à contribution le riche théâtre espagnol. Regnard et Le Sage ne sont pas indignes de rivaliser avec Molière; Destouches el La Chaussée sont plus sévères; Dorât et Marivaux sont plus maniérés. La comédie, triomphe du théâtre français, a exercé le talent d'un si grand nombre d'auteurs qu'il faut renoncera les nommer tous; citons seulement : Scarron, Racine, Dancourt, Gresset, Piron, Desmoustiers, Picard, Andrieux, Beaumarchais, Elienne, CoUin d'Harleville, Duval, Scribe, Casimir Delavigne, Alexandre Dumas, Ponsard, Emile Augier, George Sand, Musset, Sandeau, Samson, Camille Doucet, Léon Gozlan, Sardou, etc. Pour la comédie chez les autres peuples, voy. les articles consacrés à la littéralure de chacun d'eux.

COMÉDIE-FRANÇAISE. Voy. Théâtre-Français.

* COMEDIEN, lENNE s. Celui, celle dont la profession est do jouer la comédie sur un théâtre public : bon comédien. — Fig. Un hypocrite, un homme qui, dans des vues intéressées, feint des passions et des sentiments qu'il n'a pas, ou cherche à donner aux autres une fausse idée de son mérite : il est bon comédien; méfiez-vous de lui, c'est un grand comédien. — ( om'ilun. (V. S.)

COMENIDS (Jean-Amos), pédagogue tchèque

dont le vrai nom était Komensky, né dans la Moravie en 1,t92, mort en Hollande en 1671. Exilé de son pays, lors de la persécution contre les protestants, pendant la première partie de la guerre de Trente ans, il réforma les méthodes scolaires en Pologne, en Transylvanie et dans d'autres pays. On peut le considérer comme le précurseur de Basedow et de Pestalozzi. Il suggéra le mode d'instruolion qui rend l'élude agréable au moyen d'illustrations, et composa le premier livre illustré pour les écoliers : Orbis Sensualium Pictus. Ses ouvrages intitulés : Janua Linyumitm Reserrata et Pansophix Prodromiis, furent traduits dans toutes les lantiues.

* COMESTIBLE adj. (lat. comedere, manger). Qui peut se manger; ne se dit que de ce qui convient à la nourriture de l'homme, et ne se prend guère adjectiv. que dans ces phrases : denrées comestibles ; viandes et autres choses comestibles; champignons comestibles. — s. m. Subslance propre a servird'ahmenlàrhomme:

boutique de comestibles.

COMÉTAIRE adj. Qui a rapport aux comètes : système comélaire.

' COMÈTE s. f. {gr. komètes, à longue chevelurej. Corps céleste d'aspect nébuleux qui se

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