COME
meut autour du soleil, suivant les mêmes lois que les planètes, mais dans des orbes tellement allongés, qu'il ne nous devient visible que dans la partie de son cours la plus voisine de cet astre; ce qui fait qu'il semble paraître dans le ciel accidentellement. On appelle TÈTiî DE LA com!;:te, la nébulosité plus ou moins lumineuse, et généralement de figure ovoïde, qui semble former le corps de ces astres; par opposition à la traînée de lumière vague qui les accompagne ordinairement du côté opposé au soleil, et que l'on appelle queue de la coMÈTR. Quelquefois cette lueur paraît s'étendre au delà de la tête, vers le soleil, et alors elle prend le nom de barbe de la comète. D'autres fois aussi, elle enveloppe toute la tôle, et on l'appelle la chevelure de la comète. La tête des comètes, vue au télescope, présente souvent ilans son intérieur une petite masse de lumière plus condensée, c'est ce que l'on nomme le noyau de la comète. — Blas. Etoile à queue ondoyante, qu'on représente avec huit rayons. — Pyrutech. Fusée volante dont la tête et la queue sont également lumineuses. — Jeu qui se joue avec des cartes, dont une porte particulièrement le nom de comète : jouer à la comète. — Mercerie. Ruban étroit et satiné qui a ordinairement beaucoup d'apprêt : acheter de la comète. — w Individu réfiute pour porter mauvaise chance au joueur près duquel il se trouve placé. — Encycl. Un a calculé que plus de 600 comètes ontété mentionnées; M. Hind,dansun putilouvrage publié à ce sujet, en a donné une liste chronologique. iNicéphore fut le premier qui en découvrit et en décrivit une avec soin en 1337. On pense qu'il n'> en a pas moins de 17,500,000 dans notre système solaire. Voy. Amédée Guillemin : le Monde des Comètes, 1.'S77. — Lors de la naissance du grand Mithridale, deux énormes comètes parurent et brillèrent ensemble pendant soixante-douze jours; tel était leur éclat, qu'elles éclipsaient la lumière du soleil en plein midi (vers 13o av. J.-C). La queue do la comète de 1264 mesurait 100".; on suppose que c'est la même qui reparut en lii.;6, avec moins d'éclat. Vers 1577, Tycho-Brahé démontra que les comètes n'appartiennent pas à notre atmosphère. Une comète qui terrifia le peuple, tant elle était rapprochée de la terre, lut visible du 3 nov. 16; 9 au 9 mars 1680. Newton prouva, en 1704, que les comètes, aussi bien que les planètes, sont sujettes à la loi de gravitation et se meuvent probablement dans des orbes elliptiques. En 17(i9, parut une comète extraordinairement brillante, qui passa à environ 3 millions de kil. de la terre; telle était sa vertigineuse rapidité, qu'elle formait dans le ciel un arc lumineux d'une prodigieuse longueur (oo millions de kil.). La longueur de la fameuse comète de ISIl, était, a la date du 1 0 oct. et d'après les cal<:uls d'Herschell, supépérieure à liiO millions de kil. D'après Babinel, les comètes ont si peu de densité que la terre peut traverser, sans aucun danger, la queue de l'une d'elles (4 mai 1837). - Comète DE Halley. Halley ayant, le premier, démontré que les apparitions des comètes sont dues aux retours périodiques des mêmes corps, et ayant prouvé que la comète de 1682 est la même que celle de 1436, 1331 et 1607, cette comète reçut son nom. La révolution de la comète d'ilalley s'accomplit en 73 années environ. Elle reparut, ain,si qu'il l'avait prédit, en 1739; sa dernière apparition eut lieu en 1833 et elle reviendra en 1910. — Comète d'Enxke. Elle fut découverte par M. Pons, le 26 nov. 1818; mais l'astronome Encke ayant réussi à déterminer son orbe, son mouvement et ses perturbations, elle reçut son nom. C'est, ainsi que la comète de Halley, l'une des trois dont l'apparition était annoncée d'avance; ses révolutions se font en 3 ans et ■13 semaines. Elle a été observée à Copenhague le 20 juillet 1863, et en Angleterre le
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14 oct. 1871. — Comète de Biela, objet de terreur pour beaucoup de personnes, à cause de son rapprochement de la route parcourue par la terre; découverte par Biela, officier autrichien, le 28 février 1826; l'une des trois comètes dont la réapparition fut annoncée; sa révolution est de 6 ans et 8 semaines. Elle revint en 18.32, en 1839, en 1845 et en 1832; depuis cette époque, elle a disparu. — Comète de Don.\ti, aperçue par Donati, de Florence, le 2 juin 1838, à environ 3i0 millions de kil. de la terre; sa queue mesurait 60 millions de kil. Le 18 oct., elle fut sur le point de rencontrer Vénus. Les opinions varièrent sur son éclat, que l'on compara à celui de la comète de 1811. — Grande comète de 1861, aperçue d'abord par Tebbutl, de .Sydney (Australie), le l.i mai 1S61, et ensuite observée en France et en Angleterre le 29 juin. Le noyau mesurait environ 600 kil. de diamètre; la queue avait 13 millions de kil. Le 30 juin, un éclat auroral phosphorescent fit croire que notre globe était entré dans la queue de cette comète. — Comète de Coggia, découverte par Coggia, à Marseille, le 18 avril 1874.; visible (près de l'étoile polaire) pendant plusieurs mois. — Comète sans queue. Une comète sans queue fut découverte dans la constellation de Cassiopée, par Seeling, :'i Alhènes, le 2 juillet 18(12, et par Tenipel, de Marseille, les 2 et 3 juillet.
COMÉTÉ adj. Blas. Qui a une queue on-
diiyaiih-, rn parlant du pal et do la vergette.
COMÉTOGRAPHIE s. f. Science qui traite des
comcti's.
COMFORT, Comfortable. Voy. * Confort,
CoNI nUTABLE.
■ COMICES s. m. pi. [ko-mi-se] (lat. comitiiini; de cum., avec; ire, aller). Antiq. Assemblées du peuple romain, pour élire des magistrats, ou pour traiter des atfaires importantes de la république. Les comices étaient de trois espèces, qui correspondaient aux trois grandes divisions des Romains : les comitia curiata, ou comices par curies; les comitia centiiriata, ou comices par centuries; et les comitia tributa, ou comices par tribus. Les premiers furent les assemblées primitives, instituées, dit-on, par Romulus, pour diriger les grands intérêts de l'Etat. Ils élisaient les rois et les autres magislrats supérieurs, promulguaient et abrogeaient les lois, etjugeaient les crimes capilaux. Les comices par centuries s'emparèrent peu à peu de leurs prérogatives. Ces derniers comices furent institués par Servius TuUius, qui divisa les citoyens en six classes, d'après leur fortune, et qui les subdivisa en 193 centuries. Les comices par centuries avaient dans leurs attributions l'élection des consuls, des censeurs et des préleurs, ainsi que le jugement des personnes accij.>écs de trahison {crimenperduellioiiis), et l'acceptai ;un ou le rejet des lois qui leur étaient soumises. Les comices des tribus furent établis, en 491 av. J.-C, pour l'élection des tribuns, des édiles, des questeurs et d'autres magistrats inférieurs, pour le jugement des crimes de peu d'importance et pour l'exécution des lois générales et des statuts particuliers. — »\ Par anal. Réunion des électeurs pour nommer les membres des assemblées délibérantes. — Par ext. Réunion de personnes exerçant la même profession, pour délibérer sur des questions relatives à cette profession, ou pour délivrer des récompenses : comices industriels. — ' Comices agricoles, réunions formées par les propriétaires et fermiers d'un canton, à l'ellét d'améliorer les procédés agricoles et les races les plus utiles d'animaux domestiques. — On dit au sing. : un comice agricole. — Législ. « Les comices agricoles sont dts associations libres, formées par des agriculteurs ou propriétaires d'un canton, d'un arrondissement ou d'une circonscription quelconque. Ils ont pour but de faciliter l'étude
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en commtin des questions concernant l'agriculture de la circonscription, et d'encourager l'emploi des meilleurs procédés, par des concours et des récompenses. La loi du 20 mars 18SI a prescrit d'instituer des comices, au moins dans chaque arrondissement; mais celte prescription fut peu suivie, car l'initiative privée a seule le pouvoir de fonder des associations. Cependant, les comices agricoles, de même que les sociétés d'agriculture, sont rattachées à l'administration par le lien de l'intérêt; elles en reçoivent des subventions et. en échange, elles fournissent des documents de statistique et des comptes annuels. Ces associations ont été souvent un moj-en, pour des hommes politiques, d'exercer une certaine influence sur Ips populations rurales; les intérêts agricoles n'étaient alors, pour les candidats à des fonctions électives, que le but apparent de réunions brillamment organisées, suivies de banquets et de discours.»
(Ch. y.)
COMICIAL, ALE, AUX adj. Qui a rapport
aux comices : assemblée comiciale.
COMINGE s. f. 'Voy. Commingk.
" COMIQUE adj. (gr. kômikos ; de kômé, village; lat. comiciis). Qui appartient à la comédie : pièce comique ; genre comique. — Troupe COMIQUE, troupe de comédiens. — Plaisant, propre à faire rire : visage, air comique; aventure comique; roman comique. — Fig. Avoir le B.'VsyuE COMIQUE. Se dit d'un acteur comique, et signilie avoir un visage qui se prête à tous les mouvements de physionomie nécessaires pour bien exprimer le carai'tère d'un rôle plaisant. — s. m. Le genre comique, la comédie : cet auteur entend bien le comique; ce comédien n'est bon que dans le comique. — Fig. Avoir du comique dans l.^ figure, avoir une physionomie plaisante. Avoir du comique d.\ns l'esprit, avoir une disposition à saisir et à rendre le ridicule. — Auteur comique : Molière est notre premier comique. — Comédien qui est habituellement chargé de représenter les personnages plaisants ou boulions : c'est un bon comique; il tient l'emploi de comique. — Jouer les comiques, tenir l'emploi de comique. — Fig. et fam. C'e.st le comique de l.\ troupe, se dit d'une personne qui, dans une société, amuse ordinairement les autres par ses bouffonneries.
* COMIQUEMENT adv. D'une manière comique : parler comiquemeut.
COMITAN ou Comitlan, ville de Chiapas (Mexique), suc la rivière Grijalva, à (iO ki!. S.-E. de San Crislobal ; environ 10,000 hab. Elle est bien bâtie et fait quelque commerce en cochenille, en sucre et en coton.
COMITAT s. m. (bas. lat. comitatus, dignité de comte). Arrondissement ou canton administratif, en Hongrie.
* COMITES, m. (lat. comes, comitis, chef). Officier préposé pour faire travailler la cbiourme d'une galère : impitoyable comme un comité. — E.NCVCL. « On nommait comité, dans les xvii" et xviii" siècle , celui qui gardait et surveillait la chiourme sur les galères du roi. Le comité se tenait, le fouet à la main, sur le coursier ou plancher étroit qui s'élevait entre les bancs de droite et les bancs de gauche des galérii'iis. Pendant que ceux-ci, enchaînés à leur banc et nus jusqu'à la ceinture, ramaient en silence, ou bien dormaient par séries, le comité veillait et frappait les paresseux; il devait, pour obéir au capitaine, stimuler sans cesse les rameurs. » (Cu. V.)
* COMITÉ s. m. (lat. comitatus). Réunion de personnes commises par une autorité quelcunquî, par une assemblée, etc., pour la discussion de certaines affaires, de certains objets : comité des arts et manufactures ; comité de rartUterie; comité de bienfaisance. — Comité DE LECTOBB, comilé dcvaiil lequel on lit les
pièces présentées, et qui juge si elles doivent être jouées. — Comité secret. Assemblée réglée, lorsqu'elle exclut le public de la salle, pour délibérer en secret : la chambre s'est formée en comité secret. — Fam. Société restreinte à un petit nombre de personnes, entre lesquelles règne ordinairement une certaine familiarité : nous souperons ce soir en petit comité. — Législ. « Des comités, ayant pour fonctions d'éclairer l'administration et de se livrer à un e.xamen préparatoire des affaires, sont attachés aux divers départements ministériels. Nous citerons seulement le comité consultatif des arts et manufactures, qui a été créé par un décret du 16 octobre 1791 ; le comité consultatif d'hygiène publique, réorganisé par le décret du 7 octobre 18'79; les comités d'artillerie, de cavalerie, à.' état-major, d'infanterie et de gendarmerie, établis au ministère de la guerre ; le comité comullatif de l'enseignement public, dont les attributions sont fixées par le décret du 11 mai 1880; et le comité consultatif des chemins de fer, reconstitué par décret du 24 novembre 1880. » (Ch. Y.)
* COMMA s. m. (gr. komma, segment). Mus. Huitième ou neuvième partie d'un ton, à peu près la moitié d'un quart de ton. C'est un intervalle que l'oreille ne peut saisir et qui est appréciable par le calcul seulement. Par exemple, sur le violon, si naturel et ut bémol, îit dièse et ré bémol, sol dièse et la bémol, ne sont pas la même note, la première est plus élevée d'un comma que la seconde. Sur le piano, cette distinction ne peut s'établir, parce que les dièzes et les bémols se frappent sur la même touche. — Typogr. Ponctuation qui se marque avec deux points l'un au-dessus de l'autre (:). On l'appelle aussi deux points.
COMMACHIO. Voy. Comacchio.
COMMANA. Voy. Comana.
* COMMAND s. m. [ko-man] (de commander). Jurispr. Celui que l'acquéreur d'un héritage s'est réservé de nommer, et pour lequel il déclare avoir acquis : déclaration de comm'ind. — " Déclarer cummand, c'est faire connaître la personne pour le compte de laquelle on a mis des enchères dans une adjudication d'immeubles. Dans les adjudications qui ont lieu par suite de saisie immobilière, l'avoué, dernier enchérisseur, est tenu de déclarer command dans les trois jours, et de fournir l'accepiation ou le pouvoir de son mandataire, lequel pouvoir demeure annexé à la minute de la déclaration. » (C. proc. 707.) (Ch. Y.)
* COMMANDANT adj. Qui commande dans une plai-e, ou qui commande des troupes, une troupe : capitaine commandant. — s. m. Celui qui commande une troupe : s'il se fait du désordre, on s'en prendra au commandant; il faut parler au commandant. — Chef de l);i lai lion ou d'escadron ; tout officier qui commande dans une place : le grade de commandant; commandant de place.
COMMANDANTE s. f. Femme d'un commandant : madame la commandante.
' COMMANDE s. f. Ordre donné à un fabricant, à un ouvrier de taire un certain ouvrage, qui doit ordinairement être achevé dans un temps prescrit : on lui a fait plusieurs commandes.— Ouvrage de commande, tout ouvrage que l'on fait exprès pour une personne qui en a donné l'ordre : c'est un meuble de commande.
— Fig. et fam. Maladie de commande, juie de
COMMANDE, DOULEUR DE COMMANDE, maladie,
joie, douleur, feintes ou supposées.
* COMMANDÉ, ÉE part, passé de Commander.
— UiiiciER COMMANDÉ, oflicicr qui est de service.
* COMMANDEMENT s. m. Ordre que donne celui qui cuMimaiide, qui a le pouvoir de commander : commandement verbal; il a fait cela par votre commandement; j'obéis à vos comman-
dements. — Secrétaires des commandements, principaux secrétaires des princes et des princesses de la famille et de la maison royale. — Secrétaire d'Etat et des commandements, qualité que les secrétaires d'Ktal prenaient autrefois dans leurs titres. — Lettres signées EN commandement, lettres, arrêts qui étaient signés par un secrétaire d'Etat. — Guerre et Mar. Tout ordre bref qu'on donne à haute voix pour faire exécuter certains mouvements, certaines manœuvres .• au commandement de... vous ferez telle chose. — Loi, précepte. En ce sens, on dit par excellence : les dix commandements de [Heu; les commandements de l'Eglise. — Autorité, pouvoir de commander: avoir commandement sur quelqu'un; il a le commandement sur les troupes. — Avoir le commandement d'une province, d'une place, y avoir la qualité, la place de gouverneur, de commandant.— Bâton de commandement, bâton qui est le signe de l'autorité, et que portent certains officiers investis d'un commandement. — Action de commander, manière de commander : avoir le commandement doux; l'habitude du commandement. — Il a le commandement beau, se disait autrefois d'un officier qui commandait de bonne grâce. Se dit encore, par ironie, d'un homme qui donne des ordres impo^sibles ou très difficiles à exécuter; ou d'un homme qui n'a point d'autorité, et auquel on ne veut pas obéir. — Avoir quelque chose a SON COMMANDEMENT, pouvoir s'en Servir à sa volonté : il n'a point d'équipage, mais il a les voitures de ses amis à son commandement. — Avoir une chose a commandement, l'avoir en main, pouvoir facilement en disposer : il a tout à commandement, l'argent, etc. — Fig. Avoir la parole a commandement, avoir le latin a commandement, s'énoncer avec facilité,
£arler le latin comme sa propre langue. — égisl. « Le commandement, en style juridique, est un exploit signifié par un huissier, porteur de la grosse d'un jugement ou acte notarié, et qui doit précéder la saisie (G. proc. o8o). Il est soumis aux formes ordinaires des exploits. Il ne peut être fait que pour le recouvrement d'une créance liquide et certaine (id. oiil), et en vertu d'une copie en forme ou grosse du titre, ladite copie portant le même intitulé que les lois, et terminée par un mandement aux officiers de justice (id. 146, 543). L'huissier qui fait le commandement doit être nanti de cette grosse, et il doit en signifier copie en tête de l'exploit. Le commandement doit être fait un jour franc avant les saisies mobilières. Le procès-verbal d'une saisie faite au domicile du débiteur contient un second ou itératif commandement (id. H87) (Ch.Y.).
* COMMANDER v, a. (lat. cum, avec; mandare, ordonner). Ordonner, enjoindre quelque chose à quelqu'un : il lui a commandé telle chose; commande! qu'il s'arrête. — Par civilité : n'avez-vous rien à me commander pour votre service '! — Fig. Les circonstances commandent ces mesures. — Fig. Commander le respect, l'estime, l'admiration, inspirer un respect, une estime, une admiration dont il est imposs.ble de se défendre : cette conduite commande l'admiration. — Commander quelque chose a un ouvrier, a un artisan, lui donner ordre de faire quelque chose de son métier : il a cornmandé un habit, des souliers, etc. — Fig. Ck sentiment, cette passion ne se commande point, se dit des sentiments, des passions qui ne dépendent pas de notre volonté. — Dominer pur son élévation : cette éminence, cette montagne commande la plaine, commande toute la vallée; la ville est commandée au nord par deux colli7ies élevées. Souvent, à l'idée d'une certaine élévation, se joint celle de la facilité que présente le lieu plus élevé pour attaiiuer ou battre celui qui I est moins, en tirant de haut en bas : la citadelle commande la ville. — Avoir le commandement, l'autorité : commander une armée; commander l'aoant-garde; commander
COIMM
COMM
com:\i
wi vaisseau. — Commander une expédition, une ATTAQUE, UN SIÈGE, èli'e chai'gé de diriger une expédition, une attaque, un siège. On dit de même, Commander la manœuvre. — Mener à la guêtre une troupe du commandement de laquelle on est chargé : il commandait les dragons. — Donner l'ordre de faire une chose : il commanda le feu. — Commander une troupe,
DES SOLDATS, etC, POUR UNE EXPÉDITION, UN
COUP DE MAIN, UNE ATTAQUE, etc, donner à une troupe, à des soldats, l'ordre de faire une attaque, une expédition, un coup de main : le onzième régiment fut commandé pour ouvrir la tranchée. — v. n. Avoir droit et puissance de commander, avoir autorité, empire : le prince commande à ses sujets, le jière à ses enfants, le muitre à ses domestiques, le capitaine à ses soldats, etc. — Prov. Commandez a vos VALETS, se dit à une personne qui donne trop impérieusement ses ordres k des gens qui ne dépendent point d'elle. — Fig. et fam. Commander A LA BAGUETTE, Commander avec un empire absolu; ou commander avec hauteur et dureté. — Fig. Commander a ses passions, se COMMANDER A SOI-MÊME, maîtriser, réprimer ses passions : je ne pouvais commander à mon impatience :
Le temps est un grand maître, il commande à l'amour. FlBHB d'Eglantine, le Présomptueux, acte III, se. vi.
— Cette place forte commande a tout le PAYS, elle le tient en respect.
• COMMANDERIE s. f. Bénéfice atTeeté à l'ordre de Malte ou à quelque autre ordre militaire : une eommanderie de Malte; une communderie de l'ordre Teutonique.
' COMMANDEURS, m. Chevalier d'un ordre niililiiire ou hospitalier, pourvu d'une eommanderie : commandeur de Malte. — Grade plus ou moins élevé, qui est purement honorifique : dans l'ordre de la Lé(jion d'honneur, le i/rade de commandeur est le troisième. — Commandeurs de l'ordre, ecclésiastiques qui avaient l'ordre duSainl-Esprit:Commandtu(r de l'ordre du Saint-Esprit. — Commandeur des croyants, titre que prenaient les califes. — Pharm. Baume du commandeur, baume stimulant, que l'on emploie surtout à l'extérieur en frictions, après les chutes, les contusions, etc., et quelquefois à l'intérieur à la dose de 12 à 15 gouttes. 11 se compose de lo gr.de racined'ançélique, 30 d'hypericum, 1,000 d'alcool à 31°,"lo de myrrhe, 15 d'oliban, 90 de baume de Tolu, 90 de benjoin et lo d'aloès. Ce baume fut inventé par un certain commandeur de Pe^'mes.
* COMMANDITAIRE s. m. Celui qui n'est que simple bailleur de fonds dans une société en commandite, et qui ne prend aucune paît à lagestioii. — Adjectiv. : associé commanditaire.
' COMMANDITE s. f. (lat. commendare, confier). Société formée enlre un ou plusieurs associés responsables et solidaires, et un ou plusieurs associés simples bailleurs de fonds, qui ne prennent aucune part à la gestion de la société, et qui ne sont responsables que jusqu'à concurrence de leurs mises ; société en commandite. (Voy. SociÉrÉ.) — Par ext. Fonds versé par chaque associe d'une commandite.
* COMMANDITER v. a. Fournir à un commerçant, à un industriel, les fonds nécessaires à son exploitation, moyennant un certain intérêt, mais sans prendre part à la gestion et sans être responsable que Jusqu'à concurrence de sa mise. — Cominnudo. (V. S.)
* COMME adv. de comparaison (lat. cu7n). De même que, ainsi que, : ils sont faits l'un comme l'autre. — Se met quelquefois au commencement de la phrase principale : comme il avait puni le crime, il voulut aussi récompenser la rertu. Cette construction est usitéesurtout dans les comparaisons : comme le soleil efface lesautresastres, ainsi, etc. — Prov. et fig. Comme on fait SON UT ON >K COUCHE, il fa.ul s'alteudie aubieu
ou au mal qu'on s'est préparé par la conduite qu'on a tenue, par les mesures qu'on a prises.
— Un homme comme lui, un homme de son mérite, de son rang : un homme comme lui, comme vous est au-dessus d'un pareil soupçon.
— Comme cela, ni bien ni mal : comment se porte-t-il? Comme cela, — Fam. Il est comme cela, c'est son caractère, sa manière, son usage.
— C'est tout comme, c'est la même chose. — Comme quoi, comment : voilà comme quoi je suis ici. — Se joint, dans un sens à peu près semblable, avec certains verbes, tels que : considérer, regarder, etc., pour marquer l'opinion que l'on a de quelqu'un ou de quelque chose, le jugement que l'un en porte : il fut regardé comme le plus habile capitaine de son siècle. — Comme SI, de môme que si : il me voulait engager dans cette affaire comme si elle eût été juste. — Prat. Comme aussi, et pareillement, et de plus : le contrat porte que... comme aussi que... — Comme en effet, façon dt parler dont on se sert pour confirmer ce que l'on a dit : s'il est homme de bien, comme en effet il l'est, il dira... — Par exemple : les mots françaisen tié sont féminins, comme amitié, pitié, etc. — Presque, quasi : il est comme insensé. — En quelque façon : la lumière est comme l'âme des couleurs; il le regarde comme son second père. — En qualité de -.je vous parle comme votre parent; il agit comme ami et non comme étranger.
— Tant que, autant ipie : rien n'anime lesoldat comme l'exemple des chefs. — Fam. En vertu de quoi.
Quoi! l'on me mènera coucher sans autre forraeT Obtenez un arrêt comme il faut que je dorme. JbahKacins.
— • Comme il faut, de bonne compagnie : nous hantons les endroits comme il faut. — Comme s'il EN pleuvait, beaucoup, en très grande quantité.— Comme tout, très extraordinairement : elle est joliecomme tout. — Adv. de temps. Lorsque, dans le temps, au moment où : comme je faisais telle chose, j'appris que, etc. — Conj. Parce que, vu que, ])ar le motif que. Se met tantôt au commencement, tantôt au milieu de la phrase : comme il a toujours aimé le bien public, jamais il n'a voulu consentir à ceprojct.
— 11 peut être suivi de la conj. Aussi : comme il est inconstant dans ses projets, aussi voiton qu'il réussit rarement en quelque chose.
COMMELIN (Jérôme), célèbre imprimeur, né à Diiiiai, établi à Heidelberg, et mort dans cette ville en i;i97. On estime ses éditions d'Eunape, d'Héliodore et d'ApoUodore, avec des notes li'ès savantes. (V. S.)
* COMMÉMORAISON s. f. [komm-mé-rao-
rè-zon]. Liturg. Mémoire, mention que l'Eglise fait d'un saint ou d'une sainte, le jour qu'on célèbre une autre fête : l' Eglise a fait commémoraison de tel saint. On dit aussi : la commémoraison des morts. (Voy. Comuémoration).
' COMMÉMORATIF, IVE adj. (lat. commemorare, faire souvenir). Uui rappelle le souvenir : fête commémorative .
' COMMÉMORATION s. f. [komm-mé-mora-si-on] (lat. commemoratio ; âe.commemorare, rappeler). Liturg. Cérémonie établie pour rappeler le souv'enir de quelque événement important : on a chanté un'l'e Deum tn commémoration de cette victoire. — La commémoration DES MORTS, fête que l'Eglise célèbre le jour des Morts. Se dit aussi de la mention que le prêtre fait des trépassés, à l'endroit de la messe appelé il/tmcnio. — Fam. et en plaisant. Faire commémoration de quelqu'un, en faire mention.
COMMÉMORER v. a. Rappeler le souvenir de : commémorer des ruines.
* COMMENÇANT, ANTE s. Celui, celle qui en est encore aux premiers éléments d'un art, d'une science : cet auteur, ce livre est trop difficile, trop fort pour un commençant.
* COMMENCEMENT s. m. Ce par quoi uue
chose commence; la première partie d'une chose qui a ou qui doit avoir une durée, une suite, un progrès, une étendue : les commencements des grands États sont obscurs. — Fam. Il Y A COMMENCEMENT ATOUT, OU ne pcut bien faire tout de suite les choses qu'on n'a point encore essayé de faire, auxquelles on ne s est point encore exercé. — Prendre son commencement, PRENDRE commencement, Commencer : ct'«c monarchie a pris son commencement dans tel siècle. — Absol. Au commencement, au commencement du monde: au commencement Dieu créa le ciel et la terre. N'est guère usité qu'en style de l'Ecriture. — Jurispr.CoMMENCEMENTDE preuve, ce qui fait présumer la vérité d'un fait ou d'une promesse, sans néamoins fournir une preuve suffisante. — Principe : Dieu est le commencement et la fin de toutes choses.
— Au plur. Premières leçons, premières instructions dans un art, ou dans une science : les commencements sont toujours difficiles.
' COMMENCER v. a. (ital. cominciare). Faire, produire le commencement d'un chose ;
Ce que j'ai commencé, je ne l'achève point.
RlCIITB.
— Entamer : ilcommença un nouveau chapitre.
— Inaugurer, débuter :
Heureux dans sa jeunesse
Qui prévoit les remords de la sage vieillesse. Mais plus heureux encor qui sait les prévenir Et commencer ses jours comme il veut les Gnir. LoDis Kacins.
— Donner les premiers soins, les premières notions à ; former à son début : commencer un élève; commencer un cheval. — Etre au commencement de : ce chapitre commence l'ouvrage ; nous commençons à peine l'année. — Commencer DE, se dit lorsqu'il s'agit d'une action qui aura de la durée et quand on considère particulièrement cette durée : l'orateur commençait à peine de parler, quand il fut interrompu. — Commencer a désigne une action qui aura du progrès, de l'accroissement : cet enfant commençait à peine à parler lorsqu'il mourut. — Dans le langage familier, on emp oie quelquefois commencer à pour commencer de, et l'on dit : commençons à dîner. — Commencer PAR, faire au commencement une chose de préférence à uneautre : il commence par où les autres finissent. — v. n. Avoir un commencement ou son commencement : Dieu n'a pas commencé; tout commence et tout finit. — Etre commencé : ce mot commence par une majuscule. — Débuter :
Puisque j'at commencé, le reste me regarde
CoaRBlLU,
— Irapersonnell. : il commence à faire jour.
* COMMENDATAIRE adj. Qui possède un bénéfice en comniende : abbé commendataire.
* COMMENDE s. f. [ko-man-de] (lat. commendare, confier). Titre de bénéfice que le pape donnait à un ecclésiastique nommé par le roi, pour une abbaye rét-'ulière, avec permission au commendataire de disposer des fruits pendant sa vie : la commande était une dérogation au droit commun.
COMMENCER v. a. Donner en commende.
' COMMENSAL, AUX s. m. (lat. cum, avec mensa, table). Celui qui mange habituellement à la même table avec un autre : c'est mon commensal; nous sommes commensaux. On ditaussi : être commensal d'une maison, y être attaché, y manger habituellement. (Fam.)
' COMMENSALITÉ. s. f. Qualité de commensal : sa familiarité, sa commensalité dans cette maison.
' COMMENSURABILITÉ s. f. Mathém. Rapport de nombre à nombre enlre deux grandeurs qui ont une mesure commune.
* COMMENSURABLEadj. [komm-](lat. cum, avec; mensura, mesure). Se dit de deux grandeurs qui ont un rapport de nombre à nombre,
COMM
COMM
COMM
ou, ce qui revient au même, une mesure commune : tous les nombres entiers et rompus sont coinmensiirnbli's entre eux.
COMMENSURATIONs. f. Mathém. Opération par laquelle on cherche une mesure commune a deux quantités.
* COMMENT adv. [ko-nian] (lat. quomodo). De quelle sorte, de quelle manière : Si vous voulez savoir comment la chose s'est passée, je vous le dirai; comment se porte-t-ill — Par exclam, et pour marquer l'étonnement où l'on est de quelque chose. Eh quoi! Est-il possible! comment', vous voilai comment! malheureux, avez-vous bien l'assurance de soutenir cela? — Pourquoi, d'où vient que? comment vous êtes-vous avisé de venir ici'I comment s'tst-il adressé à moi plutôt qu'à tin autre? — Substantiv. : j'iynore le comment.
* COMMENTAIRE s. m. [komm-] (lat. commentarius). Eclaircis.iements, observations et retnarques sur un livre, sur un texte, pour en faciliter rmtelliirence : commentaire sur Aristote, sur Hippocrate. — Fig. et fani. Cela n'a PAS BESOIN DE COMMENTAIRE, sc dit d'une cbose qui est très claire, qui n'a pas besoin d'être expliquée. — Point de commentaire, se dit pour imposer silence à un inférieur qui se permet de faire des observations sur ce qu'on lui ordonne ou sur ce qu'on lui défend. — interprétation ordinairement maligne, qu'on donne aux discours ou aux aclions de quelqu'un : voilà comme je l'ai oui conter ; mais le commentaire ajoute, dit que... On fit divers commentaires sur cette action-là, sur cette parolelà. — Au plur. Titres de certaines histoires écrites par ceux qui ont eu la plus grande part aux faits qui y sont rapportés : les Commentaires de César; les Commentaires de Montluc.
' COMMENTATEUR s.-m. Celui qui fait un commentaire, des commentaires : les commentnteurs d'Aristote, d Homère. — w Au féni. Commentatrice.
* COMMENTER v. a. [komm-] (lat. commentari). Fane un commentaire, des commentaires : plusieurs savants ont commenté Homère. — V. n. Tourner en mauvaise part, interpréter malignement; et alors, il se met toujours avec la préposition sur : il commente sur tout. — Absol. Ajouter malignement à la vérité de la chose ; il en dit plus qu'il n'y en a, il commente un peu.
COMMENTRY, ch.-l. decant., arr. et à H kil. S.-E. de .Montiuçou (Allier), au confluent de l'OEiletdela Baune; 12,632 hab. Ville importante, située dans le plus riche bassin houillerde l'Allier, comprenant des mines à trois couches, dont l'ensemble mesure 2o mètres dépaisseur; '2,liOO ouvriers: excellent charbon, très propre a la fabrication du coke. Grand élablissenienl métallur^njiie, composé de dix hauts-fouineaux et occupant 'i,000 ouvriers.
COMMER V. n. [ko-mé] (rad. comme). Faire des comparaisons, dire qu'une chose est comme une autre : vraiment, voilà qui est bien comme.
* COMMÉRAGE s. m. Propos, conduite de commère. (Fam.)
* COMMERÇABLE adj. Qui peut être commercé, négocié. iNe se dit que des efl'ets publics, des lettres de change : effets commcrçables; billets commerçables. On dit plus souvent aujourd'hui : nérjociable.
* COMMERÇANT, ATJTE adj. Qui commerce, où il se fait un grand c;()niinerce : peuple commerçant ; ville commerçante.— s. Négociant, marchand en gros : un bon commerçant — Législ. « .Sont commerçants, ceux qui exercent des actes decommerce(voy.CôMUF,HCE)elen font leur profession habituelle (G. comm. art. 1"). Pour être commerçant il faut être capable de contracter. Le mineur qui exerce un com-
merce est réputé majeur pour les actes de son commerce (C. civ. 487); mais il faut qu'il ait atteint l'âge de 18 ans accomplis, qu'il soit émancipé et qu'il ail préalablement été autorisé à faire le commerce par son père ou sa mère, ou, à défaut du père et de la mère, par une délibération du conseil de famille, homologuée par le tribunal civil; il faut en outre que l'acte d'autorisation ait été enregistré et affiché au tribunal de commerce (C. comm. art. t). La ferûme ne peut faire un commerce distinct de celui de son mari, sans l'autorisaiicin d» celui-ci. Les mineurs et les femmes, diîmentaulorisésà faire le commerce, peuvent engager et hypothéquer leurs immeubles; ils peuvent même en faire l'aliénation ; mais le mineur doit, avant de les vendre, être autorisé à. le faire par une délibération du conseil de famille; et la femme ne peut aliéner ses biens stipulés dotaux que dans les cas déterminés par la loi (id. 4 à 7). ^e peuvent être commerçants : 1° les ecclésiastiques (Edit de 1761)); 2° les magistrats (Décret 14 décembre 1810); .3° les avocats (voy. ce mot) ; 4° les officiers ministériels (voy. Avoué, Notaire, etc); 5» les consuls en pays étranger, les officiers et administrateurs'de la marine de l'Etat (Arr. 2 prairial an XI); 6° les fonctionnaires ou agents du gouvernement dans les atl'aires dont ils ont la surveillance ou l'ordonnancement (C. pén. 17oJ; 7° les commandants militaires, préfets et sous-préfets, dansla circonscriplion oùils ontautorité;pour ce qui concerne le commerce des grains, farines ou boissons autres que ceux provenant de leurs propriétés (id. 176). Tout conimcrçanl doit tenir un livre-journal, un registre d'inventaires et un registre-copie de lettres. 11 est justiciable du tribunal de commerce pour tous les actes relatifs à son négoce. En outre, il est tenu de donner une certaine publicité à son contrat de mariage; et il est assujetti à l'impôt de la patente (voy. ce mol). . (Ch. Y.)
" COMMERCE s. m. [ko-mèr-se] (lai. comrnercium;decuni,nyec; merx,mercis, marchandise). Trafic, négoce de marchandises, d'argent, soit en gros, soit en détail ; la paix fait fleurir te commerce. — Chambre de commerce, réunion de négociantschargésde donner leur avis aux autorités localessurcequi concerne le commerce. — Fig. Faire un mauvais, un méchant, un vilain commerce, un honteux, un INFAME COM- MERCE, se mêler de quelque pratique ou de quelque intrigue qui n'est pas honnête. — Par extens. Le corps des commerçants et négociants : le haut commerce. — Fig. Liaisons, rapports, cûmmunications que les personnes ont les unes avec les autres, pour quelque objet que ce soit : dans le commerce de la vie, dans le commerce du monde; avoir commerce; entretenir commerce avec quelqu'un. — Avoir
COMMERCE, ÊTRE EN COMMERCE AVEC... Sodi t d'uiie
liaison illicite entre deux personnes de sexe différent.- Etre d'un COMMERCEAGRÉABLE, d'un BON
COMMERCE, être d'agréable société. Etre d'un COMMERCE SUR, être discret, savoir garder les secrets dont on a reçu confidence. —Jeu de COMMERCE, jeu de cartes entre trois, quatre, jusqu'à neuf personnes. — Législ. « La loi répute actes de commerce : tout achal de denrées et marchandises fait pour les revendre ou les louer: toute entreprise de manufacture, de commission, de transport par terre ou par eau, do l'ournitures, d'agences, de ventes à l'encan, de spectacles publics; toute tqiération de banque, change ou courlagi!; toutes obligations entre marchand et banquier; les lettres de change et remises d'argent faites de place à place, entre toutes personnes; toute entreprise de construction et tous achats et ventes de bâtiments ou accessoires pour la navigation inlérieureet extérieure; loul''(X])çdition niaiiliine,toul aH'rèlementou noiiscnient, enqiniiit oL prêt à la grosse, assiinince ou autre contrat concernant le commerce de
mer, et toutes conventions pour salaires ou engagements de gens de mer au service de bâtiments de commerce (C. comm. 632, 633). Pour la juridiction commerciale voy. Tribunal.— On nomn-i traités de commerce, des conventions diplomatiques, ratifiées parle pouvoir législatif et qui limitent, d'une façon réciproque, les droits de douane à percevoir sur les marchandises passantd'un paysdans un autre. Les derniers traités de commerce conclus par la France avec la Suisse, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique, la Suède et la Norrège, ont été promulgués et mis en vigueur le 15 mai 1882. L'Allemagne n'a qu'un tarif général de douanes, et cependant elle jouit, a l'égard de la France, du traitement de la nation la, plus favorisée, en vertu de l'art. 1 1 du traité de Francfort (1871). Il en est de même de l'Angleterre et de r.\ulriche-Hongrie, qui profilent ainsi des réductions de droits consenties à d'autres nations. La Néeilande, les Etats- Unis d'Amérique, etc., n'ont avec la France aucun traité de commerce en vigueur et les importations de ces pays sont assujetties aux droits fixés par le tarif général des douanes du 7 mai 1881. — 11 existe k Paris, boulevard Malesherbes, 108, une Ecole des hautes études commmerciales fondée par la chambre de commerce de Paris. Cette école délivre des diplômes et des certificats de capacité. La durée des éludes est de deux années. Le prix de l'internat est fixé à 2,800 fr. par an, et celui de l'exlernalà 1,300 fr. « (V. S.) (Ch. Y.)
' COMMERCER v. a. Trafiquer, faire le commerce : cette nation commerce avec tous les peuples de la terre.— Fig. Avoir des relations, des rapports : en commerçant avec les hommes, on appjrend d les connaître.
* COMMERCIAL, lALE, lAUX adj. Qui appartient, qui est relatif aucommerce : «yMîfsrowmereiaux. — Liberté commerciale, liberté des échanges entre différents pays.
COMMERCIALEMENT, adv. D'une manière
commerciale.
COMMERGIALITÉ s. f. Qualité de ce qui est négociable : commercialité d'une valeur.
COMMERCY. ch.-l. d'arr, (Meuse), à 39 kil. E. de Bar-le-Duc: 8,108 hab. Fabrication de pâtisserie dite Madeleine ; quincaillerie, bonneterie. Château du xvii« siècle, embelli par le roi de Pologne, Stanislas, et transformé en quartier de cavalerie. Ancienne seigneurie qui prenait le litre de principauté. Lat. (a l'église, 243 m. au-dessus du niveau de la mer), 48° 45' 54" N., long. 3° 15' 18" E.
* COMMÈRE s. f. [ko-mè-re] (lat. mm, avec, mater, mère). Celle qui a tenu un enfant ^ur les fonts : on lui donne ce nom tant à l'égard du parrain qu'à l'égard du père et de la mère de l'enfant. — Femme de basse condition, qui veut savoir toutes les nouvelles du quartier, et qui parle de tout à tort et à travers : c'est une commère, une vraie commère, une franche commère. (Fam.) — Parext. Toute autre femme de quelque conuiliun qu'elle soit, qui a le iii^Tie défaut. On peut môme quelquefois l'appliquer aux hommes : cet homme est une vraie commère. — Fam. C'est une bonne commère,
UNE FINE COMMÈRE, UNE MAITRESSE COMMÈRE, se
dit d'une femme quia delà tête, d'une femme hardie et rusée, que rien ne rebute. — Pruv. et fig. Tout se fait, tout va par compèue et PAR COMMÈRE, tout SB fait par faveur et par recommandation.
COMMÉRER v. n. Faire des commérages.
COMMERSON (Philibert), voyageur el naturaliste, lie à Cliâtilloii-lez-Dombes en l7-.'7, mort à l'ile de France en 1773. A lai.^si' des dessins el desmanuscrits conservés auMuséuiu d'histoire naturelle.
* COMMETTANT s. m. Celui qui charge un autre du soin de ses intérêts politiques ou privés : rendre compte à ses commettants.
COMM
COMM
COMM
• COMMETTRE v. a. (lat. committere, faire). Se cûiijULiiif (•(iiniiie Mkttre. Faire. Ne se dit qu'en parlant de ce qui est pf'ché, crime on faute : commettre im crime, une faute, une michante action. — Employer, préposer; ne se dit qu'en parlant des personnes -.commettre un homme à un emploi. — Pral. Commettre un r.\p- PORTEUB, nommer un jupe pour être rapporteur dans une alFaire : il a été commis pour rapporteur. — Conlier : j'ai commis cela à vos soins. — Compromettre, exposer mal à propos a quelque danger, à quelque embarras, à quelque avanie : je ne veux point, s'il vous plaii, que vous me commettiez là dedans. — Commettre deux personnes l'une avec l'autre, les mettre dans le cas de se brouiller ensemble : il a commis le père avec le fils. — Mar. Tordre ensemble plusieurs torons pour en former un cordage : commettre un cordage. — Se commettre v. pr. Etre commis, compromis, lié : un ambassadeur se commet quand il excède ses pouvoirs. — Se commettre avec quelqu'un, s'e.xposer, se mettre au hasard d'avoir une affaire, un démêlé avec lui : vous ferez bien de ne vous pas commettre avec lui, c'est un homme dnngrrcn.i:.
COMMINATION s.f.[komm-mi-na-sion] (lat.
comminatio; de comminai-i, menacer). Rhétor. Figure qui a pour objet d'intimider ceux à qui l'on parle, parl'imafîe ou par la peinture de maux qu'on leur présente comme inévitables, ou dont on leur rappelle le souvenir. * COMMINATOIRE a dj. [konim-mi-](lat. comminari, niciiaioi). Jurispr. Sedit d'une clause, d'une disposition légale, d'un jugement, qui renferme quelque menace, eu cas de contravention.
COMMIMES ou Comines, ville du dép. du Nord. canl. de Quesnoy-sur-Deule, arr. et à -(.S kil. iN. de Lille, sur la Lys; 7,527 hab. Distilleries, tanneries, cordons. Patrie de Philippe de Commines. Sur la rive gauche de la Lys, que traverse un pont, se trouve la partie belge de la ville, 4,000. hab.
COMMINES ou Comynes (Philippe de la Clite, sire de), historien, né au rhàlcau de Commines, en H4.t, mortà Argenton le 16 août lîiOO. Compagnon d'enfance et homme de confiance de Charles le Téméraire, il abandonna tout à coup le parti de ce prince et entra au service de Louis XI, auquel il avait sans doute rendu quelques services pendant sa captivité de Péronne. En récompense de cette défection (1472), le roi de France, qui trouva presque toujours en lui un docile instrument de sa polilique cauteleuse, le combla de richesses, le lit runseiller et chambellan, lui donna la seigneurie d'Argenton et le titre de prince de Talniont. Commines fut chargé de plusieurs missions et s'en tira toujours avec adresse. A la mort de Louis XI, il fil partie du conseil de régence ; mais Anne de Beaujeu fut obligée, pour mettre fin àsrs intrigues, de le faire jeter dans une cage de fer, où il resta huit mois. Le parlement le condamna à l'exil dans ses terres et à la confiscation du quart de ses biens (1488). Deux ans après, il rentra en grâce et suivit ensuite Charles VIII en Italie. Délaissé sous le règne de Louis XII, il occupa ses loi-;irsà écrire ses Mémoires, chefd'œuvre de précision, de na'iveté et d'originalité. Il y raconte, avec une parfaite impassibilité, les crimes, les trahisons des hommes politiques de son époque, et semble prendre à tâche de noircir la mémoire de son bienfaiteur, Louis XI, dont il a tracé le hideux portrait qui nous est resté. Les Mémoires de Commines, publiés pour la première fois en , liiid, ont été plusieurs fois réimprimés. Une nouvelle édition en a été donnée par M"" Dupont en I8"i(l.
COMMINGEs. f. Très grosse bombe, ainsi noninire du comte deComminyes, aidede camp de Louis XIV, parce que ce personnage était énorme.
COMMINGEOIS, OISE s. et adj. Habitant du pays de Coniniinges ; qui apparlienlà ce pays ou â ses habitants.
COMMINGES (pays de), Convenensis aqer, ancien comté de Gascogne, divisé en haulConiminges ou Comminges gascon et bas Coniininges ou Conimingos languedocien. Cap.
Saint-Bertrand; villes princ. Saint-Gaudcns, Muret, Lombez, etc. Il fait aujourd'hui partie des départements de la Haiite-Garonne, de l'Ariège et du Gers. Il fut réuni à la couronne en 1548.
* COMMIS, ISE part, passé de Commettre.—
Avoir ses causes commises aux requêtes du palais, AUX requêtes de l'hôtel, se disait autrefois de ceux qui, dan.-^ crrlains cas, avaient le droit d'y plaider en jucraière instance, et d'y attirer les procès qu'on leur intentait en d'autres juridictions.
* COMMIS s. m. [komi] (lat. commissius). Celui qui est chargé par un autre de quelque emploi, de quelque fonction dont il doit lui rendre compte; ne se dit guère que de ceux qui sont employés dans les bureaux d'une administration, ou chez un négociant, un banquier : commis au ministère; les commis d'une administration, d'unfircffe. — Commis voyageur, commis qui voyage pour les affaires d'une maison de commerce.
' COMMISE s. f. Jurispr. féodale. Confiscation d'un fief au profit du seigneur, faute de devoirs rendus par le vassal : fief tombé encommise.
♦COMMISÉRATION s. f. [komm-mi-zé-ra-
si-on] (lat. commiscratio ; de cum, avec ; misercri, avoirpitié). Pitié, miséricorde, sentiments de compassion.
* COMMISSAIRE s. m. (lat. commissits). Celui qui est commis pour remplir des fonctions ordinairement temporaires, et relatives à un objet particulier : des commissaires furent nommés de part et d'autre, pour fixer les limites. — Commissaire départi, se disait autrefois d'un intendant de province. — Commissaires DD gouvernement, procureur général et autres officiers du ministère pub lie. — Délégué à qui le gouvernement confie, â titre provisoire, certains pouvoirs, certaines fonctions : en 1848, les commissaires du goui:crnem^nt tenaient lieu de préfets. — Fonctionnairechargé de la surveillance des compagnies financières ou industrielles : commissaire du gouvernement prés de telle compagnie. — • Commissaire des guerres, officier préposé pour avoir soin de la police des troup;'s dans la marche, pour les passer en revue, et les faire payer : les commissairts des guerres ont été remplacés par des intendants militaires. — Commissaire des vivres, officier qui était préposé ou commis pour avoir soin des vivres d'une armée ou d'une place de guerre. — Commissaire d'artillerie, officier qui était commis pour servir dans l'artillerie, et pour avoir soin de tout ce qui en regardait l'attirail et l'équipage. — Commissaire de marine, oflicier préposé pour avoir soin de ce qui concerne l'équipement et l'approvisionnement des vaisseaux de l'Etat, pour passer en revue les officiers elles troupes delà marine, pour payer les soldes : il y avait autrefois un commissaire de la marine du Ponant et un commissaire de la marine du Levant. — Commissaire GÉNÉRAL de LA CAVALERIE, officier principal qui commandait la cavalerie légère sous l'autorité du colonel général el du meslre de camp général, ou en leur absence; par ext., on appelait aussi son régiment : le commissaire général. — Commissaire des pauvres, celui qui, dans une paroisse, recueillait la taxe qu'on y avait établie pour les pauvres; se dit quelquequefois encore des membres d'un bureau de charité, de bienfaisance. — Commissaire de POLICE, ou simplement commissaire, officier public chargé, dans les villes, de faire observer
les règlements et les ordonnances de police : faire sa plainte, porter sa plainte devant un commissaire, devant le commissaire, aucommissaire. — Commissaire-priseur-vendeub, ou simplement, coMMissAiBE-pRisEUR, ol'licier qui met le prix aux eli'els mobiliers dont la vente se fait en public au plus offrant et dernier enchérisseur.— Celui qui était établi par aulorilé de justice pour administrer, pour régir des biens saisis ou mis en séquestre : il fut ordonné que les biens en question seraient régis par commissaires. — Commissaire aux saisies réelles, officier qui était commis pour avoir soin des biens saisis réellement. — Juge délégué parle tribunal auquel il appartient, pour procéder à certaines opérations, et en faire son rapport,Iorsqu'il y a lieu : te parlement nomma des commissaires pour instruire l'affaire sur tes lieux. On dit uuiourd'hui, juge-commissaire. — Commissaire de la cour, se disait autrefois d'un commissaire du parlement oudequelqiie autre cour supérieure : le procès a été vu par les commissaires de la cour. — Travailler de GRANDS commissaires, so disait autrefois lorsqu'un certain nombre de conseillers, avec le président, travaillaient extraordinairemeiit. dans le palais même, à l'examen, à la discussion d'une affaire : travailler de petits commissaires, se disait lorsque c'était chez le président que les conseillers s'assemblaient pour travailler; on disait de même : cette affaire a été jugée de grands commissaires, elle a été vue de petits commissaires. — Commissaire des morts, celui qui règle l'ordre d'un convoi funèbre. — Membre d'une commission : l'Académie nomma une commission de cinq commissaires. — Commissaire d'un bal, d'une fête, d'un banquet, relui qui est chargé d'en diriger les préparatifs et d'en faire les honneurs. — Législ. « Les commissaires de la mabine ont des attributions nombreuses et importantes; ils sont les intendants de l'armée de mer. Le corps du commissariat est recruté par la voie du concours ; et les candidats au litre d'élève-commissaire doivent être pourvus du diplôme de licencié en droit. Après un stage de deux ans et un nouveau concours, les élèves conmiissaires obtiennent le grade d'aide-commissaire, puis ils peuvent atteindre successivement, partie à l'ancienneté, partie au choix, et après les délais fixés par les règlements, les grades de commissaire adjoint, de commissaire et de commissaire général. Les commis du commissariat, sont des employés civils, affectés au service des écritures, dans les ports. Les commis ai(x vivres soni chargés de la disLiibu.iuii el de la comptabilité des vivres, à bord des bâtiments ou dans les ports, el sont placés sous les ordres des officiers du commissariat. Les COMMISSAIRES DES MONNAIES, sont dcs agents de l'Etat, nommés par décrets el placés auprès des ateliers de fabrication des monnaies pour y veiller, avec l'aide de contrôleurs placés sous leurs ordres, à l'ob.servation des règlements (Arr. 10 prairial an .XI; ord. 26 décembre 1827). Les commissaires de police sont investis de diverses fonctions par le Co le d'instruction criminelle el par les lois des 21- 29 sept. 1791 el du 28 pluviôse an VIU. Ilssont chargés de veiller à l'exécution des règlements de police, de dresser des procès-verbaux en matières criminelle, correctionnelle ou de police (C. inst. crim. 9 el suiv.), et dede remplir les fonctions de ministère public devant les tribunaux de simple police (id. 144). Ils sont à la fois des fonctionnaires administratifs sous les ordres des préfets et des maires, et des officiers de police judiciaire. A ce dernier litre, ils relèvent du procureur de la République dont ils sont les auxiliaires et auquel ils adressent leurs procès-verbaux .id..T.'^, .^4). Le commissaire de police du chef-lieu de canton reçoit les procès-verbaux dressés par les gardes-champêtres lorsqu'ils constatent de simples contraventions (id. 20), et failciter les contrevenants devantie jugedepolice^id. 143),
COMM
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La compétence des commissaires de police s'étend dans tout le canton où ilsrésident. Ils sont nommés par le chef de l'Etat, dans les villes de plus de G,000 âmes, et par le préfet dans les autres communes (Décr. 28 mars 1852). Les commissaires départementaux créés par le décret du o mars 1853 ont été supprimés par un autre décret du 22 mars 18n4. Les commissaires cantonaux établis en vertu de l'article 7 du décret de 18o2 ont été supprimés en 1870. Le commissaire central de police, dans les villes où il enexiste, est responsable du service des autres commissaires, lesquels sont placés sous son autorité directe. Les commissaires de police sont répartis en cinq classes et les traitements sont fixés, suivant les classes et y compris les frais de bureau : à 1,440 fr., 1,880 fr., 2,400 fr., 3,600 fr. et 4,800 (Décr. 27 fév. 1855). A Paris, il y a un commissaire de police dans chacun des 80 quartiers, et d'autres sont affectés spécialement aux délégations j udiciaires, au tribunal de jioliee municipale, à la vérification et à l'inspection des poids et mesures, etc. Les commissaires de police ont sous leurs ordres des auxiliaires auxquels on donne généralement le nom d'agents de police, cl qui, n'étant pas des officiers de police judiciaire, ne peuvent dresser de procès-verbaux faisant foi en justice jusqu'à preuve contraire. Ces agents ne peuvent faire que des rapports (Arr. cass. 29 août 1829). Les coumissaires-priseurs ont pour attributions de faire la prisée ou estimation des objets mobiliers inventoriés par les notaires, et la vente des meubles aux enchères publiques, dans les villes où ils sont établis. Aux termes de l'ordonnance royale du 26 juin 1816, des commissaires-priseurs doivent être établis dans les chefs-lieux d'arrondissement, et il ; peut en être placé dans toutes les villes dont la population excède 3,000 hab. Pour devenir titul.tiie d'un office de commissaire-priseur, il suffit d'être Français, d'être âgé de 2o ans et de jouir de ses droits civils, mais il faut en outre justifier du versement d'un cautionnement, être nommé par décret sur la présentation d'un titulaire ou de ses héritiers et prêter serment devant le tribunal, avant d'entrer en fonctions. Les commissaires-priseurs n'ont le droit exclusif de faire les prisées et les ventes publiques de meubles que dans le lieu même où ils sont établis; pour les autres communes de leur circonscription, ils ont ce droit en concurrence avec les notaires, les greffiers de justice de paix et les huissiers. Dans les villes où il existe un mont-de-piété, un ou plusieurs commissaires-priseurs sont chari-'és de faire les prisées et les ventes concernant cet établissement. I.a vente publique des marchandises dépendant d'une faillite peut être faite par un officier public autre que le commissaire-priseur, selon la décision prise à ce sujet par le juge-commissaire (G. comm 486 ; L. 25 juin 1841). La vente volontaire aux enchères en gros de certaines marchandises peut être faite par courtiers (L. 28 mai 1838 ; L. 3 juillet 1861).A Paris la vente à la criée des denrées alimentaires est faite par des facteurs (Décr. 13 janv. 1878). Les commissaires-priseurs d'une même résidence sont tenus d'avoir une bourse commune et d'y verser la moitié des droits proportionnels qui leur sont alloués pour chaque vente. Les fonds de celte bourse commune sont affectés, comme garantie principale, au paiement des deniers produits par lesventes; ils sont saisissablcs et la répartition en est faite tous les deux mois, par portions égales entre les associés (L. ISjuin 1843,art. 5). Les commissairespriseurs sont personnellement responsables du prix des ventes par eux faites ; ils ne peuvent recevoir des adjudicataires aucune somme au-dessus du prix de l'enchère et des droits qui leur sont alloués par le tarif(C. proc. 625). Lesfonctions de commissaires-priseurs, peuvent, ailleurs qu'à Paris, être cumulées avec
celles de greffier de justice de paix ou d'huissier; mais elles sont incompatibles avec un intérêt quelconque dans un commerce de meubles ou de friperie (Ord. 2,5juinlSI6, art. H , 121. Les commissaires-priseurs ne sont pas assujettis à un droit fixe de patente, mais à undri)it proportionnel du quinzième delavaleur localive de tous les locaux qu'ils occupent (L.14juillet 1880, tableau D). — Les commissaires
DE SURVEILLANCE ADMINISTRATIVE PRÈS LES CHE- MINS DE FER sont nommés par le minisire du commerce; mais ils sontdevérilables officiers de police judiciaire, car ils ont pour mission
f>rincipale de constater, par piocès-verbaux, es contraventions, délits ou crimes commis dans l'enceinte des chemins de fer et dans leurs dépendances IL. 27 fév. 1830). Ils sont en outre chargés, sous les ordres des ingénieurs et des inspecteurs de l'Ktat, de surveiller l'exploitation technique et commerciale » (Ch. Y.)
* COMMISSARIAT s. m. Qualité, emploi de commissaire : cet employé a obtenuun commissariat. — Durée des fonctions d'un commissaire : il s'est absenté tout le temps de son commissariat. — w Lieu où sont établis les bureaux du commissaire : au coin de cette rue, vous trouverez le commissariat.
' COMMISSION (lat. commissio; de committere, confier), l'ait, action, chose commise : péché de commission. S'oppose à Péché d'omission. — Charge qu'on donne à quelqu'un de faire quelque chose : donner commission à quelqu'un de faire quelque chose, lui donner une commission, le charger de quelque commission. — Charger d'acheter, de faire quelque emplette : c'est lui qui fait toutes les commissions de ta province. — .Message dont on charge un domestique, un subalterne, un commissionnaire : ce domestique fait fort bien les commissions. — Comm. Profession de celui qui fait habituellement des actes de commerce pour le compte d'autrui : faire la commission; maison de commission. — Ce qu'un commissionnaire perçoit poursonsalaire ■.ilcnacoùté tant de tommission sur ces marchandises. — Mandement du prince, ordonnance du magistrat ou de quelque autre personne ayant autorité de commettre, de députer : commission verbale ; vommis>:ion par écrit. — Emploi qu'on exerce comme y ayant été commis pour un temps; oppos. à office ou charge : ce n'est pas une charge, ce n'est qu'une '■ommission; qu'une simple commission. — Lettre de marque : un 7uicire ne peut aller en course sans être pourvu d'une commission de son gouvernement. — Mar. milit. Ce vaisseau est en commission, il est en armement.— Réunionde personnes commises pour remplir des fonctions spéciales, ou chargées d'un travail préparatoire, de l'examen d'une chose, d'une affaire : la commission du sceau ; commission permanente; commission spéciale.— Se dilégalement de certains tribunaux d'exception : commissionmilitaire ; une commission fut établiepow faire le procès auxrebeltes.— Commission consultative, commission nommée par le président de la République, après le coup d'Etat de 1831, pour remplir les fonctions du Corps législatif et du Conseil d'Etat. — Commission municipale, commission nommée par le gouvernement, pour remplacer un conseil municipal démissionnaire ou dissous. — Commissions mixtes, commissions instituées dans les départements pour condamner les républicains, après le coup d'Etat du Deux Décembre. Elles se composaient du préfet, du procureur de la République et du général commandant le département. Elles prononçaient en secret, sans procédure, sans audition do témoins, sans interrogatoire et sans aucune espèce de débats, le renvoi des gens soupçonnés de républicanisme devant les conseils 'de guerre, leur Iransportation, en Afrique ou àCayenne, leur expulsion de France ou leur internement.
TABLEAU statistique DES RÉPUBLICAINS FRAPPÉS PAR LES COMMISSIONS MIXTES.
Envoyés devant un conseil de guerre 247
Déportés à Cayenne 239
Déportés en Algérie avec la marque ,\ 4.540
id. id. — . .... 5.0i3
Exilés 939
Eloignés 636
Bannis de Paris 2.818
Condamnés à la prison 6^6
Total 1S.068
En 1880, la commission chargée d'indemniser les victimes du Deux Décembre, eut à satisfaire environ 5,000 réclamants, dont beaucoup n'avaient pas été victimes par eux-mêmes mais étaient les enfants ou les veuves des républicains persécutés. On accorda des terres à ceux qui étaient fixés en Algérie; on donna des bureaux de tabac aux femmes, et on alloua aux autresdes pensions. La commission demanda que chaque indemnisé reçût une médaille commémorative. Une loi insérée dans le Journal officiel, le 2 août 18S1, fixaà 6millions de fr. l'indemnité à répartir entre les victimes descommissions mixtes ou leurs héritiers. — Législ. « On nomme Commission bogatoire (du lat. rogare, demander, interroger) le mandat par lequel un tribunal ou un juge charge un autre tribunal ou un juge d'une autre résidence soit d'entendre un témoin dans une enquête civile (C. pr. 266); soit de recevoir un serment, une caution, ou de faire toute autre opération en vertu d'un jugement (id. 103 i), soit de prendre communication de livres de commerce (C. comm. 16) ; soit, en matière criminelle, de recevoir une déposition ou de faire une perquisition (C. inst. crim. 83, 84, 90). Les Commissions SCOLAIRES, instituées par la loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement obligatoire, ont pour fonctions, aux termes de l'article 5 de cette loi, de surveiller et d'encourager la fréquentation des écoles. Dans chaque commune, il existe une commission municipale scolaire, composée du maire président, d'un délégué cantonal désigné par l'inspecteur d'académie, et de plusieursautres membresdésignés par le conseil municipal, en nombre non fixé mais ne pouvant pas dépasser le tiers des membres de ce conseil. L'inspecteur primaire fait partie, de droit, de touteslescommissions scolaires deson ressort. La commission, de concert avec le maire, dresse chaque année la liste detous les enfants des deux sexes âgés de six à treize ans, pour lesquels l'instruction primaire est obligatoire. Elle est chargée spécialement d'apprécier les motifs d'absence indiqués au directeur de l'école par les parents des enfants inscrits sur la liste et qui n'ont pas répondu à l'appel fait pour chaque classe. Lorsqu'un enfant s'est absenté quatre fois dans le mois, pendant au moins une demi-journée, sans justification admise, le pèreou lapersonneresponsable est invité à comparaître devant la commission scolaire qui doit lui expliquer son devoir; en cas de non comparution ou en cas de récidive dans les douze mois, la commission ordonne l'inscription à la porte de la mairie, pendant quinze jours ou un mois, des nom, prénoms et qualité de la personne responsable, avec indication del'infraction commise. Lorsqu'une nouvelle récidive est constatée, la commission scolaire doit adresser une plainte au juge de paix, afin que le contrevenant soit frappé des peines de police. La commission peut accorder des di-pcnses aux enfants demeurant chez leurs parents; mais ces dispenses de fréquentation scolaire ne peuvent dépasser trois mois par année en dehors des vacances, et, si elles excèdent quinze jours, elles doivent être soumises à l'approbation de l'inspecteur primaire. La commission peut aussi, avec l'approbation du conseil départemental, dispenser de l'une des deux classes de la journée les enfants placés en apprentissage dans l'industrie ou employés, hors de leur famille, dans l'agriculture. Enfin cette
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commission est chargée de répartir les secours distribués sur les fonds de la caisse dite des écoles, inslituéeiianschaque commune. (Voy. Caisse). Telles sont les attributions dont les commissions scolaires sont investies par la loi du 28 mars 1882; mais ces commissions n'ont aucun droit d'inspection et de contrôle sur les écoles (Cire, minist. 13 juin 1882). « (Ch. Y.) Pour ce qui concerne les commissions départementales, V03'. CoNisEiL génékal; et pour les commissionsmnniripnles, voy.CoNSEiLMUNiciPAL. j * COMMISSIONNAIRE s. m. Celui qui est char(.'é d'une commission pour quelque particulier. — Comm. Celui qui fait quelque acte de commerce pour le compte d'aulrui : , commissionnaire d'achat ; le commissionnaire a été remboursé de ses avances. — Commissionnaire DE ROULAGE, cclui qui se charge de faire transporter des marchandises par voiture. Commissionnaire chargeur, celui qui se charçe de l'expédition de marchandises par bateau ou par chemin de fer. — Celui dont le métier est de faire des messages, de porter des fardeaux par la ville ; les commissionnaires se tiennent ordinairemcnl au coin des rues, ou aux portes des grandes maisons. — Législ. « Le mot commissionnaire, pris dans le sens commercial, signifie en général celui qui agit en son propre nom ou sous un nom social, pour le compte d'un commettaul(C. comm. 94), tandis que le mandataire apil au nom de son mandant (C.civ. 1984). Le commissionnaire s'oblige personnellement vis-à-vis des tiers avec lesquels il contracte; mais ses droits et ses obligations à l'égard de son commettant sont ceu.t d'un mandataire envers son mandant. La loi accorde au commissionnaire en marchandises, pour le paiement de ses avances ainsi que des intérêts, commission et trais, un privilège sur la valeur des marchandises à lui expédiées, pourvu que ces marchandises soient restées en sapossession(C.comm. ^'ô'.Leiwmmissionnairesau iVont-de-piété sont des intermédiaires accrédités auprès de certains monts de piété et dont la loi reconnaît le titre (L. 24 juin 1851, art. (i). A Paris, ces commissionnaires sont au nombre de douze ; ils sont obligés de verser un cautionnement et sont soumis à la surveillance de l'administration ; ils reçoivent des particuliers 2 p. 100 sur les engagements et les renouvellements, et I p. 100 ïur les dégagements qu'ils opèrent. Il leur est en outre alloué, par le montde-piété, IJ p. 100 d'intérêt sur les sommes dont ilssont en avance. Le Code de commerce consacre unesection dechapitre aux obligations des commissionnaire s pour le transport par terre et par euM; nous en résumerons les dispositions au mot VoiTURiER. Les commissionnaires en marchandises sont assujettis àun droitfixe de patente qui est de 400 fr. a Paris, de 75 à 300fr. ailleurs, suivant la population des communes ; ils doivent en outre un droit proportionnel , égal audixiéme delà valeurlocative detousles locaux qu'ils occupent. Si le commissionnaire s'entremet seulement pour la vente aux détaillants et aux consommateurs, le droitfixe de patente est seulement de 12 à 7S fr. et le droit proportionnel est réduit au trentième. Le commissionnaire au mont-de-piélé est assujettiaiix mêmes droits. Pour le commissionnaire enlrepositaire, lequel se borne à vendre les marchandises déposéeschez lui, le droitfixe varie de 50 à 300 fr., suivant la résidence, et le droit proportionnel est du dixième. » (Ch. Y.)
•COMMISSIONNERv. a. Délivrer à quelqu'un une commission par laquelle on l'autorise à faire quelque chose : il était commissionné par son gouvernement.
' COMMISSOIRE adj. [komm-mi-soua-re] (lat. commissus, commis). Jurispr. Ne s'emploie que dans la locution : I'acte commissoire, clause par laquelle on stipule, dans un contrat de vente, que, si l'acheteur ne paye pas le prix convenu dans un temps déterminé, la vente
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sera résiliée. — Contrat de gage par lequel le créancier demeure propriét^aire de la chose engagée, si le débiteur ne paye pas au terme fixé : le pacte commissoire est interdit comme usuraire.
COMMISSURAL, ALE adj. Qui a rapport à la
commissure : snudure commissurale.
' COMMISSURE s. f. [ko-mi-su-re] (lat. coynmissara, jointure). Anat. Point d'union de quelques parties du corps : (a commissure des nerfs optiques; la commissure des lèvres, des paupières.
' COMMITTIMUS s. m. [komm-mi-ti-mus] (lat. nous commeUons). On appelait autrefois lellrcs de Commitlimus, ou simplement Çommittimus, des lettres de chancellerie par lesquelles les causes qu'une personne avait, tant en demandant qu'en défendant, étaient commises en première instance aux requêtes du palais ou aux requêtes de l'hôtel : faire expédier, faire signifier un Committimus. — CoMMiTTiMus DU GRAND SCEAU, cclui qu'on obtenait pour les clauses qui étaient hors du ressort du parlement de Paris; Committimus du petit sceau, celui qui n'était valable que dans l'étendue d'un parlement. — Droit de Committimus : on ôta le Committimus à plusieurs communautés,
COMMITTITDR s. m. [komm-mi-ti-tur] (lat.
il est commis). Jurispr. Ordonnance par laquelle le président d'un tribunal commettait un juge pour faire quelque instruction : mettre le Committitur au bas d'une requête.
COMMIUS, chef gaulois que César imposa comme roi aux A.trébates (54 av. J.-C). Deux ans plus tard, il se joignit à la grande insurrection contre les Romains, etcontinua la guerre de partisans après la chute d'.\lésia.
COMMODANT s. m. Prêteur par commodat.
•COMMODAT s. m. [komm-mo-da] (lat. commodatum; de cornmodare, prêter). Jurispr. Prêt gratuit d'une chose qu'il faut rendre en nature après un certain temps. — LégisI, " Le Code civil consacre tout un chapitre au contrat de bienfaisance que l'on nomme commodat ou prêt à usage fait gratuitement, et qu'il ne faut pas con tondre avec le prêt de consommation, le louage ou le dépôt. Dans le commodat, le prêteur, tout en restant propriétaire de la chose prêtée, ne peut la
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prendre avant le délai fixé, ou avant qu'elle l servi à l'usage convenu; cependant, s'il a un besoin urgent et imprévu de sa chose, il peut obtenir du juge que l'emprunteur lui en fasse la restitution immédiate. Lorsque l'emprunteur a été obligé, pour la conservation de l'objet, de faire quelque dépense à la fuis extraordinaire, nécessaire et urgente, le prêteur est tenu de la lui rembourser. De son côté, l'emprunteur ne peut employer la chose prêtée qu à l'usage convenu; il doit veiller a sa conservation et il répond même du cas fortuit, lorsqu'il a excédé les bornes ou les délais de la convention, ou lorsqu'il y a eu estimation de la valeur au moment du prêt. Si la chose est prêtée conjointement à plusieurs, ceux-ci sont solidairement responsables envers le prêteur (C. civ. 1874 à 1891). L'emprunteur qui est fondé à réclamer le remboursement de dépenses par lui faites pour la conservation de la chose prêtée, a un privilège sur cette chose (id. 2102, 3°); mais il n'a pas le droit de la retenir en ses mains jusqu'à ce qu'il soit payé de ses dépenses, ni de la garder à titre de compensation avec ce que le prêteur peut lui devoir pour une autre cause, (id. 1293, 1885. >>
(Ch. Y.)
COMMODATAIRE adj. Qui a rapport au commodat : contrat commodataire. — s. m. Personne à qui l'on prête par commodat : le cornmodayit et le commodataire.
•COMMODE adj. (lat. commodus). Qui est aisé, convenable, dont l'usage est utile et agréable; ne se dit que des choses : habit commode; maison commode ; c'est une chose bien commode que de... — Vie commode, vie agréable et tranquille. — Etre COMMODE dans la société, ÊTRE COMMODE A VIVRE, être d'une société dou<-e et aisée, d'un bon commerce. — Fam. IIumme QUI n'est pas commode, homme sévère, exigeant, ou avec lequel on ne peut pas plaisanter. — Trop indulgent, trop fai-ile, se dit d'un mari qui ferme les yeux sur la mauvaise conduite de sa femme : c'est un mari commode; et d'une femme qui donne trop de liberté à sa fille : c'est une mère commode. — C'est un maItrecommode, fort commode, c'est un homme qui ne rudoie pas ses domestiques, qui ne les charge pas de trop de travail. - Morale. Helâché : avoir une dévotion commode. — Fam. et ironiq. Ce qui est contraire à la règle, à la politesse : répondre par une simple dénégation, c'est commode.- ^\ Substantiv. Personned'bumeur facile : il fait le commode. — s. m. Ce qui est commode : le nécessaire, le commode et le superflu.
' COMMODE s. f. Meuble à tiroirs, et en forme de bureau, servant pailiculièrenient à serrer du linge et des habits : une commode de bois d'acajou. — Toilette-commode, commode dont la partie supérieure est disposée en lavabo.
COMMODE (Lucius ou Marcus .ffilius Antoninus), empereur romain, fils de Marc-Aurèle et arrière-pelit-fils do Trajan par sa mère Faustine, né le 31 août ilil, empereur en mars 180, et mort en 1!)3. Au point de vue militaire, son règne ne fut pas sans gloire, car ses généraux surent contenir les barbares; mais l'empereur, abandonnant la conduite des afi'aires à d'indignes courtisans, tels que Perennis et ensuite l'ancien esclave phrygien Cléandre, se plongea dans la plus crapuleuse débauche, et rivalisa de cruaulé et d'extravagance avec Caligula et Néron. Déguisé en Hercule, il descendit plusieurs centaines de fois dans l'arène et tua des milliers de bêtes féroces et de gladiateurs, à coups de flèches ou à coups de lance. Chaque jour, des centaines de personnes périssaient victimes de ses terreurs; il imaginait des conspirations pour trouver prétexte à des supplices et à des confiscations. 11 fut empoisonne et aussitôt étranglé par des courtisans qu'il se disposait à faire mettre à mort.
• COMMODÉMENT adv. Avec commodité, d'une manière commode : être logé cuiumodément.
•COMMODITÉ s. f. (lat. commoditas). Chose commode; elat, situation commode ; nioven commode : un carrosse est une grande commouité, est d'une grande commodité; c'est un petit appartement oit l'on a toutesses commodités. — Prendre SES COMMODITÉS OU ON LES TROUVE, prendre ses aises dès qu'on en trouve l'occasion. — Voilure établie pour aller d'un lieu à un autre : pi-endre la commodité des petites voilures, du bateau. — Tout moyen qui facilite quelque chose : je me sers de la commodité que m'offre le départ de monsieur un tel, pour vous écrire. — Le temps propre, l'occasion : fuites cela A votre commodité.— Facilité de jouir des choses: avoir une chose d sa commodité. — Commodités s. f. pi. Lieux d'aisance, privés d'une maison: aller aux commodités.
COMMODO adv. [ko-mo-do] (mot ital.). Mus. A l'aise; sans prescription.
COMMODO s. m. (lat. commodus, commode).
Ne s'emploie que dans la locution : enquête, information de coii.modo et incommodo, enquête qui a pour but de faire roiniaiire les avantages et les inconvénients de certains travaux projetés, de certains établissements que l'on veut créer.
•COMMODORE s. m. Mar. Grade de lama-
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rine anslaise, intermédiaire entre celui de capitaine de vaisseau et celui de contre-amiral : le coinmodore Anson.
COMMONWEALTH s. ra. [komm'-m'n-ouelth] {romiiiiiiii:t! riclusscs ou bien public). Nom duiiiii-, eu AngleleiTe, au gouvernement de Cromwell et à celui de son fils, Hichard, depuis l'exi-i'utiou de Charles 1" (30 janv. i()49) jusqu'à Ih restauration de Charles ll(29mai iliôO).
* COMMOTION s. f. [komm-mo-si-on] (lat.
commotio). Seccjusse violente : nous avons eu un tremblement de ten-e dont la commotion s'est fuit sentir jusi/u'à tel endroit. — Fig. Les grandes commotions qui bouleversent les empires.— Agitation excitée dans les esprits : cet événement causa une grande commotion parmi le peuple. — Comuotion électrique, secousse p!us ou moins violente que l'on éprouve par une décharge électrique. — Méd. Ebranlement communiqué à un organe par une violence extérieure. — C. Cérébrale, ébranlement de la masse du cerveau produit par une chute ou par un choc sur la tête. Lorsque la commotion est violente, elle amène une mort rapide. C'est donc un accidentqu'ilne faut pas néL'liger. Si une personne frappée à la tête perd "connaissance, on doit aiissitûl stimuler la peau par des frictions sèches ou aromatiques, faire respirer des vapeurs excitantes (vinaigre, éther), appliquer des sinapismes et, aussitôt qu'on le peut, faire avaler quelque stimulant ditïusible. Quand la chaleur et le pouls sont revenus, donner des purgatifs (émélique en lavage ou calomel). Ne recourir à la saignée, lorsque l'état inflammatoire le réclame^ que s'il y a des signes de contusion on d'encéphalite.
COMMDABILITE s. f. Qualité de ce qui est commuable.
* COMMUABLE ad j. Qui peut être commué : peine commuable,
•COMMUER v. a. [komm-mu-é] (lat. commutare). Changer. Commuer une peine, la changer en une peine moindre : il n'appartient, en général, qu'au souverain de commuer les peines. Ou dit à peu près dans le même sens : commuer tm vœu.
' COMMUN, UNE adj. (lat. communis). Se dit des choses auxquelles tout le monde participe, ou adroit de participer: lalumièreest commune à tous les hommes.— Se dit des chosesdont l'usage appartient à plusieurs : un puits commun; une cour commune. — M.\ison commune, hôtel où s'assemblent les officiers municipaux. — CoMUU.N, ce qui est propre à dilTérents sujets : la vie végétative est commune aux animaux et aux plantes.— F.ure bourse commune, se dit de deux ou plusieurs personnes qui font leur déjiense en commun. — Grauira. ^om, adjerlif du genre commun, nom, adjectif dont la terminaison est la même au féminin qu'au masculin. Auteur est un nom du genre commun. Fidèle, sage, sont des adjectifs du genre commun. — Syllabe commune, se dit, dans les langues prosodiques, d'une syllabe qui est tantôt brève et tantôt longue. — Jurispr. Epooxcommuns en biens, entre lesquels il y a communauté de biens -.le contrat porte que les époux semniconimunsenbiens. Seditausing. de l'un des époux entre lesquelsily a communauté: l'époux commun en biens peut, etc. — Général : le bruit commun; c'est l'opinion commune. — La la.ngue communb, langue qui est parlée le plus généralement dans un pays : en Belgique le français est la langue commune. — La voix coMMu.NE, lopinion générale.— D'une commune VOIX, à l'unanimité : d'un commun accord, de concert, chacun adhérant ;'i la chose. — Droit COUHUN, loi reçue dans un Etat, usage qui y est généralement établi. — Jurispr. Délit COMMUN, délit qui avait été commis par un ecclésiastique, et qui était de la compétence du jiiee ecclésiastique. Il est opposé à cas pirixiLg'ié. — Uidiiiaire, qui se pratique ordinairement : il n'y a rien de si commun, rien n'est
plus commun. — Les mots, les termes communs BE la langue, les mots, les termes ordinaires de la langue, par oppos. à ceux qui ne sont usités que dans les arts et dans les sciences.
— Expédier en forme commune. Façon de parler prise du style de la Daterie de Rome, et qui signifie, sans grâce, sans remise. Il a été expédié en forme commune, se dit en parlant d'un homme à qui on a gagné tout son argent en peu de temps, ou en parlant d'un homme mort en peu de temps entre les mains de plusieurs mauvais médecins. — Qui se trouve aisément et en abondance : les melons sont fort communs cette année. — Vulgaire, bas, par oppos. à noble, distingué : il a l'air commun, la figure commune. — Se dit des marchandises, des objets de peu de valeur et d'une qualité médiocre : un marchand qui n'a que des marchandises communes, qui n'a rien que de commun.— Cette terre donne tant de revenu, année commune, bon an, mal an, en compensant les mauvaises années avec les bonnes. — .Médioci'e, peu estimable dans son genre : il a fait im discours très commun. — Géora. Se dit de ce qui appartient à la fois à deux figures que l'on compare ; l'angle k, le côté b c sont communs à tel triangle et à tel autre. — Faire preuve par la commune renommée, faire preuve par l'opinion publique, au moyen d'une enquête. — Lieux communs, voy. Lieux.
— Sens commun, voy. Sens. — Vie commune, voy. Vie. — Commun, s. m. Société entre deux ou plusieurs personnes : il faut prendre cette dépense sur le commun. N'est plus guère usité que dans les phrases suivantes : Vivre sur le COMMUN, vivre aux frais d'une société, sans payersapart de la dépense commune. — Fig. Vivre habituellement sur le tiers et sur le quart. — En commun, ensemble, en société : ils ont mis leur bien en commun. — Le plus grand nombre, la plus grande partie : le com~ mun des hommes; le commun dcslecteurs. — Fig. Cette personne, cette chose est du commun, elle n'est pas de grand mérite, de grand prix : c'est un homme du commun; sa charge le tire du commun. — Une personne du commun, une personne du peuple. — Relig. Le commun des apôtres, des martyrs, des confesseurs, des vierges, l'office général des apôtres, des martyrs, etc., pour qui l'Eglise n'a point réglé d'office particulier. — Prov. et fig. Etre du commun des MARTYRS, ne se faire distinguer par aucun talent, par aucune qualité. — Domestiques inférieurs, dans les grandes maisons; et, piar extens., bâtiment où ils logent : c'est du vin du commun, du vin pour le commun. —
— Grand commun, office destiné à la nourriture de la plupart des officiers de la maison du roi; et, Petit commun, office détaché du grand commun pour la nourriture de quelques officiers privilégiés de la maison du roi. — Grand commun, se dit aussi du lieu où ces officiers travaillent, et qui est destiné pour leur logement. — Communs s. m. pi., bâtiments consacrés aux cuisines, aux remises, aux écuries, à la sellerie, et généralement aux différentesparties du service : l'hôtel est petil, mais les commune sont très vastes.
' COMMUNAL, ALE, AUX adj. Qui concerne une commune ou les communes; qui appartient à une commune : arrondissement communal; fêle communale; bois communaux. — Subtstantiv. Propriété d'une commune; pâturages où les habitants d'une ou de plusieurs communes ont droit d'envoyer leurs troupeaux : les communaux.
COMMUNALISMEs. m. Polit. Décentralisation poussée pisiiu'a l'autonomie delà commune.
COMMUNALISTEailj. Qui a rapport à l'autonomie des communes : la révolution communaliite du '\Hmars; opinions communatisles , — Substantiv. : les communalistcsde l'aris. On dit plus fam. Communard ou Communeux.
. COMMUNARD, ARDE adj. Qui a rapport, qui tient a l'insurrection de 1871 : les idées
communardes. — s. : les communards, les communardes. (Fam.) — On dit aussi Communeux.
COMMUNAUTAIRE adj. Qui arapportau système éconoinique de la conimunautéde biens : absorption communautaire.
' COMMUNAUTÉ s. f. Société de plusieurs personnes qui vivent ensemble, souscertaines règles : communauté religieuse. — Dîner a la communauté, diner au réfectoire avec les autres. — Par ext. Maison religieuse où l'on vit en communauté : le jardin de la communauté. — Corps laïques qui faisaient une société pour leurs intérêts communs : la communauté des procureurs; la communauté des notaires. — Corps des habitants d'une ville, d'un bourg, d'un village : toutes les communautés de la province. — Jurisp. Société de biens entre conjoints : se marier sous le régime de la communauté ; communauté légale. — Parité, identité, similitude : communauté de biens et de maux; communauté de sentiments. — Législ. « Le nom de communauté est fréquemment donné, sans distinction, à toute assurialion religieuse; mais il doit désigner spécialement celles de ces associations qui ont une existence indépendante, qui ne font pas partie d'une congrégation ou qui en sont détachées et se gouvernent séparément. Pour la législation qui les régit, voy. Congrégation. — Le régime de la communauté eil\'ensemb\e des règles légales ou conventionnelles auxquelles sont soumis respectivement, pendant le mariage et au moment de sa dissolution, les biens des époux qui se sont mariés sous ce régime et qui ont ainsi mis en commun tout ou partie de ces biens. La communauté légale, qui fait l'objet dos .articles 1400 à 1496 du Code civil, est de plein droit le régime auquel sont soumis les biens des époux, lorsqu'il n'y a pas eu de contrat de mariage; elle peut aussi être adoptée, sans modification, par ce contrat. La communauté conventionnelle est le régime qui, prenant la communauté p ur base, ditl'ère de la communaulé légale jiar plusieurs points expressément exprimés f ins le contrat de mariage. Le Code civil (art. < i-97 ù 1528) indique plusieurs de cesmodilicatinns et leurs cunséquenies légales; mais il autorise tout autre régime conventionnel, pourvu qu'il n'y ait aucune dérogation aux principes du droit (id. i'iSl et s.) Les époux pi'uvent aussi exclure le régime de la coiiiiuiiiiuilé : soit qu'ils déclarent se marier sans communauté, de telle sorte que le mari ail non seulement l'administration des biens de sa femme, »-iais qu'il ait seul les chances de profit ou de | erte résultant de cette administration (id. 1!)29 à lo3o); soit qu'ils adoptent le régime de la séparation de biens conventionnelle, qui donne à la femme l'entière adminislratior de SCS biens et la jouissance libre de ses rêve lus (id. 1336 à li)3îi);soil enfin qu'ils adopter t le régime dotal, en adraeltant ou non la cotnraunauté des acquêts faits pendant le mariagô et provenant de leurs économies (id. 1540 à lS8l).(Voy. Dotal et Mariage.) » (Ca. V.)
* COMMUNAUX s. m. pi. Voy. Communal.
* COMMUNE s. f. [ko-mu-ne] (rad. commun). On appelait autrefois ainsi le corps des bourgeois d'une ville, ou des habitants d'un liourg, d'un village : la commune de tel lieu; l'affranchissement des communes. — La cuaj;bre ûEs communes, ou simplement les communes, la seconde des deux chambres du parlement d'Angleterre, qui est composée des députés des comtés et des villes du royaume. — Au plur. Habitants de la campagne: assembler les communes; soulever les communes. — Milices bourgeoises et milices de la campagne : l'arrêt enjoignit aux communes de lui courir sus. — Biens communaux : de grandes comnmnes. — Division du territoire administré par uu maire: la conrmune de Sèvres, de Vincennes, etc. — Cullecliv. Ceux qui habiteul une commune,
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