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COMO

nique, qui établit une communication : artà'es communicantes.

COMMUNICATEUR, TRICE adj. Qui sert à niellre en conimuniealion. — s. m. Mécan. Appareil servant à transmetti-e le mouvement.

• COMMUNICATIF, IVE adj. Qui se communique t'acileiiient : le bien est de soi communicatif; le rira est communicatif. — Se dit plus ordinairement des personnes : qui aime à se communiquer, à faire part aux autres de ses pensées, de ses connaissances, de ses lumières : il est communicatif; cette femme est très communicative.

' COMMUNICATION s. f. (lat. communicatio). Action de communiquer, ou efl'et de cette action : ta communication du mouvement; la communication de l'aimant; la communication d'une maladie. — Information, rensei^'nement que l'on donne : j'ai une communication à vous faire. — Donner comulnication d'une chose a quelqu'un, lui en faire part, lui en donner connaissance : avoir, prendre, recevoir, obtenir, etc., communication d'une chose; on m'a donné communication de cette lettre, de ce traité, de ce contrat. — Procéd. Communication de pièces, exhibition qu'une partie fait à l'autre des pièces sur lesquelles elle fonde sa demande : la communication se fait entre avoués. On dit en ce sens, donner, recevoir en communication.

— Communication au ministère public, au parquet, remise que l'on fait au parquet de toutes les pièces du procès, dans les causes où le ministère public doit ou veut être entendu : ordonner la communication au ministère public.

— Commerce, relation, correspondance : ils ont grande communication ensemble. — Communication AVEC LES ACCUSÉS, Celle qui se fait, après leur interrogatoire, et en vertu de la permission du juge, avec leurs défenseurs, leurs parents, leurs amis.— Moyen par lequel deux choses se communiquent : communication d'une chambre, d'un appartement, d'un corps de loijis à l'autre. — Art milit. Lignes de communication, tranchées ou galeries que l'on pratique afin que deux quartiers de l'armée, deux attaques, puissent correspondre à couvert, et se secourir mutuellement ; établir, rompre une communication. — Rhét. Figure par laquelle l'orateur semble prendre conseil de son auditoire, comme lorsqu'on dit : qu'aui-ici-vous fait à leur placel — Communication dans les paroles, espèce de trope qui consiste à rendre commun à une ou plusieurs personnes ce qui ne se dit que pour d'autres; ainsi lorsqu'on dit ; qu'avons-nous fait ? pour qu'avuz-vous fait'? il y a communication dans les paroles.

COMMUNICATIVEMENT udv. D'une manière

comiiiuiiiralu'-.

' COMMUNIÉ, ÉE part, passé de Communier.

— Qui a reçu le saint sacrement : il est mort bien confessé et bien communié.

• COMMUNIER V. n. [ko-mu-nié] (lat. communicaie, cummuniquer). Recevoir le sacrement de l'eucharistie : dans l'Eglise catholique, les prêtres seuls communient sous les deux espèces. — v. a. Administrer le saint sacrement : c'est son curé qui l'a communié.

COMMUNIER s. m. Buuij-'cois il'une commune : /es ^xj/no/is sur rue iudi^uui^iit la demeure des communiers.

' COMMUNIONS f. Union de plusieurs personnes dans une même foi : les diverses communions chrétiennes. — Réception du corps de K.-S. J.-C. : la sainte communion ; faire sa première communion. — La communion des fidèles se fait en souvenir de la Cène (voy. ce mot). La communion sous la forme du pain seulement parait dater du temps du pape Urbain 11 (1096). Le vin fut retiré aux laïque.'; par le concile de Constance (I4I4-'18). Le quatrième concile de Latran (1213) décréta que chaque fidèle recevrait la communion au moins une lois l'an, à Piques. —Par eit.

.Antienne, verset que le chœur chante pendant ([ue le piètre communie.

COMMUNIQUÉ s. m. Avis adressé à un journal par l'aulorité supérieure. Lecommuniqué, né du décret du 17 fevr. lSb2, sur la presse, a disparu avec le second Empire.

* COMMUNIQUER v. a. (lat communicare).

Rendre commun à, faire partde, transmettre: un corps qui communique son mouvement à im autre ; le soleil communique sa lumière à toute la terre; il communique sa gaieté, sa joie, sa douleur, sa tristesse à tout le monde. — Donner communication de quelque chose, faire connaître, exhiber : communiquer ses affairesàun ami. — V. n. : j'ai communiqué de cette affaire avec lui ; il en faut communiquer à un homme intelligent. — Absol. Avoir commerce et relation : communiquer avec les savants, avec les ennemis, avec un accusé. — Conduire, aboutir, être en rapport, en parlant de quelque partie d'un bâtiment, d'une roule, d'un fleuve : cette chambre communique à telle autre par un corridor; ce canal communique à tel fleuve, avec tel fleuve. — Se communiquer v. pr. Etre transmis : la chaleur du feu se communique aux corps environnants. — Se rendre familier, entrer facilement en discours et en conversation avec quelqu'un : il nefautpasse communiquer à tout le monde. — v. récipr. Etre en communication : ces deux appartements, ces deux chamb7-es, ces deux fleuves se communiquent.

* COMMUNISME s. m. Doctrine sociale qui demande la fuiiimunaiité des biens et l'abolition du droit de projincLé individuelle. (Voy. Socialisme.)

•COMMUNISTES, m. Partisan du communisme. — Adjectiv. : les doctrines communistes.

COMMUTATEUR s. m. [komm-mu-ta-teur] (lat. commutare, échanger). Phys. Appareil permettant d'interrompre et de rétablir à volonté un courant électrique sans détacher les rhéophores, et d'en renverser rapidciiieiU le sens sans les déplacer. Le commutateur est une invention d'Ampère. (V. S.)

* COMMUTATIF, IVE adj. [komm-rau-] (lat. commuto, j'échange). Qui est relatif à un échange, aux échanges; n'est guère usité que dans les deux locutions suivantes : — Justice commutative, celle qui regarde le commerce, et qui, dans l'échange d'une chose contre une autre, oblige à rendre autant qu'on reçoit : la justice commutative diffère de la justice distributive. — Contr.\t commutatif, celui par lequel chacune des parties s'engage à donner ou à faire une chose équivalente à ce qu'on lui donne ou à ce qu'on lait pour elle. — Législ. « Un contrat est dit commutatif, lorsquechacuiiedesparties contractantes reçoitun avantage certain en échange de celui qu'elle donne à l'autre (C. civ. 1,104). Les constitutions de rentes viagères, les ventes de droits successifs ou d'usufruit, les assurances et les autres contrats aléatoires ne sont donc pas des conventions commutatives. » (Ch. Y.)

• COMMUTATION s. f. [komm-mu-] (lat.

commutatio ; de commutare, échanger). Changement. N'est usité qu'en matière criminelle, dans cette locution, commutation de peine, changement d'une peine en une autre moins grave. — ^* Astron. Distance entre la terre et le point d'une planète réduit à l'écliptique. — Législ. « Le droit de commutation de peine est le même que le droit de grâce : il a toujours appartenu au chef du pouvoir exécutif, en vertu des diverses constitutions, et il a été délégué expressément au Président de la République française par l'article 2 do la loi du 17 juin 1871 et par l'article 3 de la loi constitionnelle du 2o février 187o. Les demandes en commutation de peine doivent être adressées par les condamnés ou en leur nom, au ministre de la justice. » (Lu. Y.) (Voy.

GfiACï).

COMNENE, famille byzantine d'origine italienne, qui a joué un grand rôle dans l'empire d'Orient, depuis le milieu du xi« siècle, jusqu'au milieu du xv« siècle. A cette famille appartinrent six empereurs de Constantinople \ 1 057-1 1 83), savoir : Isaac I", Alexis \", Jean II, Manuel I", Alexis II, et Andronic I". En 1204, un membre de cette famille fonda l'empire de Trébizonde, qui fut possédé par ses descendants jusqu'en 1461, époque où il fut conquis par les Turcs.

COMO. Voy. Côme.

COMONFORT (Ygnacio), hommed'Etat mexicain, né à Puebla en 18i2, assassiné par des bandits, près de San Luis Potosi le 13 nov. 1863. Il prit part à la révolution de 1832 en qualité de capitaine de cavalerie, devint préfet et gouverneur militaire du district de Tlapa en 1834, fut élu au congrès national en 1842, réélu en 1846, s'associa à la révolution de cette même année, eut le titre de troisième alcade de la capitale et ensuite celui de préfetdu Mexiqueoccidsntal, abandonna ce poste pour combattre pendant la guerre avec les Etats-Unis, à la suite de laquelle l'état de Puebla le nomma sénateur; en 1S.j2-'3 il représenta l'état de Guerrero, se joignit à Alvarez pour renverser Sanla-Aiina le 11 mars 1854; remplaça Alvarez comme président provisoire le 11 déc. 18o-5, supprima une insurrection, ordonna la confiscation des biens de l'Eglise et fut proclamé président constitutionnel le 1" déc. 1857. Ses mesures anticléricales provoquèrent aussitôt une insurrection qui le renversa. Il s'enfuit aux Etals-Unis, après avoir remis ses pouvoirs à Juarez, nommé par lui président provisoire. Il se fixa un instant en France et retourna au Mexique en 1861. Il fut nommé commandant en chef de l'armée par Juarez, qui venait de triompher de Miramon et du parti clérical, et qui était devenu président.

CûMORES (10 Comoros (Iles), groupe du détroit de .Mozambique, entre r.4friipic et la côte N.-O. do Madagascar, comprenant les îles d'Angaziya ou Grande-Comore, d'Anjouan ou Juan, de Mayotle et de Mohilla; 2,067 kil. carr. ; environ 47,000 hab. Exportation de sucre, de noix de coco, d'huile de coco, d'écailles de tortue. La population, composée d'Arabes et de nègres, professe le mahométisme et est gouvernée par des sultans. Comore, la plus grande de ces îles, mesure .'iO kil. de long sur 19 de large. Les îles Comores sont une possession française. (V. S.)

COMORIN (Cap), pointe basse et sablonneuse ([ui forme l'exlréinité méridionale de l'iudoustan, par s" ;;' lat. N. et7;;o IO';;i"long. E.

Pic Cumoriil.

Lepic Comorin,à29 kil. N.ducap. termineles Ghauts d'occident. Au.v environs se trouvent un village, un fort et d'anciens temples, seuls i-ostos de l'aiicicnne vUic si fameuse de Cap Gomoiin,

COMP

COMORN un Komorn (hongr. komarom). I.

conUr de Hongrie, sur les deux rives du Danuljc, an-osé en outre par la NVaus^ et la Neulra, 5!,9fi<) kil. carr.; 150,000 hah.," principaliMiient Magyares. — il. Cap. de ce comté, sur l'extrémité méridionale de l'île .Scliiitt, à 130 l;il. S.-E. de Vienne; l-',500 liab. Fonderie de canons; manufacture d'armes à feu; forteresse fondée par Malhias Corvin et devenue en 1 80o l'une des plus formidables de l'univers. En 1848-'9, cette forteresse soutint un long siège et supporta plusieurs bombardements; les Autrichiens n'en devinrent maîtres qu'à la suite d'une capitulation, le 27 septembre 1849.

* COMPACITÉ s. f. Phys. Qualité de ce qui est com|iaet : il n'y a point de compacité absolue, toute matière étant poreuse.

* COMPACT, ACTE adj.(lat. compactus].'?\\yi. Qui est condensé, dont les parties sont fort serrées : les métaux les plus compacts sont les plus pcsayits. — Nombreux, pressé, étroitement uni : foule compacte. — Libr. Volumineux, condensé: volume compact, édition compacte. — i* Typogr.C.inACTÈREcoMP.iCT, caractère dont l'œil est fort, niaisdonllesqucues sonltrès courtes.

* COMPAGNE s. f. {fjn mil.] (lai. cum, avec; panis, pain). Celle qui pai tage le sort de quelqu'un : elle voulut être la comfagne des dangers queson mari allait courir. — Fille ou femme qui a quelque liaison d'amitié, de familiarité, avec une autre fille ou femme de même condition, ou qui sert avec elle dans la même maison et dans le même emploi : clièrc compagne; fidèle compagne; c'est sa compagne. — Femme, par rapport à son mari : prendre, se choisir une compagne. — Se dit également en parlant des animaux, et surtout des tourterelles : la tourterelle gémit quand elle a perdu sa compagne. — Fig. Chose qui en accompagne d'autios, qui s'y trouve ordinairement jointe : les infirmités, compagnes de la vieillesse.

"COMPAGNIES. f.[3«mll.](rad. compaffnoîi).

Kéuaiun de plusieurs personnes assemblées pour le plaisir d'être ensemble, de converser , de jouer : nombreuse compagnie ; il fut bien reçu, lui et sa compagnie. — Prov. Il vaut

MIEUX ÉÏRE SEUL QU'ii.N MAUVAISE COMPAGNIK. On

dit aussi. Il n'y a si bonne compagnie qui ne se sépare. — Par ext. Personnes que des habitudes ou des goûts communs rapprochent, et qui forment une espèce de société : il fréquente la mauvaise compagnie. — Bonne cosi- PAGMt:, société composée de personnes distinguées par leur éducation, leur politesse, leur bon ton : sa maison est le rendez-vous de la bonne compagnie. — Personnes qui sont ensemble, qui font ensemble la même chose : ils vinrent de compagnie; elle y alla de compagnie avec sa sœur. — Se dit de même en parlant de certains animaux, par rapport aux personnes, ou par rapport à ceux de leur espèce : son chien, son oiseau est pour elle une compagnie; le mâle et la femelle vont ordinairement de compagnie. — Se dit aussi des objets inanimés qui peuvent distraire quelqu'un dans la solitude : les livres tiennent compagnie. — Dame, demoiselle de compagnii:, dame ou demoiselle placée auprès d'une autre dame ou demoiselle, pour lui tenir compagnie. — Etre EN compagnie, être occupé i'vcc quelques personnes. ■ — Fam. Fausser compagnie, se dérober d'une compagnie, ou manquer à s'y trouver quand on l'a promis. — Etre bonne compa- INIE, DE bonne co.mpagnie, avoir un bon ton, de bonnes manières, un langage élégant et poli. On dit dans le sens contraire : être mauvaise compagnie, de mauvaise compagnie, être triste, maussade : vous me trouverez aujourd'hui bien mauvaise compagnie. — Vén. Une compac.nie de perdrix ou de perdreaux, de faisandeaux, une bande de perdrix, etc. — Dètes de compagnie, jeunes sai'.gliers qui voiil encore par troupes : ct! sanglier a quUté les couipa-

COMP

gnies, il commence à aller seul. — Par plaisant. Etre dête de compagnie, aimer la société, et se laisser facilement mener où les autres veulent : il fera ce que vous voudrez, il est héte de compagnie. — Association commerciale dont les membres sont ordinairement en grand nombre : former, faire une compagnie; la compagnie des Indes ; compmgnied'assurancc .

— Hècle de compagnie, règle d'arilhm. dont on se sert pour partager le gain ou la porte des associés, suivant l'intérêt qu'ils ont dans l'entreprise. — Comni. Un tel et compagnie, un tel et ses associés : cette maison de commerce, de banque est sous la raison Gauthier, Lefèvre et compagnie. — Réunion de personnes formant un ciirps, une assemblée, tels que des magistrats, dos gens de lettres, des religieux; se disait principalement autrefois des grands corps de magistrature : les compagnies supérieures, souveraines ; on mit en délibération dans la compagnie..., la compagnie ordonna que... — La compagnie de JLsus, nom que prenait la Société des jésuites. — Certain nombre de gens de guerre sous un capitaine. Les compagnies d'infanterie comprennent ordinairement un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un adjudant, un sergentmajor, un sergent-fourrier, quatre sergents, huit ou dix caporaux et de lOu ta cent cinquante soldats. Ilfautde Cà Scompagniespour former un bataillon; chaque compagnie a ses tambours et ses clairons. — Vendre une compagnie, sigiiilie, dans les pays où laconstiuilion militaire permet cette espèce de transaction, se démettre en faveur d'un autre, pour une icrtaine somme, du droit qu'on a sur une compagnie que l'on commande. On dit de même : acheter une compagnie; se défaire d'une compagnie. — Compagnie franche, compagnie qui n'cstincorpoiéediinsaucun régiment.

— Grandes compagnies, bandes qui s'étaient formées au xiv° siècle, pendant les guerres entre l'Angleterre et la France, et qui ravagèrent loni-'temps ce dernier pays.

* COMPAGNON s. m. [gn mil.] rad. compagne). Camarade, associe, qui est habituellement avec un autre, ([ui fait avec lui la même chose : cher, fidèle, ancien compagnon. — Chose qui en accompagne ordinairement d'autres : l'esprit n'est pas toujours compagnon du bon sens. — Prov. et fig. Qci a compagnon, a maître : on est souvent obligé de céder aux volontés de ses associés, des personnes avec qui l'un vit.

— Compagnons d'armes, se disait anciennement des chevaliersqui avaient (ait ensembleamitié particulière, avec protestation de ne se quitter jamais; se dit encore des hommes qui ont fait la guerre ensemble. — Egal : c'est un homme qui ne peut souffrir ni compagnon ni maître. — Homme qui est gaillard, drôle, éveillé ;c'estun compagnon, unbon compagnon.

— Fam. Faire le compagnon, faire l'entendu.

— C'est un hardi compagnon, il est homme d'exécution et déterminé. On a dit de même, il est gentil compagnon, c'est un gentil compagnon. — C'est un dangeuecx compagnon, c'est un homme qui estcapable de faire de mauv lis tours. On a dit de même, c'est un compagnon, défiez-vous-en. — C'est un petit compagnon, c'est un homme qui est pauvre et de bas lieu : il a fait une grande forlun',, depetit compagnon qu'il était. — Garçon qui a fait son apprentissage en quelque métier, mais qui travaille encore pour le compte d'un maître : compagnon tailleur; il était compagnon cheztelmaitre. On dit plus souvent aujourd'hui, ouvrier ou garçon. — Travailler a dkpèche compagnon, travailler vite et négligemment, ne chercher qu'a Unir, sans se mettre en peine de la perfection de l'ouvrage : vous avez travaillé à dépêche compagnon. On i\\l a.uis'\, c'est unouvrage fait à dépêche compagnon. — Se battre a dépêche CAMPAGNON, sc battre à outrance sans dessein de s'épargner. — Artisan qui fait pariic d'une société de gens de métier : les cumpugnons du devoir. — La mère des comp.v-

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gnons, femme chargée d'héberger, aux frais d'une société de compagnons, les membres de cette société qui se trouvent momentanément sans ouvrage.

♦COMPAGNONNAGES, m. Temps pendant lequel un jeune homme qui avait fini son apprentissage travaillait chez un maître, avant de pouvoir travaillerpourson propre compte.

— Réunion de gens de métier en difiérentes assoi'.iations : interdire le compagnonnage.

COMPAGNONNE s. f. Femme qui vit avec un homme : autrefois les soldats se faisaient suivre de leurs compagnonnes. — Femme hardie :

Horrible commtgnonne,

Dont le inciilDn Ueurlt et dont lu nez Irognonne. V. Huco.

COMPARABILITÉ s. f. Qualité de ce qui est comparable.

* COMPARABLE adj. (lai. comparabilis). Qui se peut comparer, qui peut être mis en comparaison : un homme comparable aux plus grands hommes de l'antiquité. — Cette chose

n'est PAS COMPARABLE AVECTELLE AUTRE, CES DEUX

CHOSES NE SONTPAS COMPARABLES, so dit en pariant de choses qui sont de nature absolument dill'érente : l'esprit n'est pas comparable avec la matière.

COMPARA ELEMENT adv. D'une manière

comparable.

* COMPARAISON s. <. (kl. comparatlo). Action de comparer, de chercher les ressemblances ou les ditl'érences qui peuvent exister entre deux persounesoudeuxehoses ;fairecûmparaison d'une chose avec une autre. — Prat. Comparaison d'écriture, confrontation qu'on fait de deux écritures l'une avec l'autre, pour juger si elles sont de même main. Piè'' ' de comparaison, pièce dont l'écriture et la signature sont reconnues pour certaines, et que l'on compare à une pièce arguée de faux, pour voir si l'écriture ostlanième. — Parext. Ce qui peut servir de modèle pour juger de la qualité, du mérite d'autres objets de même nature. — En comparaison, au prix, à l'égard : ce 7i'est qu'un ignorant en comparaisond'un tel.

— Par comparaison, relativement, par rapport : la plupart des choses 7ie sont bonnes ou mauvaises que par comparaison. — Sans comparaison, se dit en parlant d'une personne ou d'une chose avec laquelle aucune autre ne peut entrer en comparaison : il est, sans comparaison, le plus savant de tous ses confrères. (Voy. plus bas un autre sens de cette locution).

— Psychol. Opération qui consiste à rafiproi'her deux idées pour découvrir leurs rapports : le produit de la comparaison est un jugement. — Discours par lequel on indique des ressemblances ou les différences qui existent, que l'on croit apercevoir entre deux choses, entre deux personnes : comparaison des hommes illustres grecs et roituiins. — Rbétor. Similitude, figure dont les orateurs et les poètes se servent en comparant une chose ou une personne à quelque autre, pour orner le discours ou pour y apporter de la clarté. La comparaison est une des plus belles figures de l'éloquence et de la poésie, pourvu qu'elle soit vraie, employée à propos et avec discrétion. La comparaison entre deux hommes se nomme Parallèle. — Rapprochement lapide que l'on fait de deux objets dissemblables mais entre lesquels on établit par la pensée une certaine analogie : beau comme le jour, prompt comme l'éclair, bavard comme une pic.

— Sans comparaison, se dit quelquefois, pour adoucir une comparaison qui a quelque chose de peu convenable, de choquant : il a fait, sans comparaison, comme le valet de la comédie.

— l'rov. Toute comparaison est odieuse, il est dangereux de comparer deux personnes ensemble, parce que souvent l'une des deux s'en offense, et quelquefois toutes les deux. — Il ne faut pas faire de comparaison avec plus grand que soi, un inlérieurne doit pas traiter

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de pair à compnïnon avec ceux qui sont audessus de lui. On dit dans un sens analogue : tréi:e de comparaison; point de comparaison, s'il vous plait. — Toute COMPARAISON cloche, il n'3' a point de comparaison qui soil parfaite en tout. — Comparaison n'est pas raison, une compacaison ne prouve rien. — Granini. Il y a trois degrés de comp.ir.iison, suivant qu'on parle des personnes ou des choses sans les rapprocher (positif <, ou en lescomparant(eojnparatif), ou en les plaçan t au dernier de^îré, soit d'infériorité, soit de supériorité [supeiiati/'). (Voy. Positif, comparatif etsuPERLATu). — Adverbes UE COMPARAISON, ceux qui servsul à indiquer un rapport de supériorité, d'égalité ou d'infériorité entre deux ou plusieurs choses ou entre deux états d'une même chose, tels que plus, autant, aussi, moins, etc. On dit dans un sens anal, comparaison de supériorité; comparaison d'àjaliti; comparaison d'infériorité.

' COMPARAÎTRE v.a. (préf. com, etparajtre). Paraître devant un ju;,'e, se présenter en )\iSr i\c&: comparaître en personne, personnellement.

* COMPARANT, ANTE adj. Prat. Qui comparait devant un juge, devant un notaire : tels et tels comparants en leurs personnes. — Substanliv.: le comparant, la comparante a déclaré; les non-comparanls.

COMPARATEUR, TRICE adj. Qui aime à comparer : esprit comparateur. — s. m. Phys. Instrument qui sert à évaluer de très petites dillérenccs de longueur.

* COMPARATIF, IVEadj. Qui sn t à comparer, qui met en comparaison ; ne se dit que des choses : tableau comparatif des forces militaires de deux Etats. — Philos, et science : méthode comparative, anatomie comparative ; on dit plus souvent COMPARÉE. — Gramm. Se dit des mots qui expriment, qui servent à eïprimerle second degré de comparaison, c'eslii-dire, un rapport de supériorité, d'égalité ou d'infériorité : adjectifs comparatifs, adverbes comparatifs.— Substantiv. : le comparatif; adjectif au comparatif.— Le comparatif, en français, se forme ordinairement avec les adverbes PLL-s, MOINS, AUSSI, comtne pliis scu/c, plus sagement; moins sage, moins sagement^; aussi sage, aussi sagement. ISolrc langue n'a do véritablescomparatifsquo MEILLEUR, MOINDRE, PIRE, MIEUX et PLUS. — Il y a trois sortes de comparatifs : 1" Comparatif de supériorité. 11 se forme en plaçant l'adverbe plus devant l'adjectif et la conjonction que après celui-ci : Atlténes a été plus eilèbre que Lacédémone. Cet adverbe pdus se répète devant chaque adjectif de lacomparaïson : la Frnn-c est pins grande et plus pmplécque lA'igIclerre. — 2" &imparatif d'inféhioritè. On le forme en plaçant ladverbe jhoiHS devant l'adjectif, et l'adverbe --/ue après celui-ci, en répélant moins devant chaque adjectif de la comparaison : l'Anijklerre estmoins grandeeC moins peuplée guelaFrance. Le comparatif d'infériorité se forme dans les phrases négatives, en plaçant le verbe dans la négation, avecs/devanl l'adjectif, après lequel on met gue: l'Afriguc n'est fias si peuplée (jue l'Europe. — 3° Le comparatif d'égalité. On le forme en plaçant l'adverbe auA-^i devant l'adjectif et c/Heaprès celui-ci. Aussi se répète devant chaque adjectif <lft la comparaison : celte maison 1 st aussi belle, auisi grande gtte la vôtre.

■ COMPARATIVfiMBNT adv. Par comparaison à ((uc-lque chose. On ne l'emploie guère que dans le langage didact.: ces choses-là ne sont bonnes ouviauvaiscs quecomparativemeni .

' COMPARÉ, ÉE part, passé de Comparer. — Anatomie comparé'-, voy. .Anatomie. — Pliilnlof/ic comparée, voy. PiiiLOi.OGiR.

* COMPARER v. a. (lat. rnaiparare). Examiner les rapnorts et les différences qu'il y a entre une chose et une autre : comparer Virgdeelllomére; nous comparerons la traduction avec l'originul. — Ega.hr : gardez-vous de com-

parer Lucnin à Viî-i/t/ê.— Marquer les ra|:ports compas; le vent a fait le tour du compas. — de ressemblance entre des choses ou des per- Compas de variation, boussole préparée pour sonnes qui sont de nature ou d'espèce dill'é-j connaître les variations de l'aiguilleaimantée. rentes : Homère compare tHomèdc aumilieudes t'ompas aziwiital, boussole munie de pinnulc?, Troyens, à un lion au milieu d'une bergerie. — j qui .sert à observer des azimuts, des ampli- Prat. Comparer des écritures, les confronter, et tudes, et à faire des relèvements. — w Jari-'on. examiner si elles sont de. même main. — Se Ouvrir, fermer le compas, activer, ralentir sa

janibis aux

comparer, v. pr. Etre comparé, assimilé : on est forcé d'être modale, quand on se compare avec lui.

* COMPAROIR V. n. (lat. comparcre; de cum, avec; parère, paraître). Prat. N'est guère u-iité que dans ces phrases : être nssigitéàeomparoir, recevoir une assignation à comparoir, être assigné à se présenter en jubticc. On dit mieux aujourd'hui : comparaître.

' COMPARSE ?. f. (ital. comparsa). Entrée des quadrilles dans un carrousel. — Personnage muet qui ne sert qu'à liguror. et dansce sens, il est masculin : il était paiDii les eonijiarses ; un des compars s.

•COMPARTIMENTS, m. (lat. cum, avec; partior, je partage). Assemblage de plusieurs ligures, de plusieurs choses disposées avec symétrie ; les compartiments d'un tapis, d'une broderie. — Dorures àpelitsfersquise mettent sur le plat ou sur le dos des livres . livre doré à compartiments. — Case, division : un tiroir à plusieurs compartiments; boite à compartiments. - Division d'une voiture de chemin de ter: cû)/tpartiment réservé.

COMPARTIR v. a. (lat. cum, avec; parliri, partager). Partager (vieux).

COMPARTITEUR s. m. Jurispr. Celui des juges qui avait ouvert un avis contraire à celui du rapporteur, et sur l'avis duc^uel la compagnie s'était partagée.

* COMPARUTION s. f. Jurispr. Action de comparaître devant le juge : faire acte de comparution; demander acte de sa comparution.

* COMPAS s. m. [kon-pa] (préf. com; franc. pas, subsl.'i. Instrument composé de deux tiges appelées vulgairement branches ou jambes, lesquelles sont terminées en pointes à l'une de leurs extrémités, et à l'autre jointes par une charnière qui permet d'ouvrir plus ou moins l'angle qu'elles forment, et de comprendre [ainsi entre leurs pointes des longueurs qu'on veut mesurer, ou qu'on veut employer comme rayons pour décrire des cercles ou des portions de cercle ; compas de cuivre, de fer; compas à branches recourbées pour prendre la mesure des épaisseurs, celle d'un globe.-' Compas deréduction, instrument composé de doux branches de cuivre, disposées de manière à former deux angles opposés par leur sommet, dont les côtés sont des longueurs inégales. Loisque les pointes qui terminent les branches les plus longues sont écartées de manière à mesurer la distance des deux points d'une figure, les points qui terminent l'angle opposé mesurent une dislance réduite dans un rapport connu. Il est à coulisse, et ollre lorsqu'il est ouvert la forme d'un X. — Compas DE PROPORTION, instrument de matliéniali(jue, composé de deux règles plates, assemblées à charnière par un des bouts, comme un compas ordinaire, pouvant L-ofj.g afflietion : de même se fermer et s'ouvrir sous des angles plus ou moins aigus, et portant sur leurs faces des lignes divisées, pour servir à divers usages de géométrie. — Compas a veuge. longue règle de bois ou de fer, qui jiorte deux poupées, dont chacune à sa pointe, et dont l'une est mobile le long de la règle, de manière a pouvoir embrasser des longueurs plus grandes que les compas ordinaires. — Fig. et fain.

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