I-'aIRE TOUTES choses par règle ET PAR COMPAS
ou i^ar compas et par mesure, avec une grande exactitude, une grande circonspection. — Avoir le coupas dans l'œil, mesurer presque aussi juste à l'oeil qu'on pourrait le faire avec un compas. — .Mar. Compas de route, ou simplement compas, la boussole : observer le
marche, par comparaiion branches d'un coni|ias.
* COMPASSÉ, ÉE part, passé de Compasseh. — Etre compassé dans ses discours, dans son STYLE, dans ses ACTIONS, y rpeltrc beaucoup de régularité, d'exactitude. — .\1hoI. : être compassé, éire extrêmement compassé.
COMPASSEMENT s. m. Action de compa.sser, résultat de cette action. — Fig. Régularité froide et trop étudiée : le compassemcnt de son discours ; le compassemcnt de ses actions.
' COMPASSER V. a. Mesurer avec le compas : )■/ a exactement compassé les degrés, les distances dans cette carte. — Bien proportionner une chose, la faire avec une exacte symétrie : il a bien compassé ses allées. Compasser un parterre. — Guerre. Compasser des feux, les disposer de manière qu'ils fassent tous leur ellet en même temps. — Fig. Compasser ses actions, ses démarches, les bien régler.
COMPASSIER s. m. Ouvrier qui fait dos compas.
•COMPASSION s. f. (lat. compassio). Pitié, commisération, mouvement de l'Ame qui nous rend sensibles aux maux d'aulrui : avoir compassion de la misère d'aulrui. — Fig. Faire compassion, se dit par mépris de cerlainci choses qu'on désapprouve : vodà un raisonnement qui fait coiiipi'ision.
COMPATERNITÉ s. f. Alliance spirituelle entre les parents d'un enfant, lo parrain et la marraine.
• COMPATIBILITE s. f. Quai, tés qui peuvent se concilier, s'aeeoi-<lcr ensemble, et suiluut en parlant des caractères et de l'esprit : ily a une grande compiUibilité d'humeur entre ces deux personnes. S'emploie le plus souvent avec la négation. — Se dit de deux charges, de deux fonctions qui peuvent être exercées en même temps par la même personne : on jugea la compatibilité de ces deux emplois. — Lettres de compatidilité, lettres patentes par lesquelles le prince permettait de posséder en même temps deux charges qui ne pouvaient, suivant la règle commune, être exercées par une même personne : obtenir djs IMrcs de eompatibitHé.
• COMPATIBLE aàj. (raJ. compatir). Qui peut exister, s'accorder, compatir avec un autre : cette substance a des propriétés qui ne sembleraient pas compatibles dans un même sujet. — Se dit d'une charge, d'une fonction qui peut être exercée en même temps qu'une autre : les fonctions d'avoué sont compalililes avec celles de juge suppléant.
• COMPATIR V. n. (lat. cum, avec;po(i, souffrir). Etre touché de compassion pour les maux d'aulrui : je compatis à votre douleur, à
Qui ne sait compatir ani maux qinl a soiilT ri ?
VoLTAiiiB. Zaïre, acte 11 , se. li.
— Souffrir les fautes, les faiblesses de son pro chain avec indulgence : il faut compatir aux infirmités de son prochain. — S'accorder, se concilier, en parlant des personnes et des choses ; danscesens, ilse met le plus ordinairement avec la négation : ih ne sont "as d'humeur, d'une humeur à compatir ais..iiunt ensemble.
• COMPATISSANT, ANTE adj. Qui compatit, qui prend part aux maux d'aulrui : cœur compatissant: il est fort compatissant. — Ce qui exprime la compassion -.jeter un regard compatissant.
COMP
* COMPATRIOTE s. (lui. cum, avec; pal.ria, pali'JL'). Celui ou celle qui est de même pali'ie, de iiième pays qu'une .lutre personne : ccsl mon comiuitfiotc.
COMPATRIOTISME s. m. Qualité de compatrioLrs.
COMPELLATIF, IVE adj. [kon-pel-!a-tif] (lai. coi)ip<Uave, contpellatum, interpeller). Granini. Oui sert à interpeller. Ohé eslune inlerjei'linn compellative.
COMPELLE INTRARE [Uon-pèl-lè-ain-tva-rè] l'Ial. Forcez-les , l'entrer). Paroles de l'Evangile, parabole du l'eslin et des invités qui refusent. On les emploie pour caractériser la violence qu'il faut exercer sur une personne pour la forcer à faire une chose qui lui est avantageuse.
COMPELLER v. a. [Unn-pèl-lè] (lai. compcl- Itri:). r.onlr.iimlre, obliger.
COMPENDIAIRE s. m. .\uLeur de compendiuins, d'aliréi^és.
* COMPENDIEU SEMENT adv. (rad. compenditiin.) lin abi'égé. - S'emploie quelquefois d'une manière tout à fait inexacte et fautive, dans le sens de : avec délail, tout au long.
COMPENDIEUX, EUSE adj. Qui est abrégé.
' COMPENDIUM s. m. [kom-pain-di-omm] (mol. lai.). Abrogé. S'emploj'ail surtout autrefois dans les écoles : compendium de logique, de philomipliie.
COMPEKSABLE adj. Qui peut être com-
|iense : le calme de la conscience n'est pas compcnsable. (lioiste.)
* COMPENSATEUR s. m. Arls. Mécanisme destiné u corriger les elfets des variations de la température sur la marche des horloges et des chronomètres : horloge munie d'un compensateur. — Compensateur magnétique, appareil destiné à faire connaître les déviations qu'é prouve la boussole par l'action du fer qui entre dans la construction des navires. — Adjccliv. : appareil compensateur. — Pendule
COMPENSATEUR. (Voy. PeNDULE).
* COMPENSATION s. f. Action de compenser : faire cotnpcusntion d'une chose avec une autre. — Juiispr. Liberation réciproque entre deux personnes qui se trouvent èlre à la fois créancières et débitrices l'une de l'autre : la compensation s'opère de plein droit; la compensation n'a lieu (pie de liquide à liquide. — Dédommagement d'un mal par un bien, d'une perte par un pi olit, d'un inconvénient par un avantage, d'une valeur moindre par un supplément : cela l'ait compensation; cela doit entreren compensation de la perte qu'il a faite. — Philos. SvsTf;ME de compensation, système des philosophes ([ui prétendent qu'il y a compensation de bien et de mal dans toutes les conditions de la vie. (Voy. Azaïs.) — Législ. « La compensaîion est l'un des modes par lesquels s'éteignent les obligations (C. civ. 1234). C'est Vextinclion qui s'ofiére simultanément et de plein droit, même à l'insu des débiteurs, de deux délies réciproques, à la fois liquides et exigibles, jusqu'à concurrence de leurs quotités respectives (id. 12S9 à 1"299).II ne faut pas confondre la compensation avec la confusion. Lorsqu'un débiteur devient lui-même créancier de son propre créancier, dans les conditions délerniinéespar la loi, il y a extinction de délies par compensation; mais si celui qui est oblige directement au paiement d'une dette devient le créancier de celte dette, par succession, par testament, ou d'autre manière, il csl donc alors son propre créancier, et la dette s'éleint par confusion (voy. ce mot). En m.itière de faillite, la compensation est admise. La compensation des dépens, c'est-àdire la mise a la charge de chacun des plaideurs des frais de procédure faits à sa requêle, peut être prononcée par les juges, pour tout ou partie de ces frais, entre conjoints, entre
COMP
ascendants et descendants, entre frères et sœurs, entre alliés au même degré, et entre toutes parties qui stircombent respectivement sur quelques chefs (C. proc. 131). » (Cn. Y.)
COMPENSATOIRE adj. Qui compense.
'COMPENSER V. a. (lat. cum, avec; pendere, peseï). Reconnailre, déclarer qu'une chose tient lieu d'une autre, quant au prix ou à la valeur : on a compensé la dette qu'il réclamât de son domestique, avec les services que ce dernier lui a rendus. On dit quelquefois : cette dette compense telle autre dette. — Procéd. Compenser LES DÉPE.Ns, ordonner, dans un jugement, que chaque partie restera chargée des frais qu'elle a fails pour la poursuite du procès. — Se dit aussi des choses ou des personnes dont, le bien et le mal étant mis en balance, le mal se tiouve réparé par le bien : ce fermier a eu de bonnes et de mauvaises années, les unes compensent les autres. — Se compenser v. pr. Etre cn compensation : les biens et les maux se ronijicn.sent; ces deux dettes se compensent.
' C0MPÉRA6E s. m. Relation, affinité qui existe entre deux personnes qui ont tenu ensemble un enfant sur les fonts de baptême : ils se voyaient tous les jours, sous prétexte de compérage. — Relation qu'il y a entre le parrain ou la marraine d'un enfant, cl le père ou la mère de renl'ant; et alors cette relation est regardée comme une alliance spirituelle qui empêche que le parrain ne puisse, sans dispense, se marier devant l'Eglise avec la mère de l'enfant, ni la marraine avec le père : ils ne peuvent se marier à cause du compérage.
* COMPÈRE s. m. (préf. corn; franc., père). Nom qui se donne par un homme et par une femme à celui qui a tenu sur les fonts quelqu'un de leurs enfants, et réciproquement par le parrain et par la marraine à celui dont ils ont tenu un des enfants; comme aussi par la marraine à celui avec lequel elle a tenu un Olifant : c'est mon compère, il a tenu un de mes enfants. — Par ext. Camarade : bonjour, compère.
Ma commère la carpi; y faisait mille tours, Avec le brochet son contpAre.
La FonTAirfB.
— Prov. et fig. Tout se fait, tout va par compiLRE ET par commère, tout Se fait par faveur et par recommandalion. — C'est un compère, un RUSÉ compère, c'est un homme adroit, subtil et artificieux. — C'est un noN compère, c'est un bon compagnon, un homme agréable et de bonne humeur. — C'est un vigoureux compère, c'est un homme plein de vigueur et très courageux. — Etre compère et compagnon, être très liés, vivre habituellement ensemble. — Celui qui est secrètement d'intelligence avec un escamoleur, avec un charlatan, pour l'aider à faire ses tours, à abuser le public; toute personne qui en seconde une autre pour quelque supercherie : cet escamoteur, ce charlatan a des compères, est bien secondé par ses compères.
COMPÈRE-LORIOT s. m. Palhol. Abcès à la paupière appelé ordinairement orgelet. — l'iur. Des CoMPÈiiES-LOniOTS. — Ornith. Nom vulgaire du loriot commun.
COMPÉTEMMENT adv. [kom-pé-la-ment].
D'une manière compétente, suffisamment, convenablement.
•COMPÉTENCE s. f. [kom-pé-tan-se] (lat.
compctentia). Jurispr. Droit qu'un Iribimal, qu'un juge a de connaître de telle ou telle matière, de telle ou lellc cause : cette question, cette affaire est de la compétence de tel tribunal.
— Par ext. Capacité de juger d'un ouvrage, de parler savamment sur une matière : cela n'est pas de votre compétence. — Cortcurrence à la même chose, ou prétention d'égalité : je ne veux pas qu'on me mette en compétence avec un tel. — Législ. « La compétence est l'étendue des allribulions d'un fonctionnaire ou d'un
COMP
tribunal. Une conteslalion ou une infraclion à la loi est, suivant sa nature, selon le lieu et selon les personnes, de la compétence de tel tribunal civil, criminel, de commerce, administratif ou spécial. (Voy. Juge de paix. Tribunal, etc.) Lorsque deux tribunaux civils sont à la fois saisis du même différend, il y a lieu à règlement des juges. ('Voy. Règlement.) Si la juridiction civile et la juridiction administrative prétendent toutes deux connaître d'une même alfaire, il y a conjlit (voy. ce mot). Les fonctionnaires publics et les Juges qui excèdent leurs pouvoirs sont passibles d'amende, de dégradation civique et même de bannissement, selon les cas (C. pén. 1 14 à 122 et 127 à 131). (Voy. Forfaiture.) L'acte d'un fonctionnaire qui a outrepassé sa compétence doit êlro soumis à l'autorité administrative, et il n'appartient pas à l'autorilé judiciaire d'en déclarer la nullité (L. 24 août 1790, titre 2, art. 13; décis. du trib. des conflits, 23 nov. 1878). Dans certains cas, les fonctions exercées par la personne prévenue d'un délit, modifient la compétence: ainsi, lorsqu'un délit a été commis par un juge de paix, ou un membre d'un tribunal de première instance, c'esL la cour d'appel qui juge le fait et l'arrêt est définitif (C. inst. crim. 479). Il en csl de même lorstpi'un délit a été commis par un grand oflicier de la Légion d'honneur, un général commandant une division ou un département, un évêque, le président d'un consistoire, un préfet, un membre de la cour de cassation, de la cour des comptes ou d'une cour d'appel. S'il s'agit d'un crime commis par l'un de ces fonctionnaires, la connaissance en est attribuée à la cour d'assises du lieu où siège la cour d'appel (L. 20 avril 18(0, arL 10, 18). ,. (Cu. Y.)
•COMPÉTENT, ENTE adj. Jurispr. Qui appartient, qui est di1. iNe se dit, ou ce sens, <|uc d'une portion de quelque bien, de quelque héritage; encore esl-il peu usilé : le pè)-e a donné à chacun de ses enfuiits leur portion compétente. — Suffisant, convenable, requis : temps compétent pour délibérer. — Se dit d'un tribunal, d'un juge qui a droit de connaître de telle ou telle affaire, de la juger : ilestjuge compétent ; il n'est pas juge compétent de cette matière.— Par anal. A)(/o)v'(t; compctenle. — Par exl. Qui peut donner s:in avis sur une chose, sur une matière, qui est capable d'en hien juger : il n'est pas compétent dans les questions de littérature. — Partie compétente, celui qui a qualité pour contesler cn justice, pour être partie au procès : il est partie compétente en cette affaire.
•COMPÉTER v. n. (lai. compclere). Jurispr. Appartenir en vertu de certains droits : ccqui lui peut compéter et appartenir dans la succession de son parc. — Etre de la compétence ; cette affaire ne compéte point à tel tribunal.
' COMPÉTITEUR s. m. (lat. compclitor). Concurrent, celui qui prétend à la même dign 'é, à la iiiéme charge ou au même emploi que veut obtenir une autre personne : puissant compétiteur ; ils étaient compétiteurs auconsulat, à l'empire. — »* Au féni. Compétitrick.
• COMPÉTITION s. f. [kon-pé-ti-si-on] (lat. cr,.,ipdiliii ; an cum, Sivec ; petere, demander). Rivalité, prétentions rivales : ÏEurope était troublée par les compétitions de ces deux Etats.
COMPIÈGNE ch.-l. d'arr. (Oise], à 60 kil. N.-E. de lieauvais; 13,225 hab. Magnifique chitcau construit sous le règne de Louis XV, sur les dessins de Gabriel, et qui fui la résidence de prédilection de plusieurs souverains. La forêt de Cdmpiègue (f-l,^i09 hectares) abonde en belles perspeçlives elcn ruines pittoresques; elle produit 100,000 stères de bois par ai). Napoléon 111 avait fait du château de Compiègiie son plus agréable rende/.-vous do chasse. La ville rénrerme trois splendidcs églises, un hûlel de ville et une tour ruinée
COMP
COMP
CO.MP
pi'ès de laquelle Jeanne [) jrc fui prise par les Bourguignons, le 24 nuii liSO. Plusicuis conciles s'assemldèrcnl ù Compiègiic; et en IG24 un traité v fut siirno avec les Hollandais. Lat. 49° 2o' 3""rs. Long. 0° 29' 27" E., à la tour de l'église Sainl-Jacqucs.
COMPIÈGNE (Louis-Eugène-Henri du Pont, marquis de) explorateur, né à Fuligny (Aube) en 1846, tué en duel, au Caire, par un Allemand en 1877. En compagnie do Marche, il visita le Gabon, en 1873, l'Ogoouè en 1874 et l'intérieur de l'Afrique. L'escorte des deux voyageurs les força de revenir au Gabon alors qu'ils se trouvai en l à qualrcjournées seulement des lacs intérieurs. Le marquis de Corapiègne a publié plusieurs récits extrêmement intéressants : Gahonais, Palniiins, Gdllois (187.Ï, in- 12); Okanda, Banc/ouens, OsyÉba{\8'6, in-12); Voyages, Chasses et Guerres (187fi, in-12).
' COMPILATEUR s. m. Celui qui compile : les compiUdcurs sont estimables quand ils se dorment pour ce qu'ils sont.
* COMPILATION s. f. (iat. compilatio). Recueil, réunion de plusieui's choses mises eu corps d'ouvrage. Les plus excellentes compilations sont: les Annalesecclésiasliques,deèa.ronnius. le Glossairedc du Gange. Les.Encyclopédies ne sont que des compilations plus ou moins déguisées.
* COMPILER V. a. (Iat. compilare). Faire une compilation, des compilations : il compila ce qu'il avait trouve de plus intéressant dans les auteurs sur telle matière, et il en fit un livv:.
11 compilaîtt compilait, compilait Voltaire.
* COMPITALES s. f. pi. (lat. compilatia ou ludi compiuilii). Fêtes que les Romains célébraient dans les caiTefours, en l'honneur do; lares compitalcs ou divinités qui régnaient sur les lieux où les routes se croisent.
COMPITUM s. m. [kom-pi-lomm]. Antiq.
Carrefour.
* COMPLAIGNANT, ANTE adj. [gn. ml!.] (rad. eomplaindrc). l'ral. Qui se plaint en justice de quelque tort qu'il prétend qu'on lui a fait : il est complaignant. — Substantiv. : le complaignant, la complaignantc, les complaignants.
COMPLAINDREv.a. (préf. corn, ci plaindre). Plaindre.
* COMPLAINTE s. f. (rad. complaindre).
Plainte en justice, ou action qu'on intente soit pour être conservé dans sa possession, soit pour y être réintégré : complainte en cas de saisine et de nouvellcté. — Chanson ou cantique populaire dont le sujet est ordinairement tragique ou pieux : la complainte du Juif errant, la complainte de Fualdès. — Au pluriel se dit quelquefois, famil., pour lamentations : il fait de grandes complaintes sur les malheurs des temps.
* COMPLAIRE V. n. (lat. complacere; de cum, avec; placcre, plaire). Se conjugue comme Plaire. S'accommoder, se conformer au sentiment, au goût, à l'humeur de quelqu'un pourlui plaire, acquiescer à ce qu'il souhaite : je veux bien vous complaire en cela. — Se complaire V. pr. Se plaire, se délecter en soimême : il se complail en sa personne; il se comptait dans tous ses ouvrages.
* COMPLAISAMMENT adv. Avec complaisance.
* COMPLAISANCE s. f. Douceur, et facilité de caractère, qui fait qu'on se conforme, qu'on acquiesce aux sentiments, aux volontés d'autrui : la complaisance doit être réciproque. — Acte de complaisance; et, dans ce sens, on l'emploie très souvent au pluriel : avoir de grandes complaisances pour quelqu'un. — Plaisir, satisfaction, en parlant des personnes qu'on estime, qu'on aime, des choses dans lesquelles on se complaît : parler d'une personne ou d'une chose avec complaisance. —
Se r.ECARDF.Il AVEC COMPLAISANCE, AVOIR l'NE r.RA.NDE COMPLAISANCE POUR TOUT CE Qu'o.N FAri,
être fort satisfait de sa personne, de son mérite, avoir beaucoup d'amour-propre. — Au plur., dans le style de l'Ecriture, amour, alfoction : Dieu dit dans l'Evangile : C'est ici mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toutes mes complaisa)ires.
' COMPLAISANT, ANTE adj. [kon-plè-zanj (rad. complaire). Qui a do la complaisance pour les autres : élre complaisant pour tout le monde — Substantiv. Personne quia beaucoup de déforoncc pour une autre, qui est fort assidue auprès d'elle, et qui s'attache à lui plaire dans quoique vue d'intérêt : je n'aime pas les complaisants. — Personne qui favorise les galanteries d'une autre : ce bonhomme ne se doute guère itu'il est le complaisant de sa femme.
* COMPLANT s. m. (préf. com, et plant). Agric. Plant de vigne composé de plusieurs pièces de terre : un bon comptant; des vignes lie bon complant.
COMPLANTERv.a. Planter, couvrir de plantations.
COMPLECTIF, IVE adj. (lat. complccti. embrasser). Bot. Se dit d'un mode de ];)iéfoliation dans lequel les feuilles, s'embrassant les unes les autres, se recouvrent par les côtés et par le sommet.
" COMPLÉMENT s. m. [kon-plé-man] (lat.
complcmrutiiiii). Ce qui s'ajoute ou doit s'ajouter à une chose puur la rendre entière, complète : le co/nplémentd'une somme — Théul. Complément de béatitude, le comble de la béatitude. — Géom. Complément d'un angle, ce qui manque à un angle pour compléter l'angle droit , c'est-à-dire, , quatre-vingt-dix degrés : l'angle de trente degrés a pour complément l'angle de Sdixante. — Complément arithmétique d'un nombre, dilTérence entre ce nombre et l'unité suivie d'autant de zéros qu'il y a de chilfros dans ce nombre : le complément arithmétique de 760 est 241). — Astron. Complément d'un astre, sa dislance angulaire au zénith. — Mus. Complément d'un intervalle, ce qui manque pour compléter l'octave : le complément de la quinte est la quarte. — Gramm. Mot qui est régi par d'autres, ou qui sert à préciser, à déterminer la signilication des mots auxquels on le joint, à compléter une préposition. Bans celte phrase : Le livre de Pierre, Pierre est le complément de lapréposition do, et les mots de Pierre sont ensemble le complément de livre, les adverbes sont les compléments des verbes et des adjectifs. — Le complément DIRECT, le complément INDIRECT d'uN
VERBE, le régime direct, le régime indirect d'un verbe.
* COMPLÉMENTAIRE adj. Qui sort à compléter.— Jours complémentaires. (Voy. Calendrier).— Géom. Angles complémentaires, angles dont la somme vaut un angle droit. — Phys. Couleurs complémentaires, couleurs dont la réunion forme la couleur blanche.
* COMPLET, ETE adj. (lat. complelus, rempli). Entier, achevé, parfait, à quoi il ne manque aucune des parties nécessaires : un luibillement complet; œuvres complètes. — Bot. Fleur COMPLÈTE, ileur quiauncalice, une corolle, une ou pi usieursélamines, et un ou plusieurs pistils: la rose, l'aùllct, lelilas, ont des /Icurscomplclcs. — Substantiv. Le complet d'un régiment : ce régiment, ce bataillon, cette compagnie est au complet, au grand complet, passe le grand complet, excède le complet.
' COMPLÈTEMENT s. m. Action de rendre complet : le complètement des hommes de ce régiment.
- COMPLÈTEMENT adv. D'une man ère complète ; l utioragc est complètement ach ce.
' COMPLÉTER v. a. Je complète, le compléterai. Rendre complet : compléter un nombre,
une somme. — Ss compléter v. pr. Devenir
complot ; ces trnvaii.e se complètent.
* COMPLÉTIF, IVE adj. Gramm. Qui sert do complément : mot complétif; jihrase complétive.
' COMPLEXE adj. [ko-a-plè-kse] (Iat. complexus). Uidaet. Opposé à simple, qui embrasse plusieurs choses : terme complexe; idée complexe. — Arithni. Nombres complexes, nombres composés de dillérentes espèces d'unités, tels que 30 livres 10 sous 6 deniers; o pieds 9 pouces 3 lignes.
* COMPLEXION s. f. [kon-plè-ksi-on] (rad. complexe). Tempérament, constitution du corps : bonne, mauvaise complexion. — Inclination, humeur : il est de complexion amoureuse; de complexion triste, gaie.
' COMPLEXITÉ s. f. Didact. Qualité de ce qui est complexe : coniplexilé d'une proposition.
COMPLEXUS s. m. [kon-plè-ksuss] (lat. entrelacé). Anat. Nom de deux muscles de la région cervicale, dont les libres sont entrelacées. L'un, le grand complexus, renverse la tête en arrière ; l'autre, le petit complexus, la porte un pou en arrière et de côté.
•COMPLICATION s. f. {lat. complicatio ; de cum, avec; plicare, plier). Assemblage, concours de plusieurs choses différentes; ne se dit guère qu'en parlantde crimes, de maladies, de malheurs : cet homme a commis des vols et des homicides, ily a complication de crimes; .ce malade a la goutte et la pierre, il y a complication de maux. — Le tout, l'assemblage dont les parties plus ou moins nombreuses ont entre elles dos rapports multipliés et difliciles à saisir : celle machine est d'une complication qui la rend très difficile à construire.
' COMPLICE adj. (lat. complcx, complicis, uni). Qui a part au crime d'un autre : on a arrêté plusieurs personnes que l'on croit complices du même crime. — Substantiv. Nommer, déclarer, révéler ses complices; il accusa tous ses complices. — Fig. Il voulut que la religion devintcomplicedesesfureurs. — Législ. « La loi punit comme comidicos d'un crime ou d'un délit non seulement ceux qui ont sciemment aidé ou assisté l'auteur du fait, mais encore: ceux qui ont procuré des armes, instruments ou tout autre moyen ayant servi à laction, sachant qu'ils devaient y servir; ceux qui, par dons, promesses, menaces, abus d'autorité ou de pouvoir, machination ou artifices coupables, ont provoqué à cette action ou donné des instructions pour la commettre; ceux qui, connaissant la conduite des malfaiteurs, leur fournissent habituellement logement, lieu de retraite ou de réunion; et ceux qui sciemment ont recelé des choses enlevées, détournées ou obtenues à l'aide d'un fait criminel ou délictueux. Lescomplices sont punis de la même peine que l'auteur du crime ou du délit, sauf dans les cas exceptionnels prévus parlalûi (C. pén.ul) à 63). Les complices d'une banqueroute frauduleuse sont punis de la même peine que les banqueroutiers frauduleux (id. 403). Le complice de la femme adultère est puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans de prison et d'une amende de 100 à 2,0 10 fr. (id. 388); mais cette pénalité se trouve abrogée dans le projet de loi sur le divorce quota Chambre des députés a adopté en mai 1882. En malièredcpresse, lorsque les gérants ou les éditeurs sont en cause, les auteurs doivent être poursuivisconime complices, mais non les inifirimeurs, à moins qu'ils n'aient sciemment imprimé une provocation directe à un attroupement ( L. 29 juillet 1881, art. 43). Sont encore punis, comme comphces d'une action qualifiée crime ou délit, ceux qui, soit par Jdcs discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrite, des imprimés ou affiches, ont provoqué directement le crime,
COMP
I.n Inil.-ilivo de crime ou le délit commis (id. ail. ^3). Dans le cas de délit d'outrage aux bomics mœurs, commis par vente, ofl'rc, exposition, alTicliage ou distribution gratuite, d'imprimés autres que le livre, de dessins, gravures ou images obscènes, les complices sont punis, comme les auteurs du délit, d'un emprisonnement de un mois à deux ans et d'une amende do 16 à 3,000 fr. (L. 2 août 188-2)... (Ch.Y.)
* COMPLICITÉ s. f. Participation au crime d'un autre : (7 ;/ a complicité lorsque... — Législ. Voy. Complice.
* COMPLIES s. f. pi. [kon-plî] (lai. completorium; de complcrc, compléter). Liturg. catliol. La dernière des heures canonicales, laquelle se dit ou se chante après vêpres ; dire, chanter compiles; aller à compiles.
* COMPLIMENTS, m. (lat. complemerdum,a.ccomplissoment). Paroles civiles, obligeantes, flatteuses, par lesquelles on témoigne à quoi qu'un le respcci, ralTeclion, l'estime qu'on a pour lui, ou la part que l'on prend à ce qui lui arrive d'agréable ou de fâcheux : compliment sincère; compliment affectueux. — Terme do civilité pour se rappeler au souvenir de quelqu'un : mes compliments à madame. — .li:
vous KN F.\[S MON COMPLIMENT, SC dit qUClquelbis,
famil. elpar ironie, à celui qui a faiîune faute, une maladresse : vous lui avez dit tout jusie ce qui pouvait vous nuire, je vous en fais mon compliment. — Fig. ot fam. Compliment bien TROUssi:, complimeiu bien tourné. — Hengaî- NF.n SON COMPLIMENT, supprimer ou ne pas achever ce <|u'on avait cnvio de dire : il rengaina son compliment. — Discours désobligeant ou injurieux ; mais alors il est toujours accompagné d'une épithète qui indique le sons détourné qu'on lui donne : vous lui avez fait là un mauvais compliment, un sot compliment. — Iron. Voilà un joli compliment, un compliment très flatteur. — Fam. Ne faisons point de compliments; laissons l.v LES compliments; trèvk DE compliments; sans compliment, s'il vous plaît; point de compliment; laçons de parler dont on se sert pour engager une personne à être moins cérémonieuse. — Sans compliment, franchement, ouvertement, sans Uatlorio .je lui dis, sans compliment, qu'il fallait qu'il en passât par là. — Est souvent opposé à intention réelle, i promesse effective : il vous fait des offres de service, c'est pur compliment. — Discours solennel adressé à une personne revêtue d'autorité : toutes les coynpagnies allèrent faire compliment au gouverneur. — Petit discours en vers ou en prose que l'on fait réciter ou présenter par un enfant à son père, à sa mère, ou à quelque autre personne, le jour de leur fête ou le premier jour de l'an, 1 pour les complimenter : apprendre, réciter un compliment.
COMPLIMENTÉ, ÉE adj. Qui a reçu des compliments.
* COMPLIMENTER v. a. Faire compliment faire des com|ilirnenis : complimenter quelqu'un, — Absol. Faire des civilités : c'est trop complimenter.
* COMPLIMENTEUR, EUSEadj. Qui fait trop de compliments : c'est un personnage fort complimenteur. — Subtantiv. C'est un grand complimenteur.
•COMPLIQUÉ, EE part, passé de Compliquer. — Qui est composé d'un g.-.uLJ nombre de pièces ; machine compliquée. — Qui est mêlé a d'autres choses : maladie compliquée. — Krabrouillé : affaii'c compliquée.
COMPLIQUER V. a. (lat. complicare). Former un tout, un assemblage dont les parties, plus ou moins nombreuses, ont entre elles des rapports multipliés et difficiles à saisir : vous «rc: trop compliqué celte machine. — Rendre confus, difficile à démêler, à éclaircir : cet auteur a trop compliqué l'action de sa
COMP
pièce. — Se complioiieh v. pr. Devenir compliqué : l'affaire se complique de plus en plus. — Méd. Une maladie, nue affection se complique d'une autre maladie. C'est-à-dire, une autre maladie, une autre aH'cction vient s'y joindre et l'aggraver.
* COMPLOT s. m. (préf. com; anglo-saxon, plot, intrigue). Mauvais dessein formé secrètement entre deux ou plusieurs personnes : dangereux, détestable complot. .
Celui qui met un frein à la fureur dos fluts Sait aussi des méehants arrcïer les complais. Racinb.
— Législ. <i Le complot est la préparation d'un attentat contre la sûreté de l'Élat; et il y a complot, dès que la résolution d'agir est concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs personnes. La loi du 28 avril 1832, qui a modifié un grand nombre d'articles du Code pénal, a soumis le complot à des peines moins rigoureuses que celles qui frappent l'attentat. iNous avons fait connaître, au mot Attentat quelles sont les diverses pénalités que la loi iniligc aux auteurs de ce crime. Le complot est puni do la déportation lorsqu'il y a eu un commencement d'exécution : dans le cas contraire, la peine est la détention. S'il y a eu seiileincnt proposition faite et non agréée de former un complot, celui qui a fait la proposition est puni d'un emprisonnement d'un à cinq ans, et il peut être interdit de ses droits civiques (C. pén. 8!)). Tous individus embarqués sur un bâtiment de l'État et coupables d'avoir formé un complot contre l'autorité du commandant ou contre la sûreté du bâtiment sont punis de la détention. (L. 4 juin IS-'iS, art. -jya). « Cn. Y. .>
* COMPLOTER V. a. Faire un complot, conspirer : ils ont comploté sa perte. — Absol. ils avaient comploté ensemble; ils ont comploté entre eux.
COMPLOTEURS, m. Qui complote.
COMPLUTENSIENNE ailj. f. (rad. Complutum). Se dit d'une bible polyglotte publiée en l.'iOi à Alcala dcEé]]avèi{Co7nplutum]. Voy. Alcala DE IlÉNAnf:s et Bible.
COMPLUTUM.VilledesCarpetani.dansrilispania Tarraconensis, entre Segovia et Bilbilis; auj. Alcala de Hénarès.
COMPON s. m. (lat. componere, disposer). Blas. Divi.sion carrée, partie d'une componure.
* COMPONCTION s. f. [kon-pon-ksi-on] (bas lat. compunctio, de compiingere, poindre). Douleur, regret d'avoir offensé Dieu : la componction de cœur est nécessaire pour la véritable pénitence. — Air de componction, air qui témoigne du regret ; s'emploie souvent avec une nuance de raillerie : il promit, avec un grand air de componction, de ne plus retomber dans cette faute.
COMPONÉ, ÉE adj. (rad. compon). Blas. Se dildetoute pièce honorable quiestformée de figures carrées ou compons d'émaux alternés.
COMPONENDE s. f. Composition qui se fait sur les droits dus à la cour de Rome, quand on veut obtenir quelque dispense, ou les provisions de quelque bénéfice : l'officier de la componcnde.
COMPONURE s. f. (rad. compon). Blas. Disposition d'une pièce par carrés égaux, alternant d'émail.
' COMPORTEMENT s. m Manière d'agir, de vivre, de se comporter.
* COMPORTER V. a. (lat. cum, avec ; portare, porter). Permettre, souffrir, en parlant des choses : la médiocrilé de son revenu ne eom-
endre
œ.Aip
* COMPOSANT s. m. Chim. Corps simple qui entre dans la composition d'un autre corps : l'hydrogène et l'oxygène sont les composants de l'eau. — Adjectiv. : corps composant.
COMPOSANTE s. f. L'une quelconque des forces que l'on remplace par une seule appelée résultante.
' COMPOSÉ, ÉE part, passé de Composer. - Société bien composée, société choisie, où il ne se trouve que des personnes estimables.
— Mot composé, mot formé de deux ou de plusieurs mots joints ensemble ; passe-temps, inconvenant, soutenir, sont des mots composés.
— Botan. Fleurs composées, celles ([ui sont formées de plusieurs fleurons, ou demi-fleurons, réunis dans un calice commun, telles que les fleurs du tournesol, du chardon, de la chicorée. — Feuille composée, celle qui est composée de plusieurs folioles atlachécs à un pétiole commun. — Tiges, racines composées, tiges, racines divisées en plusieurs branches ou radicules. — Macuine compos:-e, très composée, machine pour l'exécution et pour le mouvement do laquelle il faut beaucoup de pièces dilférontcs. — Méean. Mouvement composé, celui qui résulte de plusieurs autres monvenieiits. — Arithm. Raison composée, celle qui résulte du produit dos antcccdcnis de deux ou de plusieurs raisons, et de celui de leurs conséquents. — Mus. Intervalle composé, celui qui passe l'étendue d'une octave, ou qui peut se diviser en doux autres intervalles. — Etre composé, fort composé, avoir, ou affecter d'avoir un air grave, un air sérieux et modeste ; cet homme est toujours guindé, toujours composé. Se dit aussi de l'air, des actions: il a l'air extrêmement sérieux et com-
Iposé. — Philos. Sens composé, le sens qui 'résulte de tous les termes d'une proposition pris selon la liaison qu'ils ont ensemble : on l'appelle ainsi par oppos. à Sens divisé, qui se dit d'une proposition dont on piuii,! séparément les ternies; ainsi quand on dit: et' qui se meut ne peut pas être en repos, cette proposition est vraie dans le sens composé, parce qu'une môme chose ne peut cn même temps se mouvoir et être en repos; mais elle est fausse dans le sens divisé, parce qu'une chose qui se meut a pu être en repos auparavant, et y peut être ensuite.
* COMPOSÉ s m. Un tout formé de deux ou de plusieurs parties; se dit des choses physiques et des choses morales : l'homme est un composé de corps et d'dme; ce médicament est un composé de plusieurs drogues. — Mot composé, et parlicul. en versification, mot qui a la même terminaison que ceux dont il est formé : combattre est un composé de battre; la rime du simple avec le composé, ou des composés entre eux, n'est pas reçue. — Chim. Corps formé de deux ou plusieurs éléments : les composés sont binaires, ternaires ou quaternaires, suivant que l'analyse y fait découvrir deux, trois ou quatre corps simples.
* COMPOSÉES s. f. pi. Bot. Grande famille de plantes dicotylédones dont les fleurs sont composées, c'est-à-dire réunies sur un réceptacle et entourées d'un involucro commun, comme dans l'artichaut, la laitue, le dahlia, la camomille, etc. Au singulier : ime composée. — Les composées, appelées ordinairement aujourd'hui synanthérées, comprennent environ dix mille espèces, réparties dans un ■millier de genres, qui forment eux-mêmes neuf tribus importantes, savoir : 1° chicoracées {laiteron, pissenlit, laitue, scorsonère, salsifis, chicorée, etc.j; 2" n.\ssauviées (luissauvie, etc.) ; 3° mutisiées (mutisie, elc); 4'.caiidu.\céesoucy-
porte pas la dépense qu'il fait. — Vvkil. ven.- .. , ...
un immeuble ainsi ou td qu'il se poursuit cl com- narées (bardane, chardon, artichaut, galactite
U'ouwc' carthame, centaurée, c\.c.):o-c.\i.ziiDVti.Esisoiici
porte, le vendre dans l'état oi'i il se — Se comporter v. pr. Se conriu"'e, en user, d'une COI laine manière : il s'at comporté en véritable ami, cn homme de bien dans les aff lires que je lui ai co'ifées.
etc.); 0'^ sÉNÉcioNÉES (séneçon, arnica^ cinéraire, immortelle, tanaisie, armoise, matricaire, adulée, camomille, oxyure, soleil, zinnie, amhrosie, lampourde, etc.); 7° asiéréks ou aiéroï-
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DÉEs {aster, dahlia, nitnée, pâquerette, nîncmirrjucfUc, de.) ; 8" uuPAioRiÉEâ ( lussilaye, eupi.ttoire, elc); 9" \Enjiouiéiùs (vernonie, etc.).
* COMPOSER V. a. [kon-po-zé] (lai. coniponei'e, disposer), rornicr, faire un Loul de i'assemblago do plusieurs parlies. Se dil eu parlant des cliosos physiques et, des choses morales : composer un remède avec divers ingrédienls; toutes tes pièces qui composent cette machine. — Typogr. .Assembler les lettres pour en former des mots, des ligues et des pages : composer un tubleau, une couaerture. — Faire ou produire quelque ouvrage d'esprit : composer ICI livre; rnmpnscr un disco}irs. — Se dit dans un .'eus aiMlogue : composer un tableau, un ballet, les plans et les dessins d'unpalais, etc. — Fig. (JoMPOSEii DES ALMAN.iCHs, s'amuscr à faire des pronostics en l'air, se remplir l'esprit d'idées qui, selon toute apparence, ne se réaliseront jamais. — Cosiposeu sa mine, son