NE PLUS CONNAÎTRE QUELQU'UN, QUKLQUE CHOSE
n'en pas faire acception, ne point le pieiidie en considération : il viut que tous soient également soiimis à la discipline^ et il ne connaît à cet éyard ni parents ni amis. — Ne plus con- ^\iTI\E quelqu'un, le traiter comme un inconnu, l'oublier, le mépriser : depuis qu'il est en place, il ne connait plus ses amis. — Se FAIRE CONNAÎTRE, dire son nom, sa qualité aux {.'cns dont on n'est pas connu. — Se faire connaître, faire ou dire quelque chose qui décèle les dispositions, les qualités bonnes ou mauvaises que l'on a: Caton se fit connaître de bonne heure par son amour pour la liberté. — Fam. Je ne connais que cela, se dit en parlant d'une chose qui ne peut être éludée, ou qu'on ne doit pas balancera faire : il faut que vous obéissiez, je ne connais que cela. On dit à peu près de même : je ne connais qu'une chose, c'est d'agir franchement, c'est d'être sévère, etc.
— iNe connaître que son devoir, que la Rf;GLE,
QUE LA LOI, etc., ne point s'écarter de son devoir, de la loi, de la règle, etc., quelles que soient les circonstances où l'on se trouve, et les personnes avec lesquelles on a affaire. — ISe connaître QUE SES INTÉRÊTS, etc, ne considérer, n'avoir en vue que ses intérêts, etc.
— Se dit aussi en parlant des choses qu'on a étudiées, dont on a une grande pratique, un grand usage, auxquelles on s'entend bien : il voudrait tout connaître; connaître une langue, une science, un ait. — Par anal., en parlant des personnes : je connais bien cet homme, et je puis compter sur lui. — Absol. S'instruire, s'éclairer : le désir de connaître. — Apprécier, juger : cet écrivain commence à se faire crmnailre. — Avoir des liaisons, des relations avec quelqu'un : connaissez-vous quelqu'un de mes jages? je n'en connais pas un. — Connaître une i i;mme, la connaître charnellement, avoiravec elle un commerce charnel. — Discerner les objets, les distinguer, les reconnaître : je ne l'ai vu qu'une fois, mais je le connaîtrais entre mille — Sentir, éprouver; se dit tant au sens physique qu'au sens moral : on ne connait pas l'hiver à la Martinique. — Fam. et lig. Il ne connaît pas sa main droite de sa main galxhe, il est incapable de discernement. — Pratiquer une chose, l'admettre, s'y conformer, s'y souinet're : et, dans ce sens, il se joint ordinairement avec la négation '.En Angleterre, on ne connaît pas la loi salique. - Par anal. : ce cheval connait la bride, les éperons, etc. — Ne point
CONNAÎTRE DE SUPÉRIEUR, DE MAÎTRE, n'avoir paS
de supérieur, de maître, ou prétendre n'en jp in t avoir, et ne vouloir pas obéir. On dit de même : je ne connais de maiire que vous, que lui: je ne connais ici d'autre maitre que moi. — Il ne CONNAÎT PLUS RIEN, Sa passiou le domine tellement, qu'aucune considération n'est cajiable de l'arrêter. — Avoir autorité pour juger de certaines matières ; en ce sens, il se construit toujours avec de ou un équivalent : i:e juge connait des m.atiéres civiles et criminelles ; il en connait en première instance ; il en connait par appel. — Connaître le menu, se réserver pour les meilleurs plats. — »v Jargon. Je la CONNAIS, je connais ce que vous me racontez: l'histoire n'est pas neuve, je la connais. Cherchet-oii à imposer à quelqu'un qui est au courant «les nianœuvresparisienncs, il répond ■.celle-là, je la connais, il ne faut )ias me la faire, c'est moi qui l'ai inventée. — * Se connaître v. pr. Avoii connaissance de soi, de ses loiccs, de sa dignité : « Connais-toi loi-méme » est une des plus belles maximes de la philosophie.
Appreodrc à se connaître est le premii-T des soins.
Ll FonTAlKE.
— V. récip. : nous nous connaissons depuis longtemps. — Il se se connaît pas, l'orgueil lui lait oublier ce qu'il est. — Se connaître A quelque chose, en quelque chose. Savoir en b:on juger ; il se connait en mérite , eu poésie. — N:: point se connaIthb,
connaître, se dit d'une personne que la passion met hors d'elle-même : la fureur le transporte, il ne se connait point, il ne se connait plus.
CONNAUGHT [konn'-nâtt], la plus occidentale des quatre prov. d'Irlande, comprenant les comlés de Galway, de iMa>o, de Roscommon, de Leitrim et de Sligo ; 17,773 kil. carr. ; 840,000 hab. Principales riv., le Sliannon et ses al'Uuents. Territoire montagneux, excepté au centre ; sol peu fertile. Le Connaught, autrefois royaume, forme aujourd'hui un duché.
•CONNÉ, ÉE adj. [konn-né]. Bot. Se dit de deux parties semblables qui naissent réunies: les feuilles de plusieurs chèvrefeuilles sont confiées.
l'Ohio, à 3 kil. du ,-E. de Cleveland ;
CONNEADT, village de lac Erié et a 110 kil. E.-N 1,200 hab.
CONNECTICUT [angl. konn-nètt'-i-keutt (anc. mul indien quonektacat, grande rivière). i.Le plus grand fleuve de la Nouvel le-Aiigluterre. Il naît dans le Canada, près de la frontière des Etals-Unis, sépare létal de New-Hanispshire de celui de Vermonl, traverse les états de Massachusetts et de Connecticut et se jelle dans le détroit de Long-lsland, à Saybrook, après un cours de COO kil. Les vaisseaux marchands le remontent jusqu'à HarU'orl et les bâtiments d'un petit tonnage jusqu'à Newburg. La vallée qu'il arrose est remarquable par sa beauté. — II. L'un des treize états primitifs de l'Union américaine, entre le Massachusetts, Rhode-Island, le détroit de
Sceau de l'Etat ue Connecticut.
Long-Island et l'état de New- York, long de I.tO kil., large de 80 ; superficie : 12,925 kil. carr. ; entre 41° et 42° li' lat. i\., et entre 74" lo' et 11" 10' long. 0., divisé en huit comlés. Cap. Hartford ; villes pi'incipalesrNew- Haven, Criiigffiort, Norwich, Waterburp, Meriden, New-Rrilain, Ncw-London et Middlelown. En 1G7'J, la population était de I 2,,t3o hab.;en 1756, de I3i,80.'i;en 1782, de 208,870. Depuis cette époque, elle s'est augmentée de la manière suivante :
Uabilanls.
Depuis 746,258
Territoire accidciitij i|u.; [i.tvcrsent plusieurs chaînes de collines : Housatouic, Green moiintain, Toin range, Blue Hills; IriO kil. de côtes sur le délroilde Lon;.'-lslaiid. Excellents ports de .New-Londoi. , New-llavcn , Stonington, Bridgeporl et Saybrook. Les trois principaux cours d'eau sont : le Connecticut au centre, le HousatonicàrO. et la Ihanics à l'E. Canièies de pierre de Bolton ; ardoi^es, mines de .^uivre, de plomb, de sulfate de baryte; chaux hy-
draulique, cobalt, fer, marbre blanc, etc. Climat doux et sain. Culture des céréales; pâturages sur les collines; tabac. Industrie développée produisant tous les objets que l'on fabrique avec le caoutchouc; machines à coudre, soieries, lainages, cotonnades et surtout horlogerie. Pêche de la morue et du maquereau. 1,800 kil. de chemins de fer. L'assemblée générale secomposede 241 représentants élus annuellement et de 21 sénateurs choisis pour deux ans. Le gouverneur, le lieutenant gouverneur, le secrétaire d'Etat, le trésorier et le conirôleur sont nommés chaque année. Le droit de grâce appartient à l'assemblée générale. Les juges de la cour suprême et des hautes cours sont nommés pour huit ans par l'assemblée générale, qui désigne chaque année les autres juges. Dettes de l'Etal, 25 millions de fr.; revenus, 9 millions; dépenses, 10 millions. Les écoles supérieures elles inslitulions soutenues par le gouvernement sont: l'école de West Meriden, l'école industrielle de filles de iMiddletown, l'asile des sourds-muets à Hartford, l'hospice desaliénésàMiddletown, la prison de Wethersfield.etc. Nombre des écoles publiques: 1,700, fréquentées par 119,500 élèves et 2,500 professeurs. Ecole normale à New-Rrilain. Trois collèges : Yale, à New-Haven; Trinily, à Hartford; elWesleyan,à Middletown. 104journaiix. 63 bibliothèques publiques (286,000 vol.); S62 organisations religieuses possédant 902 édifices. Les dénominations les plus nombreuses sont les congrégationalistes avec 290 organisations, les méthodistes (184), les épiscopaliens (139), les baplistes (116), les catholiques romains (44) et les universalistes (14). — Hist. Le fleuve Connecticut et les côtes adjacentes furent vi^ilés pour la première fuis par les Hollandais, qui fondèrent un établissement à Hartford en 1633. Mais presque aussitôt les Anglais, se croyant des droits sur ce pays, chassèrent les Hollandais et se fixèrent à Hartford, Windor et Wethersfield (1636).
L'année suivante, ces trois villes, ayanl formé une ligue pour leur mutuelle protection, déclarèrent la guerre aux Pequots et annihilèrent complètement leur pouvoir. New-Haven fut l'onde en 1638; et le peuple approuva par son vote du 14janv. 1639, la première constitution écrite organisant un gouvernement et définissant ses pouvoirs. En 1662, le roi Charles II accorda une charte si large et si I'bérale, qu'elle resta, sans altération, la constitution de Connecticut jusqu'en 1818, époque où fut rédigée la constitution actuelle. La tranquillité fultioublée un instant par le despotisme du gouverneur Andros, qui fut chassé lors de la chute de Jacques II. — Aux termes d'une loi volée sous l'influence de sentiments de reconnaissance, les Français, même non résidants aux Etats-Unis, ont le droit d'hériter, de posséder et de transmettre des propriétés mubilières dans l'état de Connecticut. C'est-à-dire que lorsqu'un propriétaire vient à mourir, ses biens deviennent l'Iiérilage de ses parents français, s'il en a. II n'en est pas de même pour les héritiers anglais ou allemands. CONNEMARA, district formant la partie occidentale du comté de Galway (Irlande), célèbre par ses paysages pittoresques.
CONNERÉ, bourg du cant. et à 15 kil. do Moiittort (Sarthe), sur la rive gauche de l'Huisne; 2,323 hab. Combat du 9 janv. 1871, à la suite duquel les Français évacuèrent Conneré.
* CONNÉTABLE s. m. fko-né-ta-ble] (lat.
cornes slahitli, comte de l'ctable). Autrefois, le premier officier militaire de la couronne, qui avait le commandement général désarmées : le connétable de France. Titre de dignité qui se donnait, en d'autres royaumes,à «|uolqiics personnes de qualité, dans la maison desquelles il était héréditaire. Ainsi en Espagne, il y avait un Connétable deCastille.
CONN
du Connétable de Navarre ; et à Rome, l'aîné de la maison Colonne s ap\\e\\a.\i le Connétable comme étant C'.mnétahle héréditaire du royaume de Naples. — s. f. Femme du connétable : madame la connétable. — Encycl. Le titre de comte de l'étahle, donné d'abord à un officier du Bas-Empire, fut adopté chez les Francs pour désiirner un officier chargé de la surveillance des écuries. Peu à peu le comte de l'étable ou connétable devint un personnage important à la cour : les grands vassaux eurent aussi des connétables pour commander leurs troupes. Au xi' siècle, la dignité de connétable était toute militaire pt au xiii" siècle, celui qui en était revCtu fut radiiiinistrateur suprême et le généralissime de toutes les armées, sans autre supérieur que le roi. Le connétable portait l'épée royale nue et haute dans les grandes cérémonies.
LISTE DES CONNÉTABLES DE Fn.\NCE.
Raoul IV de Brknne, (I.'t441,
Charles de Castille. . (1350).
J.icques de Bourbon. (l^iSiy.
Gautier de Brienne . ii3f)lî).
Robert de Fieniies. . (13.ïO|.
B.-rtrand du Guesclin (1370).
Olivier de r.lisson. . (1380).
Philippe d'Artois. . (130i).
Louis de Sancerre. . (1307).
Charles d'Albert . . (1405).
Saint-fol (1411).
Bernard dWnnrignac (1415).
rency . . .
Gaston de Chauniont.
Albéric (1060).
Baudrv (1067).
Gautier (I060J.
Aleaume (1071).
Adam (1079).
Thibaut de Motdmn-
Hugues de Cbauuionl (1108).
Mathieu I" de Montmorency (1138).
Simon de Neauile-le-
Chàtel (1160).
Raoul de Clermnnt. (1174).
Dreux de Mello. . . (ll'.'l).
Matliieu 1! de Mont-
morencv (1218).
AmauriH'deMoutfort (1231).
Htirabert VdeBeaujou (1-241).
Gilles de Trasignics
Hiinibert de jlont-
pensier (1275).
Raoul de Clermont . (1285).
Gaueherde Chàtillon (1302).
Raoul de Brienne. . (1320).
Charles de Lor Jean Stuart . . . . Artus de Bretagne .
Saint-l'ol
Jean II de Bourlion.
Cllarles 111 de B .i:r-
bon
Anne de Montino-
reney (1538).
Henii de ftlontnio-
rencv (1503).
Charles de Luyues. (1621).
Lesdiguières. ". . . (1622).
La dignité de connétable fut supprimée à la mort de Lesdiguières (IGîli). Napoléon la fil revivre : il nomma son frère Louis qrand connétable, et le maréchal Berthier vice-connétable.
' CONNÉTABLIE s. f. On appelait autrefois ainsi la juridiction des maréchaux de France sur les gens de guerre, et sur ce qui regardait la guerre, tant au civil qu'au criminel ; le siège de la connétablie était à Paris. — Juridiction des maréchaux de France, pour les affaires qui regardaient le point d'honneur : h; connétable se tenait ordinairement chez le doyen des maréchaux de France, comme représentant le connétable.
*CONNEXEadj.[konn-nè-kse](lat. co«n?a;u«; de cum, avec ; nectcre, lier). Junsp. Se dit des atfaires qui ont une certaine liaison les unes avec les autres : matières connexes, délits connexes.
' CONNEXION s. f. (lat. connexio). Liaison que certaines choses ont les unes avec les autres : on ne voit pas la connexion de ces deux idées, de ces deux pivpositions.
•CONNEXITÉ s. f. Rapport aperçu entre
deux ou plusieurs choses ; disposition réciproque qu'ont certaines choses à être jointes : il ij a une grande conncxité entre la morale et la jurisprudence.
• CONNIVENCE s. f. Complicité par tolérance et dissimulation d'un mal qu'on doit ou qu'on peut empêcher : la connii-cnce du magistrat, des juges. — Complicité : ils étaient de connivence ensemble pour, etc.
* CONNIVENT, ENTE adj. Bot. Se dit des parties d'une plante qui tendent à se rapprocher ; anthères conniventes ; feuilles conniventes.
' CONNIVER V. n. [ko-ni-vé] (lat. connivere, fermer les yeux). Participer, en dissimulant, à un mal qu'on peut et qu'on doit empêcher : un juge qui connive aux concussions d'un greffier, qui rnnnive avec un greffier.