CONSOLANT
* CONSOLATION s. f. Soulagement donné à l'aflliction, à la douleur, au déplaisir de quelqu'un • grande consolation; douce consolation; elle n'eut pas, avant d'expirer, la consolation de revoir son fils. — Véritable sujet de satisfaction et de joie : c'est une grande consolation pour un père, de voir ses erifants se porter au bien. — Discours, raisons que l'on emploie pour consoler quelqu'un; et, dans ce sens, il se met fort souvent au pluriel : adresser des consolations à quelqu'un; recevoir des consolations. — Se dit encorequelquefois do lachose ou de la personne même qui console : la philosojihie est sa consolation, sa seule consolation; vous êtes ma consolation; je n'ai point d'antre consolation que vous. — Jeu de cartes. Tribut que paye le joueur qui a demandé à jouer et qui perd : une fiche de consolation. — Fig. et fam. Fiche de consolation, dédommagement de quelque perte, adoucissement à quelque disgrâce : il était presque ruiné; mais il vient de recueillir un petit héritage, c'est une fiche de consolation.
CONSOLATOIRE adj. Consolant, destiné à
consoler : discours consolatoire.
' CONSOLE s. f. (de consolider). Pièce d'architecture, saillante et ornée, qui sert a soutenir une corniche, un balcon : toute la façade était ornée de consoles qui soutenaient des bustes de marbre. — Meuble en forme de console, qui sert à orner les appartements, et sur lequel on pose des bronzes, une pendule, des vases, etc.
* CONSOLER V. a. (lat. consolari; de cum, avec; solari, consoler). Soulager, adoucir, diminuer l'affliction, la douleur d'une personne, par des discours, par des soins, ou de quelque autre manière que ce soit : consoler les affligés, les malades; consoler par lettres. — Absol. Cet HOMME NE SAIT PAS CONSOLER.— En parlant de Dieu, du temps : ayons recours à celui qui console. — Se dit également des choses qui donnent, qui apportent de la consolation : cet espoir me console; peu de chose suffit pour consoler un enfant ; ce bien le console de la perte de tous les autres. — Se consoler v. pr. Goûter do la consolation : il ne peut se consoler de la perte qu'il a faite.
* CONSOLIDANT adj. m. Méd. S'est dit des médicaments que l'on a crus propres à afl'ermir et à cicatriser les parties divisées d'une blessure: des médicaments consolidants. — Substantiv. : employer les consolidants. — Chir. qui tend à consolider les parties divisées d'une plaie, d'une fracture : un appareil consolidant.
* CONSOLIDATION s. f. Méd. Action par laquelle une plaie se cicatrise, ou par laquelle des os fracturés se réunissent; résultat de cette action : la consolidation d'une plaie, la consolidation d'une fracture. — Fig. Action par laquelle une dette publique est consolidée, résultat de cette action : la consolidation de la dette publique. — La consolidation de la DETTE FLOTTANTE, la Conversion en dettes perpétuelles de dettes remboursables par l'Etat.
— Jurispr. La consolidation de l'usufruit a LA PROPRIÉTÉ, réunion de l'usufruit à la propriété.
' CONSOLIDÉ, ÉE part, passé de Consolider.
— Substantiv. — Les consolidés, sorte de fonds anglais : les consolidés sont en hausse à la dernière bourse. — Adjectiv. Dette consolidée, rente consolidée, dette, rente publique, dont le paiement est assuré à l'aide d'un fonds de garantie. — Tiers consolidé, fonds français réduit au tiers de sa valeur nominale en 1 797 :
Sur le terrain mouvant du tiers consolidé.
L'Ecole des Vieillards, acte I, se. l.
CONSOLIDEMENT s. m. Action de consolider.
CONS
CONS
•CONSOLIDER V. a. {lat.co)î56/irfare). Rendre I * CONSOMPTIF, IVE adj. Méd. S'e?t dit ferme, rendre solide : consolider un Aii'/îce. — | des cau^liqlles propres à consumer les chairs.
Méd. Se dit des plaies, fractures, etc., et alors il s'emploie souvent avec le pronom personnel : cette plaie n'a pu encore se consolider. — Fig. Consolider une .alli.\nxe, un traité : il voulut consolider sa puissimce. — Jurispr. Consolider l'csufruiï a la propriété, réunir l'usufruit à la propriété. — Assigner un fonds pour assurer le paiement d'une dette publique : le gouvernement a consolidé ces sortes de renies. — Consolider la dette flottante, inscrire au grand livre de la dette publique, certaine? délies remboursables de l'Etat.
•CONSOMMATEUR s. m. Théol. Celui qui perfectionne; ne s'emploie que dans certaines phrases consacrées : J.-C. est lUudeur et le consommateur de notre foi. — Econ. polit. Ceux qui achètent des marchandises pour leur usage et non pour les revendre. Souvent, c'est par opposition à proddctkur qu'on l'emploie : les 2)roductexirs etlesconsommateitrs; la concurrence (les producteurs est avatitageuse aux consommateurs. — Celui qui boit, mange, fait de la dépense dans un café, dans un restaurant : à partir d'uïie certaine heure, les cafés ne reçoivent plus de consommaleurs.
* CONSOMMATION s. f. Action de consommer, achèvement, accomplissement, perfection ; la consommation d'un ouvrage, la consommation d'une affaire.— Action par laquelle un patron, laïque ou ecclésiastique, consomme le droit qu'il a de nommera un bénélice : les prévisions d'un hénff\.re font pour cette fois la consommation du droit de collateur. — La consommation DES SIÈCLES, DES TEMPS, la fin dcS
siècles, la fin du monde. — La consommation DU mariage, union charnelle des époux après la cérémonie nuptiale. — Action de se servir des choses qui se détruisent par l'usage : grande consommation de bois, de blé, de sel ; je n'ai dans ma cave que le vin nécessaire à ma consommation. — Vente, débit des marchandises : quand le commerce ne va pas. les marchands disent qu'il n'y a pas de consommation.
— Vulg. Ce que l'on a bu ou mangé dans un café : payer les consommations.
* CONSOMMÉ , ÉE part, passé de Consommer.—Adjectiv. Parfait: sagesse consomrnée. — Très savant, fort expérimenté : général consommé.
* CONSOMMÉ s. m. Bouillon fort succulent d'une viande exirèmement cuite : bon consommé ; faire un consommé ; prendre un consommé.
* CONSOMMER v. a. [kon-so-mé] (lat. con- .mmmare). .Achever, accomplir, mettre en sa perfection : consommer un ouvrage, une affaire.
— Par anal. : consommer un crime. — Jurispr. Consommer son droit, se dit anand le droit qu'on a on quelque chose a eu son effet : ce collateur a consommé son droit jtar la nomination d'un tel. — Faire consommer de la viande, la faire tellement cuire, que presque tout le suc, toute la substance so:t dans le bouillon : prenezune rouelle de veau, un chapon, etc., et faitesconsommer tout cela. — Seditaussien parlant des choses qui se détruisent par l'usage, comme vin, viande, bois, et toutes sortes de provisions : consommer des denrées, consommer des provisionsde bouche. — Absol. On consomme beaucoup danscettemaison. — Sedit.àpeuprès dans le même sens, en parlant d'une chose qui exige, pour sa préparation, pour son assaisonnement, unequantité assez considérable d'une autre chose : les confihivs consumment beaucoup de sucre.— 5e consommer v.pr. Etre consommé, employé, usé :
Mon temps en cent caquets sottement se coiisomme.
BÉGMBR.
— Cuire lentement et complètement : ce bouillon se consomme doucement.
CONSOMPTIBLE adj. Qui peut être cons>jiiinié.
etc. — Substantiv., au masculin : un consomp tif.
* CONSOMPTION s. f. [kon-son-psi-on] (lat. comsumiitio). Action d'être consumé : la victime fut bridée jusqu'à l'entière consomption. — S'est dit dans ce sens pour consommation : il se fait une grande consoinption de bois dans ce fourneau. — Ord. Amaigrissement progressif qui précède la mort dans la plupart des maladies chroniques et surtout dans la ]ihlisie ijulmonaire : tomber en conwmption: étal de consomplion.— Etre malade de consomption, se dit abusivement d'une personne qui dépérit.
"CONSONANCE s. f. (lat. cum., avec; sonare, sonner). Mus. Accord de deux sons entendus simultanément, et dont l'union plaît à l'oreille : il y a des consonances parfaites et des consonances imparfaites : les parfaites sont l'unisson, la quinte et l'octave ; les imparfaites sont la tierce et la sixte. — Uniformité, ressemblance de son dans la terminaison des mots : les rimes sont des consonances.
* CONSONANT, ANTEadj.Mus. Qui donne, (jui piodiul une consonance; ou qui est formé par des consonances : intervalle consonanl, accord consonant. — Mots consonants, qui ont une terminaison semblable. On dit aussi : terminaisons consonantes.
' CONSONNE adj. [kon-so-ne] (préf. eon, et sonner). Se dil de toutes les lettres del'aliiliabet qui n'ont point de son par elles-mêmes, et qui ne peuvent se prononcer qu'étant jointes à des voyelles : l'idphabet est composé de lettres voyelles et de lettres consonnes ; le ,j se nommait autrefois i consonne. — s. f. : les voyelles et les consonnes ; b, c, d, f, g, h, j, k, I, m, n, p, q, r, s, t, v, x, z sont des consonnes ; l\ est une cfnsonnc double qui équivaut à Us ; quand une consonne est redoublée au milieu d'un mol, on n'en prononce ordinairement qu'une seule, comme dans : abbé, connaître, dictionnaire.
CONSONNER v. n. Mus. Former une consonani'e.
* CONSORTS s. m. pi. [koii-sor] (lat. cum, avec; iors, sort). Prat. Ceux qui ont intérêt avec quelqu'un dans un procès, dans une affaire civile, etc. ; on l'a condamné, lui et ses C07isorts, à payer solidairement. — Ceux qui sont liés à un chef de parti, de cabale; et alors il se prend toujours en mauvaise part : un tel et consorts.
* CONSOUDE s. f. (franc, consolider). Bot. Genre de borriiginées, dont une espèce, la grande consonde ouconsoude officinale [symphytum officinale), est employée en médecme contre les héniorrhagieset les diarrhées. C'est une plante vivace qui croit dans les lieux humides, le long des haies, et tleurit vers la lin du printemps. La consoiule tubéreuse (symphytum tuberosum). se trouve dans le midi de la France et possède des propriétés analogues à celles de la précédente. — On donne le nom de petite consolide à une espèce de bugle, et celui de consoude royale au pied-d'alouette.
•CONSPIRANT, ANTEadj. Qui concourt à produire un même effet.— Mécan. Puissances conspirantes, celles qui agissant sous la même direction, concourrenl à produire le même effet.
* CONSPIRATEUR s. m. Celui qui conspire pour quelque mauvais dessein. Ne se dit guère que de celui qui conspire contre le prince, contre l'Etat, contre les personnes publiques; c'était un des conspirateurs. — w Au fôiii. : une conspiratrice. — Adjectiv. : secte conspiratrice.
' CONSPIRATION s. f. [kon-spi-ra-si-on].
Conjuration, dessein formé secrètement par
CONS
plusieurs personnes contre l'Etat, contre les puissances auxquelles on doit obéir : grande, dangereuse, horrible conspiration. — Se dit aussi de quelques affaires particulières, et se prend presque toujours en mauvaise part : il y a iinc conspiration contre vous.
* CONSPIRER v. n. (lat. conspirare). Etre unis d'esprit et de volonté pour quelque dessein bon ou mauvais : conspirer unanimement; ils conspirent toiis à même fin. — Fig. Se dit des choses qui contribuent au même effet : tout conspirait à la gloire du monarque, à la félicité de l'Etat.— v. a. Ils ont conspiré la ruine de l'Etat. — Absol. Faire une conspiration contre l'Etat ou contre le prince : le gouvernement eut avis que l'on conspirait dans cette ville.
* CONSPUER V. a. [kon-spu-é] (lat. cum, a\cc ; spiierc, cracher). Cracher sur quelque chose. — Ne s'emploie qu'au fig. : mépriser d'une façon marquée : oîi le conspua partout oii il osa se montrer (fam.).
* CONSTABLE s. m. (aller, de connétable). Titre de certains officiers de police en Angleterre et aux Etats-Unis : le constable d'une paroisse.
CONSTABULAIRE adj. Qui tient, qui a rapport aux coiistiililes.
* CONSTAMMENT adv. Avec constance, fermeté, persévérance : souffrir constamment; aimer constamment. — Invariablement, toujours : les astres suivent constamment la route liai leur fut tracée; il a été constamment heureux.— Certainement, indubitablement, assurément : je ne .sais pass'il afait telle chose, mais constamment il a dit...
* CONSTANCE s. f. (lat. constantia). Vertu par laquelle l'âme est affermie contre les choses qui sont capables de l'ébranler, telles que la douleur, l'adversité, les tourments : grande, belle, rare, inébranlable constance. — l'ersévérance : il a poursuiei ce dessein avec beaucoup de constance. — Fam. Patience, ou persévérance opiniâtre :
Votre longue persévérance A nous donner de méchants vers, C'est ce qu'on appelle constance ; Et dans ceux qui les ont soufferts.
Cela se nomme patience.
Chjlulibu. A l'abbé Abeille, au sujet de son ode sur la Constance.
CONSTANCE s. m. Vin très estimé qui se récolte à Constance, dans la colonie anglaise du Cap.
CONSTANCE, Constantius. I. Constance Chlore, {Chlorns, le Pâle), empereur romain, père de Constantin le Gi'and, né vers "i.'id, mort à York en 306. 11 fut gouverneur de Ualmalie et servit avec distinction sous Carus et Dioclétien. En ^ll'i, il rei;ul le titre de César et le gouvernement de la Bretagne (Angleterre), de la Gaule et de l'I^spagne. Il gouverna avec sagesse et humanité. — 11. Empereur romain, second fils de Conslanliu le Grand et de Fausta, né en .'(17, mort en 361. Lors du partage de l'emiiire, après Ui mort de son père (337), il eut la Thrace et les pays de l'Orient, y compris l'Egypte. Il saisit Constantinople, mais dut la rendre. Après la mort de ses frères, il marcha contre Magnence et Vétranion, battit ses ennemis s Miirsa (aujourd'hui Eszék) en Paninmie, et resta seul empereur (3ol). Il mourut peiidnnt qu'il marchait contre Julien, proclamé empeleur dans les Gaules. 11 avait favorisé le» ariens contre les catholiques, les iiovaliens et les païens. — III. Général de l'empereur romain llonorius, mort en 4"il. Il épousa l'Iacidie, sœur d'IloïKirius, et fui proclamé empereur conjointement avec lui (421); il mourut sept mois plus tard. Son lils fut Valunli- UMnllI.
CONSTANCE, nom de troisreines de France. - Constance d'Aquitaine, épouse de Louis V
CONS
le Fainéant (986), morte en 989. On l'accusa d'avoir enipoisonné son jeune époux, dans le but d'cpniiser RoherL, fils deHu;.'ues Capet. — n. Constance d'Arles ou d'Aquitaine, épouse du rui Koberl(liJ(H)), morte en 1032. Elle empoisonna, par sa violence, l'exislence du roi. — 111. Constance de Castille , lille d'Alphonse VII de Caslilie, é|iuuse de Louis Vil le Jeune (H:i4), morte en M GO.
CONSTANCE. 1. (Ail. konstanzou kostnitz; a.nc. Cojiiiancw). Ville du grand-duché de Bade, sur l'étroit canal cjui unit l'Untersee au lac de Coustance, à 120 kil. E.-N.-E. de Bâle ; par 47° 39' ;H" lat. N.et(i°bO' 33" long. E.: 19,000 hab. Manufactures de coton, de laine filée, de soie, d'inslrumeiits de miisi(]ue. d'horloges et de montres. Autrefois ville impériale, Constance lut saisie par l'Autriche en 1549 et cédée au
duc deBadeen 1803. — II. (Lac de1, Ail. Boden Sec; lat. Lmus Bihjtintinvs. gr.-iiid lac formant le point où viennent se l'encimtrer les frontières de Suisse, d'Autriche, de Bavière, du Wurtemberg et de Bade, à 400 m. au-ilessus du niveau de la mer. 11 mesure 00 kil. du M. -0. au S.-E., environ la kil. de large, 500 kil. carr., et lïOO m. dans sa plus grande profondeur. 11 est divisé en lac supérieur et lac inférieur, ce dernier subdivisé en Untersec ou lac inférieur et Zellerseo ou lac Zell. Le Rhin entre dans le lac de Coustance à son extrémité S.-E. et le quitte près de Stein, à son e.xLiémité N -0.
CONSTANCE (Concile de), concile de l'Eglise catholique romaine, ouvert le 5 nov. '1414, fermé le ';'2 avrU 1418. 11 fut irrégulièrement assemblé par plusieurs princes, à la tête desquels se trouvait l'empereur Sigismond. eleut pour but de mettre tin au schisme que le concile de Pise n'avait pu terminer en 1409. Ses actes ont une autorité canonique à partir du 15 juin 1415 seulement, parce qu'il fut reconnu à cette date parlepape GrégoireXlI, princifial ]ii'éleiidantaupontdicat. L'antipape Jean X.Xlll s'était enfui de Constance et avait abandonné ses prétenlions(mars 1415). Enjuillet, Grégoire abdiqua également, mais l'antipape Bcnoît."^III refusa d'imiter cet exemple. Le conclave finit par élire Martin V(l I nov. 1417), comme successeur de Grégoire. Dans ses premières sessions, le concile de Constance condamna les doctrines de Wiclilïe. Jean Huss comparut devant cette assemblée, défendit ses doctrines, et fut condamné et brûlé (0 juillet Ut 5). Son disciple, Jéi'ôme de Prague subit lemêmesort le 30 mai 1416. Le concile de Constance proclama la supériorité des concilessur les papes.
CONSTANCE, village de la colonie du Cap de Boiine-Espérnnce à 12 kil. de Cape-Tow.
CONSTANCE ou Constant (Saint). 1. Evoque de Peruuse, décapite au ii" siècle; fête le 22 janv. — II. Sacristain à San-Stephauo, près d'AiiL'ùme, au vi" siècle; fête le 23 sept.
CONS
CONSTANCE FAULCON, ou Constantin Paulcon, ou PiiAcr.coN, aventurier grec, né en 1048, mort à Siam en 1088. Jeté par une tempête sur la côte de Malabar, il y rencontra un ambassadeur du roi de Siam, qui était également naufragé, et lui vint en aide pour atteindre Siam, service qui lui valut un emploi a la cour du roi de ce pays. A la mort du premier ministre, il sut s'emparer de la direction du gouvernement et négocia l'assujettissement des Siamois à la France. Ses intrigues à ce sujet sont longuenn'nt racontées dans les Mémoires de Furbin. Le peuple s'étant soulevé, il fut décapité comme traître. Plus tard, son fils acquit une influence considérable.
* CONSTANT, ANTE adj. (lat. constant). Qui a Je la constance, de la fermeté dans le malheur, dans les douleurs ; fe^^ =^^. il' « montré une âme cons-
--*=5SS-v-, - tante dans les plus grands
.sf^S- revers. — Persévérant,
qui ne change pas : il est I onstant dans ses desseins, I lus son travail. — Fig'.
">! dit des choses qui di meurent toujours ou
I mglemps en même état; I liHtl change en ce monde, ^ il n'y a rien de constant.
— VlONTS C0NST.\NTS, qui
(iiiftleiit toujours dans
II même direction, tels pic les vents alizés et Il s moussons. — Géom.
QU.^NTITÉS CONST.\NTES ,
quantités qui demeurent toujours les mêmes; par opposit. aux Quantités VAiiiABLKS, qui changent continuellement. — Certain, indubitable : U n'en faut pas douter, la cixosc est constante, très constante; c'est une viSrilé constante parmi les philosophes, parmi les puhlicistes, etc.
CONSTANT, nom de deux empereur.?. — T.
(Flavius Julius) empereur de Rome, le plus jeune des fils de Constantin le Grand, né vers 320 av. J.-C, mort en 3i>0. Lors de la division de l'empire, après la mort de son père, il reçut l'illyrie, l'Italie et l'Afrique; plus tard, il devint empereur de tout l'Occident. Il était faible et d'une grande rapacité. Magnence s'étant révolté en Gaule, il se sauva en Espagne, fut vaincu et fut tué. — 11. (Flavius Heraclius) empereur d'Orient (641-'6S). Sous son règne, les Arabes s'emparèrent de ll'Atrique et d'une partie de l'Asie. 11 s'établit à Syracuse et s'y plongea dans la débauche.
CONSTANT (Henri-Benjamin Constant de Rebecuue, ordinaiieriicnL appelé Benjamin], écrivain et homme politique français, né à Lausanne le 25 octobre 1707, mort à Paris le iO décembre 1830. Né d'une famille calviniste française réfugiée dans le pays de Vaud, il fit ses études dans les universités protestantes d'Angleterre et d'Ecosse, se lia, à Paris, avec les philosophes, fut nommé chambellan du duc do Brunswick, rentra en France en 1797, obtint facilement le titre de citoyen français, conune descendant de religionnaire, et publia en faveur du Directoire des opuscules qui furent réunis plus tard (1829), sous le titre de Mélanges littéraires et politiques. Admis dans rintimilé deM"'° de Staël, ilTégnabientôt dans les salons, entra au Corps législatif le 18 brumaire, fut appelé au ïribunat par le premier consul, y fit de l'opposition et reçut l'ordre de quitter la France, ainsi que M'"°de Staël. Fixé à Weimar, il y traduisit ^Vallenstcin de Schiller et y publia Adolphe, puis Cécile. Il s'établit ensuite à Gœttingen, où il termina son ouvrage De la Religion (o vol. 1823-'31), avec un supplément inachevé, le Polythéisme romain [Z \ol. 1833). Après avoir >
CONS
donné Florestan ou le Sage de Sol-isons, poème satirique en neuf chants, il publia : De l'espril de conquête et de l'usurpation (1813), écrit dont le succès fut européen. Rentré en France en même temp.sqiieles Bourbons, il se lit leur avocat dans le Journal des Débats, montra une grande violence contre Vusurpateur teint de. sang que les alliés avaient relégué à l'île d'Elbe et accepta de servir cet usurpateur, dès que celui-ci fut revenu aux Tuileries. Entré au Conseil d'Etat, il rédigea ['Acte additionnel. En 1815, il se retira en Angleterre, et revint après un court exil, pendant lequel il n'avait cessé de donner au gouvernement royal l'assurance de son profond dévouement. Elu député en 1819, il fut le chef de l'opposition et se montra partisan d'une monarchie constitionnelle. Peu avant sa mort, Louis-Philippe le nomma conseiller d'Etat. L'édition de ses écrits pnliti((ues, donnée par Laboulaye, a été réinipiiiiiée en 1872. fV. S.)
CONSTANTIN I. (Caïus-navius-Valerius- Aurelius - Claudius), surnommé le Ghand, empereur romain, né en 27-i, mort le 22 mai 337. A la moi-t de son père. Constance Chlore, les soldats le proclamèrent empereur (300); mais Galère, successeur de Dioclélien en Orient, nomma Sévère empereur' d'Occident. Sévèi'e fut assassiné par ordre de son «impélileur, Maximien, et celui-ci, i-enversé parson propre fils, Maxence, .«e réiugia auprès de Constantin, campé dans les Gaules. U lui fit épouser sa fille Fausta et lui promit le trône. M.'iis l'ayant trahi dans la suite il n'obtint d'autre grâce que le choix de son supplice (310). Au moment de marcher sur Rome a. la lête de ses légions, Constantin eut la vision d'une croix de feu portant cette inscription ; I' Inhoc signocinces'^Pa.T ce signe tu vaincras). Il fît aussitôt placer la croix sur ses bannières et s'attira la faveur des chrétiens, qui étaient en majorité dans l'empire. Partout les évêques accoururent au-devant de lui. Il traversa le mont Cenis en 310, emporta Suze, Turin, Brescia, Vérone, et battit, prés de Rome, son compétiteur Maxence, qui se noya en traversant le Tibre. Constantin prit possession de la capitale du monde romain, en faisant porter devantlui la lête de cet ennemi et, après avoir fait égorger ses deux fils et ses adhérents, il puliliauneamnislie. Il accorda aux chrétiens la liberté absolue de suivre publiquementleur religion, en 312, et déclara au concile de .Mcée, en 32.5, que le christianisme serait, à l'avenir, la religion de l'empire. Licinius, qui, après la mort de Galère, avait battu son successeur Maximin et s'était proclamé emperenr d'Orient, fut vaincu en 323 et traîtreusement misa mort. Toutes les parties del'empire étant réunies souslesceptre de Constantin, ce prince transporta de Rome à Byzance la capitale du monde et, depuiscette époque, celte dernière ville reçut le nom de Constantinople. Parmi les victimes de l'ambition ou de la passion de Constantin furent son propre fils Crispas, son neveu le fils deLucinius, et plus tard sa femme Fausta. Ses crimes le rendii'ent odieux au peuple de Rome, et c'est pour fuir les l'eproches et les injures des Romains, qu'il prétendit que Dieu lui ordonnait de changer le sièse de l'empire. — II. iClaudius-Flavius- Julius), dit le Jeune, ûls aine du précédent et de Fausta, néàArles en 316, mort près d'Aquileeau commencement de 34U. Lors du partage de l'empire, à la mort de son père, en 337, il reçut Constantinople, la Gaule, l'Espagne, la Bretagne (AngleteiTe) et une partie de l'Afrique, avec une sorte de suprématie sur ses deux frères. Mécontent de ce partage, il déclara la guerre à son frère Constance, envahit ritalie, et fut tué dans une embuscade — 111. (Flavius-Heraclius), empereur d'Orient, fils d'Heraclius, né en 61.', partagea le trône avec son frère Héracléonas et mourut en 611, après 103 jours de règne. — IV. Constantin- Pogonat (Foijonatus, le Barbu), empereur
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d'Orient, né vers G+S. mort en 68n. H sunc-da à son père Constant 11 en 668. Ses deux frères ayant voulu partager avec lui le gouvernement, il leur fil couper le nez devant les évêques du sixième synode général do Constantinople. Pendant son règne les Bulgares et les Sarrasins attaquèrent" l'empire. — V. Constantin-Copronyme {i'Ordurier), empereur c3,'0rienl, né on 719, mort en 775. 11 remplaça son père Léon III en 741. Quelques écrivains religieux disent que son règne fut atrocement cruel. 11 battit les Sarrasins, les Slaves et les Bulgares. En 734. il assembla à Constantinople un concile qui condamna tout symbole visible du Christ, excepté dans l'eucbaristie, et qui ordonna la destruction des images. — VI. (Flavius), empereur d'Orient, né en 771, mort vers 7t)7. Il était petit-fils de Léon l\ e! fut couronné empereur en 780. Sa mèro Irène agit d'abord comme réi:ente, mais il so débarrassa de sa tutelle en 790. Sept ans plu-tard, une conspiration rétablit sa mère qm lui fit crever les yeux ; il fut le dernier omporeur do la ligue isaurienne. — VII. Constantin-Porphyrogénète. empereur d'Orient, né en yo.'l, mort en 959. 11 succéda à son père Léon VI en 911 et eut pour collègue son oncle Alexandre. II devint seul empereur en 943 et se voua à la littérature, abandonnant le gouvernement à sa femme Hélène. Ses œuvres relatives surtout à l'histoire de son temps, ont été publiées par Meursins (Levde, 1617, in-S"). — VIII, empereur d'Orient (928- '4o), partagea le trône avec son frère Constantin Porphyrogénète. qui le détrôna et l'exila. — l\, empereur d'Orient, né en 96t, mort en 1028. Il arriva au pouvoir en 976. Sa débauche le fit mépriser. — X. Constantin- Monomaque, empereur d'Orient, né vers l'an dUOO, mort en 1054. Amant de l'impératrice Zoé, ill'épousaen I04i et régna sousson nom.
— XI. Constantin-Ducas, empereur d'Orient, né vers tuu7, couronné en 1059, morten lOo?
— XII, empereur d'Orient, troisième fils du précédent, partagea le trône avec ses frères en 1071 et fut enfermé dans un rloitre en 4078. — Xlll. Constantin-Paléologue, mu nommé Dracoses, dernier empereur d'Orient, né en 1.394, mort eu 1453. Il succéda à son frère Jean Paléologue en 1448, avec le con sentement du suitan Amurat H, qui tenait alors sa cour k Andrino|)le. Mahomet II, lil d'Amurat, ayant résolu de prendre Constan tinople, Conslanlin fit un appel aux prince chrétiens, qui lui envoyèrent peu de secoure A|uès une résistance obstinée, il se fit tu i au milieu d'un assaut final, le 29 mai i43b
CONSTANTIN PAVLOVITCH, grand-duc d Rus!.io,tilsdel'aul, frère cadet d'-^loxandri 1' et frère aine de Nicolas, né en 1779, mnit I 27 juin 1831. H servitdans l'armée russe pcn danl les gui-rres contre Napoléon et, en 181 fut noninié commandant en chef des trou| e qui maintenaient le royaume de Pologne nouvellement érigé; il resta ensuite gou verncur de ce pays. Ayant conçu une violente passion pour la comtesse polonaise Jeanne Grudzinska, il divorça pour l'épouser et re nonça pour lui-même et ses descendants i tous' droits de succession. Fidèle à cet engi pement, il assista en 182-3 au couronnement de son frère Nicolas, quiavait 17 ans de moins que lui. Sa capricieuse sévérité lit éclater l'insurrection de novembre 1830, qui le chassa de Varsovie.
CONSTANTINE. Ane. Cirta, ch.-l. de la prov. et du déj). du même nom (.Mgérie), à 464 kil. E.-S.-E. d'Alger, bâtie en forme de trapèze dans une position formidable, sur une haute colline, dont les eaux de l'Oued- Humniel font une presqu'île; à 660 m-^ """ dessus du niveau de la mer, par 36° 22' 21" lat. N. ; et i" 16' 36" long. E.; 51,997 bah. (18,387 Français ou Israélites naturalisés ; 2,243 Européens non français, et 17,7.39 mu-
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sulmans). Evêché suffragant d'Alger. Antique casbah qui domine la ville et couronne les rochers à pic qui l'entourent. Outre celte cita-
Cunstanline (Algérie.)
délie, !a ville est défendue par des murailles arabes. On arrive à Constantine par un pont jelé sur la rivière. Beau palais de Hadji- Aliiuei. Fabrique de cuirs estimés, de sellerie, de bottes, de draps et de lainages. L'antique Cirta (Voy. ce nom), la plus riche cl la plus puissante ville de Numidie, ayant été ruinée en 311, dans la guerre de Maxcnce contre Alexandre, fui rétablie sous Constantin dont elle prit le nom. Elle fit partie du r(ivaume arabe de Tunis et passa, en 1520, au pouvoir de Kba'ir-Eddin, qui en fil la capitale do l'une des provinces de sa régence. Sa qualité de vassale du pouvoir algérien donnait sur elle des droits aux Français successeurs du dey Un de nos officiers, Jou«souf, nommé bey de Conslantme par le maiechal Clausel, ne
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Après une lutte sanglante et opini.ltre.qm est considérée comme l'une des plus brillantes actions de noti'e histoire militaire, les Français roslèrenl maîtres de Œ la place. — II. Prov.
^S orientale d'Algérie, correspondanl à peu près à ^^^^^ "'ancien royaume de Nu- OBB^^^' midie, bornée au N. par ' i Méditerranée, à l'E.
par la Tunisie, au S. par le Sahara, et à l'O. par !,i prov. d'Alaer; 173.000 kil.carr.; 1.326.667 hab.
Koux chaînes de l'Atlas divisent en trois pars, dont la plus fertile t la plus riche est celle u milieu. On y récolte les grains, du coton, du abac, et l'on y trouve II for, du plomb, de antimoine cl du marre; sur la côte, on se livre à la pêche du corail.
CONSTANTINIEN, lENNE adj. Qui appartient a Constantin le Grand. — Ordre coms- TANTiNiEN DE S.\int-Georges, Ordre créé ou réorganisé en 1190, par l'empereur de Constantinople, Isaac-Ange Comnène: — Basilique coNSTANTiNiEN'NE, la première basilique de Rome, bâtie par Constantin et reconstruite sous le nom de Saint-Jean-de-Lalran.
CONSTANTINOIS, OISE s. et adj. Habitant do Constantine, qui apnartient à celte ville ou à ses habitants.
CONSTANTINOPLE, turc, Istainhul ou Stamboul, cipitalo di> l'empire Ottoman, à l'entrée S.-O. du Bosphore, sur une periiisule trianculaire de la côte de Thraco (Fiirope) péninsule que foi mer L la CoinedOr (lade de
put se faire recevoir dans cette ville, où l'ancien bov, ll.i.l|i-Haniod, prenait le titre de pacha cl 'se disait vassal de la Porte. Clausel, Iriimpô par les rapports de Joussouf, crut facile de réduire Constantine; il partit pour celle ville, le 8 nov. 1836, sans avoir pris los précautions nécessaires. Le 30 nov., l'cxpeMlition rentra dans Bône, après une retraite désastreuse qui motiva la disgrâce du trop crédule maréchal. Le 6 oc.l. de l'année suivante, le général Danrémont, successeur de Clausel, arriva devant la ville; il fut tué, le 12, par un boulet, et aussilôl remplacé par le gonoral Vallée, qui donna, le 13, le signal de l'assaut.
CoiHtanliiioplc) et la mer de Marinai a : par 41" 0' 0" lat. N., et SH" 38' 50" long. Iv : population : 873.363 habiUints. Les abords de cette grande ville présentent ie féerique panorama dos rivages européens et asiatiques, de délicieux villages, tels que Thérapie et Bouvoukdereh, de palais, de minarets, audessus desquels s'élance la coupole ae I ancienne cathédrale grecque de Sainte-Sophie, aujourd'hui la plus splendide des centaines ae masquées que l'on trouve à Constanhnnpie. Oans la cité turque proprement dite (Stamboul), les rues sont ordinairement rccourhees en longs détours; maison y rencontre ae
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vastes jardins, des palais, des places agréables et d'immenses bazars, grandes constructions à l'abri du feu, éclairées par en haut et
dont quelques-unes renferment des rues couvertes ou passages. Dans le faubourg commerçant de Galala, sur le rivage de la Corned'Ûr, un nouveau quartier s'est formé prés de la tour, depuis que la plus grande partie du quartier voisin, nommé Péra. résidence des étrangers, a été brûlé en 1870; et un pont tlotta'nt en fer réunit aujourd'hui Péra et Stamboul, tandis qu'un tunnel livre passage a un chemin de fer pneumatique entre les deux faubourgs. Dans le faubourg Topbana se trouvent les fonderies du gouvernement; à Kassim-Pacha sont les principaux arsenaux.
Le nouveau palais.
De l'autre côté du Bosphore, sur la rive asiatique, s'élève Scutari, qui est encore, à proprement parler, un fiubourg de Const:intinople. La résidence actuelle du chef de l'Ktat, le sérail, à l'extrémité orientale de la péninsule, renferme, dans une circonférence de 3 kil., plusieurs mosquées, l'hôtel de la monnaie, un arsenal, le trésor, etc. La grande entrée de cet établissement est appelée la Sublime-Porte, nom qui a été étendu à tout l'empire ottoman. L'ancien sérail, qui ne me sure qu'un kil. de circonférence, se trouve au centre de la ville et contient le ministère de la guerre, l'académie militaire et des casernes. Constantinople renferme de nombreuses institutions charitables, des églises, des couvents, des écoles appartenant aux religions musulmane, grecque, arménienne, catholique et protestante. La vieille ville propre-
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ment dite, d'une circonférence de 18 kil., est entourée, du côté de la terre, par une triple muraille et par un fossé ; elle n'a conservé aucun de ses anciens châteaux, sinon celui des sept tours, autrefois citadelle et ensuite prison d'Etat. La défense de Constantinople repose presque uniquement sur les ressources navales. Entrées annuelles, 2.t,000 navires, dont environ 12,000 bateaux à vapeur. Une grande partie du commerce et des finances est entre les mains des Grecs et des Européens. — Pour l'origine et l'histoire de cette ville jusqu'en 330 après J.-C, époque où Byzance devint Constantinople, voy. Byzance, Constanlin y ayant transporté le siège de l'empire romain, voulut la nommer Nouvelle Rome; mais les; courtisans lui donnèrent le nomde Constaiiti- ! nople qui lui c--t resté depuis l'an 330. Elle devint la capitale de l'enipire d'Orient en 3'Jo, fut détruite par un tremblement de terre en 413, renaquit sous Th^'odo^e 11, fut brûlée pendant la guerre dite de Nika, et rebâtie d'une manière splendide par Justinien (.S3'2) ; elle repoussa les Sarrasins en (i7b et 718, fut inutilement assiégée par les hordes bulgares, russes ou lartares, en Sliii, 904, 941 et 104-3, fut prise en 1203 et t-i04 par les croisés qui en lirent le siège d'un empire latin (i204-'6l), revint ensuite aux Grecs, repoussa une première fois les Ottomans, commandés par Amurath, de juin à août 1422, et finit par être prise d'assaut le 29 mai 1433. Sa population s'accrut d'une manière extraordinaire pend.mt l'empire d'Orient ; et elle resta encore énorme après les pestes du vin"' siècle, qui lui enlevèrent 300,000 hab.
CONSTANTINOPLE Conciles de). I. Second concile général de l'Eglise, assemblé en 3SI par l'empereur ïhéodose. Il confirma l'élection de Grégoire de iNaziance comme évêque de Constantinople, condamna l'hérésie des Mai'édoniens, régla la discipline des églises orientales et renouvela le symbole de Niicée. — II. Cinquième concile général, réuni en .■io3 par l'empereur Justinien, pour obtenir la condamnation des prétendus ti'ois chajntrcs : écrits de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyrrhus, et d'ibas d'Edesse, contre lesquels Justinien avait rendu un décret en .t46, à l'instigation de l'évêque nionopbysite Théodore Ascidas de Césarée, qui avait pour lui l'influence de l'impératrice Ihéodora. Le pape Vigilius éleva une question de juridiction, refusa d'assister au concile, et cette controverse produisit un schisme. — 111. Sixième concile général (680-'8l). il condamna l'hérésie monothélite. — IV. Huitième concile général 869 . Il condamna Pholius et les iconoclastes
CONSTANTINOPOLITAIN, AINE s. et adj.
Habitant de Constantinople; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
CONSTAT s. m. [con-sla] (lai. constat, il est constant). Législ. « Le mot constat, que l'on ne trouve pas dans les dictionnaires, même dans celui de Litlré, ainsi que l'a dit M. Batbie dans la séance du Sénat du 23 mai 1882, a été introduit dans la loi lors de la récente réforme du Code d'instruction criminelle. H figure dans un sous-titre (art. 5b) de ce nouveau code et signifie la constatation , au moyen d'un procès-verbal dressé par le juge d'instruction, de tout ce qui peut éclairer la recherche d'un crime ou d'un délit. Ce mot était déjà employé depuis longtemps dans le même sens, surtout dans le midi de la France. » (Ch. 'V.)
* CONSTATATION s. f. Action de constater; la chose constatée : les constatations de l'esprit; ta constatation des jiaissances, des décès.
* CONSTATER v. a. (lat. constare, être certain). Etablir la vérité d'un fait par des preuves certaines, s'en assurer: il faut constater ce fait avant que d'en tirer aucune induction. —
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fait avec solennité : constater une chose par procès-verbal ; les changements qu'on fait à un contrat de mariage doivent être constatés par acte notarié. — Actes, écrits qui font foi de quelque chose : toutes les pièces de la procédureconstatent que... — Se constater v. pr. Etre établi, être prouvé.
' CONSTELLATION s. f. [kon-stèl-la-si-on] (lat. cam, avec ; Stella, étoile). Assemblage d'un certain nombre d'étoiles fixes, auquel on a supposé une figure, soit d'homme, soit d'animal, et donné un nom, pour le distinguer des autres assemblages de même espèce. — Fig. Etre né sous une nELREi'sE, socs une m.\liiEUREL'sE CONSTELLATION, être habituellement heureux ou malheureux dans les vicissitudes de la vie. — Encvcl. Les astronomes donnent le nom de constellations aux divisions conventionnelles des étoiles. Ces divisions sont les suivantes : 12 zodiacales : Arit;s, le Bélier ; Taurus, le Taureau; Gemini, les Gémeaux; Cancer, l'Ecrevisse ; Léo, le Lion; Yirgo, la Vierge ; Libra, la Balance ; Scorpio, le Scorpion ; Sagittaritis, le Sagittaire; Capricornus, le Capricorne; Ar/unmw, le Verseau; et Piscrs, les Poissons; 20 boréales: Ursa Major, Grande- Ourse ; Ursa Minor, Petite-Ourse; Draco, Dragon; Cephcus, Céphée ; Boo^es, le Bouvier; Corona iorealis, la Couronne boréale; Hercules, Hercule; Lyra, la Lyre; Cygnus, le Cygne; Cassiopeia, Cassiopée; Perseus, Persée; Auriga, le Cocher; Ophiucus, le Serpentaire; Serpens, le Serpent; Sagiita. la Flèche; Helphinus. \& Dauphin ; Equiileus, le Petit-Cheval ; Pegasus, Pégase; Andromeda, .Andromède; et Triangulum boréale, le Triangle; et 16 australes: Antinoiis: Cetus, la Baleine; Orion; Eridanus, l'Eridan ; Lepus, le Lièvre; Cani^ Major, le Grand-Chien; Canis Minor, le Petit-Chien; Argo ; Hydnt, l'Hydre; Crater, la Coupe; Corvus, le Corbeau ; Centaurus, le Centaure ; Lupus, le Loup; Ara, l'Autel; Corona australis, la Couronne australe ; et Fiscis australis, le Poisson austral. Telles sont les 48 constellations mentionnées par Ptolémée. A leur liste, Tycho Bialié ajouta Coma Bérénices (la chevelure de Bérénice). Hevelius ajouta 13 constellations. Bayer 12. Lacaille 14, Royer a. et Bode, Lemonnier, Poczobut et autres quelquesunes de plus; mais 36 seulement de ces nouvelles constellations sont admises dans le catalogue d'étoiles de la Société britannique.
* CONSTELLÉ, ÉE adj. [kon-stèl-lé]. Astrol. Qui est fait sous l'influence supposée de certaine constellation, ouqui en porte lamarque, la figure ; anneau constellé; pierre constellée.
— Qui est parsemé d'étoiles : deux constellés.
CONSTELLER v. a. [kon-stèl-lé] (lat. cum, avec; skila, étoile). Parsemer d'étoiles : Dieu a constellé le ciel. — Parsemer : des taches constellent son gilet.
' CONSTERv.n. impers, (lat. cum. avec; stare, êlredeboiit). Etreévident,êtrecerlain. iXes'emplûie guère qu'au palais : il conste de cela, il conste par tel acte que...
* CONSTERNATION s.f. Etonnement accompagne dalialtenient de courage : sa famille était dans la dernière consternation.
* CONSTERNER v. a. (lat. consfcîviare). Frapper d'rtoniiemcnt, et abattre le courage •.cette nouvelle consterna les esprits; cette perle les a tous consternés.
CONSTIPANT, ANTEadj.Méd.Qui constipe.
— s. m. Remède qui constipe. On dit mieux Astringent.
•CONSTIPATIONs.f. (lat. constipatio; ieconstipare, épaissir, accumuler). Etat d'une personne qui va rarement à laselle et qui évacue péniblement des matières sèches et dures. La constipation est la compagne ordinaire de la chlorose, de l'hypocondrie, de la jaunisse, etc. Lorsque ces maladies n'existent pas, elle peut Recueillir, consigner une chose dans un acte I être causée par une vie sédentaire, par le se
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jour prolongé au lit, par une alimentation succulente ou l'usage de médicaments astringents. Elle cède ordinairement à une modification de régime, à l'emploi d'aliments herbacés, de fruits acidulés, de raisins, de pruneaux, d'une demi-ciiillerée de graines de moutarde blanche ou de graines de lin le matin àjeun.
* CONSTIPER V. a. (lat.co?!«<!pare). Resserrer le ventre de telle sorte qu'on ne peut aller librement à la selle : ces fruits-ld, ces sortes de viandfS constipent ceux qui eu manyenl, ou absol. constipent.
•CONSTITUANT, ANTE adj. Didaot. Se dit des choses qui en constituent d'autres, qui entrent dans leur composition : parties, molécules constituantes. — Jurispr. Se dit d'une personne qui constitue procureur, qui donne procuration, d'une personne qui crée, qui établit une rente, en faveur de quelqu'un : en outre, leditsieur constituant, ladite dama constituante lui a donné pouvoir de... a déclaré...— Substanliv. : leconstituant. — Assemblée constituante, assemblée qui a mission de faire une constitution. Ce nom fut donné pour la première fois aus états généraux, formés en assemblée nationale à Versailles le 5 mai 1789. h^ Assemblée constituante, appelée aussi substanliv. la, Constituante, continua ses sessions jusqu'au .'W sept. 1791. Elle abolit les privilèges féodaux, fit la déclaialion des droits de l'homme, proclama la liberté religieuse et la liberté de la presse, s'empara des biens du clergé devenus biens nationaux, enleva au roi le droit de pardon et le suspendit de ses fonctions du 1o juillet 1791 jusqu'à l'achèvement de la Constitution (.3 sept.). — La seconde Assemblée constituante fut élue par lesuffrage universel après la proclamation de laRépublique de 1848; elle se réunit le 4 mai, adopta une constitution, choisit Louis-Napoléon pour président (10 déc.), et tintsa dernière séance le 24 mai 1849. L'assemblée de Versailles (1871- 31 déc. 187.d), aurait dû également recevoir le nom de Constituante, mais on ne l'appela jamais ainsi parce qu'en faisant une constitutidn elle outrepassaévidemmentles pouvoirsqu'elle tenait des électeurs. — Constituant s. m. Membre deTAssemblée coustUuaule :un constituant.
•CONSTITUÉ, ÉE part, passé de Constituer.
— Les autorités constituées, les corps constitués, établis parla constitution ou les lois un pays. — Etre bien ou mal constitué, êtred'une constitution physique bonne ou mauvaise. — Fig. Etat, gouvernement bien constitué, auquel de bonnes lois assurent de la stabilité.
* CONSTITUER v. a. (lat. constituere). Composer un tout. Se dit de deux ou plusieurs choses unies ensemble pour former un tout, comme en étant les parties : l'dme et le corps constituent l'homme; la matière et la forme constituent le corps physique. — Se dit également en parlant de ce qui fait l'essence d'une chose : cette action ne constitue point un délit.
— Didact. Faire consister : les philosophes constituent l'essence de l'homme datis la raison.
— Etablir, mettre: je l'ai constitué mon procureur; constituer oiioué. — Jurispr. Constituer quelqu'un, le mettre en prison. — Constituer quelqu'un en frais, en dépense, être cause qu'il fait des frais, des dépenses.— Constituer une rente, une pension, créer une rente, une pension : il m'a constitué une rente de tant, sur le plus clair de son bien. — Constituer une dot, constituer telle somme, tel iiËiiiTACfi en dot, établir une dot. assigner une dot sur tels deniers, sur tel héritage. — Organiser, former : constituer une .société commerciale. — Yéiifier les pouvoirs et nommer le bureau d'une assemblée : l'assemblée est constituée. — Se constituer v. pr. Etre constitué. — Se co.nsti- TUER PRISONNIER, se rendre en prison.
•CONSTITUTIF, IVEadj. Qui constitue essentiellement une chose : la divisibilité est une propriété const'dulive de l'étendue. — Jurispr. Se dit des actes qui établissent un droit : titre constitutif de propriété.
' CONSTITUTION s. f. (lat. constitutio). Composition : la ferme et la matière entrent essentiellement datis la constilut'ion des corps. — La CONSTITUTION ATMOSPHÉRIQUE, l'état de l'air. — Ordre et arrangement des parties d'un tout ; la constitution des parties du corps humain. — Tempérament, complexion du corps humain : bonne, forte constitution ; constitution 7vbuste. — Fig. Forme d'un gouvernement : la constitution de l'Etat monarchique exige que, etc. — Charte ou loi fondamentale qui détermine la forme du gouvernement, etqui règle les droits politiques des citoyens : donner, établir une constitution : la France a eu successivement plusieurs constitutions. — Au plur. les constitutions d'un Etat, l'ensemble, le recueil de ses lois fondamentales. — Constitution civile du CLERGÉ, organisation du clergé français, décrétée par l'Assemblée constituante, le 12 juillet 1790. — Ordonnance, loi, règlement; ne se ditguère qu'en parlant de législation ancienne, ou de matière ecclésiastique : les cvnstituiions des empereurs; la constitution ou bulle Lliiigcnitus. — Etablissement, la création d'une rente, d'une pension ; et les rentes mêmes s'appellent des Constitutions : constitution de rente; un contrat de constitution; il a pour vent mille fi'ancs de constitutions. — Par anal. Jurisp. Constitution de dot. — Prat. Constitution d'avoué, déclaration que tel avoué occupera pour telle partie, dans un procès : cette assignation est nulle, on y a omis la rouslilnti'in d'avoué. — Législ. Constitutions politiques. « On donne le nom de constitutions aux luis fondamentales qui déterminent les attributions respectives des grands pouvoirs publics, et qui fixent les bases sur lesquelles reposent les libertés, les droits et les devoirs des Citoyens. Les nations qui n'ont pas de constitution sont celles qui n'ont pas encore de civilisation ou qui vivent sous un gouvernement absolu. .\ moins de remonter aux deux ordonnances rédigées par les états généraux de 1355, signées par le roi Jean le Bon, et qui sont une véritable charte, on peut dire que la première constitution de la France a élé celle à laquelle Louis XVI prêta serment devant l'Assemblée nationale le 14 se|>tembre 1791. Aux termes de cet acte, le pouvoir exécutif, confié au roi, était transmissible héréditairement de mâle en mâle, par ordre de primogéniture; et le roi avait un droit de veto suspensif sur les lois décrélées par le Corps législalif, cesl-à-dire par l'Assemblée. Celle constitution, qui est précédée par la Déclaration des droits de l'homme, est un monument historique admirable, malgré le style déclamatoire de l'époque et l'inexpérience politique dont elle porte la marque. Après l'abolition de la royauté (2'2 septembre 1792), la Cou vention gouverna la France despoliqiiement, sans aucune constitution, et celle qui fut votée en quelques jours, du 10 au 24 juin 1793, ne doit être mentionnée que pour mémoire, car elle ne fut pas mise en pratique. La constitutiou de l'an III, précédée d'une déclaration des droits et des devoirs du citoyen, donnait le pouvoir exécutif à un directoire composé de cinq membres et à deux assemblées déli bérantes : le Conseil des Anciens et le Corps législatif. La constitution de l'an VllI , en grande partie l'œuvre de Sicycs, créa des rouages politiques plus nombreux; mais le pouvoir exécutif était concentré dans les mains du premier consul, lequel, profitant de sa puissance et des craintes qu'avaient laissées le souvenir de^ guerres civiles, prépara la chute de la République, en se faisant nommer consul à vie, par un sénatus consulte du 16 tbermidui' an X. L'Empire fut ensuite établi jjar un autre sénatus consulte du 18 lloréal
an XII, et ce que l'on appelle les constitutions du premier Empire ne mérite 'guère ce nom. La charte constitutionnelle de 1814 et celle de 1830 marquent certains progrès au point de vue du régime parlementaire; mais le principe monarchique étant en contradiction absolue avec celui de la souverainelé nationale et avec le véritable système représentatif, ces deux essais ne pouvaient avoir une longue durée. La constitution républicaine de 1848 aurait vécu longtemps, moyennant quelques révisions, si l'éducation politique du pays tout entier eut été moins en relard et si le pouvoir exécutif eut été conservé dans des mains probes. L'auteur du coup d'Etat de 1831 rédigea lui-même une constitution par laquelle il s'attribuait le pouvoir exécutif pour dix ans, et, fidèle imitateur du premier des Bonaparte, il renversa ^bientôt après la République qu'il avait fait le serment de défendre. Cette constitution du 14 janvier 18o2, qui n'était républicaine que de nom, fut ratifiée par un plébiscite rendu sans qu'aucune discussion eut été permise et sous la contrainte morale toute puissante des faits accomplis. Le sénatus consulte du 7 novembre suivant qui rétablit l'Empire héréditaire fut ratifié de la même manière; et la Constitution de 1852, en partie calquée sur celle du premier Empire dura jusqu'en 1870, sauf les modifications que des sénalus consultes y apportèrent plusieurs fois. L'Assemblée nationale, élue en 1871, s'attribua tous les pouvoirs et nomma M. Thiers chef du pouvoir exécutif, en le plaçant sous son contrôle. Enfin la constitution aujourd'hui en vigueur date du îo février 187.Ï, et elle a pour annexes les lois constitutionnelles ou organiques du 24 février sur l'organisation du Sénat, du 16 juillet sur les rapports des pouvoirs publics, du 2 août sur les élections des sénateurs, du 30 novembre sur l'élection d''S députés et du 22 juillet 1879 sur le siège du pouvoir exécutif etdesChambres. Voici quelles sont les principales dispositions de la constitution qui nous régit. Le pouvoir législatif est exercé par deux Assemblées : le Sénat et la Chambre des dépuiés.{Vuy. Députés, Sénat). L& président de la République est élu pour sept ans par les deux Chambres réunies en Assemblée nationale ; il peut, sur l'avis conforme du Sénat, di.ssoudre la Chambre des députés; il a l'iniliave des lois, concurremment avec les membres des deux Chambres, et il n'est responsable que dans les cas de haute trahison. LesChanibres ont le droit, par délibérations séparées de déclarer qu'il y a lieu de réviser les lois conslitutionnelles et de se réunir ensuite en assemblée nationale, pour procéder à la révision. La constitution anf^laise, encore si arriérée sur plusieurs points, maisdontles principes libéraux étaient mis en pratique longtemps avant qu'ils fussent connus des autres peuples, existe dans les tradiditions plulùt que dans les lois. Cependant la grande charte, signée par le roi Jean sans Terre en 121.5, et qui renouvelait un pacte plus ancien, doit être considérée comme la base des libertés de ce pays. La constitution des Etats-Unis d'Amérique date de l'année 1778; mais celle qui est actuellement en vigueur ne remonte qu'à 17S7 ; elle présente, ainsi que celle de la Suisse, des caractères particuliers, due a la forme fédérative. Enfin, dans les monarchies, lesconsliiutions ont des bases communes et ne dill'erent entre elles que sur quelques points, sauf dans les pays où, comme en Prusse, les privilèges des aociennes castes n'ont pas encore été délruit». Depuis longtemps les esprits les plus sérieux ont cherché à reconnaître quelle est la moiileure des constitutions politiques. L'expérience nous a enfin appris que, en cela comme en presque toutes choses humaines, la réponse ne peut être absolue, bien que les principes eux-mêrucs le soient. La jibis parfaite des constitutions est celle qui convient
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le mieux à tel peuple donné , en tenant compte de son histoire, de son éducation politique, de la forme et de l'étendue de son territoire, de ses relations extérieures, de la religion, des mœurs et surtout des moyens d'avancer sûrement et sans recul dans la voie du progrés. On ne peut pas dire que la monarchie ahsolupsoit un type de gouverncmeni à conserver, et cependant il y a encore des peuples qui, de longtemps, ne pourront être gouvernés autrement. Le gouvernement représentatif sembli' être le mieux assorti aux nations de l'Kurope qui sont encore dans un état de transition pour pas.«er du régime féodal et monarchique au régime égalitaire et démocratique vers lequel tendent naturellement tous les peuples libres. Mais le système fédératifde la grande République américaine sera longtemps encore inapplicable dans la mijeure partie de l'Europe. — Constitution civile du clergé. On a donné ce nom aux doux lois décrétées par l'Assemblée constituante le 1"2 juillet et le 27 novembre 1790 et qui furent non la cause, mais le piétexte, de la lutte acharnée soutenue par le clergé, les anciens privilégiés, la Vendée, etc. contre la Révolution française et contre ses principes. Ces lois rendaient aux populations le droit de nommer leurs prêtres et leurs évêques, et, si elles obligeaient le clergé salarié à prêter un serment civique, elles lui accordaient des traitements plus élevés que ceux qui ont été alloués depuis cette époque. — Constitution d'avoué. On appelle ainsi la désignation de l'avoué qui doit représenter une partie devant un tribunal civil ou devant une cour d'appel. Cette constitution est faite, savoir : pour le demandeur, dans l'exploit d'ajournement, ou dans l'acte d'appel; ou pour le défendeur, par un simple acte d'avoué à avoué. (C. pr. 61, 7o et s.l. (Voy. Avouk.j — Constitution de dot. C'est la détermination, faite dans les contrats de mariage où le régimedotal est adopté, desbiens de lafemme qui devront être dotaux (C. civ. ItiH et s.). (Voy. Dotal). Li constitution de rente est un contrat de prêt dans lequel on stipule un intérêt, moyennant un capital que le prêteur s'interdit d'exiger, (id. IGOg). (Voy. Re.nte). »
(Ch. y.)
CONSTITUTIONNALISER v. a. Rendre cons- ( titutionnel.
CONSTITUTIONNALISME s. m. Gouvernement constitutionnel. — Doctrine constitutionnelle.
* CONSTITUTIONNALITÉ s. f. Qualité de ce qui est conslitulionnri : la constitutionnaliié d'une loi, d'une ordanmince.
' CONSTITUTIONNEL. [ELLE adj. Qui est soumis il une constitution : (jomerncmetit constitutionnel ; monarchie constitutionnelle ; loi constitutionnelle. — Propre au gouvernement constitutionnel, ou conforme à la constitution de l'Etat : cet acte n'est pas constitutionnel. — Qui est partisan delà constitution : le parti constitutionnel. — Substantiv. -.tous les vrais constitutionnels pensent ainsi. — Méd. Se ditdesaft'ectiuns qui tiennent à la constitution i de l'individu : maladie constitutionnelle.
' CONSTITUTIONNELLEMENT adv. D'une manière constitutionnelle : agirconstitutionnellement.
* CONSTRICTEUR adj. et s. m. (lat. constringere, serrer). Anat. Se dit des différents muscles dont l'action est de resserrer quelque partie : les muscles constricteurs ; les constricteurs du. pharynx; les constricteurs du vctrjin.
CONSTRICTIF, IVE adj. Méd. Qui resserre.
* CONSTRICTION s. f. [kon-stri-ksi-on] (lat. constrictio). Uulact. Resserrement. .S'emploie surtout ilans le langage médical.
CONSTRICTOR adj. m. (mot lat. qui signifie étouffer). Se dit d'un Bo*. (Voy. ce mot).
CONS
* CONSTRINGENT, ENTE adj. (lat. constringens). Uidact. Qui resserre.
CONSTRUCTEUR s. m. (lat. construcrc, construetum. construire). Celui qui consiruit. qui connaît l'artde construire : un bon, un savant constructeur ; l'art du constructeur ; constructeur de vaisseaux.
CONSTRUCTIBILITÉ s. f. Caractère de ce qui peut être construit,
CONSTRUCTIBLE adj. Qui peut être construit.
CONSTRUCTIF, VIE adj. Propre à la cons-
trui^tioii.
* CONSTRUCTION s. f. [kon-stru-ksi-on](lat. constructio). Action de construire : on a interrompu la construction de cet édifice, de ce vaisseau; navire en construction; chantier de construction ou de marine. — Edifice que l'on construit : de vastes constructions vont être commencées. — Art de construire des édifices ou des navires : cet homme entend fort bien la construction. — Assemblage, disposition des matériaux, des diverses parties d'un édifice, d'un navire, d'une machine: bonne construction; la construction de ce palais est belle et solide.— Fig. Se dit en parlant des ouvrages d'esprit : la construction de ce poème yi'est pas régulière, n'est pas heureuse. — • Géoin. Figure qu'on trace, et li^'nes qu'on tire pour résoudre un problème. — Par anal. L.\ construction d'une carte géograpuique. — Fig. et grainin. Arrangement des mots suivant les règles et l'usage de la langue : construction grammaticale ; construction vicieuse, louche. — Faire la
CONSTRUCTION d' UNE j PHRASE, OU simplomÇlll
FAIRE LA CONSTRUCTION, disposer suivaut l'ordre direct ou analytique, les jniots d'une phrase qui renferme une inversion.
CONSTRUCTIVITÉ s. f. Phrénol. Propension
à bàlir.
* CONSTRUIRE v. a. (lat. cmstruere). Bâtir, faire un édifice, un navire : construire une maison, un palais. On dit dé même : constnnre un baromètre, un tlieruioinètre. — Géom. Construire UNE figure, la faire, la tracer ; construire un polygone. On ditde même ; construire une carte géographique. — Fig. Construire un ï'iif;ME, arranger, disposer toutes les parties d'un poème : pour bien construire un poème, il faut avoir beaucoup d'imagination et de jugement. — Construire une théorie, un systèsie, disposer toutes les parties d'une théorie, d'un système. — Fig. Granini. Arranger des mots suivant les règles et l'usage de la langue : construire une phrase ; cette période est bien construite.
CONSUALIES s.f. pi. [kon-su-a-Iî] (lat. consualia, de Consus, n. pr.) Antiq, roin. Fête de Consus, célébrée dans le grand Cirque, le 18 du mois d'août.
* CONSUBSTANTIALITÉ s. f. [kon-su-bstansi-a-li-tél. Théol. Unité et identité de substance : les ai'iens niaient la consubstantialité du Fils avec le Père.
CONSUBSTANTIATEUR, TRICE s. Nom que
les ariens doniuiieiil aux catholiques.
* CONSUBSTANTIATION .s. f. Employé chez les luthériens pour exprimer la manière dont ils entendentla présence réelle de J.-C. dans l'eucharistie.
* CONSUBSTANTIEL, ELLE adj. [kon-sub- 6tan-si-èl] (lat. vonsubstan.Halis;d.e cum, avec; substantia, la substance). Théol. Est d'usage en parlant des personnes da la trinité, pour dire qu'elles n'ont qu'uneseule et même substance : les trois personnes de ta trinité sont consubstanticlks.
- CONSUBSTANTIELLEMENT adv. Théol.
CONS
D'une manière consubstantielle : le Fils est consuhstanliellement un avec le Père.
' CONSUL s. m. (lat. consulere, avoir soin de), .\ntiq. rom. Titre de deux magistrats suprêmes, civils et militaires, de la République, Ils étaient élus annuellement etfurenld'aburd choisis parmi les patriciens, et ensuite parmi les plébéiens et les patriciens. Cette magistrature fut établie après l'expulsion des rois, vers KIO av. J.-C., et à l'exception des fonctions judiciaires, qui furent attribuées aux préteurs vers 36.Ï av. J.-C, elle eut la suprématie en toutes choses, jusqu'àceque Césareul centralisé tous les pouvoirs. Les consuls commandaient les troupes, propos.iientles lois, convoquaient et présidaient le sénat. Leur office, amoindi i, devint purement honoraire dans l'empire d'Orient et fut légalement supprimé par Léon lo Philosophe en 880. — Le titre de consul fut donné en France, par la constitution de l'an Vlll (1799), aux trois magistrats suprêmes de la République. Le premier consul, Bonaparte, eut des attributions régaliennes; le second et le troisième consul, Sieyès, et Roger Ducos, eurent seulement voix consultative. — Officier ou agent établi dans un port étranger ou dans des villes commerçantes, pour y exercer une certaine juridiction sur les négociants et les marins de la nation qu'il représente, pour y défendre leurs intérêts, etc. — Les premiers consuls furent nommés au xiie siècle, par Venise, Gênes et autres villes ou états italiens. Leurs attributions sont surtout commerciales. Ils n'ont pas les mêmes droits qu'un ministre. (Voy. Diplomatie). — Se disait autrefois dans certaines municipalités de la France, de ceux qu'on appelait échevins à Paris et ailleurs. — .Se disait à Paris de jutiespris parmi les marchands et les négociants, pour connaître sommairement de certaines atl'aires urgentes eu matière de commerce : les consuls des marchands ; les juges-consuls. — .\u plur. Juridiction, tribunal des consuls; dans cette acception, l'on disait : avoir une affaire aux consuls; assigner aux consuls. — Consul désigné, se disait des consuisqui, nommés au moisdejuillel, n'entraient en fouctionsqn'au moisdejanvii.-r. — Consul subrogé, consul nommé pour remplacer celui qui mourait ou cessait sa fonction avant la fin de l'année. — Législ. « Les consuls sont des agents nommés par le chef de l'Etat et qui représentent le gouvernement français dans les places de commerce étrangères. La plupart sont placés dans les ports oii ils ont pour mission principale de servir d'intermédiaires entre nos nationaux, le gouvernement du pays et le gouvernement français; ils régularisent la situation etles papiers de bord de nos navires de commerce. Leurs attributions et leurs droits sont plus ou moins étendus selon les pays, les conventions diplomatiques, les traditions, et dans les pays musulmans, selonles capitulations. Ils remplissent les fonctions d'officiers de l'état civil pour les citoyens français (C. civ. 48). Us reçoivent en dépôt, pour les transmettre au ministre de la marine, les testaments faits sur mer (id. 991). Ils sont chargés de fonctions diverses, diplomatiques, administratives et judiciaires ; le code consulaire qui détermine leurs attributions et ieurs rapports avec les Français résidants ou non, avec la marine de l'Etat, avec celle du commerce, etc., se compose de plusieurs ordonnances rendues en 1833, complétées et modifiées par des lois, ordonnances et décrets postérieurs. Les droits de chancellerie qu'ils sont autorisés à percevoir pour les actes qu'ils dressent, les certiflcatsetles expédition qu'ils délivrentsonttarifés pardes règlements. IJn consul ne peut exercer ses fonctions qu'après la reconnaissance de son titre ou exeqvaiurdélivré par le gouvernement auprès duquel il est accréaité. Les cadres d'activité du personnel consulaire français comprennent : 32 consuls généraux, 43 consuls de première classe, 55 consuls de deuxième classe et i2. consuls sup-
CONS
CONT
CONT
pléimts (Décr. 31 mars 1882). Ce dernier titre a remplacé celui d'élève-cniisul (Décr. 21 fcvrier 1880). Il e.\iste en outre 40 vire-co7)suh de première classe et un certain nombre de deuxième classe. Des agents secondaires sont attachés aux consuls, ce sont : l"les chanceliers qui sont à la fois secrétaires, grei'liers. huissiers, notaires et trésoriers, et qui sont divisés en trois classes; i" les secrétaires-interprètes, auxquels on donne le nom de drogmans dans les pays du Levant et dans le nord de IWfrique. L'école des langues orientales, établie à Paris, sert à former desélèves-drogmans. Les consuls ont aussi, dans leur circonscription, des agents consulaires qui sont leurs délégués et les remplacent dans certaines localités, mais qui n'ont pas tous leurs pouvoirs légaux. » (Ch. y.)
* CONSULAIRE adj. Qui appartient aux consuls romains : dignité consulaire; pouvoir consulaire. — Famille consulaire, celle où il y avait eu un consul romain : homme consulaire, personnage considaire, ou simplement : consulaire, celui qui avait été consul. — Provinces CONSULAIRES, celles où l'on n'envoyait pour commandants que des personnes de di,anité consulaire. — Gouvernement consulaire, établi en France par la constitution de l'an VUI, et dans lequel l'autorité |, suprême était exercée par trois consuls. — S'est dit aussi de ce qui appartenait aux juges-consuls : la juridiction consulaire ; la jurisprudence consulaire.
CONSULARITÉ s. f. Dignité de consul honorairi'. sous les empereurs romains.
* CONSULAIREMENT adv. .\ la manière des juges-consuls : demande jugée consulairement.
' CONSULAT s. m. Dignité de consul : demander, briguer, obtenir le consulat; le consulat était la première dignité dans la républùjue romaine. — Par ext. Temps pendant lequel on exerçait la charge de consul : sous le considai, pendant le consulat d'un tel. — Charge de consul dans un port étranger : il a obtenu le consulat d'Alexandrie, le consulat de New-York. — Consulat général, lieu oùdemeureunconsul, où lia ses bureaux : aller au consulat d'Angleterre. — Emploi des ofliciers municipaux qui portaient le nom de consuls. — LeConsulat, s'est dit, en France du gouvernement con^ul;Lire et du temps pendant lequel ce gouvernement a existé. Le consulat fut établi après le Dix-huit Brumaire. (Voy. Brumaire, Napoléon !""■, etc.)
CONSULESSE s. f. Femme d'un consul.
CONSULTABLE adj. Que l'on peut consulter.
* CONSULTANT adj. m. Qui donne avis et conseil; s'emploie principalement dans ces deux dénominations : Avocat consultant, celui qui ne plaide pas, qui donne seulement son avis et son conseil par écrit sur les alfaircs litigieuses. — Mkdecin consultant, celui qui donne des conseils aux malades, sans les suivre habituellement dans le cours de leurs maladies. — Substantiv. : un tel était au nombre des consultants. — Celui qui consulte, qui demande conseil à un avocat, à un médei^in : les consultants ont telle voie pour attaquer l'acte qu'on leur ojjpose.
* CONSULTATIF, IVE adj. Quel'on consulte; qui est institué pour daiinur des avis, des conseils sur certaines matières : comité consultatif de l'artillerie. — Avoir voix consultative, avoir le droit de dire son avis, mais sans que cet avis soit compté dans les délibérations : les éiéques ont voix délibératiie dans les conciles; mais les docteurs n'y ont que voix consultative.
' CONSULTATION s. f. Conférence que l'on tient pour consulter sur quelque alfaire, ousur une maladifi : grande, longue consultation; la maladie estgrande, ondoitfaireuneconsultation. — Ju/isp. Lebanc des consultations, la chambre