‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 138 sur 568 · LEAGUE · texte numérisé non relu

LEAGUE

CORNOUAILLAIS, AISE s. et adj. Du pays de Cornnuailles; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.

CORNOUAILLES(angl.Corawa/;du lat. cornu, corne, à cause des nombreux prornonloires que iornient ses côtes), comté niantiinc du S,-0. de l'Angleterre, borné de tous côtés, excepté à l'E., ijarl'Atlantique et comprenant les îles Scilly ; 3,.")3.ï kil, carr,; 35-',0 iS hab. Les côtes, généralement élevées, forment un angle appelé l.and's End (Finistère), cap granitique haut (le 60 pieds anglais et point le plus occidental de l'Angleterre, Le territoire de Cornouailles, d'un aspect désolé, contient de nombreux marais ; on y reneonirc de petites rivières et 3 canaux navigables. Il produit du blé et lies pommes de terre. Ses mines d'étain, classées parmi les plus riches de l'univers, produisent 15,000 tonnes de ce métal en moy.(ï;) millions de fr.). Ses mines de cuivre sont les plus productives de l'Angleterre, Chaque année, le comté de Cornnuailles exporte 7,000 tonnes de terre à porcelaine. Pêche à la sardine. Fabriques de tapis et de lainages. Ce pays, de tout temps fameux par la production de l'élain, fut le dernier refuge des Bretons d'Angleterre. .\près les invasions Scandinaves, il forma un royaume breton indépendant dont les principaux princes furent Arabrosius, Anrelius et le célèbie Arthur. Jusqu'au commencement du xii'' siècle, le peuple y parla l corninue, diabcte de la langue

CORN

celtique. Le fils aîné du souverain anglais porte, en naissant, le titre de duc de Cornouailles.

•CORNOUILLE s. {.[Il mill,](Iat corniculum, diminut, de cornu, corne). Fniil rouge et aigrelet du cornouiller, Lacurnouille est de la forme et de la grosseur d'une olive; on la l'ail blettir, comme la corme, avant de la manger,

' CORNOUILLER s, m, [Um]\.]. Bot, Genre d'arbres cl d'arbrisseaux, type de la famille des eornacées, comprenant une trentaine d'espèces qui croissent en Europe, en Asie et dans l'Amérique. Le cornouiller mâle {cornus

Cornouiller à feuilles alternes (Cornus alternifolia).

mas) est un grand arbrisseau de nos forêts; on en fait d'excellentes haies vives. Ses baguettes droites servent au palissage des arbres fruitiers. Son bois, qui est très dur, est employé à faire des rais pour les roues, des roulons d'échelles, des râteliers, des cerceaux, deséchalas; ses branchages chaufient 1res bien le four; son écorce est fébrifuge; ses

Cornouiller à ûcurs (Cornus florida).

jeunes rameaux sont utilisés pour la confection des balais. Le cornouiller sanguin {cornus sanguinea) se distingue du précédent par ses rameaux rouges el ses fruits noirs. Les principales espèces exotiques sont le cornouiller à feuilles alternes {cornus alternifolia) el le cornouiller à peurs {coriius florida), l'un el l'autre des Etats-Unis.

* CORNU, UE adj, (lat, cornutus). Qui a des cornes : béte cornue. — Se dit de certaines choses qui ont plusieurs angles, plu^ieurs pointes : cette pièce de terre est cornue. — Prov,

et lig. A mal ENFOURNER, ON FAIT LES PAINS COR- NUS, le mauvais succès d'une allaire, d'une entreprise, vient ordinairement de ce qu'on s'y est mal pris d'abord. — Raisons cornues.

CORO

CORO

CORO

RAISONNEMENTS CORNUS, m.iiivaises raisons, raisoniieiiieiils qui ne cuiiclueiiL pas. — Visions coRNiiKs, idées folles, extravagantes.

* CORNUE s. f. (lat. cormitiis, qui a des cornes). Vaisseau distillatoire, de verre, de terre ou de métal, renllé, arrondi et se terminant à sa partie supérieure par un tuyau recourbé que l'on iionime Col : le ventre ou la panse d'une cornue. (Voy. Alambic , Distillation , Gaz, etc.)

CORNUELLE s. f. (diminut. de cor7ie). Nom vulgiiire do la niàcre.

CÛRNULAIRE s. f. (rad. corne). Zooph.

fienre d'air.) oniens que l'on trouve dans la AIiMlilcrranée et qui seH.xent, au moyen d'une racine rampante, sur les corps sous-marins.

CORNUS [korn-nu], cIi.-Hihi de eant., arr. et à ;!l Uil. S.-li.deSaint-All'i'iiiue (^Avoyron); 1,2ii2bab. Fromage imitant ce.lui ae Roquefort.

CORNUTINE, principe actif du seigle ergoté.

CORNWALLIS (Charles, premier marquis et SECOND coMTE)[korn-oiiar-liss], général anglais, né en 17.ÎS, mort en 180b. Il servit dans la guerre de Sept ans sous lord Granby, et partit en 1770 pour l'Amérique où, comme major général sous les ordres de Howe et de Clinton, il lit les campagnes de Jersey, et commanda le détacbcment qui s'empaia de Pliiladelpbie en 1777. En 1780, il prit part au siège de Cliarleston, et après la prise de cette ville, il partit avec 4,000 liommcs pour les Carolines où il battit Gîtes à Caiiiden et Greone à Guill'ort. 11 fut cependant forcé de se retirer dans la Virginie, et le 19 octolire 1781, il capitula aYork-Town, devant l'ainiée franco-américaine. De I78li à 1793, il fut gouverneur général et commandant en cbcf au Ucnsale, et remporta une série de victoires qui établirent delinitivenient la domination anglaise dans l'Inde. Nommé lord lieutenant de l'Irlande en 1798, il fut en 1802 envoyé comme ministre on France, puis en ISO.ï, gouverneur général de l'Inde. Sa correspondance a été publiée en 3 vol. (18ii9}.

CORNY (Le), petit pays du Poitou, dont le lieu priiiciiial était Vaux-en-Corny.

CORO. I. Ancien nom de l'Etat appelé aujoiinriiui Falcon (Venezuela). — II. (Santa Ana de), cap. rie l'Elatde Falcon, sur la baie de Coro, à 250 kil. U.-N.-O. de Cararas ; 8,2)0 bab. Le port, quoique peu sûr, est très fréquenté. Ville fondée en 1527, et siège du gouvernement provincial de Venezuela jusqu'en Ki^UJ.

COROGNE (La), esp. Coruna [ko-rnunn'-ia].

I. Prov. du M.-O. de l'Espagne, en Galice, sur l'Atlantique; 7,903 kil. car.; 613,680 hab,; traversée par de baules montagnes et arrosée |iar rUIla, le Tambie, le Lézaro ou Jallas, le Maiiileoet le Mero. Produclion de fer, de cuivre, d'ar;.'eiil et de cbarhon. Cap Coruna ; v. princ. Santiago de Compostelael Ferrol. —

II. Cap. de celte prov., à l'entrée de l'esLuaire formé par le Mero, à SIC kil. IN.-O. de Madrid; popul. : 32,113 hab. La ville haute, entourée de murailles, renferme la citadelle, la plus belle des églises et les principaux éta- Idissements du gouvernement. La rade, formée par la baie de la Corogne, et protégée par deux forts, est profonde, sûre et spacieuse. Les principales branches de l'industrie sont la construction des navires, la pêche, particuliéremeiitla pèche oes sardines, la salaison de provisions, la fabrication du verre, du savon, de l'amidon, du fer, de la toile cirée, des chapeaux, des cigares et des cotonnades. Batailles navales de 1748 et de I80;i. Le 16 janv. 1809, les Français, comniandi-s par le maréchal Soult, y livrèrent aux Anglais un combat san-

glant qui coûta la vie au général en ciief, sir John Moorc, et à la suite diiquel les ennemis

La Corogne.

durent se rembarquer. Lat. (au fort San-An-

lonbi) 13" 22' 33" N. Long. 10' 43'2;i"0.

* COROLLAIRE s. m. [ko-rol-lè-re] (lat. corollarlum; de coroUa, [letito couronne). Didact. Ce qu'on ajoute par surabondance, afin de fortilier encore les raisons dont on s'est servi pour prouver une proposition : à ce qui a été dit, on peut ajouter pour corollaire, comme corollaire... — Malbém. Conséquence qui découle de quelque proposition déjà démontrée, et dont la déduction n'exige pas de démonstration spéciale, n'ayant besoin que d'être énoncée pour être établie évidemment.

COROLLAIRE adj. Bol. Qui se rapporte a la

corolle.

* COROLLE s. f. (lat. corolla). Bot. Partie d'une lliur complète qui enveloppe imniédiatement les organes de la fécondation, et qui est ordinairemenl colorée. La corolle est la seconde enveloppe llorale, intérieure au calice, extérieure aux étamines et aux pistils; elle se compose de lolioles nommées pétales; sa principale fonction parait être de prutr;^er les organes essentiels à la fructification; elle constitue la partie la plus [larfumée et la plus brillamment colorée de la Heur. On l'appelle corolle supérieure ou épiijyue, quand elle est insérée sur l'ovaire ; corolle inférieure ou hypogyne, quand elle est insérée sous l'ovaire; et corolle périijyne quand elle est insérée sur le calice. Elle est rnonopétale ou tjamopétalr quand ses pétales sont soudés en une seule pièce; et polypétale ou dialypélule quand ses pétales sont libres les uns des autres; régulière, quand toutes ses parties sont symétriquement disposées autour de l'axe de la Heur; irn'ijuliére, dans le cas contraire : la corolle des rosnrécs est régulière; celle des papilionacées est irrégulière.

COROLLE, ÉE adj. Bot. Se dit des plantes ou des Heurs iiuiiiies d'une corolle.

COROLLÉEN, ENNE adj. Bot. Qui appartient

à la ciirulle. — Corulliflore. (V. S.)

COROMANDEL (Côte de), nom appliqué au rivage occidental de la baie de Bengale, entre le cap Calimere, par 10° 17' lat. iN., et Conde;.'am, par 15° 20' lat. N. Cette cûle n'otlre aucune bonne rade; elle est continuellement balayée par un ressac dangereux.

CORONACH s. m. [kor'-o-nak] (mot celt.). Chant liiiiébre des Ecossais et des Irlandais.

CORONADO (Francisco Vasquez de) [ko-ronâ-do|, explorateur du N'uuveau Mexique et des régions environnantes. Parti de Culiacan sur les côtes du Pacifique, en avril l.'i40. il traversa dans toute sa longueur ce qu'on appelle aujourd'hui l'Etat de bonora, le Mexique, la rivière Gila, pénétra dans la contrée située

au delà du petit Colorado et visita les fameuses cités de Cibola. Il s'avança à l'est du Kio-Grande jusqu'à 300.

lieues de la ville de Quivira. A son retour, in mars 1542, Coronado tomba de cheval à Tignex,présdu Rio-Grande, et on dit qu'il devint fou.

* CORON AIRE adj. (lat.

ronorarius). Anat. Se dit lie deux artères qui prennent leur origine de

aorte, et qui portent le sang dans le cœur :

artère coronaire.

• CORONAL,ALE,AUX adj. (lat. coi-owi, couronne). Anat. S'emploie p r i n c i p a I e m e n t d a n s cette dénomination: l'os coRONAL, l'os qui forme la partie antérieure du crâne ou le front, d'où

il est aussi nommé Frontal. On dit égaleriient : fo^sea coronales, suture coronale. — Substantiv. : le coronal, les coronatix.

CORONELLE s. f. (diminut. de couronne).

Er|)él. (ienre de reptiles ophidiens, dont l'espèce des Etats-Unis, appelée chain snake (coronella getula), mesure plus d'un mètre de

Coroncllc (Coronclla gelulu).

long, et vit dans les lieux humides, où elle se nourrit de souris, de petits oiseaux et de reptiles.

• CORONER [kor-ô-neur] (ainsi nommé de coroniitor, cumnie étant sous quelque rapport député de la couronne). Officier ministériel et judiciaire en Angleterre et aux Etats-Unis. Sa fonction judiciaire principale consiste à faire une enquête sur les mœurs des [lersonnes assassinées, mortes subitement ou incarcérées. Il peut sigiiiller des exploits, lorsque le shérilf est incompétent.

* CORONILLE s. f. [// mil.] (esp. coronilla, du lat. corona, couronne). Bot. Genre de légumineuses, tribu des hédysarées, contenant une vingtaine d'espèces, qui croissent dans l'Europe centrale, ainsi qu'autour du bassin méditerranéen, el dont plusieurs sont cultivées dans les jardins d'agrément: dans les coronille.s, les fleurs sont ordinairement disposées en couronne. La coronille des jardins (coronilla emi-rus), appelée aussi faux baguciiaudier, séné bdiard, colueta securidaca, etc., est un joli arbrisseau qui se trouve dans les buissons, les haies, et sur la li^ière de nos bois. On cultive cette variété à cause de son feuillage léger, d'un beau vert clair, et aussi pour ses fleurs jaunes lavées de rouge: elle produit un bel etl'et dans les massifs el dans les corbeilles. On recherche aussi la coronille foncée {coronilla juncea) de l'Europe méridionale ; la coronille bigarrée (roronilla varia), des régions tempérées, vivace, à fleurs gracieusement nuancées ; la coronille naine (coronilla, minima), vivace, de l'Europe centrale.

CORONIS. Mythol. Mère d'Esculape, qu'elle

CORP

eut d'Apollon, suivant les uns, de Neptune d'après lesaulres. Elle fut changée en corneille.

'CORONOÏDE adj. f. (gr. korôné, corneille; eidos. aspect) Anat. Se al de deux apophyses qui ont quelque ressemblance avec le bec d'une corneille: apophyse coronoide.

COROSSOL s. m. Bot. Voy. Anone.

COROT (Jean-Baptiste-Camille), peintre, né et niorl à Paris ('iy juillet l;yii-févr. IS7b). Après avoir fait ses études au lycée de Rouen, il fut commis chez un marchand de draps jusqu'à l'âge de 2ti ans; mais abandonnant le négoce pour la peinture, il étudiasous Michallon et sous V. Dertin, et exposa pour la première fois au Salon de 1S27. Son talent poétique et sincère, d'abord peu goiilé, fut longtemps à devenir populaire. Corot obtint une médaille de 2° classe en 1833, et des médailles de i'" classe en 1848 et en 18(37 (exposition universelle). Son œuvre est considérable; mais ses toiles appartiennent généralement aux collections privées. On cite de lui : Dtmse des Nijmiihes (Louvre); le Christ au Jardin des oliviers, etc.

* CORPORAL, AUX s. m. (lat. corpî/s, corps). Culte calhul. Linge bénit que le prêtre étend sur l'autel pour mettre le calice dessus, et eusuite l'hostie.

CORPORALIER s. m. Bourse dans laquelle

on sene le corporal.

CORPORALITÉ s. f. (lat. corporalitas). Etat de ce qui est corporel.

CORPORATIF, IVE adj. Qui se rapporte aux corporations.

■ CORPORATION s. f. (lat. corpus). Association autorisée par la puissance publique, et formée de plusieurs personnesqui vivent sous une police commune relativement à leur profession : les arts et métiers forment, dans quelques pays, des corporations distinctes. — Par anal. : corporation religieuse. (Voy. Congrégation.)— Législ. « Les corporations existaient au temps de l'ancienne Rome sous le nom de cnlléfj'S, et d'aucuns font remonter leur origine àiNuma; mais le travail n'était alors que le lot des esclaves et des prisonniers de guerre; il manquait à l'antiquité le travail libre et l'honneur du travail, éléments les | !iis essentiels de la prospérité et du développement d'un Etal. Les corporations sont nées dans l'empire germanique; les artisans se mirent auservicedes agriculteurset échangèrent avec eux leurs produits, mais comme eux ils étaient serfs du seigneur. Sur les grandes propriétés, on réunissait en corps les artisans de même profession, sous la surveillance d'un nuiitre. Ce fut l'origine des corporations. Les capilulairesdcCharlemagne furent lespremièreslois promulguées à ce sujet. Le rétablissement des villes en abolissant le servage mit fin à celte situation dégradante. Les individus de même métier formèrent des associations pour se protéger, eux et leurs familles, pour punir les confrères qui, en fraudant, nuisaient à la réputation de leur ville, pour veiller a l'accompli.sseinent d'un apprentissage régulier, pour protéger les veuves, les vieillards, les orphelins, pour satisfaire enfin à tous les besoins sociaux. Du xii" au xvii"^ siècle, la marche des associations ne fut pas simultanée, et quelques industries furent rniprisées, les tisserands, portefaix, etc. Au début, les corporations aidèrent à réhabiliter le travail, mais après deux ou trois siècles, elles nuisirent au développement de l'industrie, en prohibant la concurrence. — En France, les corporations n'atteignirent pas autant de développement qu'eu Allemagne, mais elles devinrent tout aussi exclusives. Etienne Boileau, l'auteur du Livre des Métiers, établit sous Louis L\ des confréries où les ouvriers travaillaient sous les yeux de leurs niaitres : le (jrand Chambrier de France fut chargé de les surveiller. Sous

CORP

Henri Ilî et Henri IV, les édits de IfjSl, Ifi83, I .t97 et divers règlements prescrivirent le nombre d'années d'apprentissage, la forme et la qualité des ouvrages, les visites à faire, les élections des jurés, les sommes à payer par les aspirants. Dès 1614, on commença à se plaindre des corporations et le tiers état demanda aux états généraux leur suppression. Tuigot soumit, en février 1776, un édil de suppression au parlement de Paris, qui le repoussa le 12 mars. Six mois après, sur 110 corporations, 21 furent dissoutes et les 89 restantes furent réduites à 44. Ce n'est que treize ans après que la loi du 17 mars 1791 décréta la liberté du travail en conférant à chaque Français le droit d'exercer toute industrie sous la condition du payer une patente. (Voy. P.\TENTE.)Une loi du"l4 juin 1791 prohibe même toute association formée d'invidus de la même profession. — La liberté industrielle fut introduite en Westphalie en 1807, en Angleterre en 183';, en Norvège en 183!), en Suède en 1846. En Alleniague, la chose fut phis difficile. Quoiqu'en 167°2, on eut parlé de la suppression des corporations, et que l'avis impérial du 22 juin 1731 se fut montré favorable à la liberté industrielle, ce ne fut que le !<='■ mai 1860 qu'elle fut définitivement établie en Autriche, dans le iNassau le 1" juin 1860, à Biême le 4 avril 1861, à Oldenbourg le "23 juillet 1861, dans la Saxe le 1<" janvier 1862, dans le Wurtemberg le 1'^ mai 1862 et dans les autres Etats par des lois volées par le Reichstag en 1867 et 1808. »

CORPORÉITÉ s. f. Etat corporel : corporelle

des esprits

* CORPOREL, ELLE adj. Qui a un corps : les êtres corporels. — Qui appartient au corps, qui concerne le corps : plaisir corporel.

* CORPORELLEMENT adv. D'une manière corporelle, qui a rappurtau corfis : piunir corporellement. — Paropposit. à sjjiiiliiellemenl: manger, recevoir le corps de N.-S.-J-C. réellement et corporellement.

' CORPORIFIER V. a. Didact. Donner, supposer un enips a ce qui ii en a point : il y u eu des hérétiques qui corporifinicnt les amjes.

— Mettre, lixer en corps les parties éparses d'une substance : corporifier des ylobules de mercure, (l'eu us.).

* CORPS s. m. [kor]. (lat. corpus). Portion de matière qui forme un tout individuel et distinct : tout corps a trois dimensions, lon- (jiieur, largeur et profondeur. — Le mut corps comprend tous les êtres animés ou inanimés, organisés ou non organisés, que l'on voit dans la nature. Sous le rapport physique, les corps all'ectent trois états dili'erents : ils sont solides, liquides ou gaieua;; ils jouissent de certaines propriétés générales, telles que l'élaslicité,la compressibililé, la mobilité, l'inertie, l'étendue, rinip''nétrabilité, la porosité et la divisibilité; certains d'entre eux possèdent des propriétés particulières, telles que la solidité, la dureté, la transparence, elc. Les uns sont condueteurs, les autres non conducteurs de la chaleur et de l'électricité. Au point de vue chimique, on les distribue en deux classes : les corps simples et les corps covipnsés. (Voy. Equivalent.) — Fig. Pbendke l'ombhh pour lé COUPS, prendre l'apparence pour la réalité. — Prov. L'envie suit la vertu, le talent, le génie, etc., COMME l'ombre suit le coups. — Chir. Corps étisaN'Ikr. (Voy. Etranger.) — Partie matérielle d'un être animé, et principalement de l'hoiiime: corps vivant; corps de l'homme. — Se dit souvent, dans ce sens, par opposition à esprit, âme : l'homme est composé de (orps et d'âme, du corps et de l'dme.

Quel plus siibliinf r:inti(|u(»

Que ce coiicfi-t niagniliiiue De tous les célestes corps/

J.'U. Rousssiu, Odea.

— Taille et conformation : le corps de cet

CORP

homme, de cet animal est singuliércmnU conformé. — Se dit également par rapport à la santé, aux diverses impressionsou altérations que le corps peut éprouver : cette viande nourrit bien, elle fait bon corps; corps bien constitué, mal constitué. — Se dit encore par rapport aux mouvements, aux exercices : corps souple, agile; il porte bien son corps. Il se dit aussi par rapport à la lutte, aux combats : prendre, saisir au corps son adversaire. — Corps mort, ou simplement Corps, cadavre, corps privé de vie; ne se dit qu'en parlant du corps humain : la campagne était toute couverte, toute jonchée de corps morts; ensevelir les corps.

— Fig. Mar. Corps mort, tout objet établi sur le rivage, ou sur le fond d'une rade, pour l'amarrage des navires : c'est ordinairement une très grosse ancre borgne avec une chaîne ou un câble, dont le bout est porté par un bateau ou par une caisse lluttante : l'ancre du corps mort ; la chaîne, le cât/le du corps mort.

— Prov. Gagner sa vie, gagner son pain, manger SON PAIN A LA sueur DE SON CORPS, cu travaillant, en se donnant beaucoup de peine: ce sont de pauvres gens qui gagnent leur vie d la sueur de leur corps. — Kam. et par exag. S>E TUER LE CORPS ET l'aue, se donner beaucoup de peine, se dit plus ordinairement de ceux qui travaillent sans beaucoup de fruit : il s'est tué le corps et l'âme pour amasser de quoi vivre.

— Se donner a quelqu'un de corps et d'ame, se dévouer entièrement à lui. — Prov. et fig. C'est un corps sans ame, se dit d'une compagnie, d'un parti, d'une année sans chef, ou dont le chef n'est pas capable de l'être : une armée sans chef est un corps sans âme. Se dit aussi d'une personne dépourvue de qualités morales, ou d'une personne frappée d'un grand accablement moial par suite d'une perte douloureuse ou de quelque autre malheur. — Tant que l'ame me battra dans le CORPS, tant que je vivrai. — Faire bon marché de son corps, exposer facilement sa vie aux dangers. — Faire folie de son corps, se dit quelquefois d'une Mlle qui se livre au lilsertiiiage. — Avoir le diable au corps, être méchant, furieux : il querelle et bal tout le monde; il a le diable au corps. Se dit quelquefois, par etonnenient, en parlant d'un homme qui montre beaucoup d adresse, de courage, de force, de talent ou d'esprit : je ne sais oit il prend tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait est prodigieux, je crois qu'il a le diable au corps, il faut qu'il ait le diable au toips. — Par anal. Eu parlant des animaux : ce cheval a le diable au corps. — Fam. C'est un pauvre corps, se dit d'un homme qui n'a ni esprit ni vigueur: le pauvre corps ! — Pop. C'est undrùledecorps, UN plaisant corps, se dit d'un honimi> plaisant, facétieux. — Fam. Bjurreau de son corps, homme qui ne ménage passa santé. — Prov. et tig. Faire corps neuf, se dit quand après une longue maladie la santé se rélablil, et que le corps semlile être renouvelé. Il se dit aussi des chevaux qu'on a mis aux herbes : ce cheval a fait corps neuf. — Fig. Il a un

COUPS DE fer, c'est UN CORPS DE FEU, SO (lild'uU

homme robuste et ([ui résiste aux plus grandes fatigues. — Prendre du corps, prendre de l'embonpoint. — Avoiu une mauvaise affaire SUR le coai'S, être impliqué dans une ali'aire compromettante, dangereuse. — Tomueu rudement SUR le corps a quelqu'un, dire de quelqu'un des choses desobligeantes, soit en sa présence, soit en son absence. — Passer sur LE corps a une troupe ENNEMIE, forccr l'obslacle qu'elle oppose à une marche en avant; la renverser. — Passer sur le coups de quelqu'un, obtenir un emploi auquel son rang, son mérite ou l'ancienneté lui donnaient droit. — Fam. A corps perdu, avec impétuosité, sans soni-'er àse ménager: sejetcréi corps perdu sur quelqu'un; il se jeta d corps perdu dans la mêlée, dans le danger. — Fig. // se jette à corps perdu dans les eiitrei>riscs les plus dangereuses.

— A SON corps défendant, en repoussant

CORP

une allnquc : ila tué l'agresseur à son corps défendant.— Kig. el fam . Mal gré soi, à regret, avec répugnance : si j'y ai consenti, c'a bien été à mon corps di'fcndajU. — A nnAS-LE-conps, se dilquaiul on saisil une personne au moyen du bras ou (les doux bras passés autour du corps : il le saisit à bras-le-corps et l'enleva de terre. — Conps GLORIEUX, état où seiont les corps des bienlieureux après la résurrection. Se dit abusivevemcnt et l'aniil., d'une personne qui est longenips sans éprouver certains besoins corporels : c'est !(u corps cjloricvx; il n'est pcw corps glorieux. — Coups-saint, le corps, le cadavre d'un saint : on trouva dans cette église plusieurs corps-saints. — Prov. Knlever en homme comme un conrs-SAiNT, l'enlever de vive force, proniptement, sans qu'il ait le temps ni le nuiyen de résister. — Se dit aussi en parlant du sacrement de l'eucharistie : le corps H le sang de N.-S. J.-C. sont contenus sous les espèces du pain et du vin . —Se dit quelquefois, dans un sens particulier, de la personne du roi : il y avait autrefois des gardes du corps; le carrosse du corps. — Se dit encore des personnes considérées par opposition aux biens, aux marchandises : il a perdu le corps et les biens; un vaisseau qui a péri corps et biens. — Se dit aussi des personnes considérées comme sujettes à être emprisonnées par ordre de justice : les juges ont ordonné qu'il serait pris au corps, saisi au corps, appréhendé au corps. —

liÉPONDRE DE QUELQU'UN CORPS POUR CORPS, en

répondre comme de soi-même : je connais sa probité, je répondrais de lui corps pour corps.

— Partie du corps humain qui est entre le cou et les hanches, et qui est comme le tronc : il a le corps bien fait, mais les jambes un peu trop courtes. — Â mi-corps, par la moitié du corps : il étaitpenché à mi-corps par lafenétre.

— Se prend dans un sens encore plus restreint, pour la capacité de celte partie du corps : »7 a un coup d'épée dans le corps. — Prov. et lig. Faire de son corps une boutique d'apothicaire, prendre trop do remèdes. — Faïu. Il faut voir, on verra, nous verrons ce que cet noMME A DANS LE CORPS, Ce qu'il peut l'aire, ce qu'il est capable de faire. Par anal. l''cst un homme qui n'a rien dans le corps. — l'ar ext. Partie de certains habillements qui couvre depuis le cou jusqu'à la ceinture : corps de cuirasse. Par anal. Principale partie de certaines choses. Ainsi on dit : — Le corps d'une guitare, d'un violon, etc., la partie creuse d'une guitare, d'un violon, etc., sans comprendre le manche. — Le corps d'un vaisseau, d'un navire, le vaisseau, le navire lorsqu'il est sans ponts, mâts, voiles, cordages, ni ancres. — Le corps d'un carrosse, la perlie du carrosse qui est suspendue. — Le corps d'une place ou d'une forteresse, la place ou la forteresse considérée abstraction faite de ses dehors : les assiégeants avaierit pris les dehors, et élaient attachés au corps de la place.

— Le corps d'un Etat, d'un royaume, le territoire qui forme un Etat, un royaume : ces provinces furent successivement réunies au corps de l'État. — ■ Le corps de ballet, troupe des danseurs qui exécutent un ballet; par opposition à ceux qui dansent un pas. — Le CORPS d'un livre, d'un ouvrage, le livre, l'ouvrage sans la préface, les annotations, les tables, etc. — Corps d'une lettre, lettre sans les compliments de forme, la date, la signature, etc. — Le CORPS d'une lettre, en calligraphie, le principal trait dont une lettre est formée. — Typogr. Corps d'une lettre, dimension totale du caractère dans la partie ijui porte l'œil. Voici, réduite en points typographiques, la force de corps des principaux caractères, et leur ancienne dénomination.

FoncK DB cours ancienne dénomination

Trois Dt.tmant.

Quatre Sédanoisc.

Cinq Parisienne.

Six Nonpareille.

Sept mignonne.

Sept et d.mi Peut letl/i.

CORP

FonCB nr. murs anciernb DBN0MINA^10^

Huit Gaillarde.

Ncnf Petit romain.

Dix Philosophie.

Onze Cicéro.

Douze on treize Saint-Augustin.

Quatorze Gros texte.

Quinze ou seize Gros romain.

Dix-huit ou \ingt Petit parangon.

Vingt et un ou vin{;t-ileux Gros pai'angon.

Vingt-quatre Palestine.

Vingt-huit ou trente-deux Petit canon.

Trente-six , Trismégiste.

Quarante ou quaranlc-quati-e ... Gros canon.

Quarante-huit ou cinqunfilc-six , . . Double canon.

Soixante-douze Triple canon.

Quatre-vingt-seize Grosse nonpareille.

— Bot. Le CORPS LIGNEUX, le bois, la partie de la tige ou de la racine comprise entre la moelle et l'écorce. Ou dit aussi, dans le langage ordinaire, le corps d'un arbre, la tige d'un arbre. — Par anal. Anat. Le corps d'un os, d'un muscle. — Corps de pompe, tuyau d'une pompe, dans lequel joue le piston. — Le corps d'un édifice, grosse maçonnerie, prise sans la charpente el la menuiserie. — Corps delogis, ou CORPS DE BATIMENT, la masso ou la partie principale d'un bâtiment, considérée séparément des pavillons, ailes, et autres accompagnements qu'elle [leut avoir : beau, grand corps de logis, de bâtiment; corps de logis de devant, de derrière. — Corps de logis, logement détaché de la masse du bâtiment principal : il occupe un petit corps de logis sur le devant. — Corps de logis simple, celui qui ne renferme qu'une seule pièce ou une seule suite de pièces; et, CORPS DE logis douule, celui dans l'épaisseur duquel il y a deux pièces ou deux suites de pièces. — Le corps du soleil, d'une planète, globe ou disque du soleil, d'une planète : il découvrit une tache dans le corps du soleil. — Dr. crim. Corps de di'xit, ce qui prouve l'existence d'un délit, comme un cadavre percé de coups, l'effraction d'une porte, etc. — Dr. civil. Corps uéréditaire, la masse des biens qui composent une succession : légitime corps héréditaire. — Le corps d'une devise, figure qui y est représentée; par opposition aux paroles qui accompagnent cette figure, et qu'on nomme I'aue de la devise. — Se dit aussi de la solidité et de l'épaisseur de certaines choses qui sont ordinairement un peu minces : ce pidpier n'a pnis assez de corps. — Consistance des choses liquides, qu'on fait cuire ou épaissir par le feu ou autrement, comme les sirops, les onguents, les emplâtres : ce sirop n'a pas assez de corps. — Force, vigueur de certains vins, de certaines liqueurs : un vin qui a du corps, qui n'a point de corps. — Faire conps, se dit de deux ou de plusieurs choses qui ont contracté une forte adhérence, qui sont unies de manière à n'en faire qu'une : ces deux branches font tellement corps ensemble, qu'il est jiresque impossible de les séparer. — Fig. Société, union de plusieurs personnes (]ni vivent sous mêmes lois, mêmes coutumes, mêmes régies : se rassembler, se réunir en corps de peuple. — Se dit aussi de certaines compagnies ou communautés particulières, dans l'Etat ou dans l'Eglise : il y avait autrefois, en France, six corps des marchands : les merciers, les pelletiers ou fourreurs, les épiciers, les drapiers, les bonnetiers et les orfèvres. — Corps législatif, s'est dit, sous le premier Empire el sous le second, d'assemblées chargées de faire les lois. — Corps diplomatique, ambassadeurs et ministres étrangers qui résident auprès d'une puissance. — Armée entière ou certain nombre de gens de guerre : corps d'armée ; corps de troupes; l'armée en corps; marcher en corps d'armée. — Réunion, ensemble de ceux qui appartiennent i certaines armes spéciales : le corps de l'artillerie, de la gendarmerie, du génie. — Par anal. Corps d'étatmajor; corps des mines, des ponts et chaussées.

— Se dil encore d'un régiment, d'une troupe quelconque, par rapport à ceux qui en font partie : il est aimé dans son corps. — Vieux CORPS, se disait autiefuis, en France, des six régiments d'infanterie française les plus an-

CORR

ciens : le régiment de Picardie était le plus ancien, le premier des vieux corps. — Corps de garde, certain nombre de soldats placés en un lieu pour faire la garde : corps de garde avancé; poser, mettre, établir un corps de garde. On dit plus ordinairement Poste. — Corps de GARDE, lieu où se tiennent les soldats qui montent la garde : bâtir un corps de garde; le corps de garde de la pjorte, de la barrière, etc. — Mots, railleries, plaisanteries de cobps de GARDE, mots, plaisanteries, railleries grossières, basses, sales, telles que s'en permettent les soldats au corps de garde. — Fig. Recueil, assemblage de plusieurs pièces, de plusieurs ouvrages de divers auteurs, en un ou plusieurs tomes : le corps des poètes grecs, des poètes latins; le corps des historiens de l'rance, des historiens d'Allemagne. — Par anal. Corps de droit civil; corps de droit canon. — Corps de doctrine, réunion de principes qui forment un système. Il ne se dit guère qu'en parlant de morale ou de religion. — Jurispr. Corps de preuves, réunion de plusieurs sortes de preuves, qui toutes ensemble forment une preuve complète. — Anat. Certaines parties du corps dont la forme el la substance sont très diverses : corps calleux: corps caverneux ; corps muqueux ; corps vitré. CORPS, ch.-l. de cant., arr. et à 63 kil. S.-E. (le Grenoble (Isère); 1,201 hab.

• CORPULENCE s. f. Taille de l'homme considérée par rapport à sa grandeur et à sa grosseur : grande corpulence; grosse corpulence. — Encvcl. Etat d'excessif embonpoint, causé par le dépôt gras d'un tissu adipeux et déterminé surtout par trois conditions : 1» par les perles physiologiques que provoquent la respiration el l'exercice; 2° par les tendanci'ï de la constitution ; 3o par le régime.

• CORPULENT, ENTE adj. Qui a beaucoup de corpulence : zin homme corpulent; une femme vorimlente.

CORPUS [kor-puss] (lat. corps). Titre de certains recueils complets de pièces littéraires d'un genre donné : Corpus poetarum latino- RUM (Francfort, 1833); Corpus scriptorum his-

TORLE BïZANTINiE, OU LA BYZANTINE, Colleclion

des historiens grecs de l'empire de Byzance, publiée sons les auspices de Mebuhr (Bonn, 1826-'G0); Corpus juris civilis, recueil des lois romaines, rédigé par l'empereur Juslinien (Lyon, Iii89, a vol. in-fol.); Conrus inscniPTioNUU gr*:carum (Berlin, 1828, -i vol. in-fol.); Corpus inscriptionum l.\tin.arum (Berlin, I8i)3, 1 vol. in-fol.); Corpus poetarum la- TiNOBUM, ouvrage très rare (Londres, 1827, in-8°); Corpus juris canonici, recueil du droit canon, l'un des premiers livres qui furent imprimés en Franco (Paris, Gering et Rembolt, l'iOl, 3 vol. in-fol.). Cette édition est l'une des merveilles de l'art typographique.

CORPUS CHRISTI [kor-puss-kriss-ti] (lat. le corps du Christ). Fête de l'Eglise catholique romaine, célébrée en Espagne, le jeudi qui suit le dimanche de la Trinité, en l'honneur do la présence réelle du Christ dans le sacrement.

CORPUS CHRISTI, ville maritime du Texas, sur la haie de Corpus Christi, à 2o0 kil. S.-E. d'.\ustin; 4,50U hab. Bon port. Huitrières.

• CORPUSCULAIRE adj. Didact. Qui est relatif aux corpuscules, aux atomes. Ne s'emploie guère que dans cette locution : Physique ou Philosophie corpusculaire, celle qui prétend rendre raison de tout i>ar le mouvement de certains corpuscules.

• CORPUSCULE s. m. (lat. corpusculum; dirrvinut. de corpus, corps). Phys. Très petit coi^Rs : les atomes sont des corpuscules.

COSPUS DELICTI [kor-puss-dé-li-kti], loc.

lat. : le »;orps du délit.

CORREA DE SERRA (José-Francisco) [korré'-a-dé-sèr-ia], naturaliste portugais (IT.St.i- 1823). Il a ptiMié en français des traités sur la physiologie des plantes, sur les archives

CORR

littéraires il'Europe, sur les sciences et les lettres en Portugal, sur l'agriculture arabe en Espagne, etc., et un ouvrage imporlant intitulé CoUecçao de livras incdiios de historiu portugucza (i vol. in-tbl.).

"CORRECT, EGTEadj.[kor-rèkl] (lat. correctus). Où il n'y a point de fautes. Se dit surtout de récriture, de l'impression et du langage : écriture correcte; style correct. — AuTECR CORRUCT, PEU coiiRECT, autcur exact ou peu exact, soit dans son style, soit dans les faits, dans les dates, dans les noms qu'il rapporte. — Dessi.n connECT, dessin où toutes les règles sont observées et qui exprime bien la forme des objets. — Par anal. Un peintre

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