‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 144 sur 568 · CORU · texte numérisé non relu

CORU

parle conimuiialisnie et la dOiiiocratie. Ccpciiilant, le pape qui, depuis une prétendue donalion de Pépin, croyailavoir sur l'ilc des droits iiu'il n'avait jamais exercés, céda aux Pisaiis s.i souveraineté (10771, et Pise,en guerre avec Gênes, vil saisir par sa rivale le pays qu'elle voulait s'annexer. La lutte de la Corse pour son indépendance dura aussi longtemps que la domination génoise, et l'ut plusieurs fois sur le point d'aboutir à la délivrance, particulièrement lorsque le patriote Sampiero eut obtenu des secours du roi de France, Henri 11, en Ioi7, plus tard, lorsque l'aventurier Théodore, premier et unique roi de l'iiisloire corse, eut offert son épée aux insulaires (173C), et enfin lorsque l'illustre Pascal Paoli, nommé général de toutes les forces de l'ile (1705), eut cliassé les étrangers et doté le pays de sages institutions. Gènes, découragée, vendit ses droits à la France (15 mai l7oS) et Paoli, vaincu à Ponle-Novo, le 9 mai 1769, par le comte de Vaux, dut quitter sa patrie après une glorieuse résistance. Plus tard, prolltant des troubles de la Révolution, il s'allia aux Anglais pour chasser les troupes françaises, et la Corse resta une des possessions de la Grande-Bretagne pendant trois années (i793-'96). Apres l'expulsion des Anglais, il n'y eut plus de résistance à l'annexion française. Jusqu'en 1811, la Corse forma deux départements : celui du Golo et celui du Liamone. — II. Dép. de France, formé de l'ile de Corse, divisé en .ï arr., 62 cant. et 364 comm.; cli.-l. Ajaccio. Ch.-I. d'arr. Ajaccio, Baslia, Calvi, Corte et •Sartène. 11 est défendu par 10 |ilaces de guerre, savoir : citadelle d'Ajaccio, fort Monzillo, Calvi, .Saiut-Florenl, Bastia, Corte, Prunelli, Bonifacio, Vizzavona, cap Corse. 11 forme le diocèse d'Ajaccio, sufïragunt d'Aix ; ses tribunaux ressortissent à la cour d'appel de liastia et ses établissements universitaires relèvent de l'académie d'k'u.

CORSE (Cap), promontoire, k l'extrémité septentrionale de l'ile de Corse, par 43"!' 4"j" lat. iN. et 7° 3' oli" long. E. On donne le nom de cap Corse à la presqu'île longue de 40 kil. et large de 10, qui prolonge l'ile et qui est traversée parla eliaine de montagnes appelée la Serra. Partie la plus riche de la Corse, elle est habitée par une population travailleuse et civilisée. La culture y est en progrès, et elle produit des vins estimés : vin blanc, façon madère, vin cuit façon malaga et vin muscat.

• CORSÉ, ÉE part, passé de Corser. Qui a du corps, de la consistance: d:.\> corst? ; vin cursé. (Fam.)

CORSECQUE s. f. [kor-sè-ke] (rad. Corse, n. pr.) .Sorte de javeline dont le 1er, long et large, était muni d'un crochet à chacun de ses côtés. Cette arme fut en usage chez les Corses et les Italiens à la fin du x\<= siècle.

•CORSELET s. m. Corps de cuirasse léger que portaient les piquiers. — Hist. nat. Partie du corps des insectes qui est située entre la tête et le ventre, et qui supporte toujours la première paire de pattes : te corsulet d'unhannctùn, (l'une guêpe, d'un papillon.— Paranal. : le corselet d'une écrcvisse, d'une langouste.

CORSER V. a. (rad. corps]. Donner du corps : il corsa son drame.

* CORSET s. m. (dimin. de corps). Partie du vêtement des femmes qui envelopjie et serre exactement la taille, et qui se met! d'oi'dinaire sur la chemise : serrer, lacer un corset. — Corps d'une cotte de villageoise : corset de taffetas.-- Ch\r. Bandage qui embrasse lapins grand'' partie du tronc.

CORSETERv. a. [kor-se-té]. Mettre un corset à : eorsvl'jz cette dame.

' CORSETIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui fait des corsets.

CORSIN s. m. (corrupt. do Ca/iorsin, habitant de Cahors). Usurier (vieux).

COUT (Cornelis), peintre et graveur hollandais, né en l'iSO, mort en l:>78. A Venise, il repi'oduisit en taille-douce plusieurs tableaux du Titien et grava pour le Tintorct et pour d'autres peintres vénitiens. Il créa onsuiLc à Rome une école de gravure.

CORT (Henri), inventeur anglais, né en 1740, mort en Iso'i. Dans ses forges de fer de Fontley, prés de Gosport, il dépensa plus de 20,000 livres à perfectionner des procédés ; il prit des brevets pour des machines, des fourneaux, des appareilspour la préparation, la fonte, et le travail de toutes sortes de fers, d'acier en barres, en lames et en tringles de pure qualité et en grande quantité. 11 eut ensuite des procès qui le ruinèient.

CORTAMBERT. I. (Pierre-François-Eugène),

géographe, ne à Toulouse on ISO;i, mort le tl mars ISSl. Il contribua, par ses nombreuses et inléressanlcspublications, à la vulgarisation des connaissances géogra|diiques en France. Ses Cours, ies ICléments el sesA(/iwde géographie, ont avantageusement lemplacé, pour les écoliers, les arides descriptions des anciens géographes classiques. Il donna une édition refondue de la Géographie tiniverscllc de AMalte-Brn)i{S vol.), et tut nommé bibliothécaire au dé[iartement des cartes et plans do la Bibliothèque nationale. — 11. (Louis), éciivain, frère du précédent, né à Màcori en 1808, mort près de iNcw-York en 1881. Etabli aux Etals- Unis, vers 1844, il y devint l'un des représentants les plus autorisés de la presse française et fonda à Saint-Louis la Tribune de l'Ouest, organe antiesclavagiste (1.So3) et fut ensuite, à partir de 1800, jusqu'à sa mort, rédacteur en chef du Messagcrf'ranco-aim'rirain, principal organe ham^u'n républicain des Etats- Unis; il publia, en collaboration avec iM. de Tranaltor, une Histoire de ta guerre civile des r.tats-Vnis; >c> deux principaux ouvrages philosophiques sont : la lietigion du l'rogrrs (.\ew-York,in-8n, 1874), el la Bible de l'iluiitanité (Neï\--York, ia-8°).

CORTE [kor-tè], place forte et ch.-l. d'arr. (Corse), à 83 kil. N.-E. d'.'Vjaccio, au centre de l'ile, à 486 m. au-dessus de la nier cl au confluent du Tavignano et de la Restonica; 5,000 hall, (jiu'te se divise en deux parties : la ville et la citadelle. Résidence faviM'itc de l'illustre Paoli, elle lui dût la fundaliond'iine université qui porta le nom de ce grand patriote. Ecole Paoli, ouverte en 1836. — Lat. 42° 18' 14" N. long., 6° 48' 50'' £.

"CORTÈGES, m. (ital. corteggio). Suite de personnes ([ui en accompagnent une autre avec cérémonie pour lui faire honneur : cortège nombreud:. — Par exl., et souvent par cxagér. Toute réunion de personnes qui en suivent une autre pour quelque cause que ce soit : il urriia, suivi d'un cortège d'enfants. — Fig. Dans le style soutenu : tes infirmités sont le cortège de la vieillesse.

CORTEREAL (Gaspard) [kor-té-ré-al'], navigateur piu-lug.iis, mort vers 1.S02. En l.'iOO, il explora les côtes septentrionales de l.Vn.érique du iNord et en emmena 57 naturels qu'il vendit comme esclaves. Le nom d" l.ibrador (Iravailleui-) rappelle le souvenir de ce voyage. Il partit de Lisbonne pour une seconde expédition, mais il ne revint jamais.

CORTÈS, autrefois Pceuto Caballos, port de Honduras (.Vmérique), sur la baie de Honduras, par 15" 49' lat. N. et 90° 17' long. 0.,sur l'extrémité d'un chemin de fer projeté entre les deux Océans. Port vaste et profond.

CORTÈS (Hernan ou IIkinando), appelé en France Fernand Couriez, conquérant ilu Mexique, né en Espagne en t48"i, àMédelin, mort le i déc. 1547. Il alla ix Ilispanida en 1504, servit sous Diego Veiasquez pour pacifier une révolte, tint plusieurs emplois, et en 15H accompagna Veiasquez qui allait soumettre

el coloniser Cuba. Il fut eii = uile nommé .t1cade de Santiago. En 1518, il fut mis à la tête d'une expédition de 10 vaisseaux et de près de 800 hommes contre le Mexique, où il fonda la Vera-Cruz. Il se fil élire capitaine général de cette nouvelle colonie. Après avoir brûlé ses vaisseaux, il marcha sur Mexico, résidence de Montezimia el capitale du pays. Après quatre batailles où il défit des forces énormes, il entra ;\Tlascala, dont il força les habitants à se reconnaître vassaux du roi d'Espagne. Le 8 novembre 1519, il fit son entrée à Mexico à la tête de 6,000 naturels, ses alliés, el fut reçu en grande pompe par Montezuma, qu'il fit tiaitreusement saisir, jeter inomontanément dans les fois, et qu'il força <i se reconnaître vassalde Charles-Quint. Immédiatement après, il lui persuada d'engager la noblesse et ses vassaux à jurer par serment oliéissanee au roi d'Espagne, et il obtint pour une valeur de 10,000 ducats d'or. Laissant 200 hommes à Mexico, Cortès s'avança avec une petite troupe cl s'empara de Narvaez, qui était débarqué avec une armée pour le supplanter. De retour à Mexico, il trouva le peuple soulevé contre la tyrannie des Espagnols; ces derniers avaient été chassés de la ville. I.e 7 juillet 1520, eut lieu dans la plaine d'Okimba une bataille, dont Cortès soitit victorieux, et qui décida du sort du Mexique. II embaucha une armée auxiliaire à Tlascala, soumit les provinces voisines, el marcha sur Mexico, qui fulprisaprès une défense de 77 jours (13 août 1521). Le gouvernement espagnol nomma alors Cortès gouverneur et ca|iilaino général du Mexique, et peu après maivpiis de Oajaca. Sa vigueur el son fanatisme causèrent bientôt une révolte qui échoua, et le nouvel empereur du pays, Gualimozin, fut bii'ilé avec un grand nombre de caciques. Son pouvoir ayant été limité, car on lui avait enlevé l'administration civile, Cortès retourna en Europe, cl en 1541 accompagna Charles-Quint dans sa désastreuse expédition d'Alger. Après son retour, il fut complètement délaissé et mourut à Castilleja de la Casla, près de Sévillc. Dans une de ses expéditions, il avait découvert la Californie et la mer Vermeille (1535).

* CORTÈS s. m. pi. [kor-lôss](esp.eor<(!, cour; pi. cnrtcs'. Assemblée des Etats, en Espagne cl en Piirtugal.

CORTETZ ou Cortitz, ile Jo Russie. Voy. KoinKTz.

* CORTICAL, ALE, AUX, adj. (lat. cortex, corticis, écorce). Bot. Qui appartient, qui a rapport à l'écorce : bouton cortical; couches corticales. — Anal. SunsïANCu couticalk, substance qui forme la partie extérieure du cerveau. Se dit également de la partie extérieure des reins.

CORTICICOLE adj. (lat. cortex, corticis, écorce; colo, j'habite). Qui vil sur les écorces : chenille corticicole.

CORTIQUEUX, EUSE adj. (lat. cortex, corticis, écorce). ^Bot. Qui a une écorce épaisse.

CORTON, coteau qui se trouve dans le voisinage d'Aloxe (Côte-d'Or), el qui produit des vins que l'on classe en première ligne parmi ceux de la côte de Beaune.

CORTONA, ville d'Italie, dans la vallée de la Chiaiia, a 21 kil. S.-E. d'Arezzo ; 20,996 h. Membre important de la confédération étrusque, elle déclina pendant la domination romaine. Elle a conseivé quelques ruines.

CORTONA (Pietro-Berrettinida), peintre et

architecte italien, né en l.i9ii, mort en 1669. Ses fresques du palais Barberini à Rome, et du palais Pitti à Florence sont cotées parmi les plus belles do son siècle. Sa toile la plus estimée est la convcision de saint Paul.

* CORUSCATION s. f. (lat. eoruseatio). Phys. Eclat de lumière : la (.ornscation d'un uiétéore.

CORV

■ CORVÉABLE adj. Qui esl sujet h des corvées : se/ou d'anciennes ro^dm)u^s féodales, le peuple Hait répuU coroéable et taillable à merci. — .Sub^lariliv. : les corvéables.

•CORVÉE s. f. (lai. corvata, corvée, de curvando). Travail et service gratuit qui était dû par le paysan ou le tenancier à son soigneur, soit en journées de corps, soit en journées de chevaux, de bœufs ot de harnais : il devait tant de corvidés au seirjneur. — Milil. Certains travaux que font tour à tour les soldats d'une compagnie : homme de corvée. — Fig. Toute action, tout travail, soit du corps, soit de l'esprit, qu'on fait à regret, avec peine et sans prulU : ce que j'ai fait est un travail ingrat, c'est une corvée. — Encycl. Les corvées furent d'abord faites par les esclaves; quand plus tard, ceux-ci furent alfranchis, les serfs qui les remplacèrent furent soumis à certaines redevances cl à certains travaux qui prirent le nom de corvées. Le peuple romain en avait de deux sortes : les officiâtes qui ne se transmettaient pas par héritage, et comprenaient les devoirs d'honneur comme d'accompagner le maître ; cl les fahriles, cessibles, se partageant entre les héritiers, duesàtouset qui embrassaient môme certains talents d'agrément, comme la médecine, la musique, les récits. Aucune corvée attentant à la pudeur ou pouvant coûter la vie n'était exigible. L'âge était une excuse légitime pour s'en exempter, de même que les dignités et l'état ecclésiastique. Plus lard, on les divisa en personnelles, celles qui réclamaient un travail de corps, et patrimoniides ou réelles, dues par tout individu possesseur d'un bien quelconque : ni femme ni ecclésiastique, ni infirme, ni mineur n'était exempt de cette dernière. — Lorsque les Francs firent la conquête de la Gaule, ils y trouvèrent établies les lois romaines. A partir de la seconde race, les seigneurs se rendirent propriétaires de leuis seigneuries, usurpèrent la puissance publique et créèrent les corvées seigneuriales qui étaient réelles ou personnelles. Celles-ci élaienl faites personnellement ; on ne s'cei pouvait alfranchir : celles-là étaient dues par les fonds de terre et comprenaient en outre des travaux de bâtisses, de réparations et de nettoyages. Toutes deux furent d'abord à mercy, c'est-à-dire exigible^ par le soigneur quand et autant de fois que cela lui plaisait. La plus dure et la plus ha'i'e était sans contredit celle qui conti-aignait à venir, pendant le sommeil du seigneur, battre l'oiiu dans les fossés du château pour empêcher les grenouilles de réveiller par leur coassement le maître du lieu. Plus lard on les réglementa, et quand vint la Révolution, un seigneur ne pouvait exiger de son vassal plus de douze jours de travail par année. On appelait aussi corvées pai'ticulières les corvées seigneuriales, par opposition à corvées publiques qui étaient aussi nommées corvées roijides. Celles-ci comprenaient rcntrctiendes routes et les fournitures des moyens de transport pour les équipages militaires. Les corvées lani seigneuriales que royales se subdivisaient elles-mêmes en plusieurs autres : \es corvées d'animaux, où le sujet était tenu dofournir sesbêlesdesomme : les corvées artificielles, qui consistaient en quelque œuvre de domesticité : les corvées û bras, où le corvéable ne fournissait que ses bras : les corvées de fief, celles réservées par le seigneur dans le bail à cens ou autre concession par lui faite aux habitants, par opposition aux corvées de justice, imposées en conséquence de la puissance publique que le seigneur avait comme haut-justicier : les corvées d'kommes et de femmes, dues par tête ot non par feu ou ménage : les corvées obscquiales ou officiâtes, qui consistaient en devoirs de déférence, comme visites ou escortes : les corvées taillablià'es, qui procédaient de la taille réelle : les corvées à (erri'cr, établies dans le bail à fief. Les exactions dos seigneuis attirèrent sur les coriees l'attention de plusieurs rois ; Louis XII

CORY

en 1498, Charles IX aux Llats d'Orléans en i;iG8, Henri 111 aux Etats de Blois en lo76 clieri'hèrent à les modérer. Un arrêt du conseil du 29 août 177;; supprima les fournitures à faire pour les équipages militaires et, le G février I77(), les corvées de route disparurent à leur tour etfuront reni|ilacéespar un impôt spécial. Le successeur de Turgot abrogea ce décret. L'Assemblée nationale supprima (4 août 1789 et loniars 1790) les corvées personnelles et maintint les réelles en admettant toutefois leur rachat. Ce ne fut que le 17 juillet 1793, que la Convention les abolit toutes. Sous l'Empire, quelques déparlements d'origine allcui.inde étaient eneorc soumis aux corvées, le décret du 9 dei'cuibre 1811 les en délivra. Ue nos jours (jii appel le improprement corvées les prestations relatives aux chemins vicinaux exigées par les lois du Sejuillet I8il et do 1836.

* CORVETTE s. f. (lai. coriita, navire de transport). Petit bâtiment de guerre, plus petit que la frégate et plus grand que le brick : une corvette monte de vingt à vingt-six canons.

CORVIDÉ, ÉE adj. (lai. corvus, corbeau; gr. cidos, apparence). Ornith. Qui ressemble au corbeau. — s. m. pi. Grande tribu de passereaux coniroslresayant pour type le genre corbeau et comprenant le corbeau, la corneille, le freux, le clioucas, les pies, les geais, les casse-noix, etc.

CORVIN, INE adj. (lat. corvinus,de corbeau). OrniHi. Qui ressendile à un corbeau : piegriéchc cnrvine.

CORVIN :Mathias). Voy. Mathias.

CORVISART DESMARET3 (Jean-Nicolas 6a-

ron), médecin, ne a Urecourt (Ardeiines), le 4IJ février 17o6, mortà Paris le 18 sept. 1821. Il obtint la place de médecin de la Charité en 1798 et resta dans cet hôpilal jusqu'en 180O, époque où il devint premier médecin de Napoléon, qui l'anoblit en ISUii. U a laissé un bon Traité des maladies du cœur et des gros vaisseaux (i80())et une Nouvelle méthode pour connaître les maladies internes de la poitrine par la percussion.

CORVO, ile du groupe des Açoros, à 17 kil. N.-O. de Florès, par 30° 40' 4" lat. N., à la pointe méridionale, et 33° 28' 9" long. 0.; 13 kil. carr. ; 880 hab.

CORYAT (Thomas), voyageur anglais, né en lo77, mort en 1617. En 1606, il parcourut plus de 3,000 kil. en Europe, dont pi'ès de la moitié à pied. A son second voyage, 1612-'17, qu'il fil presque entièrement à pied, il explora le Levant et traversa la. Perse pour aller dans l'Inde, ou il mourut. Il avait, en 1611, publié un curieux ouvrage intitulé : Coryat's audit tes.

' CORYBANTE s. m. (gr. liorubas). Nom donné aux |iiêtres de Cybôle, qui exécutaient dos danses licencieuses, à travers les forêts et les montagnes, en s'accompagnant de llùtes, de tambours et de cymbales, avec une lelle frénésie qu'on les disait possédés du démon. U invontèrent l'airain et furent habiles au travail dos métaux.

* CORYMBE s. m. (gr. korumbos, grappe). Rot. .Assemblage de Heurs ou de friiils dont les pédoncules naissent do différents points de la tige, et s'élèvent tous à peu près à la même hauteur: les fieurs du lierre sont disposées en corymbe.

CORYMBÉ, ÉE adj. Rot. Qui esl disposé en corymbe.

* CORYMBIFÉRE adj. Rot. Qui porte un corymbe, des i-urymbes. — Substantiv. Se dit d'une l'ainille de plantes, à lleurs composées, qui sont la plupart ainèros et aromatiques.— Conjnilii/'orme. eu forme de corymbe.

CORYPHE ou Corypha s. m. [ko ri fe] (gr.

CORY

koruphé, sommet). Bot. Genre de palmiers.

pe de la tribu des coryphinées, comprenant une quinzaine d'espèces des régions équalori.'iles. Le coiyphe par.isol {corypha mnbraeulifcra), nommé aussi talipot, habite Ceyian et le

Coryphe (Sabui puIlllcUu).

Malabar; il alteinl jusqu'à 100 pieds de li.iul et porte de lb,000 A 20,000 fruits sphéricpies qui renferment de l'huile ; ses spathes donnent une liqueur qui possède des propriétés vomitives. — On donne quelquefois le nom de coryphe au palnietio de la Caroline du Sud {sabal pahnetlo), arbre de 2a à iiO pieds de haut, qui est l'emblème de la Caroline du Sud.

* CORYPHÉE s. m. [ko-ri-fé] (gr. koryphaios, cliel). Aht. gr. Celui qui était à la tête des chœurs, dans les pièces de théâtre. — Celui qui a le même emploi dans nos opéras. — Eig. Celui qui se distingue le plus dans une secte, dans un parti, dans une profession : Epictètc fut le coryphée des stoïciens de son temps ; Pétrarque était le coryphée des poètes de son siècle.

CORYPHENE s. m. [-fè-] (gr. koruphé, tête ; phainos, brillant). Ichl. Genre de scombéroides, dont on a décrit une douzaine d'espèces qui habitent les dilférentes parties du globe. Actifs, forts et extrêmement voraces.

ils poursuivent les autres poissons et particulièrement les poissons volants, qu'ils forcent à quitter l'eau et qu'ils happent au moment où ceux-ci sont forcés d'y retomber. Ils s'approchent de tout objet flottant et se laissent facilement frapper par le harpon; dès qu'on les amène sur le pont d'un navire, leurs magnifiques couleurs se ternissent; leur chair blanclic et un peu sèche, consti'.uc u'i al;r;M,nl

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