COST
l,OOOk.Gosta-Rica est divisée administrativej ment en six provinces, savoir : Alajuela, Cartago, Giianncisle. lleredia, Punta-Aronas et Siin-José. D'a[ii-ès la constitution du 22 déc. I 1871 (modifiée en 1888), le pouvoir exécutif est confié à un président élu pour quatre ans ; la législature se compose d'une seule chambre dont les membres sont également élus pour quatre ans. Recettes 5,100,000 dollars; dépenses, 5,500,000 dollars. Dette, 22,000,000 I dollars. Depuis longlemps, le gouvernement costa-ricien a cessé de payer les intérêts de cette dette. Il existe des écoles primaires dans les villes principales et dans la plupart des barrios (villages situés près des villes), université nationale cà San-José. La liberté religieuse est garantie par la constitution. La religion catholique qui est celle de la grande majorité, possède un évoque h San- José. L'arméoactive se compose de 600 hommes et la milice do 2,000 hommes. — Mon.n.ues. L'unité est le dollar de 100centavas= 5 fr. Poids ETMESURES. Système espagnol.— Ridliocb. Félix Relly, A travers l'Amérique centrale, 2 vol. in-8, Paris 1872. L. .Moielol. Voyage dans l'Amérique centrale, 2 vol. in-8, Paris I8':9. Manuel M. Peralta, la Uépuhlique de Cosln- Rira, dans c. le Globe, journal de géocraphic » 1871. — IIisT. Costa-Rica, ou Côte-Riche, fut découverte par Christophe Colomb lors de .-on quatrième voyage; devenue possession esp.ignole, elle fit partie du Gualoniala et, après 1821, elle fut comprise dans l.i République du Mexique; en 1823, elle entra dans la confédération de l'Amérique ceniralc et forma un gouvernement indépendant en 1810. Depuis cette époque, elle n'a pasconnii le lepos, etbien peu de ses présioents ont puatleindrcle terme de leur mandat. En ISbO, Co-t.i-Rii-a déclara la guerre au flibustier William Walker, qui troublait l'.^mérique centrale, et cet aventurier finit par tjtre rejioussé.
COSTE (Jean-Jacques- Marie Cyprien-Vio-
tor), naturaliste, l'iiii des créateurs et des propagateurs delà pisciculture, ne à Castries (Héraiill), le 10 mai 1807, moi t à Rézenlieu, près de Gacé (Orne), le 19 sept. 1873. Sur ses rapports, et sur ceux de Mdiio-Edwards, le gouvernement créa en IS.il l'établissement pisciculturald'llnningue, qui fournit au Rhône plus de 600,000 saumons et truites en deux années. Cosie fit des expériences non moins concluantes au bois de Roulogno, dont il empoissonna les lacs et les rivières. Il fut nommé, en 1862, inspecteur général des pêches côtières maritimes. Quand la pisciculture aura reçu chez nous l'extension qui doit la rendre si utile, Coste seraconsidéiécommerun des bienfaiteurs de riiumaiiilé. Il a écrit plusieurs savants ouvrages sur l'embryogénie; son travail le plus populaire est in tituléIns<n<e<ions pratiques sur /rt;jwcicurt!<re(18b3,in-18; ï^édition, 1856).
COSTE (Pierre), éditeur et traducteur, né à Uzès eu 1008, mort en 1742, passa une partie de sa vie en Angleterre; traduisit fidèlement une partie des ouvrages de Locke, le Traité d'optique àa Newton (1722), V Essai sur l'usage de la raillerie de Sliaftesbury (1710); donna des éditions estimables de La Bruyère, de .Montaigne et des Fabks de La Fontaine, et écrivit une Vie du grand Condé.
COSTÉ, ÉEadj. Hist. nal. Qui est muni de côtes.
COSTEL s. m. .\rgot. Souteneur de filles.
COSTER ou Koster(Laurens-Janszoon), imprimeur hollandais, considéré par ses compatriotes comme le véritable inventeur de l'imprimerie, né à Harlem ve:s 1370, mort en 1440. D'après une tradition, il aurait faitcetio merveilleuse invention à Harlem, en 1423, et après sa mort, l'un do ses ouvriers, Johann Faust, ou plus piobablcment Johann Gutenborg, transporta son secret et soa industrie à Mayence.
COTR
COTE
COTFÎ
'COSTUMS ?. m. (ilal. ft-.--(i(«!c). Manière de se vêUr : cii.slunie romain, grec, français. — Habillemeiil même, liabils dont on se sert au théâtre, ou pour se défruiser dans un bal, une masearade : costume de bal. — Habillement, insignes qui distinguent les personnes constituées en dignité ou cliargées de quelque fonction publique : costume de pair de France, de déiiutd, de préfet, de maire, déjuge. — Il siguilic aussi, dans un sens emprunté de l'italien, les usages, mœurs et préjugés d'un pays et d'une époque, considérés par rapport au soin que doit avoir l'historien, le poète, etc., de les retracer fidèlement, ou de ne rien dire qui n'y soit conforme : c'est la fiilclité au costume qui fait le mérite dis compositions de ce roniancier, de ce poète. — Peint. Usages relatifs aux édilices, aux meubles, aux armes, et surtout à l'habillement, dans les différents temps et chez les différents peuples ; l't'cole romaine a mieux observé le costume que l'école lombarde.
' COSTUMÉ, ÉE part, passé de Costumeii. — I5.\L COSTUMÉ, bal oii les invités portent des travestissements.
* COSTUMER V. a. Habiller selon le costume, revêtir d'un certain costume : elle avait costumé sa fdle en bergère. — Se costumer, v. pr. Etre costumé, se déguiser ; cet acteur se costume bien.
' COSTUMIER s. m. Celui qui fait, qui vend ■ou qui loue des costumes de théâtre, de bal : louer un domino chez le costumier.
COSUJET s. m. Celui qui est, avec d'autres, sujet d'un même souverain.
COSYRA, anc. nom d'une petite ile de la Méditerranée, auj. Pantelaria.
COTA (Rodrigo de), poète espagnol, né à Tolède en 1470. Un le croit auteur du premier acte de la Célestine, comédie en 21 actes. On a aussi de lui Mingo Revidgo, cglogue, el le Dialogue entre l'Amour et un vieillard.
COTABLE aJj. Susceptible d'être coté à la Bourse.
•COTANGENTE s. f. Géom. Tangente du complément d'un an|:le : la (olangente de 30 degrés est la tangente de GO degrés.
* COTE s. f. (lat. quota, combien). Chacune des marques alphabétiques ou numérales dont on se sert pour classer les pièces d'un procès, d'un inventaire : ces pièces sont sous la cote A, sous la cote B. — Fmances. Indication du taux des effets publics, du change. — Quute-p;iit imposée â chaquecontribuable : sacote s'élève à tant. — Cote mal taillée, arrêté de compte en gros, sans égard à ce qui peut appartenir rigoureusement à chacun : il faut faire de tout cela une cote mal taillée. — Cote officielle, nom donné à un tableau dressé chaque jour après la Bourse par le syndic des agents de change, elsur lequel se trouvent les variations subies par les différentes valeurs. — » Jargon. FnÈnE oE LA COTE, commis d'agent de change, par allusion à la cote de la Course. (V. S.)
'CÔTE s. f. (lat. Costa). Chacun des os courbés et plats qui s'étendent depuis l'cpine du dos jusqu'à la poitrine ; Dieu forma Eve d'une côte d'Adam. — Vhaies côtes, cellesd'en haut, qui aboutissent au sternum, el Fausses côtes, celles d'en bas qui n'aboutissent pas au sternum. — Fam. OiN Lci compterait les cotes, se dit d'une personne ou d'un animal extrêmement maigre. — MEstnEn les côtes a quelqu'un, le battre à coups de bâton, de plat d'épée, de nerf de bœuf, ou de quelque chose qui plie en frappant. Rompue les cotes a quelqu'un, le batiie à outrance. — Seuhkii lf,s CÔTES A quelqu'un, le presser vivement, le poursuivre avec chaleur pour l'obliger à faire quelque chose : il ne voulait ]iaspaijcr;on luia si bien serré les côtes, que... — Côte a côte, à côte l'un do l'autre : ils allaient côte à côte. — Kig. Ligne, extraction : nous sommes tous delà
côte d'Adam. — Il s'imacine I'itre de la côte de saint Loris, se dit d'un homme qui se pique mal à propos d'une haute naissance. — Par anal. Plusieurs choses qui ont quelque ressemblance avuc les côtes des animaux : cote de melon, de citrouille. — Les côtes d'un bâtiment, d'un navire, les pièces qui sont jointes à la ([uille, et qui montent jusqu'au plat-liord. — La côte d'une feuille, la grosse nervure du milieu, qui est formée par le prolongement du péliole : les insectes ont tcllenKnt rongé cette feuille, qu'il n'en reste pilus que la côte. — .■\rchit. Saillies qui divisent el ornent la surl'aco concave d'une voûte sphérique, ou la susface convexe d'un dôme : côtes de coupole. — Listels qui sé|iarenl les cannelures d'une colonne. — Penchant d'une montagne, d'une colline : tine côte bien roide. — A mi-cote, vers le milieu du penchant d'une côte : une maison bâtie à mi-eôte. — Se dit en outre des rivages de la mer : la France a plus de cinq cents lieues de côtes. — Par ext. Se dit des approches de kl terre, juscpi'à une certaine distance au large : côte j'Ieine d'écueils, pleine de bancs. — Mar. Faire côte, faire naufrage sur le bord d'une terre : cenavire a fait côte avant de pouviiir virer de bord. — Garde-côte, milice particulièrement chargée de la garde des côtes. Il se dit également de vaisseaux armés pour déleiidie les côtes.— »* Côte de uœuf, sabre ; allusion à la forme. — Côte nature, côtelclte do mouton au naturel, dans le jargon des garçons de restaurant. — Avoir les côtes en long, être fainéant, refuser le travail. — Etre a la CÔTE, avoir échoué sur le rivage de la misère, être à sec d'argent ; on est a {lot quand la fortune vous sourit. — Frère de la côte, nom que les tlibustiers se donnaient entre eux.
COTE (La), partie du rivage septentrional du i.ii' i\'- Genève, depuis rcrabouchure de la l'ioinenthouse jusqu'à celle de l'Aubonne.
CÔTE-AUX-FÉES (La), paroisse du canton de Neufchâlel (Suisse), dans les montagnes du Jura. On y remarque de vastes grottes.
CÔTE DES ESCLAVES, portion do la côte de la Guinée supérieure (Afrique occidentale), entre les rivières Volta el Cameroons, comprenant une petite partie du protectorat anglais de la Côte d'Or, la côte du nahomey, la colonie anglaise de Lagos, la côlc de Cenin et le Calabar. Son nom lui fut donné parce qu'elle était autrefois le centre de la traite des nègres.
CÔTE DES GRAINES, portion de la côle de Libéria (.Afrique occidentale), enirc les caps Mesurado et Palmas. Elle produit des graines de cardamone et du poivre.
CÔTE D'IVOIRE, partie de la côte de Guinée supérieure (Afrique occidentale), située entre la côle des Graines et la Côte d'Or, du cap Palmas à la rivière Assinie. C'est aujourd'hui une importante possession française, ayant pour chef-lieu Grand-Ùassain. (V. S.)
CÔTE D OR, portion de la cùle de la Guinée supérieure (Afrique occidentale), gisant, selon la plupart des géographes, entre le cap des Trois Poinles et la rivière Volta. bien tpie la juridiclion de la colonie anglaise de la Côte d'Or s'étende de la rivière Assinie, par ;)":)8' long. 0., jusqu'à la riviéj-e Ewe, par l°long. E. La côte, longue d'environ 500 kil., est ordinairement basse et sablonneuse; elle s'élève en collines couvertes d'é|iaisses forêts. On n'y trouve aucun port, el les navires sont obligés de se tenir à plusieurs kilomètres de la terre. Principales rivières : Assinie, Ancober, Tenda, Bossiini, Prah et Voila. La colonie anglaise de la Côle d'Or consisle seulement en stations forliliccs, qui permettent à la Grande-Bretagne d'exercer son protectorat sur les tribus du littoral, dont la plus nombreuse est celle des Faiities. Le sol, très fertile, produit tous les grains et les fruits des tru)iiquus. Sur la
( ù!e se truuvci.l des trace:- de U:v, d d.ins l'intérieur on exploite de riches mines d'or. Les postes foitifiés sont Axini, Dixcove et Sekiindi dans le pays d'Alianta; Elmiiia, Cape Coasl Castle, Anamaboe et Accra dans celui des Fanties. Elmina, capitale des anciennes colonies hollandaises, renternie une population de Ili.OO:! liai), environ. Cape Coast Castle, capitale des établissements anglais, compte l!j,000 liab. Son nom dérive de sa forteresse bâtie sur les rochers près du rivage. Principales exportations : or, huile, gomme, ivoire, liiiportation de coton, d'étoiles de soie, d'armes à feu, de poudre, de quincaillerie, de tabac, de vins et d'eaux-de-vic. — Les Portugais commencèrent le fort d'Elniina en 1481 ; les Hollandais devinrent maîtres des possessions portugaises on 1640; vingt ans plus tard, les Anglais fondèrent, sur la côle, des établissements rivaux; ils acquirent les colonies hollandaises en 1872. Le roi des Acbanlis, prétendant que les Hollandais lui avaient jusqu'alors payé un tribut, réclama aux Anglais la continuation de ce paiement el cela fil naître une guerre. (Voy. Achanti.)
CÔTE-D'OR. I. Chaîne de hautes collines, qui forme, avec les Vosges, la ligne de séparation entre les vallées do la Seine et de la Saône, et qui doit sou nom aux richesses produites par ses vins exquis. La Côtc-d'Or proprement dite part de la source de l'Ouclie et
! s'étend jusqu'à 2 kil. au-dessous de Dijon. Points culminants : le Hautraont (b29 m.'), le Moresol (d-22), et le Tasselot (G08). — 11. Département oriental de la France, formé de la
, partie N. de l'ancienne province de Bourgogne, entre les départements de l'Aube, de rYonne, de la Nièvre, de Saône-el-Loire, du Jura, de la Haute-Saône el de la Haute- Marne; 8,769 kil. carr.; 368,163 hab. Territoire peu élevé, quoique sur la ligne défaite qui sépare le versant de la Méditerranée de celui de l'Océan. Les hauteurs principales portent les noms de plaleau de Langros, de Côtcd'Or et de monts du Morvan. Principaux cours d'eau: Seine, Aube, Ouree, Armançon, Serain, Saône, Ouche el Arroux. Climat bon et salubre. Riches mines de fer. Agriculture perfectionnée, vastes forêts, beaux pâturages. Culture de la vigne, dont les produits, universellement connus sous le nom de vins de Haute-lîourgogne, rivalisent avec ceux du Bordelais. Célèbres crus de la côte de Beaune, de la côle de Nuits : Romanée-Conti, Chamberlin, lîichebourg. Clos - Vougeot, Romanée. Saint-Vivant, La Tâche, Saint-Georges. Exportation de moutarde dite do Dijon. — Cli.-I. Dijon, 4 arr., 36 canl , 717 conim. Cour d'appel à Dijon; évôclié dans la même ville, suffraganl de Lyon; académie à Dijon. — Ch.-I. d'air. : Dijon, Beaune, Chatillon-sur-Seine et Semur.
CÔTE RÔTIE s. m. Vin estimé récolté dans le vigniilile île Côte-Rôtie : boire du côte-rôtie.
CÔTE-RÔTIE, excellent vignoble du département du Rhône, sur la rive droite du Rhône, commune d'.\mpuis, au S.-E. de l'arr. de Lyon, a i'6 kil. de cette ville; 38 hectares.
CÔTE-SAINT-ANDRÉ (La), ch.-l. de canl., arr. el à 42 kil. S.-E. de Vienne (Isère), au pied d'une montagne, sur la Frelte; 3,826 hab. Cierges, bougies, liqueurs renommées. Ancienne place forle des comtes de Savoie.
CÔTES -DU -NORD (Les), départcmenl du N.-O. do la France, formé des anciens pays de Saint-Brieuc (haule Urelagne), de Tréguier et de Lannion (basse Bretagne), el de Dinau (Bretagne moyenne); entre la Manche cl les déparlements du Morliihan, d'Ille-et-Vilaine cl du Finistère; 6,87,') kil. earr.; 616,074 hab. Territoire mouvementé, dont le point culminant (34U m.) se trouve dans la chaîne des nionls du Mené. Côtes sinueuses, profondément déchirées par des baies et creusées par
COTE
COTE
COTI
des embniii'liiii'cs. La baie la plus vaste est nellu (le Sainl-lirieiic, où les marées basses laissent ;\ mi de vastes plas'es sablonneuses, l'orts lie Dinan, PlouT, le (jiiildo, l'>(iiiy. Dalioiiet (ou Laiiiballe), Lé.i^ué, liiriic, l'oilrioux, l'aiiiipol, Lézai'drieiix, l>oiiti'icux, Tréguier, l'crros, lilanc et Lanniuji. Iles et rochers innombrables : IChilien?:, Saint-Qnay, des Gaves, Uréliat, Verte, Bcni;.'Licl, les licnauds, Saint- Gildas, Thomé, archipel des Scpt-lles. — Caps cl promontoires : Saint-Cast, Fréliel, Plerin, du Sillon, etc. Cours d'eau : Rance, Argucnon, Gouet, Trieux, Tréguier, Blavet, Oust. — .Sol fertile. Animaux domestiques de petite taille. Pioduclion et travail du chanvre et du lin ; riches pêcheries. — Ch.-I. Saint-Bricuc; Ji arrond., 48 cant.,390 comtn. Magjiifique phare de Bréhal, le plus beau de France. Diocèse de Saint-liiieue,sulTragant de Hennés. Tribunaux du ressoi'lde la cour d'appel de Rennes. L'instrucliuM publique relève de l'académie de Rennes. — Ch.-l. d'arr. : Saint-Brieuc, Dinan, Guingamp, Lannioii et Loudéac.
* CÔTÉ s. m. (rad. cùle). Partie droite ou gauche do l'homme ou de l'animal, depuis l'aisselle juscprà la hanche : côté droit, coté gauche. ■ — Fam. Sic ticnir les côtks ue niiiu, rire démesurément. — Toute la partie droite ou gaucho do riiomme ou de l'animal : il boite des deux côtés. — Point de côté, douleur aiguo (pii se fait sentir au-dessous des eûtes.
— Fam. Etre sur le côté, être blessé ou malade au point de ne pouvoir se remuer que très difliciloment : le voilà sur le coté pour six mois. — Fig. Etre mal dans ses allaires, ^•.ommencer ù perdre de sa faveur, de son crédit : ce négociant est sur le côté. — Jeter,
METTRE quelqu'un SUR LE CÔTÉ, lo COUchor, lo
icnver.'-or par terre, mort ou dangereusement blessé : (7 lui donna un grand coiip d'é- ]iée et le jeta sur le côié. — Fig. et fam. Metïhe,
l-AIRE P.VSSER QUELQUE CHOSE DU CÔTÉ DE l'kPÉK,
mettre quehpje prulît, quelques fonds à couvert, en l'éserve. So dit plus ordinairement en mauvaise pari : il abandonna ses biens à ses créanciers, mais il mil quelgue chose du côté de l'épéc. — Se dit également en pailanl des choses, dans une acception analogue au second snis de ce mot : les côtés d'une armoire, d'une commode. — Le côté de L'ÉrhRE, le CÔTÉ DE l'év.\ncile, le côté droit, lo côté gauche de l'autel. — Le côté du roi, le côté de la REINE, désignaient autrefois le côté droit, le côté gauche du théûtre. Le duc d'Angoulême, traversant la scène pour se rendre i sa loge, entendit le chef machiniste commander à ses hommes : « Chargez le roi, appuyez sur la leine. » Le lendemain, sur ordre du duc, on baptisa Côté cour, le côté qui donnait sur la cour des Tuileries, et Côté jardin, celui qui donnait sur lo jardin. Aujourd'hui, en style de théâtre, on appelle Côté cour, les coulisses à la droite du spectateur, et Côté jardin, les coulisses de gauche. — Mar. Les côtés d'un vaisseau, d'un navire, les flancs d'un vaisseau, d'un navire, à partir du plat-bord ; le côté de tribord, ou le côté droit; le côté de bâbord, ou le côté gauche. — Fig. et fam. Mettre un tonnhau, une nouTEiLLE SUR LE CÔTÉ, les vider. — Les BAS CÔTÉS d'une église, les nefs latérales, plus étroites et ordinairement moins élevées que la nef principale. — Dans une assemblée délibérante, le côté droit, le côté gauche, le côté de la salle qui est à la droite, qui est à la gauche du président: siéger au côlé droit. On désigne également par ces expressions les membres de l'assemblée qui siègent à l'un ou à l'autre de ces côtés : il a fait longtemps partie du côté droit, ou simplement, de la droite; tout le côlé gauche s'est levé, toute la gauche s'est levée contre la proposition. — Se dit aussi d'une chose ou d'un lieu considérés par rapport à la chose ou au lieu qui se trouvent dans une situation directement opposée : ce côté de la rivière est plus agréable que l'autre.
— Fam. I):; i.'\; iiiE côrÉ, dan? la pièce, dans
la chambre voisine : iJassoiis de l'autre côté. — So dit encore des divers pans, des dilfércntes faces que présente un objet : on avait sculpté des cmlilèines sur les guitrc côtés du monument. — So dit particulièrement en parlant dos étoll'es : côté de l'envers, côté de l'endroit. — Fig. En parlant des personnes, des choses : il se montre par le beau côté, par le bon coté. — Ligne qui forme le conluur d'une chose : les côtés d'une table; l'enceinte de celte ville a quatre côtés. — Eiidroil, partie quelconque d'une chose : attaquer la place du côlé le plus faible. — Prov. et llg. Reuarder, voir de quel CÔTÉ VIENT LE VENT, s'amiiserà regarder dehors sans aucun dessein, et comme un homme oisif. Il signifie aussi, observer le cours des allaires et les diverses conjonctures, pour régler sa conduite suivant ce que l'on découvre. Ne se prend guère qu'en mauvaise part. — Ne
SAVOIR PLUS DE QUEL CÔTÉ TOURNER, 116 SaVoir
plus que faire, que doveiiii', n'avoir [dus de ressource. — Le côté eaidle d'une chose, ce qu'elle a do déroctnoux : voilà le côlé fable de cette institution. On dit aussi, le côté faidle d'une personne, le défaut habituel, la passion dominante d'une personne; ou ce qu'une personne sait le moins, par comparaison à ses autres connais.îances : vous l'ave:^ attaqué pur son côté faible. — Dans ce sens, il se dit très souvent au ligure: faites les dispositions que je vous indique; je vais, de mon côté, prendre telle et telle mesure. — Parti : le côté du roi ; le côté des enuemis. — Typogr. Côté de première, forme dans laquelle se trouve la première page d'une feuille. Côté de seconde ou DE DEUX, forme dans laquelle so trouve la seconde page. — Ligne de [larenté : ils sont parents du côté du )icie.^ Ltue du côté gauche, être bâtard. —A côté loc. préposit. Au côté, à droite ou à gaucho, et auprès : ma maison est à côté de la sienne. — Loc. adv. -.prenez, un peu à côté. — S'emploie dans certaines phrases figurées, pour manjuer l'égalité de mérite, de naissance : dans la satire, iloileau marche à côlé d'Horace et de Jiivénal. — Fig. Passer a côté d'une difficulté, d'une questio.n, ne pas la résoudre, l'éluder. — Etre a côté de la question, ne pas bien saisir la question, ou s'en écarter. — Donner a côté, s'éloigner du but. Se dit au propre et au figuré : il s'est trompé dans cette afl'aire, il a donné à côté. — De côté loc. adv. L)e biais, de travers, obliquement; il regarde, il marche de côté.— Fig. Regarder de côté, regarder avec dédain, ou ressentiment, ou embarras '.je ne sais ce que je lui ai fait, mais il me regarde de côté. — Mettre, ranger une cuose de côté, la mettre à droite ou à gauclie, pour que l'espace qu'elle occupait soit libre : mettez ce fauteuil de enté, il gène le passage. On dit dans ce sens, avec le pron. pers. : se mettre, se ranger de CÔTÉ : quand je le vis parailre, je me mis respectueusement de côté. — Mettre une chose de CÔTÉ, signifie aussi, la mettre en réserve: c'est un homme d'une grande économie, et ([ui met tous les ans quelque chose de côlé. — Fig. Ne pas parler d'une chose : je mets de côté tous les reproches que j'aurais à vous faire. — Mettre, LAISSER UNE CHOSE, UNE PERSONNE DE CÔTÉ, abandonner, au moins pour un temps, une chose, une personne, négliger de s'en occuper ; j'ai laissé mon procès de côté pour venir ici.
' COTEAU s. m. (diminut. de côte). Penchant d'une colline. — Se dit aussi pour la colline même prise dans toute son étendue ; les coteaux qui bordent la Saône.
Au pied d'un coteau solitaire
Par un vignoble couronné
T. Di M'"
COTEL (Antoine de), poète français, né à Paris en 1.5iJ0, mort vers 1010. lia laissé quelques traductions en vers et un ouvrage original 'inl'du]é Mignardiseset gayes poésies{VaLT'\s, tlilS, in-4'>.)
CÔTELÉ, ÉE adj. Qui est couvert de côtes : coquille côtelée.
• COTELETTE s. f. Côte de certains animaux, coiiinio moutons, veaux, agneaux, cochons. Ne se ilit que d'une côte détachée de raiiiinal, et ;'i lai|uello on a laisse tenir une certaine quantité de chair : côlcUlte de mouton, de veau. — «* l'avoi-iss'élargissantaulws des joues, de façon à simuler la coupe d'une côtelette. — Côtelettes, applauili.>seiiienls. Se dit dans le jargon du inonde dramatique. — Avoir sa côtelette, obtenir un succès au théâtre. — Côtelette de menuisier, morceau de fromage de Brie.
COTENTIN, Conslantinus agcr, ancien pays do la bas.-,e Normandie, qui s'avance en presqu'île dans la Manche et dont lepoinl extrême est Cherbourg. Capitale Coulances; villes principales : Cherbourg, Saint-Lô, Valognes, Barlleur, Avranches, Granvillc, C.irentan et l.i llogue. Longueur, 90 lui., largeur, 40. Il forme la plus grande partie du département de la Manche. Habile primitivement p.ir les Unelli, il se soumit aux Romain*, Ht partie de la Neu.strie et ensuite de la Noi'maudie dont il subit la destinre. Territoire fertile en grains et principalement en pâturages.
COTENTIN, INE s. et adj. (rad. Coutances). Du Cotontin ; qui apparlienl â ce pays ou à ses hahilanls: un Coleulmois.
* COTER V. a. (rad. co<e). Marquer suivant l'ordre des lettres oudesiioralircs, numérolei-: les notaires ont coté et paraphé ces pièces. — Coter un chapitre, un article, un verset, cIc, marquer le numéro d'un cb.ipitre, d'un arlicle, d'un verset ; coter à la marge. — Indiquer le prix, le taux de quelque chose : coter le prix d'une marchandise, le coius des ejfels publics, de la rente. — v» Se coter v. pr. Ne s'emploie qu'en terme de finances :/t;3 p. 100 se cote aujourd'hui à 93.
COTEREAU s. m. (rad. colerel). Nom donné à des aventuriers armés du cotcrel (couteau), et qui du xii" au xiv siècle, exercèrent des bringandages, en France. On les appelait aussi: Brabançons, Malandrins, Ridauds et Routiers.
COTEREL s. m. (lat. culter, coulc.uj).
Coutrias dont s'armaient les cotereaux.
' COTERIE s. f. (rad. cote). Compagnie, société de personnes qui vivent entre elles familièrement. Sodit particulièremcntdescompagniesde ce genre où l'on cabale pour mellre une personne, une chose en crédit, ou au contraire pour la décréd'ilec : toute la ville était partagée en coteries animées les unes contre les autres.— ^* Assemblée d'ouvriers. Ceux qui ne l'ont pas partie ducompagnonnage forment la coterie. Les tailleurs de fiieircs s'inlorpellontdii nom de Coterie; tous les cum|iagnons des auli es états se disent Pays.
COTES (Roger), mathématicien anglais, né à Burbûck, en IC82, mort on 1716 à Cambridge, où il était professeur d'astronomie. Il donna en 1713 une édition des Principia do Newton, publia une étude sur les grands météores et l'Harmonia mensurarum.
CÔTEUX, EUSE adj. Hisl. nat. Qui a des côtes, des saillies longitudinales : écorce côteuse
•COTHURNE s. m. (gr.kothornos). Antiq. gr. et roin. Brodequin de cuir enveloppant toutle pied et la jambe jusqu'au mollet. — Brodequin avec une semelle de liège épaisse de |ilusieurs pouces dont les acteurs tragiques se servaient sur la scène pour paraître d'une tailie plus élevée. — Fig. (Cothurne, le genre tragique. — Chausser le cothurne, se mettre à composer des tragédies. Se dit également d'un acteur qui s'essaye dans la tragédie. Entier son style. Se prend alors en mauvaise part.
COTHURNE, ÉE adj. Qui porte un cothurne.
COTICE s. f. (rad. côté). Blas. Pièce honorable qui est un diminutif de la bande duiil elle a la moitié ou le tiers en largeur.
COTI
COTICÉ adj. m. Blas. Se dit de l'écu quand il est rempli de colices, alternalivement de métal et de couleur.
■ CÔTIER, 1ÈRE adj. Mar. Qui a la connaissance, la pi-aUque d'une côte, des côtes : pilote côtier. — Navegatio.n côtière, celle qui se fait le long des côtes, près des côtes. — Substan-tiv. : ce pilote est bon côtier.
' CÔTIÈRE s. f. Map. Suite de côtes de mer : </ croise sur cette cotiére. — Planche de jardinage, qui va un peu en talus, et qui est ordinairement adossée à une muraille : cette cotiére est propre pour des pois. On dit plus ordinairement. Ados.
* COTIGNAC s. m. [ko-ti-nia; j^n mil.] Sorte de confiture faite avec des coings : boite de cotignae; cotignac d'Orléaiis.
COTIGNAC, ch.-l. de cant.. arr. et à 20 kil. N.-E. de Urignoles (Var); 2,294 Lab. Moulins à huile, fabriques de soie.
' COTILLON s.m. [ko- ti-ion;i/ mil.] (diminul. de cotte). Cotte ou jupe de dessous ; jupon des femmes du peuple et des paysannes : cotillon de serge, de flanelle, de bitsin. — Fig. et pop. Aimer le cotillon, être adonné aux grisettes, aimer les femmes. — Chorégr. Danse polkée, mêlée de scènes mimiques, par laquelle se termine souvent un bal. — Jean Cotillon, se dit d'un homme cancanier ou efféminé.
COTILLONNER v. n. Danser le cotillon.
COTILLONNEUR s. m. Qui danse le cotillon.
COTIN iCharles, connu sous le nom do l'Abbé), bel esprit, né à Paris en 1004, mort en I6S2. Une réputation usurpée comme orateur sacré le fit nommer prédicateur et aumônier du roi; des vers pleins d'aiïéterie lui ouvrirent les portes de l'Académie française. Ses sermons, ses épigrammes, ses bouquets à iris, ses sonnets, ses énigmes, seraient depuis longtemps oublies si Boileaune s'était acharné à les ridiculiser et si Molière n'avait immortalisé leur auteur, suu-; le nom de ïricotin d'abord, et ensuite de 'i'i-issotin (Femmes silïtintes).
COTINGA s. m. Ornith. Genre de passereaux dentirostres qui habitent les parties chaudes de l'Amérique, et dont l'espèce principale, le cotinga de-i cèdres {(impelis cedrorum), du Mexique et des Etals-Unis, est un joli oiseau
Cohii;;a i!cs C".-Ji'û3 (.^mpclis cudronini).
migrateur, qui se nourrit d'insectes et de petits fruits, particulièrement des fruitsdu cèdre rouge. Très gras en été et en automne, il est alors recherché comme oiseau de chasse. Il ne chante pas.
* COTIR v. a. Meurtrir. Ne se dit qu'en parlant des fruits : la grêle a coti ces poires.
•COTISATIONS, f. Action de cotiser, ou imposition faite par cote : cotisation volontaire; cette cotisation a donné beaucoup de peine. — Se dit aussi en parlant de plusieurs personnes qui se cotisent : cette généreuse cotisation pro-
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dmsit une somme plus que suffisante pour les besoins du moment. — Se prend quelquefois pour quote-part : j'ai donné tant pour ma cotisation.
* COTISER V. a. Taxer, imposera quelqu'un, régler la part qu'il doit payer de ([iielquc somme : on l'a cotisé à tant. — Se cotiser V. pr. S'imposer un sacrifice : il faut se i.ûtiser selon ses faculli^s. S'emploie aussi en ] arlant de plusieurs personnes qui donnent, chacune selon ses moyens, de quoi former une certaine somme : ils se cotisère7it tous et lui firent la somine nécessaire pour son voyage.
COTISSES s. f. pi. Teehn. Entailles entre lesquelles passent les fils de la cliaine des lustrines.
•COTISSUREs. f.Meurtrissure. Ne se dit que des fruits : la cotissure cmpéeheque les fruits ne soient de garde. — Co!o. (V. S.)
"COTON s. m. (esp. algodon; arabe algotlion). Sorte de bourre végétale composée de filaments, longs, fins et soyeux qui enveloppent les gi'aines d'un arbuste appelé colonniei'. — Fig. et fam. Eleveu un entant dans du coton, l'élever trop mol le ment. — Par plaisant. Poutecûton, valet de garde-robe. — Par ext. L'espèce do duvet formé de poils longs, entrecroisés et crépus, qu'on observe à la surface des fruits, des feuilles, etc., de certains végétaux. — bourre qui enveloppe le bourgeon de la vigne cl de quelques autres arbres. — Fig. Poil follet qui vient aux joues et au menton drs jeunesgens '.son menton cotnnicnçailàsei:oui:rir du premier coOm. — Se dit d'une étoffe qui se couvre d'une espèce de bourre, de duvet , semblable à du coton. — Cet homme jette UN VILAIN cot'jn, il perd son crédit, sa réputation. Iron., dans le môme sens. Il jette la UN beau coton, se dit aussi d'un homme atteint d'une maladie qui le fait dépérir : il jette un mauvais coton. On dit aussi : il file un mauvais coton. — Cjton poudre, sulistance cxplûsible qu'on oblLcnt par l'action de l'acide nitrique sur le coton; on dit aussi : pouDtiE coton; Fulmicoton. — v\ Embarras, peine, diflicuté. — Il Y aura du coton, on se battra. — Donner du coton, donner du mal à faire, en parlant d'un ouvrage.— Encvcl. La substance lllamenteLise qui constitue le coton ressemble à une petite masse de laine végétale, d'une longueur de 1/2 pouce à l pouce et .3/4, s'élevanl de la surface des graines, qu'elle envelojipe, et emplissant la capsule déhiscente qu'offre le fruit. Ces flocons gonflent et déliordont lorsque la capsule s'ouvre à sa maturité. Dans le commerce, le colon se distingue par sa couleur, mais plus particulièrement par la longui ur, par la force et par la finesse de ses fibres. La couleur blanche indique ordinairementunequalitésupérieure; une teinte jaune ou jaunâtre, quand elle n'est pas produite accidentellement, marque une grande finesse. Les premières grandes divisions, des cotons en bourre (dits en laine), comprinnent: i" les longues soies; 2" les courtes soies. Les principaux pays de production sont les Etats- Unis, les Indes orientales, l'Egypte, le Brésil, les Indes occidentales et les Guyanes. Mais le cotonnier est cultivé dans plusieurs contrées de l'Europe, telles que le sud de l'Esp.igne, la Grèce, la lîoumanie, la Sicile, l'Italie, la (lorse, etc. Les colonies françaises de l'Algérie et du Sénégal en produisent depuis la guerre de sécession des Etats-Unis. La production annuelle des Indes orientales est évaluée à I,.=;00,000 tonnes, dont 300,000 (ou 1 million de balles) sont expédiées en Europe. La consommation (lu coton est énorme dans l'Inde, et une grande quantité de cette matière textile est envoyée en Chine. Ce dernier pays en produit égalinient, mais pas assez pour sa consommation intérieure; il en est de même de Ceyian, de Bornéo et des autres iles de l'archipel Indien. Le colon du Japon est trop grossier pour les tissus dune certaine linci.^c.
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Une partie de l'Australie pourrait produire du coton. En Afrique, la principale contrée de production est l'Egypte, qui on expédie environ 300,0)0 balles en Europe chaque année. Au Brésil, où on cultive le coton depuis le commencement du xix' siècle, celte plante a pris une telle importance, que la production de ce pays tend à rivaliser avec celle des Etats-Unis. Les plantations les plus étendues se trouvent dans l'intérieur; les plus productives se rencontrent d.ms la province de Pernanibuco. L'expoi'tation annuelle pour l'Europe varie de 700,000 à 800,000 balles. La culture du colon se développe également dans la Colombie et dans les parties niédiléranéennes de laTuiquie. — Jusqu'ici nul pays n'a pu rivaliser avec les Etats-Unis, tant pour la quantité que pour la qualité de cette matière textile ; on attribue la supériorité des Etals-Unis à leur climat et à leur sol. Le colon peut y croilje jusqu'à 40" de lat. N.; mais sa culture y est profitable surtout dans l'espace compris entre le golfe du Mexique et le 36" parallèle. La véritable région colonnière comprend la Caroline du Sud, la Géorgie, la portion septentrionale de la Floride, l'Alabama, le Mississipi, le nord de la Louisiane, le sud de l'Arkansas et l'est du Texas; on peut y ajouter quelques vallées du Tennessee, du nord du l'Arkansas, du sud du Missouri et une petite partie de la Caroline du .Nord. La production annuelle totale des Etals-Unis est d'environ 4 millions de balles, dont 3 millions sont exportées. — L'Angleterre est sans contredit le pays où l'on consomme le plus de colon. L'importation atteint 700 millions de tonnes, dont 400,000 provenant des Etals- Unis, 2,000 de la Colombie et de Venezuela, 100,000 des Indes orientales. 3;i,000 du Brésil, etc. La consommation française n'est que de 100 millions de tonnes; celle de l'Allemagne est à peu près égale à celle de la France. Ensuite viennent la Russie (GO millions détonnes), l'Autriche (iO milliuns), l'Espagne (3;-)), la Suisse (30), la Belgique (l.-i), le Danemark (10), l'Italie (s), la Hollande (.S), etc. — L'Angleterre, première nation du monde pour l'industrie colonnière, possède 3.Ï millions de broches, les Etals-Unis 10 millions, la France et l'Allemagne chacune 5 millions, la Suisse 2 millions et demi, la Russie 2 millions, l'Aulriche plusd'un million etdemi, l'Espagne l million et demi, la Belgique 6;i0,000, l'Italie' 500,000, le Danemark 300,000 etlallollande '2.10,000, ce qui fait un total de 04 millions de broches. — Hist. L'étolTe de coton, qui était connue en Grèce dans l'antiquité, puisqu'elle est mentionnée par Hérodote, était d'un usage assez répandu chez les Arabes, au temps de Mahomet (627) ; son emploi fut répandu en Europe par les musulmans. Le colon ne parait pas avoir été utilisé par les Chinois avant le xiiie siècle; on doit à ce peuple l'invention de l'étoffe nommée nankin. Lorsque Colomb arriva en .Amérique, le coton y était la matière textile la filus employée. Jusqu'alors les Vénitiens et les Turcs avaient été, en Europe, les imporlateurs de celte substance; peu à peu les Indes occidcnlalesfirentconcurrencc à l'Orient. Les Hollandais, les Anglais et les Français s'habituèrent à s'en approvisionner dans l'Indoustan ; mais définis le commencement du SIX" siècle, l'Américiue est devenue le grand producteur du colon. La guerre de sécession aux Etats-Unis causa une grande perturbation dans l'industrie colonnière européenne. Des centaines de milliers d'ouvriers se Irouvèrenl sans travail en France et en Angleterre. Dans plusieurs endioils, et particulièrement à Rouen et dans les autres villes industrielles de la Seine-Inférieure, la détresse alleignil les proporlions d'une famine et le gouvernement dut prendre des mesures pour venir en aide aux ouvriers dans la misère. C'est alors que l'on songea à utiliser les terrains encore incultes de l'Algérie et
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