‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 149 sur 568 · COÏT · texte numérisé non relu

COÏT

de la Corse et que l'on fit des plantations dans le SLini''pal. — Jusqu'au temps du roi Henii Vlll,

le colon l'uL filé à la main, à l'aide de la (|ue- Mouillc; c'est vers celte époque que fut introduit en Europe le rouel, ipic l'on employait depuis louj;lemps dans l'Inde. L'iiTé{,'ulaiMté des fils ainsi obtenus limitait leur emploi à la trame des étoiles, la chaîne étant toujours en fils do lin. En 1707, James Uargieaves inventa la Jcnny ou machine à filer que Richard Arkwripht n'eut plus qu'à perfecliunner pour pernielU'c d'ohlcnir des fils excellents pour la chaine comme pour la trame des tissus. Une immense impulsion fut dès lors donnée à la fabrication des tissus de colon en Angleterre. En 1779, Samuel Crampton, combinant les deux modes d'étirage de Hargreaveset d'Arkwrig-ht produisit la Mull-Jenny, le véritable métier continu, qui a subi depuis dillérents perfectionnements et à l'aide duquel une seule personne peut diriger aujourd'hui jusqu'à 2,000 fuseaux ou broches à la fois. — L'industrie cotonniére française ne remonte pas au delà de la fin du xvn" siècle. L'industrie en grand s'établit d'abord à Amiens, à Sainl-Qucnlin, à Tarare, à Lille, eu Alsace, à Houcn, à Troyes, à Lyon, à Paris, à Reims, à Montpt'llier, etc.

* COTONNADE s. f. Toute espèce d'étoffe faite de colon : une inéce de cotonnade.

' COTONNÉ, ÉE part, passé de Cotonner (Se). — CiiEVKLX cuïo.N.Niis, clicveux très courts et très fiisés comme ceux des nègres.

' COTONNER (Se), v. pr. Se dit des choses qui se cûuvrciit d'un léger coton ou duvet : SCS joues commencent à se cotonner. — Se dit plus parlieuliérement des élolîessur lesquelles s'élève certaine bourre : le drap d'Espayne se colonne. — Neutral. : celte élofl'e colonne. — Ces AUTiciiAL'TS, ces baves, ces pommes, etc., se coToNNENT, Icur substance devient mollasse et spongieuse comme du colon.

■ COTONNEUX, EUSEadj. Rot. Couvert d'un duvet épais et serré : liije cotonneuse. — Qui est devenu mollasse et comme spongieux. Se dit principalement des raves, des arlicbauls, des pommes et aulros fruits : af/n'coïs cotonneux.

' COTONNIER s. m. Bot. Genre de malvacées, tribu des liibiscées, dont plusieurs espèces fournissent la précieuse matière textile nommée colon. La culture a tellement modifié les cotonniers, que l'on ne saurait dire au juste quel est le nombre de leurs espèces. On les divise généralement en cotonnier herbacé {ijossijpium herbaceum) , cotonnier en arbrisseau (ijossypiumBarbadense), cotonnier

Cotoni

b:is:cju (Gossypium BarbaJc

en m-hres ((jossypium arborescens). La première division, qui est la plus imporlanle, se compose de plantes hautes d'un pied et demi à deux pieds, et que l'on sème chaque année. La seconde comprend plusieurs variélés qui

croissent dans tous les pays où l'on trouve le cotonnier herbacé qui sont bisannuelles ou qui durent Irois années dans les Indes occidentales, et de six à dix ans en ICgypleet dans l'Inde et qui sont annurilis dans des climals plus lempérés. Comme gramlour et comme apparence, ces colonnieisre.-.seniblcnt au groseillier. L'arbre à colon alleint une hauteur de lu à 20 pieds ; on le tiouve dajis l'Inde, en Chine, en Egypte et aux Etats-Unis; sa fibre est remarquable par sa longueui', par sa force, par sa souplesse et par sa leinle jaunâtre. Le co

COTRONE [ko-tro'-né] anc. Crotonn, ville de l'Italie méridionale, à "Gkil.iN. de Calanzaro, sur la mer Ionienne et sur une langue de terre qui protège la rade ; 9,602 hab. l'orle citadelle; commerce d'oranges. Cette ville s'élant rendue aux Anglais en ISOG, fut bientôt reprise par Masséna. (Voy. Crotone.)

COTTA (L. Aurunculeius), l'un des lieulenanlsde César dans les Caules. Fut tué pendant la guerre contre Ambiorix (54 av. J.-C).

COTTA, famille d'origine italienne, élablio

tonnier est indigène des régions tropicales en Allemagne depuis le xv^ siècle. — I. Jodes deux hémisphères; mais sa culture s'est ! hann Georg fonda, vers IIUO, àTiibingcn, un étcndiiejusqu'au sud de IKinope et jusqu'au

cap de Ronne-Espéi'ance dans l'ancien monde et de la Virgitjie an sud du Brésil dans le nouveau monde. A l'élat sauvage, il demande un climat lro]iical ou semi-lropical, sous lequel il y ait au moins se|it ou huit mois sans aucune gelée. — Parmi les ennemis i!ii rnliMi,

i, 2. Noctua xviina cl Siv larve

[léliullics et sa larve.

l'Ecuadoi- (Ami:

on redoule la noctua xylinn, qui dévore quelquefois une grande partie de la récolte; elle parut aux Etats-Unis vers ISOOels'y est mullipliée avec un grande rapidité. Une auli-e noctuelle, Vheliolhes , n'est pas moins à craindre.

•COTONNIER, lÉREadj. Qui se rapporte au culon : Industrie cotonnicre.

* COTONNINE s. f. Toile de gros coton, dont on fait des voiles pour certains bâtiments : les galères avaient des voiles de cotonninc.

COTOPAXI (Le), volcan i rique méridionale), dans la chaine orientale des Andes, à55kil. S.-S.-E.

de Quito, par 0° 4.S' lai.

S. et 81° 2' long. 0. Son cratère se trouve à 5,768 m. d'altitude ; c'est donc le volcan actif le plus élevé de notre globe.

Ses princip. éruptions ont été celles de 15J:t, de 1098, de 1743-'44, de ' 1768, de 1803, de ISa.'l et de 18o6.

* CÔTOYER V. a. Aller côle à côio de quelipi'nn : un vassal ne dclail pas côtoyer son seiijneur. — Aller tout le long de : il faut côtoyer toujours la forêt.

* COTRE s. m. Mar.

■Voy. (>LTTEB.

* COTRET s. m. [ko-lré] (de Vilkrs-Colle' rets, forêt d'où l'on tira les premiers colrels). Petit fagot, composé de morceaux de bois courts et de médiocre grosseur, lié par les deux bouts : cotret de bois rond, de bois de hêtre, de chêneau, de bois blanc. — Chatreu des coTHETS, en ôter quelques bâtons. — Bâton dont se compose le fagot : un coup de colret. — Fam. Etre SEC comsie u.v cotret, être fort maigre et décharné. Ou dit dans le même sens : des jambes de cotrets. — Fig. et pop. De l'uuile de cotrct, des coups de bâton.

établissement qui devint une dos principales maisons de librairie de l'Allemagne. — II. Johann-Friediich, tliéolngien, né en 1701, mort en 1779, autour de la Kirchciihistoric des NcueuTcstamenls. — 111. Johann-Friedrich, baron de Coltcndorf, petil-Iils du nrécédeni, né à Tubingcn en 1764, mort en 1832. Il dirigea la maison de librairie de son père à Tiihingen et en 1824 ouvrit à Augsbourg \aCotla'sche VerluQsexpcdilion, comme maison de publicité pour i'Allijemcine Zcilung, qu'il avait établi en 1798. On a aussi de lui beaucoup d'autres ouvrages périodiques, littéraires et scientifiques. — IV. Georg, fils du précédent, né en 1790, mort en IH(i3. Après la mort de son père fli'<32), il prit la direction des alfaircs de la lilirairie Colta, et s'établit succossivcment à Stuttgart, Augsbourg, Munich et Leipzig.

CÛTTABE s. m. (gr. Uollahos). Ant. Jeu favori des anciens Grecs et des anciens Siciliens. Chaipie joueur, après avoir bu un gobelet do vin, essayait de jeter, en prononçant le nom de sa maîtresse, le reste de ce vin dans l'un des plateaux d'une balance placée à une certaine distance. Si tout le vin tombait dans le plateau, ou si la portion qui y tombait faisait rendre au métal un son clair, on en concluait que le joueur était heureux dans ses amours. Ce jeu fut ensuite admis par les Romain-.

• COTTAGE s. m. [ko-té-je] (angl. coUurje [kolt'é-dje]; de col, cabane). Petite maison de campagne : il habile un charmant cottage.

COTTAGER s. ,n. 11 il.ilant d'un collage.

Le Colopa

COTTE s. m. Iclit. Genre de poisson qui a pour type le petit chabot d'eau douce.

* COTTE s. f. (celt. coat, vêtement). Jupe. Partie de l'habillement des femmes, qui est plissée par le haut, et qui va depuis la ceinture jusqu'à terre ; ne se dit plus que de l'habillement des femmes de basse condition; et, à Paris, du pantalon de travail des ouvriers : cote de drap ; il a taché sa cote. — Prov. et fie. Donner l\ cotte verte, jeter une fille sur l'herbe en folâtrant avec elle. — Cotte d'armes, casaque que les chevaliers, les

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COTII

lioinines d'armes mellHienl aulrcfois par-dessus leurs cuirasses, el que portent enrore les hérauts d'armes : un héraut revêtu de sa cotte d'armes. — Cotte de uailles, chemise faite de mailles ou petits anneaux de fer, (jui servait autrefois d'arme défensive. On l'appelait au- Irementyajî/e démailles; il était armé d'tine cotte de mailles. — Cotte moute, parmi quelques religieux, habits et meubles qu'un religieux laissait en mourant, ainsi que loutce qui était provenu de ses épai'gnes : l'abbé avait la cotte morte des moines.

COTTE (Le P. Louis), l'un des créateurs de la météorologie, né à Laou en 1740, mort à Montmorency en iSIb.Son Traité de Météoroloijie (nii, in-i") et ses autres travaux sont restés en grande estime.

COTTE-HARDIE s. f. [ko-le-ar-di]. Longue robe de drap ou de camelot, qui fut commune aux deux sexes à la lin du xiV siècle et au commencement du x\°. — Plur. des Cottes-

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