‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 150 sur 568 · HARDIES · texte numérisé non relu

HARDIES

COTTEREAU [Les frères). Voy. Chouan.

COTTERET s. m. Argot. Torçal libéré.

• COTTERON s. m. Petite cotte courte et élroile.

COTTIENNES (Alpes), chaîne des Alpes qui sépare l'Italie do la Krance et qui s'étend du mont Viso au mont Ccnis. (Voy. Cottius.)

COTTIN (Sophie Rist3ud, dame), femme de lellres liani;aisr, ni'c à Tonneins, près de Clairac, on 1773, morte à Parisle'io août 1807. Klevéo à Bordeaux par sa mère, elle épousa à ilix-scpl ans un riche Ijanquier, M. Cottin,qui mourut ou 1793, presque ruiné. Réduite à une aisance modeste, M""" Cottin s'adonna à la culture des lettres. Claire d'Alhe, son premier roman, parut en 1798. Puis elle lit paraître Malvina, Amélie de Munsfield,e\. Muthilde, son œuvre capitale. Elle donna ensuite Elisabeth ou les Exilés de Sibérie, et un ouvrage inachevé sur la Religion chrétienne. Ses œuvres complètes ont été publiées enl817 elen 1823.

COTTIUS (Marcus-Julius), fils de Donnus, roi de plusieurs tribus ligures qui habitaient cette partie des.A.lpesque Ton nomma ensuite Cottiennes. Après une courageuse résistance, il se soumit à Auguste et obtint le litre de préfet avec des droits souverainssur 12 tribus. 11 ouvrit des routes dans cetleparticdesAlpes, et, enl'honneurd'Auguste, ilérigea à Segusio {Suze], sa capitale, un arc triomphal encore existant. 11 transmit son autorité à son fils, qui reçut de Claude le titi'e de roi. Mais plus tard, Néron fit de ce royaume une pmvince romaine.

COTTON (Pierre), jésuite français, né à Néronde (l.oire), en loii4, mort à Paris en 162f). Lors do l'assassinat du roi Henri IV, dont il était le confesseur, il publia une Lettre déclaratoirc de la doctrine des Pères jésuites, pour défendr(^son ordre contre les accusations que l'on portail contre lui. Celte apologie eut aussitôt pour réplique V Anti-Cotton (1610, in-12), pamphlel dans lequel on essayait de (irouver que les jésuili;s étaient les auteurs de l'assassinat du roi. Le père Cotlon fui nommé confesseur de LouisXllI, jusqu'en 1617, époque ofi ii parlil pour prêcher dans le midi de la li-ance cl en Italie. 11 a laissé quelques ouvrai'es.

COTTON (sni Robert Bruce), antiquaire anglais (I. '170-1 631;. Il réunit d'anciens nianuscrils, et sa culle(;tion, aug-nicnlée par son fils cl par son pelit-lils, devint la Bibliothé-jneCottonienne, l'une des plus précieuses du lirilish- Mu;eum.

COTUTELLE s. f. Tutelle dont on est chargé

avec nw- aiilrc personne.

* GOTUTEORs. m. Celui quiest chargéd'une tutelle avec un autre.

COU

* COTYLE s. r. (gr. kotulé, creuT). Ânliq. Mesure de capacité pour les liquides et les choses sèches : la cotyle attir/ue valait, à peu près, le cinquième de notre litre.

'COTYLE s. m. Anat. Cavité d'un os dans laquelb^ un autre os s'articule.

COTYLÉAL s. m. Anat. Os de la voûte du crâne qui sert de lien au rocher et au cadre du tympan.

* cotylédons', m. (gr. kotulédon, diminut. de kotulé, objet creux). Anat. Chacun des deux lobes qui forment le placenta : les cotylédons. — Par anal. Bot. Certains corps charnus que l'on remarquedans la plupart des semences, et qui accompagnent ordinairement la tige lorsqu'elle sort de terre, soit en conservant leur forme comme dans le hai'icot, soit en prenant l'apparence de feuilles, comme dans la belle-de-nuit. Chaque cotylédon est une feuille modifiée et transformée en un amas de pi'ovisions nutritives deslinéesà l'embryon. Lorsque ce dernier a pris assez de développement [lour se nourrir lui-même, les cotylédons finissent par tomber. Quelquefois ils restent sous terre ; d'autres fois ils apparaissent à la surface et se changent en fouilles dites séminales. Leur absence, leur présence el leur nombre ont permis de caractériser' dans la nomenclature les trois grands onrbranchements du règne végétal, cl l'on dit qrro les plantes sont acotylédones, monocotylédones ou dieutylédones, suivant qu'elles n'ont pas de colyloilons, qu'elles en possèdent un ou qu'elles en ont deux ou plusieui's. — Cenre de plantes ci'assulacées à feuilles charnues et concaves, dont une espèce, appelée Nombril de Vénus, orne les jardins d'agrément.

COTYLÉDONAIRE adj. Bot. Qui a rapport

aux cotyléildiis.

"COTYLÉDONÉ, ÉB adj. Bot. Se dit des végétaux piiui-vus do cotylédons.

•COTYLOÏDE adj. (gr. kotidé, cotyle; eidos, aspect). Anat.Sedit de la cavité de l'os iliaque dans laquelle l'os du fémur s'ai'ticule : cavité cotyloide.

COTYLOÏDIEN.IENNE adj. Anat. Qui a r'pporl à la caviléde l'os colyloïde.

COTYS ou Cotytto, divinité de l'impudicité en l'brace et plus tard à Chios et à Corinthe.

COTYTIES s. f. pi. Fêtesde Colys, célébrées pendant la nuit avec une grande licence.

* COU s. m. (lat. collum). Quelquefois on dit par euphonie, Col, surtout en poésie. Par'tie du corps (jui joint la tête aux épaules. Se drt de l'homme et des animaux. — Fig. Un cou d'ivoire, d'albâtre, un col de Lrs, un cou bien fait et très blanc. On dit de même : l'albâtre, les lis de son cou. — AvorR un cou de cvcne, se drl d'une femme qui a le cou blanc et gracieux. — Avoir un cou de grue, le cou d'une GRUE, avoir le cou long et grêle. — Avoir son CDU CHARGÉ uEQUELQUECHOSE,portcrunecharge considérable. — Sauter au cou, se jeter au cou de quelqu'un, l'embrasser avec beaucoup d'empressement, de tendresse, d'alfection. — Fam. Se pendre au coude quelqu'un, avoir les liraspassés autour de soncou.el l'embrasser à plusieurs reprises : cet enfant est toujours ■jiendu au cou de sa mère.— Phendre sesjaudes A SON cou, partir' sur l'heure, s'enfuir. — (Couper le cou A quelqu'un, séparer sa tête de son corps, lui trancher la lêlc : il fut condamné à auoir/6'CO!(COU/)é.— Fig. Tendrelecou, s'olfriren victime, subrrla violence et l'injustice sans résister : devant celte indiyne persécution, il ne sut que tendre le cou. — Parexag. Se CASSER LE cou, scblosscr en lombanl. — Fig. et fam. Rompre ou casser le cou a quelqu'un, lui faire perdre ses espérances de forlrnie, d'avancemerrt. Ou dit (le même : se rompre le cou, se cassef le cou par sa mf(nritise conduite,par son imprudence. — Metire la corde

COUG

AU COU A quelqu'un, le 1 uijier, le perdre : la trop grande indulgence de son père lui a mis la corde au cou. — Etre PLONori jusqu'au cou dans I LES affaires, dans LES PLAISIRS, y être profondémentengagé. — Cou de cnEMrsE. (Voy. Col.) — Le col ou LE cou d'une douteille, d'une CRUCHE, d'un matras, la partie longue el étroite parlaquelle on emplit et on vide ces vases. — Cou de CYGNE, partie de l'avant-traind'unevoilure à quatre roues, qui est courbée, afin de laisser passer les roues de devant par-dessous lorsque la voiture tourne.

COUAC s. m. [kouak] (onomatopée). Fausse note : il lui échappa un couac épouvantable au milieu d'un couplet.

COUAGGA s. m. [koua-ga] (onomatopée du cri de cet animal). Mamm. Espèce du genre cheval, dont quelipies naturalistes ont fa.t une variété de zèbre. Le coitagga{asinus guugga, Gray), mesnr'o environ 1 m. 30 de hauteur aux épaules. La pnrlie supérieure de son

Couagga (Abiims qu;igg.ij.

corps est brune et élégani:n:nt zébrée de larges bandes noires; le reste de son coi'psesl d'un brun peu foncé; ses pieds sont blancs. Il parcourt, par troupes nombreuses, les plaines de l'Afrique septentrionale, en compagnie du gnou et de l'autruche, jamais avec le zèbre, et se rencontre rarement au nord de la rivière Orange. C'est lesolipède qui se rapproche le plus du cheval par sa structure. Plus facile à domestiquer que le zèbre, il est doux, docile et obéissant; mais il s'emporte dès qu'il aperçoit un chien. Les naturels et les chasseurs ne dédaignent pas sa chair, bien qu'elle soit coriace.

* COUARD s. m. Poltron, qui n'a point de courage. — Adjcctiv. : une âme couarde.

' COUARDEMENT adv. D'une manière couarde.

COUARDER V. n. Se conduire en couard.

* COUARDISE s. f. Timidité, lâcheté, poltronnerie : on lui a reproché sa couardise.

COUCHAGE s. m. Lilerie, action de coucher à l'auberge. — Hortic. (V. S.)

* COUCHANT adj. Qui se couche. N'est guère usité que dans ces locutions : chien couchant ci soleil couchant. — Chien couchant, espèce de chien de chasse, qui se couche ordinairement sur le ventre, pour arrêter les perdri.'i, les cailles, les lièvres et arrtrc gibier : dresser un chien couchant ; il chasse avec le fusil et le chien couchant. — Faire le chien couchant auvn(\s DE quelqu'un, le fiatler, tâcher de le gagner par des soumissions basses et rampantes. On dit de même : c'est un bon chien couchant. — Soleil couchant, se dit du soleil, quand il est près de descendre sous l'horizon : il arriva au soleil coucliant. — On adore plutôt le soleil LEVANT QUE LE SOLEIL COUCHANT, On COUr'-

tisc plutôt la puissance, la faveur naissante, que celle qui est sur son déclin. — Substantiv. Se dit de la partie occidonlale de la

COUG

Icrre : celte région est au couchant, vers le couihant. — 11 signifie l'endroit de l'horizon où le soleil se couche : le couchant d'hiver, te couchant d'été. — Fig-. cl poéliq. liïiiK, Touciipi A SON coL'CBANT, so dit d'uno personne qui vieillit, ou dont le génie haisse et s'éteint : cebcau génie était à son couchant.

' COUCHES, f. (lat. collocare, placer). I.il.Kst pi'iiicip.ileniont d'usage en poésie et dans le style soutenu : la même couche les reçut tous deux. — Fig. Souillkr, nÉsuo.NonEn la couche DE Qi.'ELOu'uN, ahuscr de la femme de quelqu'un. On dit aussi ; Souii.leu la couche nuptiale, en parlant d'uno l'einme (jui manque à la fidélité conjugale. — Fig. Dieu a déni leur couche, il ostprovcnu beaucoup d'enfants de leur mariage. — Les fuuits de sa couche, les fruits de son mariage, ses enfants. — Bois d'un lit : couche de bois de noyer. — Temps pendant lequel une femme demeure au lit à cause de l'enrantemenl; el, dans ce sens, on l'emploie souventau \\\un(:\: femmeencouches; cette femme, pendant ses eourlics, etc. — Par exl. Enfantement : ce mal lui est resté d'une couche. — Fausse coucuk, couche avant terme : celte femme a fait une fausse couche. — Fig. et fain. Projet avorté : c'est une fausse couche.

— Se dit encore des linges dont on enveloppe les petits enfants : clianijer un enfant de couches. — Jardin. Planches relevées, et faites ordinairement de fumier mêlé avec de la terre, pour semer certaines tleurs qui viennent de graines, des melons, dos concombres, du pourpier, etautres herbages. — (V. S.) — Couche tiIlde, celle où l'on méhuigedu fumier de cheval, du fumier de vaches et de feuilles.

— Couche chaude, celle que l'on fait avec du fumier de cheval, frais, pour qu'd soitprompl à s'échauffer. — Couche sounuE, celle qui ne s'élève point au-dessus de la superficie de la terre. — Substance qui est étendue, appliquée sur une autre, de manière à la couvrir : revêtir un mur d'une couche de plâtre, de 7nortier. — Enduit qu'on l'ait avec des couleurs ou de> métaux pour pciiidic, bronzer ou durer : la première, la seconde couche. — Se dit encore des choses qu'on met par lits, surtout des fruits, des viandes, des médicaments dont on veut faire quehpie composition : (/ faut mettre une couche de fraises, puis une couche de {/roseillcs, puis une couche de sucre. — Géol. D.lTérents lits qui composentun terrain : une muche de sable, de craie, de houille, de Qi-és. — 15ot. Couches ligneuses, couches dont se compose le tronc d'un arbre : elles sont indiquées par les cercles concentriques que présente la coupe horizontale : le nombre des coudics lir/neuses est ordinairemci^t le même que celui des années de l'arbre. On appelle aussi Couches corticales, les feuillels, ordin liromeiit peu distincts, qui forment la partie intérieure de l'écorce d'un arbre. — A certains jeux, comme le lansquenet, signifie ce qu'on met sur une carie : la moindre couche devait être d'une pistole, la plus haute de huit pistoles. — Tant de couche et de belle, se dit pour avertir qu'on met tant sur la carte, et que celui qui est pris paye tant à ceux qui ont encore leur carte. — Nouvelle couche, classe in félieure, élément démocralique : abréviation ironique de nouvelle couche sociale : le dictateur avait promis, aux nouvelles couches, gloire et honneurs.

' COUOHÉ, ÉE part, passé do Coither. - Quand nous arrivâmes, tout le monde ÉTArr COUCHÉ, était au lit. — A soleil couché, un peu après que le soleil est couché. On.dilaussi : avant soleil couché: après soleil couché. —

O.N EST PLUS COUCHÉ QVE DEBOUT, le tcmps

que dure la vie est peu considérable au [iiix du temps qui la suit. — Bol. Tige coucuée, tige qui ne s'élève poini, qui reste étendue sur la terre; telle est celle de la renouée. — Typogr. Lettre colcmée, lettre qui n'est pas parfaitement perpendiculaire dans une forme

couc

et (jui ne présente, par cunséqucnl, ipie la moilic de son œil à l'impression. Le compositeur soigneux évite cet inconvénient en pressanl un peu, avec le pouce gauche, le pied de la lettre contre la Ibranche du composleur à mesure qu'il la porte dans cet instrument. 11 y a aussi ilesleltres mal redreisées dans les paijuets mal liés ou mal soutenus sur la pivsse.

•COUCHÉE s. f. Lieu où on loge la nuit en faisant voyage : la dinée est en tel endroit, et la couchée est en tel autre . — Souper cl logement des voyagcm's dans riiôtellorie : il nous en coûta lanl pour notro couchée.

' COUCHER v. a. Etendre de son long sur la terre, sur un lit : saint Louis en mourant voulut qu'on le couchât sur la cendre. Se dit aussi enpaiianl des choses : coucher une statue par terre. — Coucher quelqu'un par terre, le COUCHER SUR le CARREAU, éleudic SUT la pUicc, moil ou très blessé : ii conclui, son homme par terre. — Coucher une doutkili.e sur le côté, la vider en buvant. — Coucher quelqu'un sur l'état des pensions, sur une liste, etc., l'inscrire sur l'état des pensions, sur une liste ; on dit ordinairement : porter sur l'état des pensions, sur une liste, etc. — Coucher par ixuit, mettre par écrit : il ne suffit pas de faire cette promesse verbalement, il faut la coucher par écrit. — Coucher une clause, un article dans UN acte, etc., l'y insérer : la clause est couchée tout au long dans le testament. On dit ordinairement : bi clause est portée dans le contrat, elc. — Coucher un article en recette, en dépense, emplo) er un article sur l'état de la recette, de la dépense. On dit ordinairement : porter un article en recelte, en dépense. — Coucher en joue, ajuster son fusil et viser, pour tirer sur quelqu'un, sur quelque chose.

— Fig. et fam. Coucher en joue, observer, ne pas perdre de vue une personne ou une chose sur laquelle on a quelque ilessein : ilclait dans un coin, il la regardait, il la coucludt enjoué.

— Mettre quelqu'un au lit, le déshabiller, l'aider à se mettre au lit : coucher un enfant, un malade. — Pencher : coudiez un peu votre papier, vous écrirez plus commodément. — Courber, incliner ce qui est nalurellement droit : la grêle, la pluie et le vent couchent les blés, les herbes. — Se dit aussi en parlant des dciilelles, et autres choses semblables, qu'on étend sur quelque étoffe : cou'-lier une dentelle sur une étoffe. — Etendre une couleur, en mettre une couche sur quelque chose : coucher une couleur. — Coucher di.s couleurs, étendre des couleurs avec le pinceau l'une à coté de l'autre, avant de les fondre. — Fig. Mellre au jeu : H est grand joueur, il couche mille écus sur une carte. — Coucher gros, jouer gros jeu, risquer beaucoup, dans quelque affaire que ce soit : tenter unepareille entreprise, c'est coucher gros. Avancer quelque chose d'extraordinaire, d'excessif : il dit bien des gasconnades, il couche gros.

Bàlir cliâle.iux, courir grnndTahles, Kaii-c l'iiiiiiiur, coitcher gros .jet, Sonl gi'.tn>ls chctiùnâ ijui, dèlcctnh'es, Couduiïenl riiomme cil pauvre lieu.

COTEL.

— V. n. Etre étendu pour |irondre son repos : coucher dans un lit. — Coucher dans son FOURREAUCOMME l'épéë DU ROI, OU siiiiplemcnt: coucher dans SON FOURREAU, couciicr toutvétu.

— Coucher avec une femme, avoir commerce avec elle. — Loger la nuit en quelque endroit : il coucha dans une hôtellerie. — Passer la nuit en quelque endroit, en y prenant du repos : coucher dehors. — Coucher a la belle étoile, et pop. Coucher a l'enseigne delà lune, coucher en plein air. — Pour doire de l'eau et

COUCHER dehors, IL NE FAUT DEMANDER CONGÉ A

PERSONNE. — Se coucher v. pr. Elre couché, s'étendre tout de son long sur quelque chose ; ils'cstcouehê pur terre : se coucher sur le ventre, sur le dos. Se mettre au lit* ils se sont couchés fort lard. — Fig. Se dit du soleil et des autres

couc

astres, el signifie descendre sous l'horizon : le soleil se couchera bientôt.

Le ri»i brillant du jour 5e couchant drinssa gloire. Descend avec lenteur de son char do victoire.

Lauautinb, .M'iditulioiis poétiques.

— Si vous n'en voulez point, coucuez-vousaupiii-;s, se dit à une personne qui refuse une oll're ([ue l'on croit raisonnable. — Comme on FAIT son lit on SE COUCHE, il faut s'atlendrc au bien ou au mal qu'on s'est préparé par la conduite que l'on a tenue, par les mesures qu'on a pi ises. — Allezvous coucher, laissezmoi IraïKinille : qu'il aille se coucher.

COUCHE POINT s. m. Trépoinle du talon d'un suLiher, dune botte. — Plur. des con.ui.points.

' COUCHERS. m. Action de se coucher : j'étais il son coucher. — Le coucher du noi, ou simplement : LE COUCHER. L'Iicure à laquelle le roi reçoit ceux qu'il admet à lui faire leur cour avant qu'il so retire pour se coucher. — Le PETIT coucher du roi, OU simplement, le petit COUCHER, l'espace de temps qui resle depuis que le roi adonné le bonsoir, jusqu'à ce qu'il se molle au lit. — • Fig. Le coucher d'un astre, le temps où il descend cl se cache sous l'hori/.on. — Peint. Ce tauleau représente un coucher DU SOLEIL, il représente l'aspect du ciel el de l'horizon au moment où le soleil se couche. On dit au.-si : Un coucher de soleil, un tableau (jiii re[U'ésenle un coucher de soleil. — Usag'e (lu lit, façon dont 011 est couché, soit bien, soilmal: il csl délicat pour le boire, pour le manger, cl pour le coucher. — Garniture d'un lit, comme matelas, lil de plume : un bon, un mauvais coucher.

COUCHES-LES MINES, ch.-l. de cant., arr.et

(Saône-el-Loire); château fort du

à -iu lui. S.-E. d.Vuliiii 2,618 hab. Ruines d'un XII' siècle.

* COUCHETTE s. f. Pelit lit, petite couche sans rideaux.

* COUCHEUR, EUSE s. Qui couche avec un autre; ne se dit que par rapport au plus ou au moins de gêne que cause la personne avec laquelle on est couché : mauvais coucheur. — Fig. et fam. C'est un mauvais coucheur, se dit d'un homme difficile à vivre.

* COUCHIS s. m. Lil de sable el de terre qu'on met sur les madriers d'un pont de bois, pour asseoir le pavé.

' COUCI-COUCI adv. (ital. cos'icosi). A ^cn prés, lellemcnt, quellemenl: éles-vuus content '! Couci-couci.

* COUCOU s. m. (Onomatopée du chaiilde cet oiseau). Ornith. Genre de grimpeurs, famille des cuculidés, comprenant plusieurs espèces d'oiseaux de la grosseur d'un pigeon. — Jouet d'enfant qui consiste en un petit soufflet imitant le chant du coucou. — Pendule a cuucou, ou simplement. Coucou, pendule, ordinairement de bois, où il y a une figure d'oiseau qui, lorsque les heures sonnent, parait à une petite fenêtre, et imite le chant du coucou. — Fraisier qui llcurit beaucoup et ne produit point de fruit. — Fam. Petite voilure à quatre ou six places, qui parcourt les environs de Paris : on est fort cahoté dans les coucous. — v\ Mari trompé. — Faire cuucou, jargon, jouer à la cachetlo ; jeu ou l'on cric coucou en guise d'avertissement. — Encycl. La seule espèce de coucou propre à nos pays, le coucou gris d'Europe {cuculus canorus), est un oiseau que son chant plaintif el répété, qu'il l'ait entendre dans nos bois, pendant la belle saison, a rendu bien populaire. 11 passe l'hiver en Afrique et revient au printemps en Europe. Il se nourritd'insectes. Son plumage est d'un gris cendré, avec le ventre blanc, rayé en Uavcrs de noir ; la queue tachetée de blanc sur les côtés. Le trait le plii'^ singulier de son caractère est son habitude de déposer un ou deux de ses œufs dans le uid

COUC

d'autres oiseaux insectivores : fauvette, lavandière, roupe-gorge, bruant, grive, merle, incsanje, bouvreuil, geai, pie, etc. Les parents étrangers prennent soin du jeune coucou, mémo lorsque son introduction a été

Coucou g] is uEuiopi: ^Cuculus caaorus).

précédée, comme il arrive souvent, delà des truction de leurs œufs. Queliiucfois le jeune intrus pousse bors du nid les enfants légi ■ times, afin de ne pas partager avec eux la nourriture que les parents leur distribuent.

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