‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 151 sur 568 · COUD · texte numérisé non relu

COUD

Angleterre, après la bataille de Crécy, il y épousa la fille d'Edouard 111. A la tête d'une bande de routiers, il dévasta l'Alsace et fut ballu par les Suisses. Les Turcs le prirent à Mcopolis, le 28 sept. 1396 et il mourut en captivité. — Sa fille Marie vendit la seigneurie de Couey à Louis d'Orléans (1400).

COUCY-LE-CHÂTEAU, Codicianus, Cociacus, puis Cotiii, dont on fit d'abord Couchij, cb.-l. dccant.,arr.clà28kil. S.-O. de l.aon (Aisne); 708 liab. La forteresse formidable de Coucy, construilo au XI" siècle et démantelée en IGMJ, appartenait à la fameuse famille dont la ficre devise se composait des trois vers suivants :

Roy ne suis, Ne prince, ne duc, no comtr aufsy, Je suis sire de Cottri

Le donjon, qui subsiste encore presque en entier et qui est entretenu aux frais de l'Etat, est le plus beau monument do l'arcbileclurc militaire au moyen âge.

Coucou à bec jaune (Coce\zu:

Le coucon à bec jaune {cocojzns Americanus, rîonap.), se trouve dans toutes les parties des États-Unis.

COUCOUMELLE s. f. Sorle de champignon vulgairenirnt appelé orange blanche.

COU-COUPÉ s. m. Ornith. Nom vulgaire du

gros-bec fascié du Sénégal, remarquable par une large tache rouge qui coupe transvir>alement son cou. On parvient à faire reproduire les cous-coupés dans nos volières.

COUCOURELLE s. f. Hortic. Petite figue qui est rouge intérieurement.

COUCOURON, ch.-l. de canl.,arr. et à f(> kil. N.-O. de Largcntière (Aidèche) ; 1,472 hab.

COUCY, maison féodale du nord de la France. Elle lirait son nom du château de Coucy, près de Laon. Ses membres les plus célèbres furent :L (Thomas), nommé TnuM.^s de Marie, fils d'Enguerrand 1'^', comte d'Amiens, mort en 1115. 11 batailla continuellement contre tous ses voisins, contre ses sujets, contre le roi de France, et contre son propre père. — II. (Thomas 11) de m.\ble, morlenll30, fut le plus fameux brigand de son siècle. Louis VI rasa sa tour de Coucy. — III. (Renaud ou Iîaocl), châtelain de Coucy, ménestrel, né vers 1100. Il se croisa en 1191 et fut tué devant Sainl-Jean-d'Acre. Il est l'auteur présumé de 24 chants qui ont été réimprimés en 1830, et il est le héros du roman intitulé : Histoire du châtelain de Coucy et de la dame dcFaycl, écrit au XIII'' sièle, publié en 1829, avec li-^iduction moderne, par Crapelel. — IV. (Enguerrand III), mort en 1242. L'une de ses lillis i |.oiis,i le roi d'Ecosse Alexandre II. — V. (Enguerrand Vil;, le dernier cl le plus illuslro des sires de Coucy, mort en 1397. Prisonnier en

* COUDEs. m. (\siL cubitus). Partie extérieur^ du bras à l'endroit où il se plie : il était a]>i>uy<i sur son coude, sur le loude. — Fig. et pop., Hausseb le coude. Boire beaucoup : )'/ aime à hausser le coude. — Endroit de la manche qui couvre le coude : son habit ne vaut rien, il a les coudes percés. — Angle que présente un mur, une rivière, une allée, à l'endroit où sa direction change brusquement : cette muraille fait un coude. — " Laciiek le coide. Quitter : vous m'ennuyez, Idehcz-moi le coude. — Huile de coude. Vigueur du bras. — Art milit. SkiNtih LES coudes A GAUCHE, marclicr avec ensemble, avec régularité, en touchant le coude de l'homme placé à sa gauche. — Mécan. On nomme articulation en coude, une articulation formée de deux rayons ou bras unis par une charnière ou tournant autour d'un pivot commun. La force peut être appliquée au point de jonction»; elle agit ordinairement dans l.i direction a m, et contraint alors les extrémités 6 et c de s'éloigner l'une de l'autre; elle augmente de puissance à mesure que la position des bras se rapproche de la ligue droite. La force peut aussi 'm. être appliquée en 6 et c pour ra[iprocher les extrémilés; elle repousse alors le point a en dehors et dans une direction transverse; c'est le mode employé pour presser les foins et les colons. — On peut démontrer de la manière suivante que cel appareil repose sur le principe du plan incliné. Supi osons que l'extrémité 6 du bras a b est stationnaire. La

COUR

qu'au bout du doigt du milieu, et qui est d'un pied et demi. La coudée (ut l'unité principale des mesures de longueur chez les premiers peuples de l'Asie et de l'Afrique. La coudt'c royale sacrée d'Egypte mesurait 525 millimètres; la coudée naturelle, loO millimètres; la coudée olympique, 4G2 millimètres; la coudée philétérienne, établie par les successeurs d'Alexandre, o4C> millimètres; la coudée d'Omar ou coudée Iiachémique, 640 millimètres.

■COU-DE-PIED ou abusiv. Coude-pied, s. m. Partie supérieure du j ied, prés de son articulation avec la jambe: avoir le cou-de-pied très haut.

•COUDER v. a. Plier en f.jir.ic de cor. le : couder une barre de fer, une branche de viync.

COUDOIEMENT s. m. Action de coudoyer les autres. — Contact : il y a des coudoiements qui salisscnl.

' COUDOYER v. a. [kou-doi-ic]. Ileurler quelqu'un du coude : j'ourquoi m'a-t-il cotidoyé'.' — Se coudoyer v. pr. Se heurter réciproquement du coude : nous étions si serrés à table, qu'il était impossible de ne j)as se coudoyer.

' COUDRAIE s. f. Lieu planté de coudres ou

coudriers : dans la eoudraie.

Coude.

COUDRA Y-SAWT-GERMER (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. 0. de lieauvais (Oise); 431 hab. belle église du xi" siècle.

* COUDRE s. m. (lat. corylus). Coudrier, iioisclirr : coudre franc ; bois de coudi'e.

' COUDRE v. a. Je couds, tu couds, il coud ; nous cousons. Je cousais. Je cousis. J'ai cousu. Je coudrais. CotuU. Que je couse. Que je cousisse, qu'il cousit. Cousant. Attacher ou joindre deux ou plusieurs choses ensemble aveidu fil, de la soie, etc., pa-sée dans uiir aiguille ou autre chose semblable : coudre deux choses ensemble. — Fig. et fam. En parlant d'un mal arrivé ou près d'arriver : on ne sait quelle pièce y coudre, on ne sait quel remède y apporter : quelle pièce y coudronsnous? — Prov. et fig. CouunE la peau du iik- NARD A CELLE DU LION, joindre la ruse k la force. — Fig. En parlant des ouvrages d'cspi'it : 0»!'/ ou six passages qu'il avait cousus composaient son discours. — Coudrcau. (V. S.).

* COUDRETTE s. L Coudraie. Ne s'emploie guère (pn3 dans les chansons villageoises, pastorales : damer fous la coudrette.

' COUDRIER ou Coudre s. m. (lai. corylus). .^rbre de la famille des amcntacées, qui porto des noisettes, et au'on nomme aussi : Noisetier. (Voy. ce mot.)

COUE s. f. [koû]. Ancienne forme du mol queue.

COUÉ, ÉE adj. (rad. couc). Se disait dos chiens auxquels on n'avait pas coupé la queue.

COUËDIC DE KERGOALER (Le chevalier du), marin célèbre, né a (Juiinperlé, en 17:f9, mort en I7S0. Il s'illustra par un combat qu'il soutint contre les Anglais, lors de la guerre de l'indépendance des Etats-Unis. Commandant de la frégate de 36 canons, la Surveillante, il attaqua et fit sauter un navire anglais de môme force el rentra Iriomphalemenl à Brest, où il ne larda pas à mourir des suites de ses blessures.

* COUENNE s f. [koua-ne] (lai. cutis, peau). Peau du cochon, suitoul lorsiiuelle a été raclée : couenne de lard. — Se dit aussi de la peau dos marsouins. — Aléd. Peau épaisse et grisâtre qui se forme sur le sang tiré des veines : couenne in/IamnKdoire. — Se dit aussi de certaines altérations locales de la peau. — »\ Pop. Nigaud, maladroit, sol :

force étant appliquée dans la direction a m le point a décrira l'arc de cercle a d. Une tangente à cet arc par n'importe quel point dans lequel la jointure a peut se mouvoir, représentera l'inclinaison ; et i» n sera la hauteur du plan par lequel est déterminé l'équilibre de forces. Le rapport de la force à la résistance, dans le cas représenté par notre figure, est ciimme m n : n m, ou comme la hauteur du plan est ii sa base; ou

p : V' : : séc. 6 — cos. b : sin. 6.

• COUDÉ, ÉE pari, passé de CocoEn. - Adjectiv. Ce qui lait le coude, ce qui a un coude : beaucoup d'outils sont cottdés ; la lige de celte pliinic est coudée.

•COUDÉE s. f. Etendue du bras depuis le coude jus(]u'au bout du doigt du milieu. Ne se dit que dans la phrase .'uivante : Avoir

SES coudées rUANCUES, LES COCofES FRANCHES,

avoir la liberté du mouvement, des bras, des

coudes. Se dit surtout en par'ant de personnes

<iui sont à table : il veut avoir ses cuuJéei

f'ratichcs. — Fig. cl fam. Avoir ses coudées ' — »\ Pop. Nigaud, maladroit, sol : ah! que

FRANCHES, n'ôtro poinl conlraiiit ni gêné dans , fcs t'0ï((.7ine.' — Se ratisser la coue.n.ne, se

ce ((u'oii veut faire. — Alesure ou longueur prise ' faire la barbe. — Un paquet de couenne, un

sur l'étendue qu'Hl y a depuis le cou le jus- gai de national. — Cu;k.n.\e de lard, brosse.

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* COUENNEUX, EUSE adj. [kona-ucû]. .Méd. Se dit du saiii.' qui est couvert de la couenne intlainniiitoire : sang coucnnnix.

COUERON [coua-ron], ancien avant-port de Nantes, cant. et à 9 kil. de Saiut-Etienne-de- Montluc (Loire-Inférieure), sur les bords de la Loire, vis-à-vis des forges d'Indret; '',947 hab.

COUESNON, rivit-requi naît dans le cantton de Dompierre-des-Landes (Mayenne), arrose le département d'Ille-et-Vilaine, qu'il sépare de celui de la Manche, et se jette dans la baie du Mont-Sainl-Michel, après un cours de 90 kil.

* COUETTE s. f. (lai. culcita). Lit de plume : cûiuitc birn pleine, bien remplie.

COUETTE s. f. (rad. coue). Petite queue : la cout'tic d'un lapin.

COUFAH ou Cufah, ville de la Turquie d'Asie, vilayet de Bagdad, sur l'Euphrate. Fondée sous le règne d'Omar, elle fut la résidence d'Ali, le quatrième calife, et, un siècle plus tard, d'Aboul-Abbas. Elle perdit son importance après la fondation de Bagdad.

COUFFÉ, petit port qui sert de débouché aux mines de Mouzcil, cant. et à 8 kil. de Ligné (Loire-lnfi'-rieure); 2,0G0 hab.

* COUFIQUE adj. (de coiifah). Philol. Se dit de l'écriture des Arabes avant le iv" siècle de l'hégire, époque à laquelle ils adoptèrent le caractère dont ils se sei'vent encore. Au temps de Mahomet, les Arabes de l'Hédjaz employaient des caractères d'une origine incertaine, assez semblables à ceux du Neschki. Le couflque ou kioulî, qui dérive probablement de Vestranghelo syrien, est grossier, épais et anguleux. Il consiste en dix-huit formes de lettres, dont huit, marquées de points diacritiques, représentent dix sons de l'arabe moderne. Dans les manuscrits, les voyelles sont souvent marquées de points rouges ou jaunes. Cette écriture fut employée jiour les manuscrits pendant environ trois siècles; sur les monnaies, les monuments sépulcraux et dans les titres des livres, pendant environ sept siècles après Mahomet. On trouve les caractères coufiques sur les monnaies de presque toutes les nations musulmanes, depuis le tenqis des Ommiyades (qui régnèrent à Damas de (itji à 7o0}", jusqu'après les émirs de Ghuzni, au xiie siècle. — Numism. Monnaies coufiques. Monnaies d'or, d'argent ou de cuivre, portant des inscriptions en écriture coufique (voir cidessus). Celles qui sont en or se nomment ilinar; celles qui sont en argent, dii-hern; celles de bronze ou de cuivre, fonts. Les plus récentes portentla figure du souverain. Les inscriptions sont en plusieurs langues, quelquefois en deux langues sur la même pièce, et même en arabe et en russe. On trouve des monnaies coufiques en Asie, en Afrique, en Espagne, en Sicile, dans le midi de l'Italie et dans l'Europe orientale, depuis la Caspienne et le Pout-Euxin jusqu'à la Baltique.

'COUGUAR s. m. Ikou-gouarl (contract. du

Couguar (Felis concolor).

brésil. cvguacu ara). Mamni. Grande espèce du genre chat, qui habite l'Amérique, et que

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l'on a|3pelle aussi puma, lion' d'Amà-ique et panthère d' Amérique. Oi\ rencontre le couguar depuis l'Etat de New -York (Etats-Unis) jusqu'à la Patagonie. Quoique bon grimpeur, il recherche les plaines herbeuses et les prairies, où il jette la terreur parmi les troupeaux. Dans les forêts de l'Amérique du Nord, il fait la chasse aux cerfs. Peu courageu.x, il se sauve devant les hommes ; mais si on le blesse, il devient furieux et redoutable.

COUHÉ, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N. de Civray (Vienne); l.S.t:') hab.

COUIC s. m. [kouik|. Onomatopée dont on se sert pour désigner le i:ri d'un petit oiseau.

COUILLON s. m. [Il mil.]. Synon. de Coïon.

COUINEMENT s. m. Cri du lièvre, du lapin, au moment où ils succombent sous la dent des chiens.

COUIZA, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S. de Limoux (Aude), au confluent de la Sais et de l'Aude; 1,010 hab. Beau pont de pierre. Château du duc de Joyeuse, transformé en filature.

'COULAGE s m. Perte, diminution des liqueurs qui s'écoulent des tonneaux : le coulage d'une pièce de vin. — Fam. Se dit de pertes provenant d'incurie et de gaspillage.

— Action de couler : le eoulage d'une lessive.

— Action de couler un métal en fusion ou toute autre substance liquide que l'un verse dans un moule. Le procédé de coulage varie suivant la substance à couler et l'objet à produire. Pour couler une statue ou un buste en plâtre, où l'on ne recherche que la perfection de la forme extérieure, il sufht de jeter une certaine quantité du mélange fluide de plâtre et d'eau dans un moule creux et de prendre une impression de la surface interne de ce moule. Pour un médaillon ou un camée, on jette le liquide dans un moule, ouvert d'un côté et d'une profondeur convenable. (Voy.

MOULR.)

* COULAMMENT adv. D'une manière coulante, aisée, (pii n'a rien de rude; se dit en parlant des discours et des ouvrages de prose et de vers.

COULANGE-LA-VINEUSE, ch. -l.de cant., arr. et à 12 kil. S. d'Auxerrr (Yonne); 1.195 hab. Vignoble renommé.

COULANGE-SUR YONNE, ch.-l. de cant., arr. et à 3:i kil. S. d'Auxerre (Yonne); 859 hab. Eglise du xvi« siècle.

COULANGES (Pierre- Philippe -Emmanuel,

MABQUis de), chansonnier, né a Paris vers Ifi.M, mort en 1716. Cousin germain et ami de M™« de Sévigné, il eut, avec cette femme spirituelle, une correspondance des plus intéressantes. Il renonça à la magistrature pour se livrer tout entier au culte de la poésie légère. Son Reeueil de C/ian.tons a été publié en 1698, 2 vol. in-12; et M. de Monmerqué a édité ses mémoires, Paris 1820, in-8° et in-12. ' COULANT, ANTE adj. Qui coule aisément : cette enere est bien coûtante. — Vin coulant, vin agréable à boire, et qui passe aisément.

— Nœud coul.*.nt, nœud d'une forme particulière qui le rend facile à dénouer. — Fig. Ce qui est fait aisément, naturellement, ce qui ne sent point le travail : style coulant; vers coulants. — Peint. Dessin coul.\nt, dessin qui procède par des courbes légères, et qui est plus facile que correct. — Fam. Etre coul.\nt EN AFFAIRES, être facile, accommodant en matière d'intérêt : ;'e l'ai trouvé très coulant.

' COULANT S. m. Diamant ou pierre précieuse que les femmes portent pour ornement à leur cou, et qui est enfilé à un cordon de soie, en sorte qu'on peu t le hausser et le baisser : cette dame avait un coulant de grand prix.

— Orfèv. et Horlog. .Anneau de fer au moyen duquel on rapproche les branches d'une tenaille, pour faire joindre le» mâchoires.

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COULE s. f. S'emploie surtout dans la phrase populaire : être a la coule, ne pas avoir de préjugés, tout savoir et tout connaître en fait de ruses; être au courant d'un métier, d'une chose. — Etre insinuant, savoir se couler entre les obstacles.

* COULE s. m. Mus. Passage d'une note à une autre, qui se fait, avec la voix ou sur un instrument, en liant ces notes par le même coup de gosier, de langue, d'archet : le coulé se marque par un trait -— . placé au-dessus des notes. — Pas de danse : faire un coulé. — Oifév. et Fond. Se dit de toulouvrage jeté en moule. — Peint. Ensemble des premières teintes d'une ébauche.

* COULE, EE, part, passé de Couler. — w Comni. Perdu, ruiné. — Etre coulé dans l'opinion DE quelqu'un, avoir perdu la contiance de quelqu'un. — Hort. (V. S.)

' COULÉE s. f. Callig. Caractère dècriture peiu-hé, dont toutes les lettres se tiennent et dont tous les jambages sont droits : écrire la coulée — Adjectiv : itne écriture coulée.

COULEMENT s. m. Mouvement d'un liquide qui suit sa pente. — Escr. Coulement d'é- PÊK, attaque qui se fait en glissant d'un bout à l'autre la lame de son épée contre celle de son adversaire.

' COULER v. n.(lat. colare. filtrer). Fluer. Se dit des choses li(iuides qui se meuvent en suivant une pente : ce ruisseau, cette fontaine coule doucement. — Cette chandelle coule, le suif fond trop vile et coule sur les côtés. — Le nez lui coule, dessérosités, des humeurs lui coulent du nez. — Faire couler le sang, être cause d'uneguerre, ou dune rixe sanglante. On dit de même, LE sang a coulé, il y a eu des personnes blessées dans cet engagement, dans celte rixe. — Fam. Les bonnes liqueurs, les BONsviNs coulentagréablement, OU lesboitavec plaisir. — Fig. Dans un sens analogue : les vers coulent de sa plume sans efforts. — (;etïe période, ce vers, etc., coule bien, il ne s'y trouve rien qui blesse l'oreille. — Fam. Cela coule de source, se dit en parlant de tout ce qu'une personne dit ou écrit d'une manière naturelle, facile, ou d'abondance, de cœur, ou conformément à son genre d'esprit, à son caractère : tout ce qu'il dit coule de source. — Circuler :

Songf, au moins, songe au sang qui coule dans les reines. VoLTiiHE. Z-.twe.

— Se dit aussi, figurément, du temps qui passe : les jours, les années, les siècles coulent insensiblement, coulent si vite. — • Se dit encore d'un tonneau, d'un vase, quand il est percé ou qu'il n'est pas bien joint, en sorte que le liquide qu'il contient fuit : ce tonneau, ce baril coule. — Cette statue a coulé, cette CLOCHE A COULÉ, elc, Se dit lorsque, dans l'opération de la fonte d'une statue, d'une cloche, etc., le métal s'est échappé par quelque fente du moiîle. — Se dit encore de la vigne lorsque le raisin qui commençait à se nouer tombe ou se dessèche : la vigne était belle, mais elle a coulé, la pluie l'a fait couler. On le dit pareillement de certains fruits, tels que les melons, les figues : les melons ont coulé.— Se dit aussi des choses solides qui glissent, qui s'échappent : l'échelle n'avait pas assez de pied, elle coula. — Couler a fond, COULER bas, ou simplement couler, se dit d'un vaisseau, d'un bâtiment qui s'enfonce dans l'eau : ce navire a coulé bas. On dit aussi,

activ., COULERA fond, COULER bas UN BATIMENT,

le submerger. — Fig. et fam. Couler quelqu'un A fond dans la DISPUTE, DANS LA DISCUS- SION, le réduire à ne savoir que répondre. — Couler quelqu'un a fond, signifie aussi ruiner son crédit, sa fortune. — Couler une matière A FOND, l'épuiser, la traiter sans rien omettre. On dit aussi. Couler a fond une affaire, l'achever complètement, de manière qu'on ne doive plus y revenir, qu'il n'en soit piusques-

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tion. — Glisser le long de quelque pho^e : il saisit la corde et se laissa coiiier jusqu'à terre. — Ce rasoir coule bien, il coupe la barbe sans causer aucune sensation désagréable, il rase doucement, légèrement. — Danse. Se dit des pas pour lesquels on glisse doucement : faites deux pas et coulez. — Activ. Couler UN PAS, le marquer légèrement. — Mus. Exécuter deux ou plusieurs noies en les liant par un même coup de gosier, de langue, d'archet ; dans ce sens, il est toujours verbe actif : de ces quatre notes, il ne faut en couler que deiuT, que trois. Signifie aussi neutralement, passer sans faire de bruit, pour éviter d'être aperçu : coulez vite le long de cette muraille. — Fig. Couler sur un fait, sur une ciRCON.sTANCE, n'en parler que légèrement et en passant : il n'a fait que couler sur cette circonstance. — V. a. Glisser adroitement, furtivement une chose en quelque endroit, ou parmi d'autres choses : en comptant de l'anjenl, il y coula quelques écusfaux.— Passer, en parlant du temps :

Un bûn mari, sa femme et deux jolis enfants, Coulaient en paix leurs jours.

FLoaiAlf.

— Passer une chose liquide au travers du linge, du drap,dusable : couhr du lait dans un couloir.

— Couler la lessive, se diten parlant del'eau chaude qu'on verse à plusieurs reprises sur le lingequi estdans un cuvier. — Jelerenmoule : couler une pièce de canon. — Couler une glace, en faire couler la matière fondue sur une table préparée pour cette opération : le secret de couler les ylaces n'était pas connu des anciens.

— Ai'chit. Couler les joints des dalles de pierre, etc., y verser du plomb fondu, pour les fermer. — v* En couler, conter des mensonges : tu nous en coules, ma mignonne. — La couler douce, vivre confortablement : tu la couleras douce avec moi. j'en réponds. ~ ' Se couler v. pr. Se faufiler : je me coulai le long de la muraille. — Se ruiner : il se coule tous les jours.

" COULEURS. f.(lat. coto'). Impression que fait sur lœil la lumière réfléchie par la surface des corps. — La couleur est la propriété des objets, quand on les distingue seulement par le sens de la vue. Les couleurs de tous les objets non lumineux dépendent de la nature de la lumière qu'ils rétlètent à l'œil ; ainsi, un objet rouge, quand on le regarde par une lumière blanche, absorbe tous les rayons lumineux excepté les rayons rouges, et un objet vert absorbe tous les rayons, excepté lesverts. Un objet lumineux possède une couleur en rapport avec la qualité de lumière produite par la chaleur ou par d'autres vibrations de l'élherluminifère contenu entre ses molécules. Ainsi, un corps contenant du sodium semble jaune quand on le chauffe jusqu'à l'incandescence; celui qui contient de lapotasse devient violet et celui qui contient du cuivre devient vert. La lumière phosphorescente est produite par des vibrations d'éther à la température ordinaire; ses rapports avec les vibrations de la chaleur ne sont pas bien connus. Les couleurs de certains objets ne dépendent pas de la lumière qu'ils rétlètent ou qu'ils émettent, mais de cellequ'ils transmettent ou réfractent. C'est ainsi que l'or, bien qu'il soit jaune à la lumière réfléchie et qu'il puisse devenir presque blanc par l'incandescence, devient vert a la lumière transmise. Des objets transparents,comme le verre, peuvent successivement émettre chacune des couleurs séparées de l'arc-en-ciel, suivant la position de l'oeil par rapport au rayon réfracté. — Phys. Couleurs complémentaires, couleurs qui se complètent réciproquement pour former le rayon lumineux ou lumière blanche : la couleur complémentaire du rouge est le vert bleuâtie; crllc de l'orange est le bleu ; celle du jaune est l'indigo ; celle du vert est le violet rougeâtre ; celle du bleu est lerouge-orange;celie de l'indigo est le jaune orange; celle du violet est

le vert pâle. Si on place un pain à cacheter rouge sur une feuille de papier blanc, et si on le regarde fixiinent pendant plusieurs secondes, lorsqu'on le change ensuite brusquement de place, il semble à l'œil qu'à sa place se trouve une tache verte ; si le pain à cacheter était de couleur orange, l'image paraîtrait bleue, la couleur suivante étant toujours complémenlaire del'aulre. Ces couleurs complémentaires sont dites subjectives. L'explication générale de ce phénomène est que la rétine, après avoir subi l'impression d'une couleur, perd graduellement sa sensibilité à celte couleur et acquiert une disposition à être affectée par son complément. — Couleur est masculin dans ces locutions elliptiques : le couleur de feu; le coxdeur de rose, de chair, de citron, etc., ce qui ala couleur du feu, delà rose, etc. : ce ruban cstd'unbeau couleur de feu. Après un substantif, ces locutions s'emploient comme une sorte d'adjectif: un ruban couleur de feu; des souliers couleur de rose. — Prov. Juger, parler d'unechose comme un aveugle des COULEURS, juf;er, parler d'une chosedonloii n'a aucune connaissance. — Fig. et fam. Voir TOUT COULEUR DE ROSE, voir tout en beau. On dit dans le même sens : tout lui parait coideur de l'ose. — Les hommes de couleur, les mulâtres, les hommes provenant du mélang(! de la race blanche et de la race noire. — Blas. Se dit des cinq couleurs, azur, gueules, sinople, sable et pourpre : couleur sur métal; métid sur couleur. — Se dit quelquefois en parlant d'étoffes et d'habits, pour désigner toute autre couleui- que le noir, le gris, le blanc : il ne porte plus le noir, il a pris un habit de couleur. — Renoncer a la couleur, ne plus porter que le noir ou d'autres couleurs peu éclatantes.— Se prend aussi particulièrement pour le teint, la couleur du visage: bonne couleur; mauvaise couleur. — Fig. et fam. Reprendre couleur, rentrer en faveur, rétablir sa fortune; se dit aussi quelquefois d'une personne qui, après une longue retraite, reparait dans le monde, àlacour,etc.— .Mteration subite qu'éprouve la couleur du visage par l'efl'et de quelque douleur ou de quelque émotion violente : il entendit son arrêt sans changer de couleur. — Rougeur qui survient au visage par qui-lque cause naturelle ou accidentelle : la couleur lui monta au visage. — P\LES couLEV-Rs. (Voy. Chlorose.) — Se dit aussi en parlant des viandes qu'on rôlit. du pain et des pâtisseries qu'on met au four, ii'jurmarquer la couleur qui.> oes chosL- doivent avoir quand elles sont i-ni os comme li faut : faites du feu clair, afin que ces \ viandes prennent couleur. — Fig. L'affaire PREND COULEUR, se dit d'une affaire dont on commence à espérer un bon résultat. — Se dit de chacune des quatre marques appelées pique, trèfle, cœuret carreau : de que lie couleur t02«'ne-(-i/?— Au lansquenet. Prentie COULEUR, entrerau jeu etcouper. — Substance dont on se sert pour donner aux objets une couleur artificielle : broyer les couleurs. — Se dit particulièrement des couleurs employées dans un tableau ou dans quelqueaulre ouvrage du même genre : appliquer, coucher les couleurs. — Peindre a pleine couleur, peindre avec un pinceau très chargé de couleur, — Couleurs AMIES, couleurs qui s'accordent bien ensemble, dont l'union produit un agréable ell'et. — Couleur locale, couleur propre à chaque objet, indépendamment de la distribution particulière de la lumière et des ombres. — Par ext. Se dit en peinture, en littérature et même en musique de la fidélité avec laquelle on représente certains détails caractéristiques d'un pays, d'une époque : daiis ce poème, dont l'action se passeen Grèce, la couleur locale n'est pas parfaitement observée. - Se [jrend quelquefois pour coloris, en parlant d'un tableau : ce tableau est d'une bonne coic- /euî-. — Grav. Cette estampe, cette gravure est d'une dellecouleur, on y reconnaît la couleur du tableau d'après lequel elle a été faite, bien

que l'artiste n'y ait employé que le noir et ses diverses teintes. — Fig. Se dit du style, des expressions considérées comme étant, pour celui qui écritouqui parle, ce que les couleurs sont pour le peintre : il peignit des plus vives couleurs la détressednns laquelle ils étaient plongés. — Se dit particulièrement du style, lorsqu'on désigne la qualité qui le distingue : son style a une couleur brillante. — Fig. Caractère particulier de certaines choses : aux yeux du mélancolique, tout revêt de sombres couleurs. — Caractère propre à telle ou telle opinion ; la couleur de ce journal est encore indécise. — Fig. Prétexte, apparence -.111' a trompé sous couleur d'amitié. — Raison apparente dont on se sert pour couvrir et pallier quelque mensonge ou quelque mauvaise action, afin de per.-uader ce qu'on désire : cela le choquera d'abord. «( vous n'y donnez quelque couleur. — »* Argot. Mensonge. Etre à la couleur, ne pas se biisser tromper, deviner un mensonge. — Soufflet :

Je bouNCule l'usurpateur.

Qui m'jippliqu:i sur la face, Comm' on dit, une couleur.

Le Gamin de Paris.

— * Couleurs s. f. pi. Livrée dont on habille les pages, cochers, laquais : ce laquais n'avait pas encore les couleurs. On dit auiourd'hui Livrée. — Porter les couleurs d'une dame, porter dans son ajustement des couleurs semblables à celles que cette dame affectionne le plus; et fig., se mettre au rang de ses adorateurs; on a dit, dans une acception analogue au premier sens, porter une écharpe aux couleurs DE sa dame, etc.

* COULEUVRE s. f. (la!, coluber). Erpét. Genre de serpents non venimeux, de moyenne ou de petite taille, à langue fourchue très extensible, renlermant une vingtaine d'espèces, dont six vivent en France. — Prov. e( fig. .avaler des couleuvres, recevoir des dégoûts, des chagrins, des mortifications qu'on est obligéde dissimuler, donton n'osese plaindre: il abienavalédescouleuvres.— Encycl. Lescouleuvres se distinguent par des os mastoïdiens détachés du crâne et se prêtant à une distention considérable delabou(die, par un occiput renflé, par uiiequeue cylindro-conique, garnie en dessous d'un double rang de plai|ues épidermiques; par 9 à 12 grandes écailles sur la tête, et par des plaques épidermiques entières sous le ventre. L'es|.iéce la plus commune, en France, est la couleuvre à collier (coluber nalrix, Liun,), qne l'on rencontre dans les prés et

Couleuvre noire {coluber cousliielor).

dans les eaux dormantes. Elle est cendrée, avec des taches noires le long des fl.incs, et trois taches blanches formant un collier sur la nuque; sa longueur moyenne est d'un mètre; elle se muirril l'insecles, de grenniiilles qu'elle prend à la naire, ou d'oisciiux ((u'elle surprend en grimpant daiis les arnre». Elle pond de quinze à quarante œufs, gros comme

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le doigt et allachps en chapelet les uns aux autres: elle dnpo^e ces œiii's dans do< trous, sur le bord de* eaux, dans le fumier ou dans les meules de foin. On manire, dans plusieurs provinces, oesci'penl, que l'on hafilisedu nom d'an^uillp de buisson ou do celui de serpent d'eau. La coiilruvre verte ut jaune {cotubcr utrovircrts'j. rf'pandue dans nos bois, est tachetée de noir et de jaune en dessus; elle est d'un jaune verdàtre en dessous ; ses écailles sont lisses; sa longueur moyenne est d'un mètre 2,T centim. La couleuvre tisse {eoluher Austriacus), longue d'environ 80 centim., est d'un roux brun, avec des marbrures de couleur d'acier en dessous, deux rangs de petites taches noirâtres le long du dos, des écailles lisses, portant chacune un petit point brun vers la pointe. La vijiériiie (colubir vipi'rinus'j, longue à peine de ^0 cenlim., est d'un gris brun, avec une suite de taches noires en zigzag le long du dos, etuneaulre suilede taches

Couleuvre des poulets (coluber eximius).

plus petites, ocellées, le long des côtés; le dessous tacheté en damier de noir et de grisâtre. Le midi de la France et l'Italie produisent la couleuvre bordelaise (coluber Girondicus), assez semblable à la vipérine; et la quatre-raics {coluber elapliis), fauve, k quatre lignes brunesou noires sur le dos, longue d'un mètre et demi à deux mètres : c'est le plus grand serpent d'Europe. Parmi les couleuvres d'Amérique, nous citerons la couleuvre noire (coluber constrictor), le black snake des Etats- Unis; et la co«(eMi'j'edijspou/t;<s(co/u6e}'ea;imius), qui fréquente les basses-cours.

•COULEUVREAU s. m.Petit de couleuvre.

* COULEUVRÉE s. f. Bot. Genre de cucurbitacées, comprenant des plantes vivaces, sarmenteuses, à feuilles palmées. La couleuvrée commune ou bryone dioîque (bryonia dioica), appelée aussi viijne blanche, navet du diable, etc., croît en abondance dans les haies qui entourent les jardins ; ses fleurs sont en grappes ; son fruit est globuleux et rouge. Sa racine, volumineuse, blanche, charnue, succulente, contient un principe amer, acre, vénéneux, et purgatif à dose modérée. — AlcooLATUHE DE R.4CINE DE COULEUVRÉE, recommandée contre la dyssenterie et l'état fébrile des maladies aiguës ; 10 à 20 gouttes par jour dans une potion.

* COULEVRINE s. f. (rad. couleuvre). Arquebus. Nom que l'on donna, vers le xV siècle, à des armes à feu, assez légères pour être portées à la main et être mises sur des affûls que l'on tournait avec facilité. — Artill. Nom que l'on donna, du xv« au xvni" siècle, à des pièces d'artillerie plus longues que les canons ordinaires.

COULEVRIIMIER s. m. Soldat qui manœuvrait la coiilevrine.

' COULIS s. m. [kou-li] (rad. couler). Cuis. Suc d'une chose consoramée à force de cuire, passé par une étaraine, par un linge : coulis d'écrevisscs.

' COULIS adj. m. N'est usité que dans cette locution. Vent coulis, vent qui passe par de pentes ouvertures, qui se glisse au travers des l'entes et des trous : il vient un vent coulis par cette porte.

' COULISSE s. f. (rad. couler). Longue rai-

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nure par laquelle on fait glisser, aller et revenir un clià'^sis, une fenêtre, une porte de bois. — Volet qui va et vient dans ces rainures, et dont on se sert pour fermer. — Fig. et fa m. Faire les yeux en coulisse, faire les yeux doux on regardant decûté. — Elliptiq., dans le même sens, regarder en coulisse. — Typogr. Coulisse DE GALÉE, ou Simplement Coulisse, petite planche très plate qui sert à faire couler sur le marbre les pages trop grandes pour être enlevées avec les doigts. — Théât. Châssis mobile de toile qui forme la décoration des deux côtés de la scène : la première, la seconde coulisse. — Intervalle qui est entre les coulisses ; ce jeune homme cit toujours dans les coulisses. — Se dit quelquefois en parlant des acteurs et de ceux qui vont habituellement dans les coulisses : langage de coulisses; intrigue de coulisses. — Partie d'un vêtement ou d'une autre chose faile d'étolfe, qui se serre et se desserre au moyen d'un ruban, d'un cordon, passé dans un rempli '.passer un lacet dans une coulisse.— Bourse. Réunion de coulissiers. Partie voisine duparquetdes agents de change, où se réunissent les courtiers et les coulissiers. Quoiiiue la loi ne reconnaisse pas la coulisse, il s'il fait cependant tout autant d'afTaires qu'au parquet, parce que le droit de courtage y est moins élevé qu'au parquet, ,'j p. di)6, et qu'on y traite dosalfaires, même en dehors di^s heures de Bourse et pendant les jours fériés.

COULISSEAU s. m. Pelile coulisse.

' COULISSIER s. m. Bourse. Celui qui fait des allaires à la Bourse, hors du parquet des agentsde change, après ou avant l'heure des négociations sur les efi'els publics. Un arrêt de la cour de cassation du 2S février 1881 a déclaré nulles les négociations d'elfets publics faites par les coulissiers, qui, de plus, n'ont pas d'action en justice pour les remboursements des sommes par eux avancées à leurs clients, à raison d'opérations de Bourse par eux seuls pratiquées.

COULISSIER, 1ÈRE adj. Bourse. Qui a rapport à la l'oulisse : spéndationcoulissière.

COULMIER(Le), Columbarensis Ager. ancien pays de Bourgogne, dont le lieu principal était Coulmier-le-Sec, canton de Châtillonsur-Seine (Côte-d'Or).

COULMIERS, village du départementdu Loiret, cant. et à 12 kil. de Meung-sur-Loire, 21 kil. 0. d'Orléans; H'i-J. hab. Le 9 nov. t870, les troupes bavaroises du général Von der Tann, attaquées par l'armée de la Loire, sous les ordres ded'Aurelle dePaladines, y subirent un grave échec et laissèrent 2,000 prisonniers entre les mains des Français. A la suite de cette défaite, les Allemands évacuèrent Orléans.

* COULOIRS. m. Ecuelle m-dinairement faite de bois, qui a, au lieu de fond, une pièce de linge par où on coule le lait en le tirant. — Passage de dégagement d'un appartement à un autre. — Se dit également, dans les salles de spectacle, des passages pratiqués derrière les loges : se promener dans les couloirs. — Anat. Conduit par lequel s'écoulent certaines humeurs : les couloirs de la bile.

* COULOIRE s. f. Vaisseau propre à laisser passer, à faire égoutter la partie la plus liquide ou le suc de quelque substance qu'on veut en séparer : couloire d'apothicaire; couloire de pressoir.

COULOMB s. m. (de Coulomb, n. pr.). Nom donné |iar les électriciens à la quantité d'électricité qu'un ampère donne en une seconde. (Voy. Electricité, Ampère, etc.)

COULOMB (Charles-Augustin de), célèbre physicien, né à Angoulème en 173t), mort en I8Ô6. Officier du génie, il contruisit le fort Bourbon, à la Martinique. Il inventaensuitela balance de torsion, pour démontrer que les attractions et les répulsions magnétiques va-

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rient en raison inverse du carré des distances, expérience qui s'applique également aux attractions et aux répulsions électriques. Ses travaux sont consignés dans les Mémoires de l'Académie des sciences. 11 a laissé des Recherches srir les moyens d'exécuter sous l'eau les travaux hyilrauliques, 1779, in-8».

COULOMB Saint-), village du cant.de Cancale (llle-et-Vilaiiie); 2,uuo h. Ruines du château de Plessis-Bertrand. bâti au xiii« siècle par la famille de duGuesclinet rebâtien 1757.

COULOMMIERS,ch.-l.d'arr.(Seine-et-Marne), à 47 kil. iN -E. de Melun, sur le Grand-.VIorin; 'i.nî! hab. Tanneries, mégisseries im[mrtantes, papeteries, grains, laine, cuirs, bestiaux, fromages de Brie. Ancienne châtellenie, érigée on duché-pairie par Louis .XIV, en faveur de Henri d'Orléans, duc de Longueville (tOoO). Lat. iS», 48' :i2" N. Long. 0" 44' 50" E.

COULONGES-SUR-L'AUTIZE, ch. -l.de cant., arr. et à 2.J kil N.-O, de Mort i Deux-Sèvres); à 4 kil. de l'Autize; 2,367 hab. Bois de charpente, merrain, vins, laines. Château construit en '|.s;i4; belle halle aux blés.

* COULPE s. f. [konl-pe] (lat. culpa, faute). Faute, pérhé. N'est usité que dans les matières de religion, et signifie, la souillure, la tache du péché qui prive le pécheur de la grâce de Dieu. — Prov. Dire sa coulpe de quelque chose, en faire l'aveu et en témoigner son regret.

* COULURE s. f. Grain, grappe qui tombe ou se dessèche quand le raisin commence à se nouer : la vigne est sauvée de la gelée, il n'y a plus que la coulure à craindre. — Portion du mêlai qui s'échap[ie du moule où la fonte est |plée. - Horlic. (V. S.J

COUMASSIE ou Koomassie, cap. de l'Achaiiti (Afrique occidentale), à IbO kil. N.-O. de Cap CoastCastle ; population (avant sa destruction par les Anglais en 1874), environ IS.diMi hab. Lat. N.' 6" 3>' ; long 0. 4° 10'. C'était une grande cité, ayant la forme d'un rectangle et d'un périmètre de .S kil., avec des rues larges, droites, propres, bordées de pittoresques maisons à vérandas. Au centre s'élevait le palais du roi, plusieurs édifices publics, le harem, le mausolée, l'arsenal et le magasin militaire. La résidence privée du monarque se composait d'une solide construction en pierres de taille et à 2 étages. Cette V Me, ;qui datait du commencement du xviiie siècle, ayant été prise par les Anglais le 4 févr. tS74, fut d'abord pillée à fond et ensuite incendiée jusqu'àla dernière de ses maisons. Les nègres l'ont rebâtie.

COUNCIL Bluffs, ville del'Iowa (Etats-Unis), sur la rive orientale du Missouri; à 743 kil. S.-O. de Chicago ; 21,474 hab.

* COUP s. m. [kou]. Impression que fait un corps sur un autre en le frappant, le perçant, le divisant, etc. — Mar. Coup de talon, choc qu'éprouve un navire en passant sur un écueil. — Coup de canon, de fusil, de pistolet, etc., le coup que frappe le boulet, la balle, le plomb, etc., lancé par un canon, un fusil. — Coup de foudre, coup de tonnerre, l'action de la foudre sur les corps qu'elle frappe en tombant du ciel. — Fig. Ce fut un coup de

MASSUE, UN COUP DE FOUDRE, UN COUP DE TON- NERRE POUR LUI, se dit d'un événement imprévu et fâcheux qui a frappé quelqu'un tout à coup : cette nouvelle a été pour lui un coup de foudre, un coup de massue. On dit quelquefois aans le même sens .• il a eu un coup de massue sur la tête. — Iron II a été le plus fort, il a porté les coups, se dit d'un homme qui a été battu par un autre. — Faire le coup de POING. Se battre à coups de poing avec quelqu'un. — Coup de poi.ng. espèce de pistolet fort petit. »■» Arme contondante pccée de manière à laisser s'encastrer les doiiits de la main, et garnie à sa partie extérieure d'un fort bourrelet en fer. — Pathol. Coop de

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FOUET, rupture de fibres musculaires, ou de muscles minces, qui survient à la jambe pr.r suite d'un effort. — Fig. Coup de fouet, action d'animer, de presser. — Coup de boutoir. (Voy. Boutoir.) — Coup deghace, le dernier coup que l'exécuteur donnait sur l'estomac à un homme roué vif, afin de terminer ses souffrances. On le dit tiguréraent de ce qui achève de perdre, de ruiner quelqu'un : cet événement fut son coup de grâce. — F.\ire d'une pierre deux COUPS, venir à bout de deux choses par un seul moyen, profiter de la même occasion pour terminer deux affaires. — Frapper les GRANDS COUPS DANS UNE AFFAIRE, employer les moyens sûrs et décisifs. — Sans coup férir, sans se battre, sans en venir aux mains : on a pris cette place sans coup férir. Signifie aussi, fig. et fam.,sanséprouver de résistance : il en est venu à bout sans coup férir. — C'est un

COUP DANS l'eau, UN COUP d'ÉPÉE DANS l'eAU, Se

dit d'un effort inutile, d'une tentative qui n'a point de suite, d'effet. — Avoir un coup de H.ACHE A LA TÈTE, OU simplement, avoir un

COUP DEBACHE, UNPETITCOUP DE H.4.CHE, être Un

peu fou. On dit de même, un coup de marteau.

— Coup de bec, coup de dent, coup de l.^ngue, médisance , raillerie piquante , etc. : cet homme est dangereux, est d'un commerce désagréable, il donne toujours des coups de bec, des coups de dent, des coups de langue. On dit aussi : donner un coup de patte, des coups de patte a quelqu'un. Lâcher avec finesse quelque trait vif et malin contre quelqu'un, soit en sa présence, soit en son absence. — Casser le nez a coups d'encensoir, donner en face des louanges outrées qui font voir qu'on se moque de celui qu'on loue; ou donner des louanges grossières qui blessent plus qu'elles ne flattent. • — Tr.aduire a coups de dictionnaire, se dit de ceux qui, peu familiarisés avec une langue, sont obligés, pour la traduire, d'avoir fréquemment recours au dictionnaire. On le dit quelquefois par dénigrement d'un mauvais traducteur : il a fait sa traduction à coiips de dictionnaire. — Le coup de pied de l'ane, l'insulte qu'adresse un homme lâche ou faible à celui dont il n'a plus à redouter le pouvoir ou la force. — Escr. Coup fourré, se dit quand chacun des deux hommes qui se battent donne un coup et en reçoit un autre en même temps. On le dit, figurément, des mauvais offices que deux personnes se rendent mutuellement et en même temps : ils ont fait un coup fourré. — Porter un coup fourré, rendre eu secret un mauvais office à quelqu'un. — Rabattre les coups, adoucir, apaiser des gens aigris les uns contre les autres : il entra comme ils se querellaient, et il rabattit bien des coups. Cela se dit aussi en parlant des bons offices qu'on rend, auprès d'un homme puissant, à quelqu'un contre qui il était prévenu : le ministre était fort in'ité contre lui, et on a eu beaucoup de peine à rabattre les coups. — Fig. Juger des coups, rester spectateur d'une lutte, d'un débat. — Prov. et par allusion au duel où Jarnac tua la Châtaigneraie en lui portant un coup imprévu : Donner a quelqu'un un coup de jarnac, le coup DE jarnac, lui faire un mauvais tour auquel il ne s'attendait pas, et qui le met en très mauvais état, qui le ruine, qui détruit sa fortune. Cela se dit toujours en mauvaise part. — Se prend aussi pour la marque des coups qu'on a reçus : il est tout couvert, tout percé de coups.

— Coup orbe. (Voy. Orbe). — Coup de feu, blessure que fait le coup d'une arme à feu. — Fig. Se dit en parlant des choses qui nuisent, qui causent un sentiment pénible : il supporte les coups du sort, du destin, de la fortune avec une noble résignation.

L»; bon prélat qui gil sous celtt; picrn: Aima le jeu plus qu'homme de la tcrrnr, Quand il mourui, il n'avait pas un liard ; F.t comme perdre était chez lui coutume, S'il A gagne paradis, on présume Que c'est un grand coup de hasard.

De Li MoHxori.

On dit de même, Porter coup, en parlant de ce qui nuit : stS plaisanteries portent coup. — Porter coup, se dit aussi de certaines choses qui font une grande impression ou qui tirent à conséquence : telle est la considération dont il jouit, qî(c tout ce qu'il dit porte coup. — Se dit quelquefois de la charge d'une arme à feu : les soldats avaient chacun dix coups à tirer. — Se dit encore de la décharge et du bruit que font les armes à feu lorsqu'on les tire : tirer des coups de canon, de fusil. — Coup de part.\nce, coup de canon qu'on tire quand une flotte ou un vaisseau part : à la pointe du jour, on tira le coup de partance. Se dit quelquefois, par extension, d'un signal de départ, dans d'autres occasions. — Tirer a coup perdu, a coups perdus, tirer au hasard, ou tirer hors de portée. — Fusil a deux coups, fusil de chasse à double canon et à double batterie, avec lequel on peut tirer deux coups de suite, sans être obligé de recharger. — Faire LE coup de fusil, tirer des coups de fusil. Se dit seulement des soldats qui tirent sur l'ennemi, et surtout de ceux qui vont en tirailleurs. — Chasse. Coup double, coup qui lue deux pièces de gibier. — Fig. Faire coup DOUBLE, obtenir deux résultats, deux succès par un seul ell'ort. — Coup de tonnerre, bruit qui accompagne ou suit un éclair : quelques coups de tonnerre se faisaient entendre. — Fam. et ironiq. Il est secret comme un coup de canon, comme un coup DE TONNERRE, SC dit d'un

homme qui divulgue les choses qu'on lui confie. — Se dit égalementdu son que rendent certains corps lorsqu'ils viennent à être frappés : un coup de cloche. — Au coup de minuit, DE midi, de TROIS HEURES, ctc, au moment où minuit, où midi, OÙ trois heures, etc., sonnent. — Fam. N'ÊTRE pas sujet au coup de cloche, au coup de marteau, être libre et maître de son temps. — Se dit encore de l'action rapide et momentanée de certaines choses : lier plusieurs notes d'un seul coup d'archet, de gosier, de langue. — Se dit, par ext., en parlant de ce qu'on fait rapidement, légèrement, ou sans y apporter le même soin que de coutume : il n'y a plus qu'un coup de pinceau à donner à ce tableau pour le terminer. — Fig. Coup de pinceau, se dit en parlant des descriptions, des peintures qui se font dans les poèmes, dans les romans. — Coup de filet, le jet du filet dans l'eau, pour prendre du poisson : il a jms tout ce poisson-là d'un coup de filet. — Prendre plusieurs voleurs , plusieurs ennemis , etc., d'un seul coup de filet, envelopper et prendre plusieurs voleurs, etc., à la fois. On dit dans un sens analogue, voila un beau coup de filet. Cette d'rnière phrase s'emploie aussi lorsqu'on parle de quelque gain, de quelque profit considérable fait d'un seul coup. — Coup de ch.apeau, salutation qu'on fait en ôtant son chapeau : cela ne vous coûtera qu'un coup de chapeau. — Donner un coup de pied jusqu'à tel endroit, aller jusqu'à cet endroit. Cela ne se dit guère qu'en parlant d'un endroit peu éloigne : donnez un coup de pied jusque-là. On dit de même : il n'y a qu'un cottp de pied d'ici à tel endroit. — ■ Mécan. Coup de PISTON, la course entière accomplie par un piston dans un corps de pompe pour se rendre d'une extrémité à l'autre. — Typogr. Coup du BARREAU, action qui fait presser la vis sur la grenouille, dans les presses à bras. — Fil;. Coup de main, en termes de guerre, expédition, attaque faite à l'improviste, sans le matériel cl les précautions nécessaires pour attaquer en règle : cette place 7ie craint point les coups de main, elle est à l'abri d'un coup de main. — Coup de main, se dit aussi de toute entreprise hardie dont l'exécution est prompte: faire un coup de main.— Fam. Donner un coup DE MAIN A quelqu'un, lui aidi;r. — Donner un COUP d'épaule, aider à quelque chose, venirau secours de i(uelqu'un. — Donner un coup de COLLIER, faire un nouvel ell'ort pour réussir dansquelque entreprise. — i'.oiv o'œil, rej-'ard

prompt et de peu de durée : jeter un coup d'œil sur quelqu'un, sur quelque chose. — Coup d'œil, se dit aussi de l'aptitude à saisir à la simple vue, avec précision et de manière à s'en former une idée exacte, la figure, les proportions et le caractère des objets : le coup d'œil est une qualité essentielle au peintre, au sculpteur, à l'architecte. — Fig. Avoir un coup d'œil excellent, voir promptemenl le parti qu'on doit prendre dans une circonstance inopinée ; et, en général, discerner rapidement ce qu'il y a d'important, d'intéressant dans les affaires. On dit à peu près dans le même sens, AVOIR LE COUP d'œil juste, sur, pénétrant, etc. ; et absolument, avoir du coup d'œil. — Coup d'œil, se dit encore de la vue d'un paysage, de l'aspect d'un édifice, d'une assemblée : le coup d'œil est charmant. — Le premier coup d'œil, le premier aspect d'une personne ou d'une chose : au premier coup d'œil sa figure déplaît. — Coup de sang, épanchement qui se fait dans le cerveau par la rupture subite de quelques vaisseaux sanguins : il est mort d'un coup de sang. (Voy. Apoplexie et Congestion cérébrale.) — Coup DE soleil, impression violente et quelquefois mortelle, que le soleil fait en certaines circonstances sur ceux qui s'y trouvent exposés : ilareçu un coup de soleil. — Coup d'air, fiuxion ou douleur qui vient de ce qu'on s'est exposé à un courant d'air. — Cuis. Coup de feu, l'action d'animer le feu pour donner aux mets le dernier, le juste degré de cuisson : manquer son coup de feu. — Etre dans le coup de feu, être dans toute l'ardeur du travail. — Se dit quelquefois d'un mouvement impétueux, comme du vent qui souffle sur la mer, d'une tempête : coupi de vent. — Se dit encore de certaines manières de jouer, et de certaines chances du jeu. Ainsi on dit, à la paume : coup d' arriére-main; couper un coup. Et à tous les jeux : jouer, parier à coup sûr. — Coup de DÉS, se dit de toute combinaison que les dés peuvent présenter : il a fait un beau coup de dés. — Fig. C'est un coup de dés ou de dé, c'est une affaire où le hasard aura beaucoup d'influence. — Rompre le coup, arrêter, détourner une chance des dés, en les empêchant de rouler librement : je vous romps ce coup-là. Fig. Empêcher le succès d'une entreprise, l'exécution d'un pro^el : j'allais réussir, quand il a secrètement rompu lu coup. — Au trictrat, Coup et dés, se dit pour- faire entendre que la primauté appartiendra à celui qui amènera le dé le plus fort. — Au billard. Coup du roi, se dit lorsque la bille sur laquelle on joue est placée derrière la blouse du milieu près de la bande, et qu'on va frapper de sa bille la bande du haut, de manière qu'en revenant elle pousse l'autre dans la blouse. — Le coup

VAUT LA BALLE, LE COUP VAUT l'aRGENT, SC dit

en parlant d'une chose qui vaut bien la peine qu'on a prise à la faire. — Tout coup vaille, quelque chose qui arrive. (Voy. à la fin de l'article Valoir.) — Coup de partie, ce qui décide du succès d'une atfaire : c'est pour nous un coup de partie. — Coup de fortune, coup

DE BONHEUR, COUP DE MALHEUR, COUP d'aVEN-

ture, COUP DE HASARD, événement extraordinaire et imprévu. — Coup de théâtre, événement imprévu, quoique préparé, qui arrive dans une pièce : les reconimissances sont des coups de théâtre. — Faire un mauvais coup, commettre un méfait, un crime : — Fam. Faire son coup, manquer son coup, réussir ou ne pas réussir dans son entreprise, exécuter ou ne pas exécuter son dessein. Ces phrases s'emploient ordinairement en mauvaise part. — Faire un coup de tête, faire étourdiment et sans réflexion une chose hardie ; et, faire des coups de tête, faire des étourderics. — Faire UN COUP de sa tête, se déterminer de soimême, sans avoir pris conseil de personne : il a fait ce coup-là de sa tête. Cela signifie aussi, faire une fausse démarche, faute d'avoir ' pris conseil, — Coup monté, coup préparé à l'a-

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vaiice, prémédité. — Coup u'essai, la première action, le premier ouvrage par lequel on donne des marques de ce qu'on est capable de faire. Coup dk maître, action, ouvrage par lequel on fait preuve d'une grande habileté : son coup d'essai fut un coup de maitrc.

Mes pareils à deux fois ne se font point connaître, Et poui" leurs coups d'essai veulent des coups de maître. Corneille. Le Cid. Acte II.

— Coup d'éclat, action, démarche qui doit (;auser beaucoup de bruit : faire un coup d'éclat.— Coup ii'Etat, mesure extraordinaire, et presque toujours violente, à laquelle un g-ouvernement a recours, lorsque la sûreté de l'Elat lui parait compromise. Le coup d'iitat, c'est la révolution faite d'en haut; c'est l'insurrection d'un homme au pouvoir contre certaines autorités légales qui lui portent ombrage. Les principaux coups d'Etat de l'histoire contemporaine sont ceux du Dix-huit brumaire an 'VIIL (Voy. Brumaiee), du Deux décembre 18'J1 et du Seize mai 1877. En Espagne, les coups d'Etat se nomment pronunciamentos. — Coup d'Etat, signifie aussi, une action (jui décide de quelque cliose d'important pour le bien de l'Etat : le gain de cette bataille fat un coup d'Etat. — Coup d'autorité, usage extraordinaire qu'une personne fait de son autorité envers ceux qui lui opposent de la résistance : faire un coup d'autorité. — Coup du ciel, coup d'en haut, coup de la Providence, événement merveilleux auquel on ne devait pas naturellement s'attendre. — Signifie aussi, fois : un coup, deux coups, trois coups. — Se dit particulièrement do la quantité de vin, de liqueur, etc., que l'on boit en une fois : boire tm coup, deux coups. — Le COUP du milieu, la liqueur, ou le vin de lii[ueur qui se boit quelquefois entre les deux services. — Le coup de l'étrier, celui que boit un cavalier prêt à partir. — »v Hippiatr. Coup de lance, cavité naturelle qui se présente quelquefois sur les chevaux de race aux parties inférieures et latérales de l'encolure.

— Jargon. Coup, secret, procédé particulier : il a le coup, pour dii'e : il a le dernier mot du savoir-faire. — Ne p.is se donner de coups de pieu, se faire des compliments. — Coup de pied de Vénus, maladie vénérienne. — Coup DE soleil, légère ivresse, par allusion à la similitude de couleur que le vin et le soleil donnent au visage. — Argot. Coup de vague, vol à l'aventure, sans préméditation : pousser un coup de vague. — Coup de fourchette, coup très dangereux, dont font usage les voyoux. Il se donne en frappantlesyeus de son adversaire avec deux doigts écartés en forme de V. — Donner le Coup de pouce, vendre à faux poids en dorrtiant rapidement un coup de pouce sur la balance qui porte la marchandise. — Coup dur, événement fâcheux et imprévu. Au billard, se dit d'un carambolage en arrière lorsqu'une bille est collée sous bande. — Montage de coup, mensonge préparé : c'est un montage de coup. On dit également : MONTER le coup, MONTEUR DE COUP. —

Coup du médecin, vin pur qu'on boit après le potage. — Coup de torchon, duel au sabre, en terme de régiment :se flanquer un coup de torchon. — Coup d'acré, extrême-onction, dans l'argotdes voleurs. — Le coupde, l'heure, l'instant de : te coup de l'absinthe. — Coup du lapin, premières atteintes de la vieillesse. — Coup de foudre, dans le langage de l'amour, signifie l'impression violente et passionnée que produit la vue de certaines personnes : à la vue d'Hippolyte, Phèdre fut frappée d'un coup de foudre. — Tout à coup loc. adv. Soudainement, en un moment : cette maison est tombée tout à coup. — Tout d'un coup loc. adv. Tout en une fois : // \iagna mille éeus tout d'un coup. — A coup sur loc. adv. Immanquablement , infaiilililenienl : vous me trouverez à coup sur. - Coup sur coup loc. adv. Iramédialement l'un après l'autre : il lui

a envoyé deux courriers luup sur coup. — Après coup loc. adv. Trop tard, après qu'une cliose est arrivée, est faite : vous voulez produire des pièces quand votre procèii est jugé ; c'est venir après coup. — A tous coups loc. adv. et fam. A tous propos, à tous niunieuts, souvent : (/ vient à tous coups me quereller. — Pour le coup loc. adv. Pour cette fois-ci :pour le coup, il ne m'échappera pas. On dit de même: c'est as.icz, pour ce coup, pour un coup. — Encore un coup adv. Encore une fois. S'emploie principalement lorsqu'on répète avec vivacité ce qu'on a ièyl dit : encore un coup, je vous dis que celane m'est pas possible. — Législ. « Les coups ou blessures, lorsqu'ils sont donnés nu causés involontairenicnt et par maladresse ou par défaut de précaution, entraînent, pour le coupable, un emprisonnement de six jours à deux mois et une amende de 10 à 400 fr., à moins qu'il n'en soit résulté un homicide. (Voy. ce mot.) Lorsque les coups ou blessures ont été donnés volontairement, la peine est plus ou moins forte, selon qu'il y a eu ou non préméditation et guet-apens, selon qu'il ont causé la mort, alors qu'il y avait intention de la donner, ou qu'ils ont occasionné ou non, soit une maladie, soit une incapacité de travail do plus de vingt jours, ou qu'ils ont été suivis ou non de mulilalion, amputation ou privation d'un membre, de perte d'un œil, de cécité complète, ou d'une autre infirmité permanente ; selon que les coups ont été portés ou non au père, à la mère ou à un ascendant du coupable, ou bien à des magistrats, fonctionnaires ou agents de la force publique. Les coups et blessures sont excusables, bien qu'ils aient été donnés sans nécessité, s'ilsont été provoqués par des coups ou violences graves, par l'escalade ou l'ell'raction des clôtures, d'une habitation pendant le jour ; et alorslapeine est réduite. Enfin, il n'y a pas de délit et par suite aucune peine, lorsque les coups et blessures étaient ordonnés par la loi et commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d'autrui, notammenllorsque les coups ont été portés en repoussant pendant la nuit l'escalade ou l'etïraction des clôtures d'une maison ou d'un appartement habité, en se défendant contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence. (C. pén. 228, 233, 309 à 313, 319 à 322, 327 à 329). Dans tous les cas où il y a culpabilité, ou même simplement négligence, imprudence, défaut de précaution ou inobservation de règlements, les coups et blessures peuvent donner lieu à des réparations civiles auxquelles sont obligés les auteurs des coups et les personnes qui ont la responsabilité de ces auteurs (C. civ. 13S2 et s.). .. (Ch. y.)

• COUPABLE adj. (laf. culpabilis; de culpa, faute). Qui a commis quelque faute, quelque crime : on l'accuse de ce crime, de cette faute, et il en est coupable. — Se dit aussi des choses qui rendent coupable, ou qui appartiennent à une personne coupable : pensée coupable. — S'emploie souvent comme substantif, mais seulement en parlant des personnes : la justice atteindra les coupables. — Se dit quelquefois, fam. et en plaisantant, de celui qui a fait une chose et qui cherche à cacher qu'il en est l'auteur : vous désiriez connaitre l'auteur de cet ouvrage : voici le coupable, vous voyez le coupable.

COUPABLEMENT adv. D'une manière coupable.

* COUPAGE s. m. Action de mêler une liqueur avec une autre liqueur moins forte : le coupage des vins du .Midi par des vins plus légers.

- COUPANT, ANTE adj. Qui coupe : ce couteau rr'est pas assez coupant. — Substantiv. Le

COUPANT d'un sabre.

" COUPE s. f. Action de couper : la coupe des blés; la eoupc des cheveux. — Cette étoite

EST DURE A LA COUPE, elle résistc aux ciseaux, et, en la coupant, on s'aperçoit qu'elle est dure.— Se dit particul. de l'action de couper un bois sur pied : la coupe des bois. — Se dit également du bois destiné à être coupé: il y a tant d'arpjents à la coupe de cette année. — Coupe sombre, opération qui consiste à couper çàet là les plus forts arbres d'un massif d'une forêt. — Mettre des bois en coupe réglée, en couper tous les ans un certain nombre d'hectares, à un certain âge, de sorte que les coupes différentes se succèdent les unes aux autres.— Fig. Coupe réglée, prélèvement régulier fait sur un peuple, sur un individu : cet homme demande toujours des services d'argent, il vous met en coupe réglée. — Se dit aussi en parlant de certains fruits que l'on coupe, que l'on ouvre pour voir s'ils sont bons : il m'a vendu ce melon à la coupe. — Dans le même sens en parlant des monnaies : on n'a reconnu la fausseté de cette monnaie qu'à la coupe. — Endroit par où une chose a été coupée : ce drap est beau à la coupe. — Archit. et Charp. Représentation d'un édifice, d'un vai.sseau, etc., qu'on suppose coupé verticalement dans le sens de sa longueur ou de sa largeur, ou niénie horizontalement, pour en montrer les détails intérieurs et les dimensions ; coupe perpendiculaire. — Façon dont on taille l'étotfe, le cuir, etc., pour l'employer ; cet habit, ce pantalon ne va pas bien, la faute en vient de la coupe. — Art, manière de tailler les pierres qui entrent dans la construction des édifices : il entend bien la coupe des pierres. On le dit aussi de l'action même de tailler des pierres: /(( coupe de ces pierres est difficile. — La coupe d'un cintre, d'un dôme, la coupe d'une platerande, d'un escalier, l'inclinaison des joints, des voussoirs d'un arc. On dit dans ce sens,

DuNNER plus OU MOINS DE COUPE A UNE PL.\TE-

UANDE. — Fig. La coupe d'un ouvrage, d'une PIÈCE DE thé.\tre, la manière dont les parties en sont distribuées : la coupe en cinq actes est la meilleure pour une tragédie. — Fig. La coupe DES VERS, DES PHRASES, la maniéré dont les repos sont ménagés dans les vers, dans les phrases. — La coupe du style, la manière de composer le discours de phrases plus ou moins longues, suivant la nature des idées: la coupe de ses vers est heureuse. — Jeux de cartes. Séparation qu'un des joueurs fait d'un jeu de cartes en deux parties, après que celui qui donne a mêlé : il a la coupe malheureuse. — Faire sauter la coupe, rétablir avec dextérité un jeu de cartes dans l'état où il était avant qu'on eût coupé. — Cet homme est heureux a LA COUPE, manière adoucie de dire qu'un

homme est soupçonné de tricher au jeu.

Etre sous la coupe de quelqu'un, être le premier en cartes, et ouvrir le jeu immédiatement après la coupe et la distribution des cartes. — Etre, se trouver sous la coupe de quelqu'un, être dans sa dépendance, et exposé aux ell'ets de son ressentiment : s'il tombe jamais sous ma coupe... — Se dit encore d'une manière de nager par laquelle on fend l'eau rapidement, en portant alternativement et avec force ebaque bras en avant et en le ramenant en arrière le long du corps : nager à la coupe.

' COUPE s. f. (lat. cupa). Tasse, sorte do vase ordinairement plus large que profond : coupe d'argent. — Se dit, en poésie, de toute espèce de vase à boire : remplir sa coupe d'un vin frais. — S'emploie aussi dans plusieurs plirases figurées, telles que : boire à la coupe du plaisir.

Je saisis du plaisir la coupe enchanteresse.

Ducis. L'Amitié.

Sexe enchanteur, tu ris de ma tendresse, Quand je veux boire à la coupe d'amour.

J. LiGARDE. La Coupe d'amour, romance.

— Boire la coupe jusqu'à la lie, soulfrir une humiliation complète, une douleur longue et cruelle, un m.illieur dans toute son étendue

COUP

On dit plus ordinairement ; boibb le calice jusqu'à la lie. — Aicliit. Coupe de fontaine, pelil bassin de marbre ou de pierre posé sui' un baiiislre ou sur un piédouclie, pour recevoir Teau d'un jel. — Dof-'iu. Coiuniuuion sous l'espèce du vin : les Iniques avaient autrefois l'usage de la coupe. — Asiron. Nom d'une conslellation de l'Iiémisplière méridional. - La Coupe du roi de Thulé,opéraL'u3acles et 4 tableHux. re|iréscnleà Paris (Opéra), le 10 janvier 187;; livret de Louis Galiel et Edouard Blau, musique d'Eufiène Diaz. — La Coupe enchantée, comédie de La Fontaine, représentée le 16 juillet 1688 à la Comédie-Française, et tirée de l'Ariosle, qui lui-même en avait puisé l'idée dans te Court mantel, faliliau de nos vieux conteurs. — La Coupe et les Lèvres, drame en ••) actes, qui fait |)arlic du Spectacle dans un fauteuil d'AII'red de Musset. Cette pièce, quoique mal construite et invraisem- Dlable, respire une grande force et porte le cacbet d'originalité de son auteur.

* COUPÉ. ÉE part, passé de Couper. — Pan COUPE, suiface qui remplace l'angle à la rencontre de deux pans de mur. — Pays coupé, pays traversé de fossés, de canaux et de rivières. — Style coupé, style dont les phrases sont courtes et peu liées. - Cktte strophe,

CETTE STAN'CE EST BIEN. EST MAL COUPÉE, leS Pe-

pos y sont bien, y sont mal observés. On dit de même : cette phrase est bien, est mal COUPÉE. — Blas. Coupé, parti, tranché, etc.

* COUPÉ s. m. Pas de danse, mouvement de celui qui, en dansant, se jette sur un pied et passe l'autre devant ou derrière.

* COUPÉ s. m. Voilure dont la caisse n'a qu'un lond : un joli coupé. — Adjecliv. Un CARROSSE coupé. — Pallie en forme de coupé qui est sur le devant des diligences, des grandes voitures publiques de voyage, de certains wagons de chemin de fer : prendre une place dans le cou/jé. — Escr. Dégagé qui se porte en levant l'épée par-dessus le fer de son adversaire.

* COUPEAU s. m. Sommet, cime d'une montafine : il était sur le coupeau d'une montagne (vieux.)

COUPE-BOURSE s. m. Voleur à la tire. —

Au plui. Des CoUPE-BOURSE.

COUPE-CHOUX s. m. Epée-poignard que portent les soldats d'infanterie et qui s'adapte a l'extrémité du canon du fusil. — Plur. Des Coupe-choux.

COUPE-CIGARES s. m. Instrument qui sert à couper l'extrémité des cigares : des coupecigares.

COUPE-CORS s. m. Instrument qui sert à couper des cors : des coupe-cors.

COUPE-CUL s. m. Nom qu'on donnait autrefois au jeu aujourd'hui appelé ; Coupe-

CORGE.

COUPÉE s. f. Section àrarrière du pont d'un navire faite pour avoir une chambre plus élevée que les autres : le commandant se tenait prés de la coupée.

COUPE- FEUILLES s. m. Instrument cmplové dans li;s m.ignaneries [lour couper les feuilles de mûrier : des coupe-feuilles.

COUPE-FICELLE s. m. Nom donné ironiquement aux artificiers par les artilleurs ; des coupc-Jv:elle Conpe-l-'Ue. (V. S.)

COUPE-FOIN s. m. Agric. Instrument qui sert a entamer verticalement les meules de foin, au fur et à mesure de la consommation: des coupe- foin.

COUPE-GAZON s. m. Hortic. Instrument pour couper le bord des gazons quand on aligne les allées: des coupe-gazon.

* COUPE-GORGE s. m. Endroit où l'on court risque d'être volé, d'être assassiné, et parlicu-

COUP

lièrement lieu écarté où se tiennent ordinairement les voleurs : ne passez pas dans ce bois, c'est un vrai coupe-gorge; des coupe-gorge. — Toute sorte d'endroils où il se commet ordinairement quelque injustice ou quelque friponnerie : ce cabaret e.st un vrai coupe-gorge. — Au lansquenet, se dit quand celui qui tient les cartes amène sa carie la première, ce qui lui fait perdre tout ce qu'il peut perdre de cette main-là ; un tel a coupé, il lui a donné un vilain coupe-gorge.

•COUPE JARRET s.m. Brigand, assassin, qui ne porte l'épée qu'à dessin de se hallre, de mallruiler, ou rie faire insulte à ceux qu'il renconli'e : des coupe-jarret.

COUPE-JULIENNE s. m. Instrumentquisert à découper les ]éi.'unies destinés à la confection des juliennes : des coupe-julienne.

COUPE-LÉGUMES s. m. Instrument qui sert à couper les légumes en morceaux imitant divers dessins : des coupe-légumes.

COUPÉ-LIT s. m. Compartiment d'un wagon dont la banquette peut servir de lit : des cou-

PÉS-LITS.

•COUPELLATION s. f. [kou-pèl-la-si-on] (rad. coupelle). Chim. Action de mettre un métal à la coupelle : covpellation de l'or, de l'argent.

•COUPELLE s. f. Petit vase en forme de tasse, fait avec des cendres lavées ou des os calcinés, dont on se sert pour séparer, par l'action du feu, l'or et l'argent des autres métaux avec lesquels ils sont unis, et particulièrement du cuivre : grande coupelle. — Or de coupelle, argent DE COUPELLE, l'op etl'argent du plus haut titre. — Fig. Mettre a la coupelle, passer a LA COUPELLE, mettre aune épreuve rigoureuse, passer par un examen sévère.

* COUPELLER V. a. Chim. Mettre à la coupelle.

COUPEMENT s. m. Action de couper avec la scie.

COUPE-PAILLE s. m. Instrument qui sert à couper la p.iillc. On dit aussi hache-paille. — Plur. des coupe-paille.

COUPE PAPIER s. m. Couteau à double tranchant dont un se sert pour couper le papier. On dit aussi couftaîi à papier. — Plur. des coupe-papier.

COUP£-QUëUE s. m. Instrument qui sert à couper la queue aux chevaux.

* COUPER v. a. (rad. coup). Trancher, séparer, diviser un corps continu, avec quelque chose de tranchant : couper en deux; couper en morceaux. — A couper au couteau, se dit de choses plus épaisses, plus consistantes qu'elles ne devraient l'être : vin à couper au couteau. — Tailler suivant les règles de l'art : il s'entend bien à couper les pierres. — Neutral. En parlant des instruments qui servent à couper certaines choses : ce couteau, ce rasoir,

coupe bien, ne coupe pas. — Couper un rocher, UNE maison, etc., en enlever, en démolir une partie : on a coupé la montagne en cel endroit, pour que le chemin y passât. — Couper UN CHEVAL, UN CHIEN, UN CHAT, ctc, le châtrer. — Couper la bourse a quelqu'un, lui voler adroitement sa bourse ou d'autres choses qu'il avait sur lui. — Couper la bourse a quixqu'i'n, tirer de l'argent d'une personne qui n'a [las envie d'en dunner : il s'est laissé couper la boiase pour avoir la paix, pour se délivrer des irni'ortunités de cette personne. — Couper l'herbe sous le pied a quelqu'un, le supplanter dans quelque affaire. — Couper le mal a SA RACINE, l'extirper. On dit quelquefois dans le même sens : couper pied, couper racine : il faut couper pied à cet abus. — Je lui couperai BRAS ET JAMBES, JE LUI COUPERAI LES OREILLES,

se dit par exagération et par menace. — Couper BRASET JAMBES A QUtXQU'UN. (Voy. BrAS.) —

Couper la gorge a quelqu'un, l'égorger, le tuer : les voleurs lui coupèrent la gorge.— Cou-

COUP

PER LE SIFFLET A QUELQU'UN, le fendre muet, le mettre hors d'état de répondre. Enlamer la chair, y faire une incision : vous ni'nvez conpé au petit doigt. — Coipeii dans le vik, se dit des chirurgiens qui, en faisant leurs opérations, coupent jusque dans la chair vive : il faut couper dans le vif. — Couper dans le vif, rompre tout à coup des relations nuisibles, ou prendre des mesures énergiques dans une alfaire : si l'on veut extirper cet abus, il faut couper dans le vif. Signifie aussi, se priver tout d'un coup et absolument d'une chose qui fait beaucoup de plaisir, et à laquelle on est très sensible. — Se dil quelquefuis, dans un sens particulier, du froid, lorsqu'il fait gercer les lèvres : le froid m'a coupé les lèvres. - Ce vent coupe le visage, se dit d'un vent froid qui fouette dans le visage. — Traverser, diviser, partager : leurs vaisseaux ne purent couper lu ligne ennemie. — Couper l'eau, fendre l'eau en nageant. Couper le courant, le traverser à la nage ou en bateau. — Mar. Couper LA lame, se dit d'un bâtiment dont l'avant court sur la lame et la traverse. Couper l'é- QUATEUR, passer d'un hémisphère dans l'autre en traversant l'équateur. — Fig. Couper a quelqu'un sa journée, sa semaine, etc.. déranger le plan d'occupation qu'il s'élail fait pour la journée, pour la semaine. — Barrer, intercepter, rendre impraticable : il coupa les ponts pour arrêter la marche en avant de l'ennemi. Couper chemin, couper le chemin a quelqu'un, se mettre au-devant de lui sur son chemin, pour l'empêcher de passer. — Couper chemin A quelque chose, en arrêter, en em|iêclier le cours, le progrès. On dit aussi sinq loment : couper ta fièvre. — Couper quelqu'un, le traverser, le passer, le devancer : nous marchions, et son carrosse nous coupa. Coupeu les eaux A une place assiégke, couper le> canaux, les conduils des fontaines qui porlent de l'eau à la ville. — Couper les vivres a une ville AssiFGÉE, A UNE ARMÉE, fermer les avenues, pour empêcher qu'on ne lui porte des vivres. — Couper les vivres a quelqu'un, lui retrancher l'argent, les moyens de subsister. — Art mi lit. Coui'ER LES ennemis, se mettre entre une partie de leur armée et une autre partie, ou entre leur armée et la place qu'ils couvraient. — On dit aussi dans le même sens: couper la communication d'une ville, d'un quartier, etc., se poster de manière qu'on ne puisseyenvoyerdu secours. — Couper par le plus court chemin, PAR LE PLUS court, PAR UN SENTIER, aller par le chemin le plus court. — Couper court, abréger son discours : monsieur, point tant de paroles, coupez court. — Couper court a quelqu'un, le quitter brusquement, en lui faisant une réponse brève et décisive : il voulait entrer en discussion, je lui coupai court. — Couper court a une chose, en finir avec une chose, l'empêcher de se continuer : pour couper court à ces insinuations, il en vint à une explication nette. On dit aussi : couper court. — Couper la parole a quelqu'un, l'interrompre en prenant la parole, ou lui imposer silence. — Les sanglots, les soupirs, etc., lui coupent la parole, la voix, l'empêchent de parler, de s'exprimer d'une manière suivie. — Mus. Couper les sons, marquer un silence entre chaque son, dans les expressions de douleur, d'abattement ou d'admiration. — A la paume. Couper le coup, pousser la balle de manière qu'elle ne fasse point de bond. — Escr. Couper la mesure, la dégager. — Se dit particulièrement d'une chose qui se croise avei', une autre : cette route coupe celle d'Orléans. On dil, dans un sens analogue, iiu'un solide est coupé par un plan, etc. — Chasse. Se dit des chiens qui abandcuinent la voie pour devancer la bêle; ce qui est un défaut. — Danse. Faire le pas qu'on nomme coupé : coupez, coulez, etc. — Mêler un liquide avec un autre : couper du vin blanc avec du vin rouge. — Absol. Couper son vin, couper du lait, y mêler de l'eau. — Jeux de caries. Se-

COUP

parer un jeu de caries en deux, avant que celui qui a la main donne : j'ai mêlé ks cartes, coupez, coupez net. — Lansquenet. Prendre carte et se mettre au nombre des joueurs : il coupait. — w CouPEH DANS LE l'DNT, Se laisser filouter en tombant dans un piège préparé à l'avance pour faire couper un paquet de cartes. — Y couper, ne pas savoir ou ne pas vouloir faire une chose. — Milit. Coupeu a une MARCHE, A UN EXERCICE, sc faire exempter d'une marche : j'étais malade, j'ai coupé à la marche.

— Couper la gueule a quinze pas, e.\haler une odeur si forte qu'on la sent à quinze pas. — Couper la chique, se dit dans ie même sens que Couper le sifflet, interdire : voilà qui te coupe le sifjh't. Plus familièremenl encore : ça te la coujie. — * Se couper v. pr. Se faire une coupure : il s'est coujié jusqu'à l'os. — Se dit particulièrement des personnes grasses, et surtout des enfants, lorsque leur chaii- se fend dans les plis tiu'elle forme : cet enfant se coupe.

— Ce dr.\p, ce velours, etc., se coupe, ce drap, etc., s'use proraptement aux endroits où il s'est formé des plis. — Ce cheval se coupe, il s'enlre-laille des pieds de devant ou des pieds de derrière. — v. récipr. Ces deux chemins se coupe.nt, s'entrecroisent. — Fij;. v. réfléchi. Se contredire, se démentir soi-même : il s'est coupé dans son interrogatoire.

COUPE-RACINES s. m. Machine qui sert à diviser les racines destinées à la nourriture des animaux ou à la distillation : des couperacines.

' COUPERET s. m. Couteau de boucherie et de cuisine, fort large, qui sert à couper de la viande : — En termes d'émailleur. Outil d'acier pour couper les filets d'émail.

* COUPEROSE s. f. (esp. coparosa). Miner. Nom de plusieurs minéraux de nature ditférente : coupkruse blanche, sulfate de zinc naturel: sulfate neutre, de peroxydede fer hydraté; couperose bleue, sulfate de cuivre naturel; COUPEROSE JAUNE, sulfdle de peroxyde basique de fer hydraté; couperose verte, sulfate de fer d'un bleu verdâtre. — Pathol. InlUiniiuation chronique des glandes cutanées de la face, caraclérisée par des pustules peu étendues, isolées, entourées d'une auréole rosée; elle altaiiiie surtout les personnes adonnées à la bonni' chère et aux liqueurs spiritueuses. On l'appelle aussi acné (voy. ce mot). On la combat par- des lotions d'eau sublimée ou d'eau suli'uri'use.

•COUPEROSÉ, ÉE adj. Qui est atteint de la maladie appelée couperose : il a, le visage couperosé.

COUPEROSER V. a. Donner la couperose. — Se couperoser v. pr. Devenir couperosé : cvUe femme se couperose très rapidement.

* COUPE-TÉTE s. m. Sorte de jeu que jouent les enfants, en sautant de distance en distance les uns par dessus les autres : des coupe-

tête.

COUPE-TIGE s. m. Instrument à deux branches, qui sert parliculièrenient à couper les tiges de dahlia au-dessus des tubercules : des coupe-tige.

* COUPEUR, EUSE s. Celui, celle qui coupe. Se dit de ceux qui coupent les grappes en vendanges. — Tailleur d'habits chargé de la coupe de l'étotTe. — Celui qui joue au lansquenet : il y avait tant de coupeurs. — Coupeur DE bourses, filou qui dérobe avec adresse I urgent et les autres choses qu'on peut avoir sur soi.

COUPEUR-D'EAU s. m. Ornilh. Genre de pniniipèdes longipennes voisin des hirondelles dfc mer. Les coupeurs-d'eau se distinguent particulièrement par un bec exlraordiuuirs, aplati latéralement et formant des espaces de ciseaux. Eu volant à la surface de la

COUP

mer, le coupeur-d'eau tient dans l'eau sa mandibule inférieure, alin d'attraper des poissons et d'autres animaux marins quilserre entre les lames de son bec. Plusieurs espèces habitent les côtes de l'Amérique. L'espèce commune (rhyncops nigru) est grosse comme un pigeon et se trouve dans la mer des Antilles.

COUPLAGE s. m. Mécan. Assemblage.

* COUPLE s. f. Deux choses de même espèce niises ou considérées ensemble : une couple d'œufs. — Ne se ditjamaisdes chosesqui vont nécessairement ensemble, comme les souliers, les bas, les gants, etc. : on dit alors, paire. — Le lien dont on attache deux chiens de chasse ensemble : oh est la couple de ces chiens? — s. m. Désigne deux êtres animés, unis par la volonté, par un sentiment, ou par toute autre cause (pu les rend propres à agir de concert : un couple d'amis. — Deux personnes unies ensemble paramour ou par mariage : un couple bien assorti. — Mar. Se dit de deux membres ou côtes d'un bâtiment qui s'élève d'un même point de la quille et sont opposées l'une à l'autre : le maître couple.

* COUPLER v. a. Attacher des chiens de chasse avec une couple pour les mener ; il faut coupler ces chiens. — Loger deux personnes ensemble, dans les occasions où les logements étaient inariiués par des maréchaux des logis.

'COUPLET s. m. Certain nombre de vers, espèce de stance (jui fait pai'tie d'une chanson, et qui esl quelquefois la chanson entière : un couplet de chanson. — Au pluriel, chanson : faire des couplets contre quelqu'un. — Se dit dans les chansons de geste d'une suite de vers sur une mémo rime : les chansons de geste se composent de couplets monorimes d'inégale longueur. — Théâtre. Tirades, morceaux de quelque étendue : ce couplet a été dit parfaitement. — Serrurerie. Se dit de deux pattes de fer à queue d'aronde, assemblées par une charnière, i^l servant à unir un châssis avec son dormant, un couvercle avec le corps d'une cassette, d'une boîle.

* COUPLETER V. a. Faire une chanson, des couplets contre quelqu'un : on dit mieux

CHANSONNEH.

COUPLETIER s. m. Faiseur de couplets.

* COUPOIR s. m. Instrument dont on se sert dans la fabrication des monnaies; et en ditlérents arts et métiers, pour couper et rogner.

COUPOLARD s. m. Jargon. Nom donné aux membres de l'Institut, parallusion à la coupole qui surmonle leur palais.

* COUPOLE s. f. (diminut. de coupe). L'intérieur, la partie concave d'un dôme ; la coupole de cette église est bien peinte; la coupole du Panthéon. — Se dit quelquefois aussi du dùnie même : la coupole de Saint-Pierre de Rome. — Fig. La coupole du ciel, la voûte du ciel.

* COUPON s. m. Petit reste d'une pièce d'étoffe ou de toile : un coupon de toile. — Papier de crédit : coupon d'intérêts, promesses d'intérêts qui sont jointes à une action, et que l'on en délache à l'échéance indiquée. Coupons d'action, chacune des parties d'une action divisée entre doux ou plusiers personnes. Ce terme fut introduit en France sous le règne de Louis XV, lorsque l.aw émit des actions de la Compagnie d'Occident. Il désigne actuellement chacune des divisions d'une action, que l'actionnaire détache pour se faire payer un dividende. — Théâtre. Coupon de loge, chacun des billets qui donnent entrée dans une même loge.

COUPTRAIN, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. N.-E. de Mavenne (Mayenne), sur la rive gauche de la Mayeuu<!;400 liab.

* COUPURE s. f. Séparation, division faite dans un corps conliiiu pai' quelque oliOcC do

COUR

coupant et de tranchant : il s'est fait une coupure au doigt. — Fig. Sufipression, retranchement que l'on fait dans une composition littéraire, principalemeni dans une pièce de théâtre. — Banque. Fraction de billet de banque de mille francs : une coupure de cent francs. — Monnaie divisionnaire. — Fraction d'un titre : une coupure d'action. — Art milit. Retranchements, fossés, palissades, etc., qui se font dans un ouvrage derrière une brèche, pour s'y défendre. — Rigoles, petits canaux que l'on pratique pour faciliter l'écoulement ou changer le cours des eaux.

* COUR s. f. (lat. chors, chortis). Espace découvert qui dépend d'une maison, d'un hôtel, etc., et qui est environné de murs ou de bâtiments : grande cour; cour d'entrée. — Cour d'honneur, la principale cour d'un château, d'un palais. — Basse-cour, cour d'une ferme, d'une maison de campagne, où l'on nourrit la volaille, où sont les étables : une grande, une belle basse-cour. On le ditaiissi dans les grandes maisons de ville, d'une cour séjiarée de la cour principale, etdestinée pour les écuries, les équipages, etc. — Fig. et fam. Nouvelles de la basse-cour, de basse-cour, bruits populaires, nouvelles fausses, ridicules.

' COUR s. f. Les principaux personnages, les officiers qui accompagnent ordinairement un roi, un souverain, qui sont ordinairement auprès de lui : cour royale; cour impériale. — Sous le second Enifiire, la cour se composait de la maison cioile et de la maison militaire de l'empereur, de la maison de l'impératrice, et des maisons des princes. Ces diverses maisons avaient chacune un nombreux personnel, régi par les lois de {'étiquette. — Prov. et fig. C'est la cour du roi Pétaud, se dit d'un lieu, d'une maison où chacun veut commander et où il n'y a que de la confusion. Il se dit aussi d'une réunion, où tout le monde veut parler à la fois. — Se prend quel(|ui'fois pour la suite d'un grand seigneur, d'un [irinee, quoiqu'il ne soit pas prince souverain : un tel est de la cour de tel prince. — Se dit, fig., en parlant d'une personne qui est entourée de gens empressés à lui plaire : les amants de cette femme lui formi-ni une cour nombreuse. — Le lieu où est le souverain avec sa suite : il a écrit, dépêché à la cour. — Avoir bouche a cour ou bouche EN cour, avoir droit de manger à quelqu'une des tables entretenues par le roi, par le prince : il avait de gros appointements et bouche à cour. — Le souverain et son conseil : recevoir un ordre de la cour. — Le gouvernement, le cabinet du prince, considéré par rapport à la politique extérieure : la cour de France; la cour d'Espagne. — L'air, le ton de la cour, la manière de vivre de la cour : il entend, il sait bien sa cour. — Un homme, un seigneur de la COUR, une dame de la cour, les gens de la COUR, se dit de ceux qui suivent la cour, et qui vivent à la manière de la cour. — Homme DE cour, celui qui a les manières, le ton, les habitudes que l'on prend à la cour. On le dit quelquefois en mauvaise part. — Prov. Etre effronté comme un page DE COUR, être hardi jusqu'à l'impudence. — De l'eau bénite de COUR, de vaines promesses, de vaines protestations de service et d'amitié, telles qu'en font ordinairement les gens de cour : ne comptez pas sur tout ce qu'il vous a promis, c'est de l'eau bénite de cour, c'est eau bénite de cour. — Ami de cour, celui qui n'a que de fausses apparences d'amitié. — Respects qu'on rend à une personne, assiduités qu'on a auprès d'elle, dans la vue de lui plaire, d'obtenir sa bienveillance : faire sa cour au roi. — Faire la COUR DE quelqu'un, lui rendre de bons offices auprès de quelqu'un. — Faire sa cour d'une CHOSE AUPRES DE quelqu'un, Se rendre agréalile à quelqu'un en lui disant une chose dont il est bien aise qu'on l'inlorme. — Faire sa cour AUX dépens de quelqu'un, chercher à plaire, à so faire bien von.r, eu duaut du mal de quel*

COUR

qu'un. — Cour plénièrk, assemblée solennelle que nos rois tenaient le jour de quelque grande lete, ou lorsqu'ils voulaient faire un magnifique tournoi : le roi tint cour plénière le jo>n' de Noél. Les cours plénières furent supprimées par Charles VII, à. cause dos grandes dépenses qu'elles occasionnaient. — Fig. et fam. Âvoin, tenir cour plénière, avoir chez soi plus de monde, plus grande compagnie qu'à l'ordinaire : vous avez, vous tenez aujourd'hui cour plénière.

*CODR s. f. Siège de justice où l'on plaide. Dans l'ancienne organisation judiciaire, il se disait de la plupart des tribunaux. Le mot cour ne se dit maintenant que des cours supérieures. — Mettre hors de cour, mettre HORS DE cour ET DE PROCÈS, reuvover les parties, ou une des parties, comme n'y ayant pas lieu de prononcer juridiquement : on mit. les parties hors de cour. — Autrefois, en matière criminelle, la locution hors de cour, signifiait qu'il n'y avait pas assez de preuves pour asseoir une condamnation. — Substantlv. Un HORS de cour, un jugement qui met hors de cour : prononcer un hors de cuur. — Cour des aides. (Voy. AiDE.)-Cour de l'amirauté. (Voy. Amir.\uté.1— Cours d'amour, tribunaux du xiit et du' xiu' siècles, ayant pour juges des dames illustres par le rang et par le savon-, et dont la juridiction s'étendait sur les contestations d'amour et les questions de galanterie. Les considérants des arrêts étaient fondés sur les règles du Code d'amour, composé de 31 articles, ouvrage qu'André Le Chapelain nous a conservé. La plus célèbre des dames siégeant à la cour d'amour de Provence, fut la belle Laure de Sade, chantée par Pétrarque. René d'Anjou fit de vains efforts pour soutenir les cours d'amour, dont la dernière eut lieu à Rueil, sous Richelieu, pour ju?er une question de galanterie soulevée à l'hôtel de Rambouillet. — Cour d'appel, juridiction supérieure qui juge en deuxième ressort une cause déjà jugée par un tribunal inférieur. Les cours d'appel, ainsi qualifiées par le sénatus-consulte du 28 floréal an XII, art. 136, statuent sur les appels des jugements rendus tant en matière civile et commerciale qu'en matière correctionnelle. Une seclion de la cour, appelée chambre des mises en accusation, examine le rapport du procureur général pour voir si elle doit ou non déférer le prévenu à la cour d'assises. La loi du 40 juin 1853 autorise le prévenu à demander la nullité de l'arrêt: 1" pour cause d'incompétence ; 2" si la loi ne qualifie pas de crime le fait reproché ; 3° si le ministère public n'a pas été entendu; 4° si l'arrêt n'a pas été rendu par le nombre de juges fixé par la loi. Les cours d'appel jugent de plus exceptionnellement les délits correctionnels imputés à de hauts fonctionnaires(L. 20 avrillSIO). Elles statuent aussi sur les ordonnances de référé. Elles sont compétentes pour juger certaines affaires, sans que lesdites affaires aient passé par une première juridiction ; les prises à partie, les demandes en réhabilitalion de faillis, les demandes en règlements de juges, les demandes en payement de frais faits par les officiers ministériels qui exercent près d'elles. Outre la chambre des mises en accusation, les cours d'appel comprennent aussi des chambres civiles, connaissant de toutes les affaires ordinaires en matière civile, et des chambres correctionnelles, statuant sur des appels des jugements des tribunaux correctionnels du ressort (G. proc.civ. 443-473.— Code insl. crim. 199-250). On compte en France 26 cours d'appel, dont voici le tableau, avec leurs ressorts :

COURS RESSORTS

Agen Lot-et-Garonne, Lot, Gers.

Au Bouches-dii-IUiône, Basses-Alpes, Var, Alpes-.Ma!iliinp<:.

AM1EX3 Somme, Oise, Aisne.

COUR

COURS RESSORTS

Angers Maine-et-Loire,.\l;iyeiine,Sartlic.

Bastia Corse.

Besancon Doubs, Haute-Saône, Jura, ler-

ritoire de Bellurt.

Bordeaux Gironde, Dordogne, Charente.

Bourges Cher, Indre, Nièvre.

Caen .... Calvados, Manche, Orne.

Chambébï Savoie, Haute-Savoie.

Dijon Gôte-d'Or, Haule-Marne, Saône-

et-Loire.

Douai Nord, Pas-de-Calais.

Grenoble.. .... Isère, Drôme, Hautes-Alpes.

Limoges Haute-Vienne, Creuse, Corrèze.

LïON Rlioiie, Loire, .\in.

MoNTPEU.ii:ii . . Hérault, Aveyroii, Aude, Pyrénées-Orientales.

Nancy Meurthe- et - .Moselle, Meuse,

Vosges, Ardennes.

Nîmes Gard, Ardèche, Lozère, Vaucluse.

Orléans Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et- Loire.

Paris Seine, Seine-et-Oise , Eure-et- Loir , Seine-et-Marne , Marne, Aube, Yonne.

Pau Basses-Pyrénées, Landes, Hautes-Pyrénées.

Poitiers Vienne, Deux-Sèvres , Vemlée,

Charente-Inférieure.

Rennes llle-et-Vilaine , Côtes-du-Nord ,

Finistère, Morbihan, Loire-Inférieure.

RiOM Puy-de-Dôme, Allier, Cantal,

Haiite-Loire.

Rouen Selne-liirérieure, Eure.

Toulouse Haute - Garonne, Tarn -et -Garonne, Tarn, Ariége.

Les colonies comptent 7 cours d'appel, savoir :

COURS RESSORTS

Alger Algérie.

Fort-de-Frange. Martinique.

Basse-Terre. ,. , Guadeloupe.

Saint-Denis Réunion.

Catenne Guyane.

Saint-Louis .... Sénégal.

Saigon Cochinchiue.

— Cour d'assises, tribunal qui juge les faits qualifies crimes par la loi, et qui fonctionne avec l'assistance d'un jury. Les cours d'assises ont été créées en 1S08, pour remplacer les tribunaux criminels, institués en 1791. Les cours d'assises siègent temporairement dans chaque département ; mais à Paris, la cour d'assises est en permanence. Ces cours se composent, dans chaque siège de cour d'appel, de trois conseillers à la cour, dont l'un est président et, dans les départements où il n'y a pas de cour d'appel, d'un conseiller délégué pour présider et de deux juges du tribunal civil : ces membres sont assistés de douze jurés qui forment le jury. (Voy. Jury.) Ce dernier admet ou non la culpabilité de l'accusé, la cour applique la peine (C. inst. crim. 251-406). La loi dut9 juin 1881 a modifié la teneur de l'art. 336 du Code d'instr. criminelle et a appliqué cette modification aux colonies françaises de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion. Les décisions des cours d'appel et des cours d'assises sont déférées à la cour de cassation. — Cour du banc de la reine. (Voy. Banc)— Cour de cassation. (Voy. Cassation). La courdecassation verilio si la" décision qui lui est soumise est ou non conforme à la loi, et n'examine pas le fond de la discussion. Lui sont déférées: 1" toutes les décisions qui ne sont plus attaquables en appel; 2° celles qui auraient violé la loi ou en auraient fait une fausse application. Lorsqu'elle casse un arrêt, l'affaire est renvoyée devant des juges du même degré que ceux qui ont rendu l'arrêt annulé. Le délai, pour se pourvoir en matière civile, est de trois mois pour ceux qui haliitent la France, à partir du jour de leur jugement, et pour ceux qui voyagent à l'extérieur, de trois mois à compter du jour de leur retour en France. Instituée par Je décret du 27 nov.-t déc. 1790, sous le nom de tribunal de cassation, la cour de cassation n'eut un premier président, qui

COUR

fut Tronciict, que sous le Consulat, le réal an VIII. A Tronehet succédèrent :

i llo-

Conite .Muraire. . .

Charles de Sèze

Gif Muraire Vie fois).

Ch. de Sèze (2^ fois).

Hainion de Panser.

Ch. Portails

Troplong

Devienne

Mercier

15 ventôse an IX.

15 févri(n'IS15.

13 mars isiS.

lof juillet 1H15.

18 marsl8â6.

8 août 182it.

18 décembre 18S2.

18 mars 1S69.

10 décembre 1876.

La cour de cassation se compose d'un président, de trois vice-présidents (présidents de chambre), de 45 conseillers, d'un procureur général, de 6 avocats généraux et d'un greffier en chef. 60 avocats seulement sont autorisés à plaider devant cette cour. — Cour des comptes , cour instituée pour vérifier les comptes de tous ceux qui ont le maniement des finances de l'Etat. La cour des comptes, réorganisée par Napoléon I'"', s'appelait avant lui chambre des comptes. Dés 1202, une ordonnance de Louis IX fait mention de gens de comptes; la chambre des comptes ne fut établie qu'en 1464 (26 février) pour le fait des finances. Au xy" siècle, il y eut six chambres (février 1566, août 1568 et 1775), plus tard, il y en eut treize. Leur suppression fut décidée les 0, 7 et H sept. 1790, et prononcée par le décret du 29 sept. 1791. Un bureau de comptabilité qui les remplaça, en 1792, fut modifié en 1793, en l'an lU, et le 22 frimaire an VIII. Il fut remplacé lui-même par une commission de comptabilité, qui rendit d'utiles services jusqu'au 16 septembre 1807, jour où Napoléon institua la cour des comptes. L'organisation et la composition de la cour actuelle ont été réglées ensuite par le décret organique du 28 septembre 1807, modifié par les décrets des 23 octobre 1856, 14 et 23 décembre 1859, et 12 décembre 1860. Elle se compose d'un premier président, qui a la haute direction ; de trois présidents de chambre, âgés d'au moins 30 ans, qui déterminent -l'ordre des rapports, dirigent les délibérations, prononcent les arrêts et en signent la minute; de dix-huit conseitlers-maitres, âgés aussi d'au moins 30 ans, qui siègent comme juges; de soixante conseillers référendaires, de f" et de 2° classe, âgés d'au moins 25 ans, chargés de vérifier les comptes, et de rédiger ensuite un rapport raisonné. Il faut avoir été deux ans de deuxième classe pour passer dans la première. 11 y a en outre vingt-cinq auditeurs, 15 de V classe et 10 de 2', placés sous la direction du président, cl adjoints sur son ordre aux conseillers référendaires; un greffier en chef, de plus de 30 ans, tenant la plume pendant les assemblées générales et chargé du greffe, de la garde des archives, de l'expédition et de la notification des arrêts; un procureur général, âgé d'au moins 30 ans, tenant lieu de ministère public, et n'exerçant son ministère que par voie de conclusions écrites.— La cour des comptes est chargée du jugement des comptes des agents comptables du Trésor ; de la comptabilité de divers services spéciaux de l'Etat (trésorier des invalides, agent comptable des chancelleries, etc.); de la comptabilité des hospices et établissements de bienfaisance; de la comptabilité de la plupart des matières ressortissant aux administrations des contributions indirectes et de l'enregistrement; du contrôle, de la comptabilité des matières de consommation ou de transformation appartenant à l'Etat; de la surveillance des comptabilités occultes, ou comptabilités des personnes qui, sans autorisation légale, s'immiscent dans le maniement de deniers se rattachant à des comptabilités. Cette cour juge aussi les pourvois qui lui sont déférés contre les arrêtés des conseils de prélecture en règlcnKMit de comptes, ou par les conseils privés des colonies (Décr. 18G2, iiistr. 1859'). Dans les cérémonies officielles, la cour des comptes suit

COUR

immédiatement la cour de cassation. — Cour de l'échiquier (Voy. Echiquier). — Cour d'église, juridiction que le clergé exerçait autrefois en matii^res temporelles sur les laïcs et les ecclésiastiques. — Cour féodale ou Fbu- DALE, justice du seigneur dominant, en laquelle les vassaux étaient ju;,'és par leurs pairs. — Cour impériale, nom que l'on a donné, sous l'F.inpire, aux cours d'appel. — Haute cour de justice, cour qui jugeait sous 1 Empire, sans appel et sans pourvoi en cassation, toute personne prévenue de complots ou attentats contre la personne de l'empereur ou contre la sûreté intérieure ou extérieure de l'Etat. La constitution de 1873 a supprimé la haute cour de justice, qui est actuellement remplacée par le Sénat, érigé en cour de justice par un décret du président de la République. { Voy. Sénat. ) — Cours martiales, tribunaux militaires, institués par les lois des 29 octobre 1790, 10-17 mai 1792 ; ellescomprenaient un jury d'accusation et un jury de jugement, le premier statuant sur le fait, le second sur l'application de la peine. Ces cours sont aujourd'hui remplacées par les conseils de guerre.— Gourdes Miracles. iVoy. Miraclk.)

— Cour des monnaies, tribunal qui, sous la monarchie, connaissait de tout ce qui concernait les monnaies, les baux des entreprises de leur fabrication, les cours et règlements du prix du marc d'argent. Depuis 1790, cette cour a été remplacée par une commission qui surveille la fabrication des monnaies et en juge le titre et le poids. — Cour des pairs, chambre des pairs constituée en haute cour de justice, pour connaître d'un crime d'Etat. — Cour des poisons, tribunal institué en 1679 à Paris, pour informer sur les crimes de sorcellerie. La 'Voisin et plusieurs autres empoisonneurs furent jugés par la cour des poisons. Cette cour se montra d'une grande partialité dans ses jugements : elle condamna sans pitié les accusés qui n'appartenaient pas à la noblesse, et épargna les nobles, quelque coupables qu'ils fussent. — Cours prévôtales, tribunaux qui, avant 1789, punissaient de suite et sans appel les crimes définis par une ordonnance de 1731 (vagabondage, vol de grand chemin, etc.l. Sous la Restauration, les cours prévôtales condamnèrent, de ISIo à 1SI7, tous ceux qui étaient soupçonnés d'avoir pris part à la Hévolution et d'avoir soutenu l'Empire. — Cour suprême, se dit quelquefois de la cour de cassation. (V. S.)

" CODRAGE s. m. (lat. cor, cœur). Disposition par laquelle l'ànie se porteàeiitreprendre quelque chose de hardi, de grand, à repousser des dangers, à soutîrir des revers ou des douleurs : grand courage. — Se dit en parlant des animaux hardis, tels que les lions, les sangliers, les chiens, les chevaux, les aigles : ce chien a bien du courage. — Prov. Il n'y a PLUS QUE COURAGE, so dit quand on approche de la fin de quelque travail. — Prendre, tenir SON COURAGE A deux MAINS, faire effort sur soi-même pour s'affermir dans une résolution.

— Se prend quelquefois dans un sens défavorable qu'indique l'épithète doni ce mot est accompagné : faible courage. — Se dit absolument et comme interjection, pour animer, pour exciter : allons, courage!— Se dit quelquefois des personnes mêmes, surtout dans le style élevé : entlamrner les courages.— Un GRAND courage, Se dit souvent d'un homme qui se distingue par la nobles-e d'âme, ou par une grande turce de caractère : un grand courage dédaigne de se venger. — Fam. Zèle, ardeur avec laquelle on se porte à faire une chose : je vous servirai de grand courage, de bon courage. — Sentiment, passion, mouvement :

Tout homme à soo état doit plier son courage.

VOLTAinE.

~ Dureté de cœur ; aitriez-vous bien le courage d'ahaiidowu'r vos enfants ?

' COUSAGEUSEMENT adv. Avec courage,

COUR

avec fermeté, avec constance : il s'y est porté

courageusement.

' COURAGEUX, EUSE adj. Qui a du courage de la fermeté, de la constance : se montrer courageux dans le malheur. — Se dit aussi des actions, des discours, etc. : trait courageux; action courageuse.

COURAILLER v. n. Ne faire que courir de côté et d'autre. — Courir les filles.

• COURAMMENT adv. Rapidement, avec

facilité.

* COURANT, ANTE adj. Qui court; ne s'emploie euère au propre que dans les locutions suivantes : — Chien courant, chien dressé à courir après le gibier. — Eau courante, eau vive, eau qui coule toujours. - Mar. Manœuvres courantes, cordages mobiles qui servent à tout moment pour manœuvrer le navire. — Se dit fig. pour présent, actuel, en parlant d'années, de mois, etc. : l'année courante; le terme courant. — Par anal. Les intérêts courants. — Fig. Commun, ordinaire : il est chargé des affaires courantes. — Prix courant, se dit aussi d'une sorte de bulletin qui indique le prix des denrées vendues au marché.

— Compte courant, état indiquant le doit et I'avoir respectifs de deux négociants qui sont en relation d'affaires. — iMain courante. (Voy. Brouillard). — Monnaie courante, celle qui a un cours légal. — Toise courante, aune courante, etc., mesure de quelque chose que ce soit par toises, ou par aunes, en longueur, sans avoir égard à la hauteur : cette muraille a tant de toises courantes. — Impr. Titre courant, ligne en petites capitales, qui est mise au haut des pages d'un livre, d'un chapitre, pour indiquer le sujet dont il traite. — Substantiv. Le courant d'eau, ou absol. le courant, le fil de l'eau : suivre le courant; il fut entraîné par le courant et se noya. — Courant d'eau, canal ou ruisseau qui court : ce courant d'eau fuit 7noudre plusieurs moulins. — ,Mar. Endroit do la mer où l'eau a un mouvement propre, indépendant de l'action du vent : le courant emporta te vaisseau de ce coté-là. (Voy. Atlantique.)— Par ext. Phys. Fluide quelconque, lorsau'il est en mouv ment dans une certaine direction •.courant éleclrifiue. Pour les détails (V. S.) — Courant d'air, dans le langage ordinaire, se dit du vent lorsque, traversant un espace resserré, il soufffe d'une manière uniforme et continue : il est dangereux de s'exposer à un courant il'air. — Fig. Dans lecourant de l'année, du mois, de la semaine, etc., à une époque indéterminée de l'année, du mois, de la semaine : j'irai vous voir dans le courant de la semaine. — Fig. Au Théâtre. Mettre une pièce au courant du répertoire, la metfre au nombre des pièces qui se jouent habituellement. — Fig. Le courant du marché, prix actuel des denrées. — Fig. Etre au courant, n'avoir pas d'arriéré, soit dans son travail, soit dans le payement de ses dettes. — Fig. Le courant du monde, manière ordinaire du monde : se gouverner selon le courant du monde. — Les GRANDS courants DE l'ùpinion. Certaines idées, certaines opinions qui s'emparent du plus grand nombre des esprits el entraînent les autres : en France rien ne résiste aux grands courants de l'opinion. — Fig. Le courant des AFFAIRES, affaires ordinaires, par opposition aux affaires extraordinaires qui peuvent survenir.

— Fig. CouRA.NT d'affaires, quantité d'affaires que l'on traite, ou don ton est chargé. — Fig. Mettre, tenir quelqu'un au courant d'une chose, le mettre, le tenir au fait d'une chose, lui en donner une connaissance exacte; je l'ai mis au courant de ce qu'il doit faire dans son nouvel emploi. On dit de même ; se mettre au courant, être au courant; il se mit, il fut bientôt au courant des affaires, ou simplement, au courant. — Bourse. Le cinq, le six du courant, du mois ([ui court, du mois actuel. Elliptiq. : ^/! courant. — En matière de rentes, le terine

COUR

qui court :je vous quitterai tous les arrérages, pourvu quevousme payiez le courant. — Toutcourant loc. adv. Très vite, en toute hâte : on vint m'avertir qu'il était chez moi, je m'y rendis tout-courant. —Sans hésiter, sans peine facilement : il lit tout-courant.

' COURANTE s. f. Espèce de danse grave : courante simple ; courante figurée; la courante était en honneur sous le régne de Louis Xl'V. — Air sur lequel on dansait une courante : composer une courante.

- COURANTE s. f. Dévoiement, diarrhée :

avoir la courante (pop.).

COURBAGE s. m. Action de courber : le courbage du bois pour la fabrication des

chaises.

COURBARIL s. m. [kour-ba-ril]. Bot. Espèce d'arbres de la famille des C8esalpiniées,qui se rencontre dans les forêts de l'Amérique méridionale et qui produit la gomme animé d'Occident. Le bois du courbaril {hymenxa courbaril) est dur et brillant; on l'emploie dansl'ébénisterie.

* COURBATU. UE adj. Se dit proprement d'un cheval qui n'a pas le mouvement des jambes bien ;re, pour avoir été morfondu après un troo grand travail : vous avez trop échauffé ce tlieval, il en est courbatu. — Se dit quelquefois des personnes dans un sens analogue : je me sens tout courbatu.

•COURBATURE s. f. Malaise d'un cheval courbatu. — Vieille courbature, phtisie pulmonaire du cheval. — Par ext. En parlant des personnes, indisposition caractérisée par une sensation de lassitude douloureuse dans tous les membres avec malaise générai et dérangement léger dans la plupart des fonctions. Elle peut être causée par des exercices violents, une fatigue inaccoutumée, une attitude incommode longtemps conservée. Elle peut susciter un mouvement fébrile plus ou moins fort. Lorsqu'elle ne cède pas au repos, à la diète et aux bains, elle estle siège précurseur d'une maladie plus ou moins grave.

COURBATURÉ. ÉE adj. Excédé de fatigue.

On dit mieux cûurb.atu.

COURBATURER v. a. Donner une courbature. — Se courbaturer v. pr. Se donner une courbature.

* COURBE adj. (lat. curons). Qui n'est pas droit ou qui n'est pas plane, qui approche de la forme d'un arc : ligne courbe; surface courbe. — Substantiv., au féminin, surtout en géom., ligne courbe : décrire une courbe; la théorie des coui-bes.

* COURBE s. f. Pièce de bois qui sert au.x ouvrages de charpenterie, et qui entre principalement dans la construction des navires.

* COURBE s. f. Art vétér. Tumeur dure qui vient aux jambes des chevaux : ce cheval a une courbe.

' COURBER V. a. (lat. curvare). Rendre courbe une chose qui était droite : courber en arc. — Pnétiq. L'dge a courbé sa tête, son front.

— Neutral. : il courbait sous le faix. — Fig. Plier sous la volonté d'un autre, donner à quelqu'un des marques de soumission, de respect : tout est courbé devant cet homme.

— Se courber v. pr. Etre courbé, se plier, fléchir : cette poutre, cette branche se courbe.

— Plier sous la volonté d'un autre : tout se courbe devant lui.

COURBET (Gustave), peintre français, chef de l'école réalisle, né àOrnans (Doubs),le 10 juin 1819, mort en Suisse le 31 déc. 1877. II commença ses études au petit séminaire de sa ville natale, vint à Paris pour s'y faire recevoir bachelier et pour suivre les cours de l'Ecole de droit. Mais un goût irrésistible l'attirant vers la peinture, iltravailla dans plusieurs ateliers et se mit à étudie;- particulièremeu^ ijs mai-

li,

COUR

COUR

COUR

1res flamands, véniUens, llurenliiis. Apf^'S ;ivoir produit un certain nombre de copies et de toiles originales qui ne le tirèrent pas de l'obscurité, il exposa au Salon de 1844 son propre portrait accompacné de son chien. Si le Salon des refusés eût déjàexisté.ses loilesy auraient tenu une place brillante, car la plupart ne méritaient pas d'être repoussées par le, jury. Quelques paysages exposés au Salon libre de ISiS éveillèrent l'attention parleur rare vigueur et leur indépendance de touche. Déjà Courbet était lui; il taisait école: il créait le réalisme, à égale distance du classicisme, du conventionalisme et du romantisme. Dès l'année suivante, commença pour lui le véritable succès : le jury accepta sept de ses tableaux, parmi lesquels l' Après-dinée à Ornans, la Veiidange à Ornans et la Vallée de la Loue. Au Salon de ISiiO. où il eut toutes les joies d'un véritable triomphe, il n'exposa pas moins de neuf toiles, dont les principales étaient l'Enterrement à Ornans, les Casseurs depierre,\e portrait de Berlioz, celui de Jean Journet, et les Paysans de Flagey revenant de la foire. Malgré la violence de la critique, qui accusait le peintre d'être un socialiste, un gloriflcateur du laid, un simple imagier, un démagogue du pinceau et même un bourgeois banal, le public ne cacha pas son admiration pour ce hardi révolutionnaire. Courbet ne reparut pas au Salon avant 18.52; il y exposa les Deinoiselles de village, toile assez faible pour ne pas éveiller les colères de la critique. 11 prit une éclatante revanche l'année suivante, avec ses Baigneuses, ses Lutteurs eXsa Pileuse, qui provoquèrent un déluge de railleries et de diatribes. Le jury de l'Exposition universelle ayant refusé ses plus belles toiles, Courbet prolesta contre cet ostracisme en faisant construire, près du palais de l'Industrie, avenue Montaigne, un salon où il exposa 40 de ses tableaux. Depuis cette époque, ses nouvelles toiles furent exposées aux dilférenls Salons et y obtinrent plus ou moins de succès. Créateur du réalisme, il exagéra souvent ce geni'e. Dans certaines de ses toiles, particulièrement dans sa Femme au perroquet, il rechercha avec atl'ectation l'exubérance des nudités féminines. Comme peintre de chasse, il a, par la profondeur de sa perspective, excellé dans son tableau Sous bois. Elu le lii avril 1871, membre de la Commune, il fut nommé directeur des Beaux-Arts, et en cette qualité, il eut à mettre en vigueur une loi précédemment votée pour la destruction de la colonne Vendôme. Sa participation à cet acte de vandalisme, motiva sa condamnation à six mois de prison et aux frais du rétablissement de la colonne évalués à 300,000 fr. Ses effets et ses tableaux furent saisiset vendus. Ne se trouvant plus en sécurité à Paris, il se retira en Suisse à l'expiration de sa peine. En avril 1877, il fut autorisé, par un jugement, à payer cette somme en :iO annuités de 10,000 fr. (V. S.)

* COURBETTE s. f. Equit. Air relevé, mouvement que le cheval fait en levant également les deux pieds de devant et se rabattant aussitôt : faire faire des courbettes à un cheval. — Fig. ctfam. Faire dks courbettes, être bas et rampant devant quelqu'un.

CODRBEVOIE, ch.-l.decant.,arr. etàlO kil.

de Saint-Denis, à 8 kil.N.-O. de Paris, sur la rive gauche delà Seine; en face de Neuilly; 20,105 hab. Casernes construites par Louis XV; promenades, avenues du Rond-Point. Blanchisserie, fabriques de blanc de céruse et do mastic. Les troupes de Versailles et de la Commune s'y livrèrent plusieurs combats, du 2 au 7 avril 1871.

* COURBURE s. f. Inflexion, forme, étal d'une chosii courbée.

COURCAILLER v. n. [Il mil.] Crier en parlant de la i-.ïilli'.

■COURCAILLET s. m. [Il mil.] (onomatopée). Cri des cailles; petit sifflet avec lequel

on imite le cri des cailles, et qui sert à les attirer : in-riidrc des cailles avec le courcaillct.

COURCELLES, village d'Alsace-Lorraine, à 7 kil. S.-E. 'Je Metz. Le 14 août 1870, l'armée allemande, commandée par Steinmeitzy repoussa, après avoir éprouvé des pertes énormes, les forces de Bazaine.

COURCELLES. 1 (DanieÏBEREm, seigneur de), gouverneur du Canada, de KiCO à 1672. Il fît une heureuse expédition contre les Mohawks en 1666 et contint les Iroquois. — II. (Thomas de), théologien français (1400-'69). Recteur de l'université de Paris et chanoine; il fut un des juges qui condamnèient la Pucelle d'Orléans. Il défendit ensuile l'Eglise gallicane aux conciles de Bàle et de Mayence et fut employé comme diplomate par Charles Vil.

COURCELLES-LE-COMTE, village du cant. de Croisilles, arr. et à 16 kil. S.-E.d'Arras (Pasde-Calais), 730 hab. Victoire d'Edouard I" d'Angleterre sur Philippe le Bel de France en

COURCELLES-SODS-MOYENCOURT , village de l'arrondissement et à 21 kil. d'Amiens (Somme), 199 hab. Superbe château du xvni" siècle.

• COURCIVE s. f. Mar. Voy. Coursive.

COURÇON, ch.-l. de cant., arr. el à 30 kil.

N.-E. dé la Rochelle (Charente-Inférieure); 1,093 hab.

COURGY, commune du cant. de Morteau- Coulibœuf (Calvados); 223 hab. Ancienne baronnie; débris d'une forteresse féodale. (V. S.)

*COURÉE s. f. Mar. Composition de suif, de soufre, de résine, etc., qu'on applique très chaude sur la carène des bâtiments destinés aux voyages de long cours.

* COUREUR s. m. Celui qui est léger à la course, qui se pique de bien courir : c'est te meilleur coureur qu'on ait jornu/s vu. — Couheur DE bague, de tète, cclui qui court la bague, les têtes. — Se dit également d'un cheval de selle, que sa taille et sa légèreté rendent propre à la course : beau coureur; grand coureur. — Celui qui va et vient, qui est souvent par la ville ou en voyage : c'est un grand coureur, un coureur perpétuel, on ne le trouve jamais à la niaisori. — ■ Coureur de nuit, se dit d un homme qui se retire trop tard, et qui fait delà nuit le jour. — Fam. Coureur de sermons, de bals, de spectacles, de ventes publiques, etc., celui qui a l'habitude d'aller à tous les sermons, à tous les bals, etc. — Fam. Coureur de riLLES, celui qui a un commerce habituel avec des femmes de mauvaise vie. — Se dit aussi d'un doinestiquequi courtà pied, et dont onsesertpour faire des messages avec grande diligence. — Coureur de vin, olficier de la maison du roi, qui a soin de porter du vin partout où le roi va. — s. m. pi. Art niilit. Cavaliers détachés du gros de la troupe, pour aller soit à la découverte, soit à la petite guerre : un parti de coureurs.

' COUREUSE s. f. Fille oufemmeproslituée: c'est une coureuse, une infâme coureuse.

' COURGE s. f. (lat. eucurbita). Bot. Genre du cucurbi lacées, auquel appartiennent la citrouille, le potiron, le giraumont, la pastèque, etc. : la calebasse est le fruit d'une espèce de courge.

COURIER DE MÉRÉ (Paul-Louis), célèbre pamphlétaire et helléniste, né à Paris, le4janvier 1772, assassiné le 10 avril 182lj. Fils naturel d'un riche propriétaire tourangeau, il lit de bonnes études. Au sortir de l'école d'artillerie de Chàlons, il fut nommé lieutenant d'artillerie, en juin 1793, et servi tjusqu'en 1809, époque où il iionna sa démission de chef de bataillon, à la suite de plusieurs actes d'indiscipline. Envoyageanten Italie, il eut la bonne fortune de découvrir dans une bibliothèque de Florence un manuscrit de Longus, contenanl

un fragment de Daphnis et Chloé que l'on croyaitperdu ; il put ainsi compléter la traduction d'Amyot. Malheureusement, il lit une tache à ce texte précieux et fut accusé par le bibliothécaire Furia, d'avoir volontairement maculé le manuscrit de Longus. Il répondit par une Lettre à M. Renouard, publiée clandestinement et dans laquelle il accabla le bibliothécaire sous ses sarcasmes méprisants. Paul- Louis Courier se maria en 1814 avec la fille aînée du savant Clavier et se retira à Veretz, en Touraine. La réaction de 181b lui inspira ses pamphlets politique : Pétition pour les habitants de Luynes (décembre 1816); lettres au journal le Censeur, etc. Son Simple discours, 'm l'occasion de lasouscription de Chambord, lui valut une condamnation à deux mois de prison et 200 fr. d'amende. Ce jugement donnalieu à une Histoire du procès de Paul-Louis Courier, vigneron, etc. Un nouveau pamphlet, \a.Pétilio)i pour des villageois qu'on empêche de danser, le fit encore remettre en jugement, mais il fut acquitté. Son dernier écrit politique fut le Pamphlet des pamphlets iJSîi). On le trouva frappé d'un coup de fusil, dans son bois de Larçay, près de Veretz. Il avait été assassiné par songarde-chasse Frémont.qui fut acquitté faute de preuves, mais qui, plus tard, avoua peu de jours avant de mourir, qu'il avait commis ce crime pour se venger de quelques paroles un peu dures de son maître. Les Œuvres complètes et la biographie de Paul-Louis Courier ont été publiées par Armand Carrel en I8:ii, i vol.

' COURIR V. n. (lat. currere). Je cours, tu cours, il court, nous courons, vous courez, ils courent. Je courais. Je courus. J'ai couru. Je courrai. Je courrais. Cours. Que je coure. Que je courusse. Courant. Couru. .^Iler avec vitesse avec impétuosité : courir légèrement. — Se dit également des choses : ces nuages courent avec une grande vitesse. — Mar. Faire cour'irunemanœuvre dans ses poulies. — Se dit des chevaux qui disputent le prix de vitesse. Faire courir, envoyer sur le champ de courses des chevaux pour y disputer le [irix de vitesse. — Activ. Courir la poste, aller en poste, voyager par la poste. On dit de même : courir trois postes, quatre postes sur te même cheval. — Courir la POSTE, faire une chose avec beaucoup de précipitation : ce n'est pas une chose qui se fasse en courant la poste. — Activ. Courir une carrière, être engagé dans une profession, une entreprise, etc., où l'on s'efforce d'obtenir des succès, de l'emporter sur ses rivaux : Hortensius et Cicéron couraient la même carrière. — Ce n'est pas le tout que de courir, il faut PARTIR DE BONNE HEURE, Ce u'cst pas assez de se hâter, quand on veut réussir dans une entreprise, il faut prendre ses mesures de loin.

Rien ne sert de courir, il f.iut partir à point. La Fontaine.

— Courir sur le marcuéde quelqu'un, enchérir sur les offres d'un acheteur : je voulais acheter cela, pourquoi venez-vous courir sur mon marché? — Fig. Faire des démarches pour obtenir la place, l'avantage qu'un autre sollicite. — Courir sur les brisées de quelqu'un, courir sur son marché, entrer en concurrence, en rivalité avec lui. — Fig. et fam. Je cours encore, IL COURT encore, signifie qu'on s'est échappé en toute hâte, qu'on nese laissera plusprendre à quelque chose. — En termes d'ordonnances, de déclarations, etc. Courir sus a quelqu'un, se jeter sur quelqu'un pour l'arrêter, le maltraiter, le tuer. — Aller plus vite que le pas : volts allez trop vite, vous ne marchez pas, vous courez. — Aller avec empressement : courir au feu. — Courir a l'hôpital, se ruiner par de grandes dépenses. - Il n'y va pas, IL Y court comme A LA NOCE, il y Va avcc ardeur, avec joie. — Courir aux armes, prendre les armes en hâte pour quelque alarme, ou pour quelque occasion pressante. — Courir

COUR

COUR

COUR

AU PUIS PRESSÉ, s'occuper de ce qui importe le plus dans le nionient. — Se dit souvent i'ig. dans les divers sens qui précèdent : courir après les honneurs, les places, les richesses, la fausse gloire, etc. — Coukik après l'eserm, mettre de la recherche, de l'affectation, de l'elfort à montrer qu'on a de l'esprit. — Cou- RjR .\ l'argent, après l'argent, chercher avec empressement les occasions de fjagner de l'arj^'ent. Il ne se dit qu'en mauvaise part. — Courir après son argent, continuer à jouer pour regagner ce qu'on a perdu. 11 signifie aussi, laii'e des démarches, des poursuites pour recouvrer une somme d'argent qu'on a de la peiue à se faire rendre, à se faire payer.

— Courir a l'évêché, au bâton de maréchal DE France, au chapeau de cardinal, etc., être en passe de parvenir -bientôt à l'évêché, etc.

— Courir a sa fin, se dit des choses qui sont près de finir, qui n'ont pas longtemps à durer : ma provision de bois court à sa fin. — Se dit aussi fip. de toute action précipitée, de tout ce qu'on fait trop vite : il faut aller bride enmain ; on ne fait pas les affaires en courant.

— Se dit particulièrement d'une pcrsonnequi lit, qui récite, qui prononce ou qui écrit trop vite : il a écrit cela en courant. — Aller çà et là, sans s'arrêter longtemps en chaque endroit : il ne fait que courir. — Se dit particulièrement des courses, des démarches qu'on est obligé de faire pour quelque objet que ce soit : il a couru toute la journée pour cette affaire. — Mar. Faire route : courir au nord ; courir au sud. — Activ. Courir des bordées ; COURIR DES BORDS, louvoyer, aller alternativement à droite et à gauche, quand le vent est presque debout. — Courir le bon bord, signifiait autrefois pirater ; et, dans le discours lamil. fréquenter les mauvais lieu.x. — .Se dit aussi d'une chose qui se prolonge le long d'une autre, et particulèrenient des côtes, des terres, des montagnes, etc., qui s'étendent

■ dans une certaine direction : cette cote court de l'est à l'ouest l'espace de trois ou quatre lieues. — Couler. Se dit des ruisseaux et des rivières, ainsi que des choses liquides, comme le sang, le vin, l'huile, etc. : le ruisseau qui court dayis la prairie. — Se dit fig. du temps : le temps court insensiblement. — Au temps ou par le temps QUI court, dans le temps présent, dans les circonstances actuelles. — Se dit souvent, dans le sens qui précède, en parlant d'un certain temps au bout duquel se doit payer ou effectuer quelque chose : on lui a donné trois mois, qui courent à partir de telle époque. — Par anal. Se dit des intérêts de l'argent constitué ou àù, de gages, d'appointements : fa rente court de tel jour. — Circuler, se propager, se communiquer: faire courir un livre, un écrit. — Fig. Etre en vogue ; cette chanson courait par la ville. — A table. Faire courir une santé, la faire porter par tous les convives. — Faire courir la voix, demander les avis à ceux qui composent une assemblée. Cette manière de parler a vieilli, ainsi que la suivante. — L'avis qui court, l'avis qui a le plus de voix dans une délibération non terminée. — Faire courir le billet. (Voy. Billet.)—! Les billets de ce négociant, de ce banquier, etc., COURENT sur LA PLACE, OU chcrche à s'en défaire. — Poursuivre à la courte avec dessein d'attraper : courir quelqu'un pour le prendre, le courir l'épée dans les reins. — Courir LE MÊME LIÈVRE, sc dit de dcux personnes qui sont en concurrence pour la même chose.

— Il ne FAUT PAS COURIR DEUX LIÈVRES A LA FOIS, ou QUI COURT DEUX LIÈVRES N'eN PREND

AUCUN, poursuivre deux affaires à la fois, c'est s'exposer à ne réussir ni dans l'une ni dans l'autre. — Courir un bénéfice , envoyer un courrier à celui qui a la nomination du bénéfice, pour être le premier à le demander. — Courir un bénéfice, une charge, etc., les pour-

GUE, tâcher d'emporter, avec la lance, la bague sus[)endue au bout lie la carrière. — Fig. Se dit en parlant des personnes ou des choses qu'on recherche avec empressement, qui sont fort en vogue : ce livre est rare et curieux, il est fort couru. — Fig. Etre exposé à : courir de grands risques. — Courir fortune, courir

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