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avec le système de Descartes, lui fit concevoir l'éclectisme et revendiquer le libre exercice des droits de Tbomme. Ses doctrines avancées firent suspendre ses cours en IS2l,et en 1822 TEcole normale fui fermée. Il traduisit alors Platon et publia les œuvres de Proclus et de Descartes. Chargé de l'éducalion du fils du maréctial Lannes, il fit avec son élève un voyage en Allemagne. Il fut arrêté à Dresde, sous l'inculpation de faire de la propagande révolutionnaire, et interné à Berlin pendant six mois après lesquels il revint en France. Martignac. en 1827, lui rendit sa chaire à la Sorbonne où il eut alors pour collègues Guizot et Villcmain. (>ousin ne prit aucune part à la révolution de 1830, après laquelle il fut nommé cunseillerd'Etat, titulaire delà chaire de philosophie, après la mort de Royer-Collard, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques qui se fondait alors, directeur de l'Ecole normale qu'un décret rétablit, puis pair de France (1832). Il alla ensuite en .\lleinagne et en Hollande étudier les méthodes d'enseignement élémentaire de ces deux puissances; en 184011 fit partie, comme ministre de l'instruction publique, du cabinet Thiers et défendit en 1844, par un éloquent discours prononcé à la Chambre des pairs, la cause de l'université et de la philosophie. 11 quitta en 1818 la vie politique pour s'adonner exclusivement à la philosophie. Cousin a collaboré activement à la Revue des Deux-Mondes et au Journal des Savants. On a aussi de lui : Un vrai, du beau, du bien (1836, in-8°) ; Fragments philosùpitiques. Pensées de Pascal, Métaphysique d'Aristote et en dernier lieu de curieuses et fort belles Etudes sur les femmes et la société du xwu" siècle (M"" de Longueville, de Sablé, deChevreuse), (1858). Il fonda, en 1863, un prix à l'Acadéiiiie des sciences morales et politiques pour une question d'histoire de la philosophie moderne. L'Université hérita de sa bibliothèque, et MM. Mignet et Barlhélemy-Saint-Hilaire de sa fortune. Un médaillon le représentant a été inauguré, en 1873, dans la grande cour de la Sorbonne. Ses œuvres complètes outété publiées en 1 846-' 47, 22 vol. in-18.
* COUSINAGE s. m. [kou-zi-na-je]. Parenté qui exibLc entre cousins: ils s'appellent cousins, je ne sais d'oà vient ce eoiisinayc. — Fain. Se prend aussi pour toute l'assemblée des parents : il pria tout le cousinage.
COUSINAILLE s. f. [// mil.]. Parenté nombreuse et f.ilie-ante.
' COUSINER v. a. Appeler quelqu'un cousin : il vous cousine; de quel côté est-ilvolre cousin '!
— Neutr. Dans le langage familier, laiii.' le parasite chez l'un et chez l'autre, sous prétccte de parenté ou d'amitié : comment peut -il vivre avec si peu de biens? Il va cousiner chez l'un, chez l'autre. — Fig. et fam. Ils ne cousi.nent PAS E.NSESiBLE, sc dit de deux personnes dont les caractères ne peuvent s'accorder. —Se cousiner V. récip. Sc traiter de cousins; vivre en cousins :je ne saispas s^ils sont parents, mais ils se cousinent.
' COUSINIÉRE s. f. Rideau de gaze dont on entoure ua lit, pour se garantir des cousins.
— vv Fourmilière de cousins, de jiarents.
COUSIN MONT AUBAN .Voy. Pâli kao.
COUSOIR s. m. Métier sur lequel on opère la couture des volumes.
COUSOLRE, village du cant. et à 8 kil. de SoIre-le-Château; 3.311 hab. Maibre dit de Sainle-Anne de France.
COUSSEY, ch.-l. de cant., arr. età7 lui. N. deNeulchâleau (Vosges), sur la Meuse ; 023 hub. Ancienne baronnie qui servit d'apanage ,;u\ cadets de !a maison de Lorraine.
'COUSSIN s. m. (lat. culcita, traversin). Sorte de sac cousu de tous les côtés, et rem-
pli do plumo, ou do bourre, ou de crin, etc., pour s'appuyer, pour s'asseoir, ou pour mettre les pieds : mettre un coussin sur la selle d'un clieval, pour y être assis plus mollement
"COUSSINET s. m. Petit coussin': il faut mettre un coussinet derrière la selle pour porter la valise. — Mécan. Se dit de demi-cylmdres de métal, de bois ou de pierre, entre lesquels sont maintenus et tournentles tourillons d'un axe. - Chem. de fer. Pièce de fonte sur laquelle reposent les rails.— Bot. (V. S)
COUSTOU, sculpteurs français. I. (Nicolas), né à Lyon le 9 janvier 16.t8, mort le 1"' mai 1733. Élève à dix-huit ans de son oncle Coysevox, il remporta en 1684 le grand prix de sculpture décerné par l'Académie etpartitpour l'Italie où il consulta pendant trois ans à Rome les ouvrages anciens. A son retour, ilfit/d Seine etla ilfan)cpour les Tuileries, etentra à l'Académie en 1693. La Descente de croix à Notre- Dame et \e Berger chasseur .■iontdes œuvres très renommées. — II. (Guillaume), sou frère, né à Lyon en 1678, mort aParis le "22 février 1746. 11 travailla aussi sousCoysevox,allaà Rome où il n'éprouva que déboires, et revint à Paris où il entra en 1704 à l'Académie des Beaux- Arts, dont il fut un an plus tard nommé directeur. Parmi ses nombreuses œuvres, on remarque les Chevaux de Marly aux Ghamps- Elvsées. — m. (Guillaume), fils du précédent, né à Paris en 1710, mort en 1777. A dix-neuf ans il obtint le premier prix de sculpture (l73o), fut envoyé à Rome par le roi qui le pensionna. En 1742, l'Académie des Beaux-Arts le reçut dans son sein. Il exécuta pour Frédéric le Grand les statues de Mars et de Vénus, et pour Saint-Roch, à Paris, la statue du saint sous l'invocation duquel se trouve cette église.
* COUSU, UE part, passé de Coudue. — Fig. et fam. Butiik cousue, gardez le secret, ne parlez point de cela, n'en dites mot : faites ce qu'il vous plaira, 7nais surtout bouclia cousue. On ditjplus ordinairement et mieux, bouche CLOSE. — Des fin'esses cousues de fil BL..v^'c, finesses grossières et qu'il est aisé de reconnaître. — Ethe tout cousu de pistoles, tout cousu d'écus, tout cousu d'or, avoir beaucoup d'argent comptant, être fort riche. — Etre TOUT cousu DE COUPS, êlrecouvert de blessures. — Avoir le visage cousu, tout cousu de petite VÉROLE, avoir le visage fort marqué de petite vérole. ■ — .\vom les joues cousues, avoir les joues creuses, le visage très maigre. On dit de même, ce cheval a les flancs cousus, il est maigre et elUanqué.
COÛT s. m. [koù] (lat. constare, coûter). Ce qu'une chose coûte. JN'est plus guère usité qu'en style de pratique ; le coût d'un exploit, d'un jugement. On dit quelquefois : Les ue.nus COUTS, les petites dépenses. — Prov. Le coût FAIT PEHui'.E LE GOUT, la trop glande dépense qu'il faudrait faire pour avoir une chose en ûte rcnvic.
C0UTANCE3, Constantia, ch.-l. d'arr. (Manche), à 28 kil. S.-O. de Saint-LO, à 10 kil. de la mer ; 7,403 hab. Magnifique cathédrale gothique, consacrée eu 10.56. Ruines d'un aqueduc romain; siège épiscopal fondé par saint Ereptiole. Coutils, siamoises, grains, cire, beurre, b'étaii, chevaux. Cette ville doit son nom à Constance Chlore, qui la fortifia; elle devint capitale du Cotentin ; elle fut ruinée par Charles V en 1378, pillée par les Anglais en 1431, prise par les Français en 1449, par les protestants en 1.562, et par les catholiques en 1-575. Elle fut, jusqu'au temps du Consulat, le chef-lieu du département de la Manche. Patrie de saint Evremont et du consul Lebrun. Lat. 49° 2' iii" iN.; long. 3" 46' 53" 0.
* COÛTANT adj. N'est usité que dans cette locution : pbis coûtant, le prix qu'une chose a coûté : je vous le donne, je vous le cède au prix coûtant.
■ COUTEAU s. m. (lat. cultcr, cultelhis). Instiuiiiriit composé d'une lame et d'un iiianrhe, et qui sert ordinairement a couper, surtout à table : couteau tranchant ; couteau de Pari'i, de Langres, de Chdtcllcrault ; il lui a donné un coup de couteau. — Prov. et fig. Couteau pen- DA^'T, se dit d'un homme qui en accompa^ine toujours un autre, et qui est prêt à le servir en toute occasion : un tel est toujours avec lui, c'est son cordeau pendant. — Mettre couteaux SUR TABLE, doiuier à manger. — Etre sous le
COUTSAU, avoir LE COUTEAU SUR LA GORGE, être
menacé par un ennemi puissant; être sous l'intluence d'une vive crainte qui détermine à faire ce qu'on ne voudrait pas. — On vous en
DONNERA DE PETITS COUTEAUX POUR LES PERDRE, Se
dit aux enfants à qui l'on refuse quelque chose. — Hist. nal. Manche de couteau, espèce de coquillage bivalve. — Poétiq. Poignard, instrument avec lequel on égorgeait les victimes chez les anciens : il porta, il enfonça le couteau dans le sein qui l'avait nourri. — Arts. Instrument de formes assez diverses, qui sert en général à couper, à tailler, à racler : couteau de palette; couteau de doreur; les chirurgiens font usage de différentes sortes de couteaux. — Prov. et fig. C'est un couteau de
TRIPIÈRE, UN couteau A DEUX TRANCHANTS, UN COCTEAU QUI TBAKCHE DES DEUX CÔTÉS, Se dit de
celui qui parle en bien et en mal de la même personne. — Epée courte qu'on porte au côté : son ennemi avait une épée de longueur, et lui n'avait qu'un couteau. — Aiguiser ses couteaux, se préparer au combat nu à la dispute. — Ils sont aux épées et aux couteaux, et plus ordinairement, ils en sont aux couteaux TIRÉS, A couteaux TIRÉS, lls sont en grande inimitié, ou en grand procès, en grande querelle. — Jouer des couteaux, se battre à l'épée. — Couteau de chasse, courte épée qui d'ordinaire ne tranche que d'un côlé, et dont on se sert pour couper les branches, quand on brosse au travers des bois, ou pour achever le sanglier, le cerf.
* COUTELAS s. m. Sorte d'épée courte et large, qui ne tranche que d'un côté : coutelas de Damas. — Grand couteau de cuisine.
* COUTELIER, 1ERE s. Celui, celle dont le métier est de faire, de vendre des couteaux, ciseaux, rasoirs, lancettes, canifs : bon coutelier ; maitrc coutelier.
•COUTELIÈRE s. f. Etui dans lequel on mot plusieurs couteaux : une coutelière pour une demi-douzaine, pottr une douzaine de couteaux. On dit maintenant : une boite a couteaux; et, une BOiTE DE COUTEAUX, lorsqu'elle est pleine de ses couteaux.
•COUTELLERIE s. f. Métier de coutelier; art de faire des couteaux, des ciseaux, des rasoirs: il entend bien la coutellerie. — Atelier où l'on fait des couteaux : établir une coutellerie.— Collectiv. Ouvrage que font ou débitent les couteliers : il se fait beaucoup de coutellerie à ChâtelleraïUt.
'COÛTER V. n. (lat. constare). Etre acheté un cerlain prix : coûter cher; cette chose coûteplus qu'elle ne vaut. — Se dit aussi en parlant de la dépense que l'on fait pour quelque chose: l'entretien d'un cheval, d'une voiture coûte tant par an. — Fig. et fam. Cela ne lui coûte GUÈRE, il ne ménage point cela, il le prodigue: vraiment l'argent ne lui coûte guère. — Fig. Etre cause de quelque perte, do quelque douleur, de quelque peine, de quelque soin: il lui en a coûté un bras pour avoir été à la guerre. — Absol. Tant au propre qu'au figuré : les procès, les voyages coûtent. — Fig. Se dit des choses que l'on ne fait qu'à regret, auxquelles on ne se détermine que difficilement : je ne vous cache pas que cette dèmarclie me coûte un peu, me coûte beaucoup, ou absol., me coûte. — Rien ne lui coûte, il n'épargne rien, ou il ne trouve rien de ridicule: quand il est question d'obliger ses amis, rien ne lui
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(,(,,-,7e. - Tout lui coûte, il a de la pc\ne à faire tout ce qu'il fait. — Fain. Coûte que COUTE, à quelque prix que ce soit, quoi qu il puisse arriver. — Le verbe coûter , étant neutre, n'a point de participe variable; cependant plusieurs personnes écrivent : les mnpt mille francs que cette maison m'a coûtés; les efforts que ce travail m'a coulés, la peine qu tt m'a contée. L'exactitude grammaticale exipe : les vinqt mille francs que celte maison m' a coûté; les efforts, la peine que ce travail m'a coûté.
' COÛTEUSEMENT adv. D'une manière coûteuse, à f:rand prix : cet édifice si coùteusement élevé 'fut détruit en quelques jours.
' COÛTEUX, EOSE adj. Qui engage à de la dépense : le <joùt des tableaux est coûteux.
COUTHON (Georges), conventionnel, né en n;3(i il Orcel, près de Clermont (Auvergne), ffuilloliné le 10 thermidor an II ('28 juillet 1794). U était avocat à Clermont, lorsque ses compatriotes, dont il s'était attiré l'estime par sa générosité envers les pauvres, l'envoyèrent a la Législative (1791). U avait perdu l'usage de ses iambes, dès l'âge de vingt ans, et par ait ordinairement assis; il se faisait quelquefois porter à la tribune. Adversaire de la monarchie il proposa le décret qui abolit les litres de sire et de majesté. A la Constituante, il se déchaîna contre les prêtres réfraclaires ; à la Convention, il vola la mort de Louis Lapet, sans sursis, et demanda l'arrestation des Girondins. 11 entra au Comité de salut public le 10 juillet 1793 et l'oriiia, avec Robespierre et Saiiil-Just, le fameux triumvirat. En septembre, il fut envoyé pour presser le siège de Lyon el aussitôt la prise de cette ville, il obtint son rappel, laissant à Collot d'Herbois et à Kouclié la responsabilité de 1 implacable répression qui suivit cette guerre civile. On l'accusa plus tard d'avoir commis des atrocités et d'avoir enlevé tout droit de défense aux insurn-és qui comparaissaient devant le Iribund révolulionnaire. C'est en qualité d'organe de Robespierre, qu'il transmit à la Convention les projets sanguinaires du Comité de salut public. Arrêté le 9 thermidor, il fut condmta la prison de Port-Libre, délivré par le peuple, entraîné à la Commune, porte a 1 Hulel-de- Ville blessé pendant le tumulte, repris par les soldats de la Convention et transféré sur un brancard à la Conciergerie.
"COUTIER s. m. Ouvrier qui fait des coutils. * COUTIL s. m. [kou-ti] (lat. culeitu, traversin). Espèce de toile faite de fil de chanvre ou lie lin, qui est lissée et fort serrée, propre à lairc des lits de plume, des taies d'oreiller, des tentes : coutil de Flandre; coutil de Bruxelles, de Normandie, etc.
COUTILLE s. f. [Il mil.] (rad. couteau). Epée à lame pointue et un peu moins longue que l'estoc, employée au xv" et au xvi° siècle.
COUTILLER s. m. Soldat armé de la coutille.
COUTRAS [Ivou-trà] Cortcrate, ch.-l. de cant., arr. et a tS kil. N.-E. de Libourne (Gironde), sur la rive gauche de la Dronne; 3.903 hab. Céréales, farines, vins et eaux-de-vie. Pont suspendu, débris d'un ancien château fort. Aux environs, château de Laubardemont. Célèbre victoire de Henri de Navarre sur le duc de
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ment, parce qu'on l'a souvent pratiqué : parce qu'on lui a souffert cela une fois, il veut le tourner en coutume. Proverb., en ce sens: UNE rois n'est pas coutume. — Fig. Ce qui arrive souvent aux choses inanimées: cette cheminée a coidume de fumer quand le vent du midi souffle. — Ce qu'on [iralique ordinairement en de certains pays et en de cenaines choses : vieille coutume. — Droit municipal qui, s'étant établi par l'usage et par la commune pratique d'une ville, d'une province ou d'un canton, y tient lieu et a force de loi : une législation uniforme a remplacé les anciennes coutumes ; coutume de Normandie, de Champagne; coutume de Paris.-- \.F.^ us et coutumes. (Voy. Us.) - Par ext. Recueil du droit coulumier de quelque pays : U a commenté la coutume du Nivernais, de Bretagne, de Normandie. — Se dit aussi de certains droits et impôts qui se payaient autrefois en quelques passages et ailleurs : la coutume qui se lève en tel endroit sur le vin, sur les bateaux, sur les m-ores. — Législ. « Les anciennes coutumes, qui avaient rec;u force de loi dans une grande partie de la France, par l'usage et la tradition, ont été écrites et codifiées dès le xv" siècle (Ord. de Charles VII d'avril 1453, art. 12.5); elles ont été abrogées de fait, au fur et à mesure que des lois civiles, applicables au pays tout entier, leur ont été substituées. La loi du 30 ventôse an XII, qui a formé le Code civil par la réunion des trente-six lois dont il se compose, a formellement abrogé les dispositions des coutumes portant sur les mêmes matières. L'article 1390 du Code civil les déclare égale
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Joyeuse, qui trouva la mort dans la n (20 cet. 1587).
* COUTRE s. m. (lat. cidter, couteau). Fer tranchant qui fait partie de la charrue el qui sert à fendre la terre quand on la laboure. (Voy. Charrue.)
' COUTUME s. f. (lat. consuetudo, consuetudinem). Habitude contractée dans les mœurs, dans les manières, dans les discours, dans les actions : sotte coutume; on fait beaucoup de choses par coutume. — Ce qui est devenu en quelque soi le une obligation ou un engage-
ment abrogés; mais d'autres articles du même code ((503,671, 674, Il.ï0,173fi,17o8,17.')9, etc.), prescrivent de tenir compte, dans certains cas, des usages locaux qui sont encore aujourd'hui établis, soit par les coutumes des anciennes provinces, soit par des coutumes locales. (Voy. Bail et Usages.) En outre, les actes antérieurs aux lois modernes et a nos codes ne peuvent être interprétés el appliques que selon la loi qui était en vigueur a l'époque où ces actes ont été faits, ce qui oblige encore parfois les tribunaux à recourir au texte des anciennes coutumes. » (Ch. Y.) — De coutume loc. adv. A l'ordinaire : il en use comme de coutume; U est plus gai que de coutume.
* COUTUMIER, ÈRE adj. Qui a coutume de faire : U est coutumier de mentir. -- Etre cùu- TUMiER DU eait, avoir coutume de faire certaine chose. Se prend ordinairement en mauvaise part : je ne suis pas étonné qu'il vous ait trompé, il est coutumier du fait. — Qui appartient à la coutume : droit coutumier. — Pays coutuuieb, se dit, par opposit.à pays de droit ÉCRIT, de tout pays où l'on suivait une coutume provinciale ou locale.
* COUTUMIER s. m. Livre contenant la coutume, le droit municipal d'une ville, d'une province ou d'un canton : le coutumier de Normandie. - Gr.\nd coutumier, ou couruiiitii général, recueil général des coutumes.
COUTURASSE s. f. Jargon. Couturière. Au dernier siècle, ce mot signifiait femme grêlée.
* COUTURE s. f. (lat. consuo, consutum, je couds). Assemblage de deux choses qui se fait par le moyen de l'aiguille ou du l'alêne, avec du fil, de la soie : sonliers à double couture. — Pop. et fig. Il faut lui rabattre les coutures, ^e dit à un homme qui a un habit neuf, en le frappant par manière de plaisanterie. Fig. Se dit en parlant d'un homme trop vain de quelque nouvelle dignité, et dont l'orgueil aurait besoin d'être rabaisse. — Battre une ARMÉE a pl.\te couture, la battre, la défaire complètement. — Action de coudre : cette couture est aisée, est pénible. — Art de coudre en linge, en drap, ou autres étoiles : apprendre la couture.— Façon dont une chose est cousue, ou bien ou mal : belle couture. —
Par anal. .Se dit de la cicatrice qui reste dune plaie, soit qu'elle ait été recousue ou non, et même des grandes marques que laisse la petite vérole survie visage : U enaeticore la couture sur le visage. — Const. navale. Intervalle qui se trouve entre deux bordages, et que les calfats remplissent d'étoupe. Se dit ésalement de l'étoupe même qu'on a fait entrer de force dans l'intervalle des bordages, et qui est ensuite recouverte de brai. Cette couture est ouverte , l'étoupe est sortie d'entre les joints.
COUTURE (Thomas), peintre, né à Senlis en 18l">, mort dans la même ville le 31 mars 1879. Sa première œuvre « La soif de l'Or » (1844), montra un genre tout différent de celui de ses maîtres. Gros et Delaroche, el se distingua par la richesse du coloris et une grande liberté de touche. En 1847, les célèbres « Romains de la Décadence » firent l'admiration du public ; et eu 18o.ï, son magnifique « Fauconnier » mil le sceau à sa réputation. 11 a laissé des « Entretiens d'atelier » et un essai sur l'art (1867).
* COUTURER V. a. Faire, causer des cicatrices et des inégalités semblables à des coutures : il lui coutura le visage d'un coup de sabre.
COUTURERIE s. f. Atelier de coulure.
* COUTURIER s. m. Celui qui fait métier de coudre. — Anat. Muscle de la jambe. On dit aussi, adjectiv. : le muscle couturier.
I • COUTURIÈRE s. f. Celle qui travaille en couture de linge ou d'habits : couturière m linge. La statistique nous apprend qu'il existe à Paris environ douze mille trois cent vingl-deux couturières patronnes (les couturiers ne sont pas compris dans ce nombre). Ces 12,322 iiatronnes, travaillant à façon ou sur commande, font de 18 à 20 millions d'affaires par an. La plupart d'entre elles se mettent en relation avec dos négociants, qui leur confient certaines quantités d'étolies, et elles confectionnent, d'après des types de modèle, toute sorte de vêtements que les chemins de fer éparpillent ensuite dans toutes les villes du monde. Il y a aussi les couturières qui Iravadlent à leur compte, et dont quelques-unes — les plus en renom — occupent de somptueux appartements de 13.000 à 20,000 fr. par an. Le salaire des ouvrières varie de 1 fr. iiO à 6 fr. par jour ; mais le prix moyen est de 2 fr. oO. Lorsque la chambre de commerce a fait une enquête sur cette importante industrie, elle n'a trouvé que 1o ouvrières gagnant 6 fr. par jour, et 37 seulement gagnant 5 fr.
•COUVAINS, m. coll. (rad. couDcr). Œufs des abeilles, des punaises el de quelques autres insectes : les founnis cherchent avec avidité le couvain des punaises.
' COUVAISON s. f. Temps où couvent les poules et autres oiseaux de basse-cour.
* COUVÉE s. f. coll. Tous les œufs qu'un oiseau couve en même temps ; ou les petits qui en sont éclos : cette poule a amené quinze poussins d'une couvée. — Fig. En mauvaise part. Race, eniieance : le père, la mère, les enfants, sont tous" fripons ; toute la couvée n'en vaut rien.
COUVENT s. m. (lat. convcntus, assemblée). Maison religieuse, monastère : couvent de capucins, de chartreux. — Collectiv. se dit de tous les religieux ou toutes les religieuses qui sont dans un même monastère : tout le couvent s'assembla pour l'élection de l'abbesse. * COUVER v. a. (lat. cubare, être couché). Se dit des oiseaux qui se tiennent sur leurs œufs pour les faire éclore : les oiseaux couvent leurs œufs. — Absol. C'est la saison oiitels oiseaux I couvent. — Fig. et fam. Couver des yeux une PERSONNE, une CHOSE, la regarder avec intérêt,
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avec complaisance. — Fig. Se dit en parlant des clioscs que l'on tient cadiécs, qui se préparent sourdement : tout cela couve iinu guerre civile. — T. n. Se dit tig. des choses qui sont cachées, qui ne paraissent point, et qui peuvent se découvrir quelque temps après ; en ce seiis, il se dit principalement du feu, de quelques vapeurs, des humeurs : le feu couve sous la cendre ; il est employé quelquefois activement, dans le même sens : vos entrailles couvaient cette kumnir maligne. — Se dit également des choses morales, comme d'une conspiration, d'un dessein, d'une guerre : cf(fc' conspiration couve depuis longtemps. — Fig. et l'am. Il faut lmssi:r colver cela, se dit d'une chose qu'il ne faut pas se presser de faire. — Se couver v. pr., pris dans un sens passif : il se couve qmhjne chose de dangereux.
* COUVERCLE s. m. (lat cooperculum). Ce qui est fait pour rouvrir, ce qui sert à couvrir un pot, un colfre, une hoite, une cassette, une marmite, ou quelque vase ; le couvercle d'un pot.
" COUVERT s. m. (rad. couvrir). La nappe avec les serviettes, les couteaux, les cuillers, etc., dont on couvre la table ; mettre le couvert. ■ — Grand COUVERT, repas qu'un monarque fait en public avec un certain cérémonial. — Assiette, serviette, etc., qu'on sert pour chaque personne : il tient grande table, il y a tant de couverts. — Avoir toujours son couvert mis DANS UNE MAISON, CHEZ QUELQU'UN, être Certain qu'on y sera toujours reçu à diner comme un ami de la maison. — Etui garni d'une cuiller, d'une fourchette, et d'un couteau : couvert de vermeil doré. — Cuiller et fourchette réunies : tine douzaine de couverts d'argent à filet. — Retraite, asile, logement ; et, dans cette acception, il s'emploie avec l'article le '.donner le couvert à quelqu'un. — Lieu planté d'arbres qui donnent de l'ombre : il n'y a point de couvert dans ce jardin. — Enveloppe, adresse d'un paquet : cela est arrivé franc de port sous le couvert du ministre. — A couvert loe. adv. ou préposit., qui se diten parlant d'un lieu où l'on peut se garantir des injures du temps : il ne craint point laphde, le mauvais temps, il est à couvert ; il s'est mis à couvert. — Par anal. En termes de guerre : être à couvert, se mettre à couvert du canon, de la mousqucterie. — Etre
A couvert d'un bois, d'un MARAIS, d'u.»)E RIVIÈRE,
etc., être protégé, t'aranli par un bois, un marais, etc. — Fig. En silreté. tant au sens phvsique qu'au sens moral : mettre son bien, ses effets à couvert. — Comm. Etre acouvert, avoir des garanties sûres pour Its prêts ou les avances que l'on a faits à quelqu'un. — Sous le couvert, en prenant l'enveloppe, les dehors de... : il accomplit toutes ces trahisons sous le couvert de l'amitié.
* COUVERT, ERTE part, passé de Couvrir. Caché ou garanti par quelque chose. — Etre BIEN COUVERT, être bien et chaudement vêtu. — Allée couverte, allée en berceau. — Un