‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 17 sur 568 · CI1.\R · texte numérisé non relu

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La Charterhoust-'.

Londres en 1611, par Thomas Sulton, qui avait pour but d'y former un monastère carthusieii, d où son nom de Chartreuse.

CHARTIER. 1. (Alain) poète et écrivain, né en ^ormandle vers 1385, mort vers 1450 Charles VI le nomma secrétaire de sa maison, charge qu'il conserva sous Charles VU. On

I avait surnommé le père de l'éloquence française. L'édition la plu« complète de ses œuvres est celle de Duchesne (Paris, 1617) • elle comprend sa vie de Charles VII et ses poèmes parmi lesquels le Livre des quatre dames —

II (Jean; frère du piécedent; bénédictin à bainl-Denis, il débrouilla et classa les Chroniques de Saint-Denis. Nommé historiographe

cathédrale, Notre-Dame, l'une des plus belles de France, construite du xi^ au siii* siècle (mon. hist.) On admire les innombrables sculptures de celte église, ses vitraux, ses riches portails, la hardiesse de ses tours (dont l'une s'élève à 124 m.), l'Assomption dé son maître-autel, une crypte qui servit au culte druidique, etc. Marché aux grains tenu par des femmes. Pâtés de perdreaux; bois, cuirs, poterie, bonneterie. Patrie de Nicolle, de Malhurin Régnier, de Desporles, de Pétion, de Chauveau-Lagarde et de Marceau, auquel une statue de bronze a été élevée en 185 1 (place des Epars). Capitale des Carnutes, siège du collège des Druides dans l'antiquité, celte ville devint,

au moyen âge, capitale de la Beauce, puis chef lieu d'un comté (xiV siècle) et d'un duché en faveur de Gaston d'Orléans '1623).

Cathédrale de Chartres.

Depuis cette époque, le fils aîné de la maison d'Orléans porta le titre de duc de Chartres.

CHARTRE-SUR-LE-LOIR(La),ch.-l. decant.; arr. et à 28 kil. S.-O. de Saint-Calais(Sarthe); 1,624 hab. Grains, bétail : vin blanc des Janières.

* CHARTREUSE s. f. Couvent de charlreux : la Grande Chartreuse; lachartreusc de Pavie. — Petite maison de campagne isolée, solitaire.— Cuis. Mets composé dumélangede plusieurs légumes. — Liqueur composée par les moines de la Grande Chartreuse.

CHARTREUSE (La Grande), Carthusia, monastère fondé en 1084, par saint Bruno, sur une montagne appelée la Chartreuse, à 22 kil. N. de Grenoble (Isère), à 977 m. d'altitude, au milieu d'une prairie entourée de forêts et de rochers ; maison mère et résidence du général de l'oi'dre des Carlhusiens. Les bâtiments de la Chartreuse ont été brûlés et rebâtis huit fois; la dernière reconstruction date de 1678. Les chartreux, au nombre de 300 avant les guerres de '-eligion, et de 126 au moment de la Révolution, ne sont pas

plus de 30 temps entre

aujourd'hui. Us partagent leur l'éievage du bétail el la fabr.ca.

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tion d'une liqueur dite Chartreuse, qui leur rapporte un demi-million par an.

CHARTREUSE iLa}, petit poème épique agréable, mais prolixe, publié par Cresset en 1733.

CHARTREUSE DE PARME, roman de Beyle (Paris, 1S3!I); cbef-d'œuvre d'observation et de critique.

* CHARTREUX s. m. Religieux de l'ordre des chartreux, branche des bénédictins, fondée par saint Bruno en 1086. Le nom des Chartreux est dérivé de leur premier monastère, la Chartreuse, près de Grenoble (France). De mœurs austères et engagés dans des travaux manuels, ils se rendirent fameux comme agriculteurs. Devenus riches, ils possédèrent des abbayes en France, en Allemagne et en Angleterre. Leur décadence arriva au svni^ siècle. Ils ne possèdent plus que la Grande Chartreuse et quelques couvents en France. On les appelle quelquefois Carthusiens.

' CHARTREUX s. m. Chat dont le poil est d'un gris bl.'uàtre. — Adjecliv. -.chat chartreux.

* CHARTRIER s. ra. Lieu où l'on conserve les châtres d'une abbaye, etc. — Celui qui garde les chartes.

CHARTRON s. m. Position des acteurs vers la fin d'une pièce. — Former le rhartron, ranger les acteurs en ligne courbe devant la rampe au moment du couplet final.

* CHARYBDE ET SCYLLA [ka-rib-dè-sil-la] (Mythol. gr.). Nom de deux monstres alïreux etVoraees, qui se tenaient en face l'un de l'autre, le premier sur la côte de Sicile, le second sur la côte d'Italie, et qui poursuivaient les navigateurs pour les dévorer. H était impossible de leur échapper; car celui qui parvenait à éviter Charybde , tombait sous la dent de Scylla. Cette légende superstitieuse personnifiait, sous desfigures mythologiques, un tourbillon redouté qui se trouve sur les côtes de Sicile et un rocher dangereux de l'Italie (probablement près de la moderne Scilla). Les vaisseaux peu puissants des premiers navigateurs n'échappaient au tourbillon que pour tomber sur le rocher où ils faisaient naufrage ; de \k le proverbe : Tomber de Charybde en Seyila, tomber dans un mal tout en cherchant a en éviter un autre.

* CHAS s. m. [chà] (lat. capsa, boîte). Trou d'une aiguille.

CHASE firah), ecclésiastique bapliste américain (I793-1S04); a publié une « Vie de John Bunyan » et «Le but dn baptême ».

CHASLES [châ-le]. l. ( François - Jacques ) , avocat au parlement de Paris (xviii" siccle), auteur d'un Dictionnaire historique de justice, police, finance, etc., Paris, I72.Ï, 3 vol. in-fol. ^ 11. (Pierre-Michel), conventionnel montagnard, né à Chartres en ITbl, mort en 1826. Chanoine, au moment de la Révolution, il adopta les idées nouvelles, fut élu à la Convention, accompagna, en qualité de commissaire, l'armée du Nord et reçut une' grave blessure à Ilondschoote, ce qui lui valut le grade de général de division et le fil admettre aux Invalides. — I!l. CVictor-Euphémion-Philarète), écrivain, fils du jirecédent, né a .Muinvilllers, près de Chartres, le 9 octobre 1799, rnort en 1873. Après plusieurs années de séjour en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis, pendant la grande fureur de la réaction, il revint à Paris en 1823, fut chargé de la critique littéraire au Journal des Déhati, devint suci;essivcraent conservateur de la bibliothèque Mazarine et professeur de littérature étrangère au Collège de France. Ses œuvres principales sont : Eloge de iJc Thou (l82o) ; Table-m d^ la marche et des proijrès de la langue et de ta littérature françaises uu XVI' siècle (1827); Etudes sur le xvni'= siècle en AugLteire; Etudes de littérature comparée

(1847-'64, 20 vol.) comprenant l'histoire littéraire du monde, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours: dr- Traductions, etc. ^i'^. Mémoires ont été public-^ en 1876. — IV. (Michel), géomètre et mathématicien, cousin gi-rmain du précédent, ne à Epernon (Eure-et-Loir), le l.ï novembr.' 1793, mort le 18 déc. 1880. Au sortir de l'Ecnle polytechnique, en 1814, il s'occupa de li;;nque et fit en géométrie quelques belles découvertes. Il enseigna à Chartres, à partir (le 1825, et à Paris (Ecole polytechnique), depuis 1841. Il tint la chaire de géométrie supérieure à la faculté des sciences depuis 1846, l'ut élu à r.\cadémie des sciences en ISol et |uiblia de nombreux mémoires, ainsi qu'une .inalyse historique de l'origine et du développement des méthodes géométriques, une histoire del'arithmétique, un traité de géométrie supérieure, etc. Il fut victime d'une mystification qui eut un grand retentissement. En 1867, il fit à l'Académie des sciences un rapport au sujet de lettres de Galilée, de Pascal et de Newton dont il venait de faire l'acquisition, et qui prouvaient que la découverte de l'attraction universelle appartenait à Pascal et non à Newton. Ces lettres faisaient partie d'un lot de 27,000 prétendus autographes des plus illustres personnages que Chastes avait achetés à un certain Irène Lucas ou Vrain-Lucas. La collection ne comprenait pas moins de '2,000 manuscrits attribués à Rabelais. L'heureux possesseur de ce trésor publia les lettres qui prouvaient que Pascal avait découvert avant Newton la loi de l'attraction. Ces documents, à l'exception d'une centaine, furent d'abord reconnus authentiques par la docte assemlilée; mais quelques savants anglais, dont l'orgueil national était en jeu, et des Italiens crièrent à l'imposture. Le débat dura plusieurs années. Enfin, il fut reconnu que Vrain-Lucas, auquel le candide Chastes avait donné une somme de 140,000 fr. pour l'achat de ces manuscrits, n'était qu'un ad'.'oit faussaire qui les écrivait lui-même en vieux français sur du papier noirci, à l'aide d'une encre spéciale. La justice intervint et le mystificateur, traduit le 16 février 1870, devant'le tribunal correctionnel de la Seine, fut, après de longs débats, condamné pour escroquerie à deux années d'enipri.sDnnement.

GHASSAN, jurisconsulte, né à Marseille en .1799, mort a tiouen en 1870. Alaissé un Co»imcntaire des lois sur la presse qui fait autorité.

* CHASSE s. f. Action de chasser, de poursuivre, parLiculièrement des bêtes. — Chasse aux chiens courants, au lévrier, au furet, à l'oiseau, etc., a^ec les chiens courants, avec le lévrier, avec le furet, avec l'oiseau, etc. — Rompre la chasse, l'ordre de la chasse, troubler la chasse, ou même l'interrompre tout a fait. — Habit de chasse, habit d'uniforme que portent les chasseurs qui accompagnent à la chasse le roi, les princes ou les grands seigneurs. — Partie d'une terre, d'un domaine qui est rései-vée pour la chasse ; les chasses royales. — t^ollect. Chasseurs, chiens, et tout l'équipage de chasse : la chasse est loin. — (Jibicr que l'ipii prend : il vil de sa chasse. — Mus. Sorte d'air qui a le caractère des fanlares que l'on sonne à la chasse. — Donner la chasse, poursuivre : on donna la chasse à un parti de cavalerie ennemie. — »» Jargon. Sermon , mercuriale. — " Facilité qu'une voiture, ou toute autre machine semblable, a de se iiorter en .avant : ce cabriolet a peu de chasse, n'a pas assez de chasse. — Mécaniq. (jertaiiie liberté de course qu'on laisse à ([uelques parties d'une machine, pour qu'elle puisse se prêter i\ des irrégularités accidentelles de force ou de mouvement. — Jeu de paume. Lieu où la balle finit son premier bond. — Eclui^es de chasse, écluses destinées à nettoyer un port, un chenal, un bassin. —

Huîtres de chasse , celles qu'apportent les chasse-marées. — Pyrotechn. Charge d'une poudre grainée, placée au fond d'une cartouche, afin de chasser et faire partir l'artifice dont elle est remplie. — Arquebus. Chasse de platine. Chasse ou mouvement, qui consiste dans l'impulsion que le chien d'une arme à feu exerce par sa chute et son choc eontre labatterie. — Mar. Donner chasse, poursuivre un navire qu'on veut reconnaître , ou dont on veut s'emparer ; Appuyer une CHASSE, la poursuivre vigoureusement ; Recevoir UNE CHASSE OU PRENDRE UNE CHASSE, se retirer à pleines voilcs pour éviter le combat, pour se dérober à l'ennemi; Soutenir la CHASSE, seconder le vaisseau qui la donne, ou bien fuir à égalité de marche sans être joint par l'ennemi; Maintenir la chasse, continuer la poursuite ; Leverou Abandonner la chasse, discontinuer la poursuite. — Canons dechasse, ceux qui, placés le plus près de l'avant, se tirent ordinairement en chasse. — Une rade a de la chasse, elle offre de l'espace aux bâtiments qui, surpris par le mauvais temps, peuvent y chasser sur leurs ancres pendant assez de durée pour y espérer des secours ou un changement atmosphérique. — Législ. «Tout propriétaire a le droit de détruire ou faire détruire, sur ses possessions, toute espèce de gibier, en se conformant aux lois(Décr. des 4, 0, 7, 8 et 11 août 1789 promulgué le 3 no vembre, art. 3). La faculté de chasser est réglée par des lois particulières iC. civ. 715). Nul ne peut chasser sans le consentement du propriétaire du sol, et il doit être en outre porteur d'un permis de chasse non périmé, sauf dans les terrains attenant h une habitation et qui sont entourés d'une clôture continue (L. 3 mai 1844, art. 1 et 2). Les permis dechasse sont délivrés par le préfet; mais la demande, faite sur papier timbré, doit être remise au maire d'une commune quelconque, lequel donne son avis. Celte demande est accompagnée de la quittance des droits qui ont été versés au percepteur et qui s'élèvent à 2S fr., sur lesquels 18 fr. sont perçus au profit de l'Etat et 10 fr. au profit de la commune dont le maire a donné l'avis susénoncé (L. 20 décembre 1872). Il ne peut être délivré de permis aux mineurs Agis de moins de seize ans, ni aux gardes champêtres, gardesforestiers ou gardes-pêche de I Etal, des communes et des établissements publics. Pour les mineurs de 16 à 21 ans, la demande du permis doit être faite par les [icrc, mère ou tuteur. Certaines condamnations entraînent l'exclusion absolue du droit de chasse, et d'autres peuvent être pour le préfet une cause de refus du permis. En outre, le préfet peut refuser le permis de chasse à tout individu majeur qui n'est pas inscrit ou dont les parents ne sont pas inscrits au rôle des contributions. Les préfetsfixent, dix jours aumoins à l'avance, les époques d'ouverture et celle de fermeture de la chasse. Est seule permise la chasse à tir ou à courre ou au furet. Tous autres moyens de chasse sont forinellement prohibés (L. 22 janvier 1874). La loi interdit la vente et le transport du gibier pendant le temps où la chasse n'est pas ouverte, et elle autorise la recherche des délits chez les marchands. Enfin elle défend de détruire sur le terrain d'aulnii les œufs de faisan, de perdrix et de caille. Le droit de chasse dans les bois soumis au régime forestier estinis en adjudication et les conditions sont fixées par un cahier des charges approuvé par le miiiistrc desfinances. Les contraventions aux lois sur la chasse donnent lieu aux peines ci-après : l» une amende de 16 à 100 francs, pour ceux qui ont chassé sans permis, ou sans l'autorisation du propriétaire, ou en temps lie neige, etc. ; 2° une amende de '.'lO fr. à 200 fr.et, s'il convientau triluinal, un emprisonnement de six jours à deux mois, pour ceux qui ont chassé en temps prohibé, ou

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pendant la nuit, ou à l'aide d'engins défendus; 3° pour ceux qui, sans le consentement du propriétaire, ont chassé dans un terrain clos et attenant aune maison habitée, une amende de bO à 300 fr., et en outre, s'il convient au tribunal, un emprisonnement de six jours il trois mois; si le délit a eu lieu pendant la nuit, l'amende est de 100 fr. à 2,000 fr. et l'emprisonnement peut être de trois mois à deux ans. Toutes ces peines sont doublées, en cas de récidive ou de certaines circonstances 'aggravantes. Le jugement de condamnation prononce en outre la confiscation des instruments de chasse et la destruction de ceux qui sontprohibés. Les tribunaux peuvent accorder des dommages-intérêts à ceux qui en réclament, et en outre priver le di'linquanl du droit de chasse pendant un délai qui ne peut excéder cinq ans. Des gratifications , prélevées sur le produit des amendes, sont accordées aux gardes ou gendarmes qui ont constaté les délits, et le surplus des amendes est attribué aux communes sur le territoire desquelles les infractions ont été commises (L. 3 mai 1S44, pnssim). Les délits de chasse peuvent être prouvés, non seulement par procès-verbaux et rapports, mais par témoins (id. art. 21), et même par la simple déposition d'un garde particulier qui a vu commettre le délit et n'en a pas dressé procès-vei'bal (arr. cass. 24 mai 1878). Les conditions et époques de chasse concernant les oiseaux de passage, les gibiers d'eau, et les animaux nuisibles, sont déterminées par des arrêtés préfectoraux, ainsi que les mesures qui ont pour but de prévenir la destruction des oiseaux et de favoriser leur repeuplement (ord. diverses, de la83 à 1698; aiT. 19 pluviôse an V;L. 22 janvier 1874). Voy. LouvEiERiE. Le droit de chasse était autrefois réservé exclusivement aux seigneurs, et les peines encourues étaient le fouet, le carcan, les galères, le bannissement, etc. Henri IV édicta la peine de mort contre les braconniers pris en récidive dans les forêts royales. Le paysan ne pouvait pas même tuer les bêtes fauves qui détruisaient ses recolles. Le privilège de la chasse était un des plus abusifs parmi ceux qui furent abolis dans la nuit du 4 août 1789.» (Ch. Y.)

' CHÂSSE s. f. (lat. capsa, caisse). Sorte de caisse, de coffre où l'on garde les reliques de quelque saint : châsse de sainte Ge77cviève. — Se dit, dans quelques arts, de certaines choses qui servent à en tenir d'autres enchâssées : faire entrer un verre dans la châsse d'une luneite. — Châsse d'une balance, morceau de fer par lequel on soulève, on soutient une Ixilance, lorsqu'on pèse quelque chose. — Châsse d'une lancette, sorte de manche composé de deux pièces mobiles, réunies seulement l'une à l'autre vers la partie qui tient à la lame de l'instrument.

* CHASSE s. m. Pas de danse qui s'exécute

en allant de côté, soit à droite, soit à gauche.

CHASSÉ (David-Hendrik, baron), général hollandais (l7Go-1849). Réfugié en France après la révolution de Hollande (1787), il entra dans l'armée, se distingua pendant les guerres de la Révolution, reçut le grade de lieutenant général pour les services rendus dans les défilés des Pyrénées, rentra dans sa patrie après la paix de 1814 et combattit avec acharnement son ancien empereur à ■Waterloo. Sa belle défense de la citadelle d'Anvers contre les Belges et les Français (1830-'32) lui valut le grade de général d'mlanterie.

CHASSE-COQUIN s. m. Gendarme. — Bedeau.

•CHASSE-COUSIN s. m. Pop. Mauvais vin.

— Escrime. Fleuret qui ne plie pas. — PI. des Chasse-cousin.

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* CHASSÉ CROISÉ s. m. Danse. Pas où le

danseur et la danseuse font en même temps un chassé, l'un à droite, l'aulre à gauche. — Se dit de plusieurs personnes qui échangent leurs places, leur emploi : un massé-croisé de préfets. — Plur. de Chassés-croisé.s.

CHASSE-GOUPILLE s. m. Technol. Outil qui sert à chasser les goupilles d'une arme. Plur. invar.

* CHASSELAS s. m. (nom d'un village des environs de Màcon). Raisin blanc, rechi'rché pour sa délicatesse : chasselas de Fontainebleau. — Pour obtenir do belles grappes, les horticulLeurs de Fontainebleau pratiquent l'opération du eiselaije : desjeimes filles, armées de ciseaux recourbés et dont les pointes sont émoussées, couiient d'abord l'extrémité de la grappe pour lui donner une forme arrondie ; puis elles enlèvent les petits grains qui ne mûriraient pas et ne laissent que les grains de choix. Cette opération donne aux chasselas dits de Fontainebleau la beauté et la qualité qui le font rechercher en France et cl l'étranger; car on en exporte beaucoup en Angleterre et en Russie.

CHASSELOUP-LAUBAT. I. (François, Mar-

QL'is de) général et ingénieur militaire, né à Samt-Sernin (Charente-Inférieure) en 17o4, mort en 1833. 11 dirigea les opérations devant iMaëstricht (1794), devant Mayence(n9i)) et en Italie (1796-'9), fît d'Alexandrie (Piémont), le principal arsenal de la France, donna le plan des sièges de Dantziget de Stralsund, et fut fait sénateur par l'empire, puis marquis par Louis XVIU. Il fut l'un des juges qui s'opposèrent vainement à l'exécution de Ney 11 a laissé des i'ssi/i's (1 SU). — 11. (Justin-Prudent, COMTE, puis iMARQuis de), lils du précédent, général et homme politique, né à Paris en 1802, mort en 18(i3. Membre de l'Assemblée législative, en 1849, il favorisa les desseins de Louis-Napoléon et fut nommé général de division en 1Sb3. — 111. (Justin-Napoléon-Samuel-Prosper, marquis dk), Irère duprécédent homme politique, né à Alexandrie (Piémont), en 180b, mort en 1873. Fut successivement commissaire en Algérie, député (1837), conseiller d'Etat (1838), membre de l'Assemblée législative (1849), ministre de la marine et des colonies (du 10 avril au 20 oct. 18.il), député (18o3-'9), ministre de la marine (18b9-'G7), sénateur (1862), président du conseil d'Etat (1869) et membre de l'Assemblée nationale (1871-'3). En 1872, il prépara d'imporlanles mesures pour la réorganisation de l'armée.

•CHASSE-MARÉE s. m. Petit bâtiment à 2 mâts et d'une marche rapide qui fait leservice des côtes. PI. Chasse-mabée. — Comm. Voiture qui sert au transport du poisson de mer. — Conducteur de cette voiture. — Fig. et fam. Aller un train ou d'un train de chassemarée, aller fort vite.

* CHASSE-MOUCHES s. m. Petit balai avec lequel onchasseles mouches. — Fileta cordons pendants, dont on couvre les chevaux dans lasaison des mouches Chasse-neige. (V.S.)

CHASSENEUIL, ville très ancienne du cant. de Saint-Claud (Charente), sur laBonnieure; 2,471 h. Charlemagne y convoqua un champ de mai. Fut la résidence de plusieurs rois d'Aquitaine.

CHAS SE -NOIX s. m. Instrument d'acier dont les soldats se servent pour démonter les petites armes à feu. — Plur. CnASSE-.NOix.

CHASSENON, Cassinomagus, commune de l'arr. et a 22kil.S.-E. deConfoIens (Charente); 1,10'Jhab. Indices d'un volcan éteint; ruines gallo-romaines; vastes excavations.

CHASSE-PIERRES s. m. Appareil fixé en avant d'une locomotive pour débarrasser les rails de ce qui pourrait causer des accidents. — Plur. des Chasse-pierres.

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CHASSE-POINTES s. m. Outil de fer ou d'acier qui sert à enfoncer davantage les clous que le marteau ne peut atteindre. — Plur.

des Chasse-pointes.

* CHASSEPOTs. m. Célèbre fusil à. aiguille, inventé vers LStiapar Antoine-Alphonse C/cisscpot, armurier, né à Mutzig (Bas-Rhin) le 4 mars 1833, et adopté dans 1 armée française après le succès du fusil prussien à Sadowa (ISlifi). L'année suivante, une troupe munie de chassoputs remporta un avantage signalé â Mentana, où, suivant le rapport du gé?ftéral de Failly « les chassepots firent merveille ». Pendant la guerre de 1S70-'71, ce fusil ne se montra pas indigne de la faveur dont il avait été l'objet ; il était même supérieur au fusil prussien. Plusieurs régiments allemands furent armésdechassepols après les capitulations de Sedan et de Metz. Cette arme élégante, solide, légère, d'une longue portée et d'un ma< iiicment relativement facile, a subi une modilication et est devenu le /'usil Gras, aujourd'hui (1882) en usage dans l'armée française.

* CHASSER v. a. (lat. captare, s'emparer de). Mettre dehors avec violenci^, contraindre, forcer, de sortir de quelque lieu : on l'a chassé comme un coquin. On l'emploie quelquefois, par exagération, dans le langage famillier : pardon si je vous chasse, mais il faut que je sorte. — Fig., tant au sens physique qu'au sens moral : la nuit nous chassa ; il faut chasser les mauvaises pensées. — Prov. et fig. La faim chasse le louphoi'S du bois, la nécessité détermine un homme à faire, même contre son iiudination, beaucoup dechosespour se procurer de quoi vivre. — Chasser le mauvais air, purifier l'air. Se dit aussi des choses qui servent à l'assainissement de l'air : cette odeur chasse le mauvais air. — Par ext. Congédier, renvoyer une personne dont on est mal satisfait : chassez ce valet. — Mener, faire marcher devant soi, principalement en parlant des bestiaux : chasser les vaches aux champs.

— Par ext. Chasser l'ennemi devant soi, le faire retirer de poste en poste. — Pousser quelque chose en avant : la charge n'est pas assez forte pour chasser un boulet si pesant. — Prov. et i\g., un clou chasse l'autre, une nouvelle passion, un nouveau goût, de nouveaux soins en font oublier d'autres. Se dit quelquefois, dans un sens analogue, en parlant des personnes : Ce favori vient d'être supplanté par un tel : un clou chasse l'autre. — Manège. Chasser son cheval, le porter en avant en serrant les jambes.

— Poursuivre, tâcher de prendre à la course avec des chiens certaines bêtes, connue lièvre, renard, chevreuil, loup, cerf, sanglier, etc.: chasser le liéire, le cerf, etc. — Mar. Poursuivre : chasser un navire. — Chasser ta terre; s'en approcher, la reconnaître. — v. n. Poursuivre toute sorte de gibier : chasser au fusil, chasser à cor et à cri. — Ce chien chasse de haut vent, il chasse contre le vent . — Figetfani., cet homme chasse bien au plat, il a bon appétit, il aime à manger le gibier que les autres tuent. — Bon chien chasse de race, ordinairement les enfants tiennent des mreurs et des inclinations de leurs parents. Se dit en bonne et en mauvaise part ; maison ne le prend jamais qu'en mauvaise part lorsqu'il s'agit d'une femme : cette fille chasse de race : elle est coquette,comme l'était sa mère. — Leurs chiensne chassentpasenscmble,se dit de deux personnes qui ne sont pas en bonne intelligence. — Chasser sur les tciTcs de quelqu'un, entreprendre sur ses attributions, sur ses droits, etc. — Cette voiture chasse bien, elle n'est pas lourde, elle roule avec facilité, son mouvement est commode et prompt. — Danse. Exécuter le pas de danse appelé Chassé : chassez et déchassez. — Typogr. Espacer fortement les mots et les lignes, remplir beaucoup d'espace avec peu de caractères. — Occuper plus ou moins d'espace, avoir plus ou moins d'épaisseur et de force de corps, en parlant des caractères :

CHAT

le dix chasse plus que le neuf, et celui-ci plus que le huit. — « Jar.e-on. Chasser le hrmdllard, boire la goutte. — Mar. Un bâtiment chasse SUR SES ANCRES, il les entraîne et leur l'ait labourer le fond; Il chasse a la cote, lorsque, chassant sur ses ancres, il va tomber sur un autre bâtiment ou se jeter à la côte — Les NUAGES chassent, quand ils viennent de telle ou telle direction; Ils chassent vite, lorsqu'ils passent avec rapidité. — Pêche, Filet tendu sur des piquets en forme de palis; Chasse couverte, verveux auquel on ajoute un filet horizontal tendu d'une aile à l'autre.

* CHASSERESSE adj et s. f. Synon. de Chasseuse ; ne s'emploie guère qu'en poésie : Diane la chasseresse ou Diane chasseresse.

CHASSE-ROUES s. m. Borne que l'on place de chaque c6té d'une porte charretière pour empêcher les roues des voitures d'endommager les pieds-droits de la baie.

CHASSET (Charles-Antoine, comte), convenlioiuiL-l, né a Villefranche en 174o, mort vers 18.10. Vuta contre la mort du roi, émigra en 1 /93,servitdansla marine anglaise; rentra en 179,"), fit partie des Cinq-Cents, puis du Sénat impérial ; fut nommé comté et rentra dans la vie privée, lors du retour des Bourbons.

* CHASSEUR. EUSE s. Celui, celle qui chasse actiRMlciuriit. OU qui aime à chasser : je trouvai des '-Â isse:irs dans la plaine: cette femme est une ijrande chasseuse. — Domestique occupé, dans une terre, à cliasser pour son maître.— Domestique en habit de chasse, qui monte derrière la voiture. — Mar. gâtiment qui en poursuit un autre. — Adjectiv. : le vaisseau chasseur. — Ch.asseurs a pied, soldats de troupes légères, dont une compagnie fut ajoutée à chaque régiment en 1760. En 'i'Q\, les chasseurs à pied formèrent des bataillons distincib. En 1839, on les réorganisa sous le nom de tirailleurs de Vincennes, puis de chasseurs d'Orléans. — Chasseurs a cheval, soldats de cavalerie légère, organisés en 1757 sous le nom de chasseurs de Fischer; appelés dra'jons-ehasseurs en 1761 et chasseurs à cheval en 1784. — Ch.4sseurs algériens, corps de cavalerie créé en décembre 1830 et remplacé parles chasseurs d'Afrique et les spahis. — Chasseurs d'Afrique, corps de cavalerie légère française, créé par ordonnance du 17 novembre 1831.

* CHASSIE s. f. (lat. cxcare, aveugler). Humeur gluante qui s'amasse sur le bord des paupières.

* CHASSIEUX, EUSE adj. Qui a de la chassie aux yeux : il est chassieux. On dit aussi : avoir les yeux chassieux.

' CHÂSSIS s. m. Ouvrage de menuiserie, composé de plusieurs pièces qui forment ordinairement des carrés où l'on met des vitres, de la toile, ou des feuilles de papier huilé, pour empêcher le vent, les injures du temps, etc. — Châssis dormant, assemblage de montants et de traverses qui encadre les parties mobiles d'une fenêtre, et qui est fixé dans la feuillure de la baie. — Cadre sur lequel on attache, on applique, on fait tenir un tahkiiu, une toile, ou autre chose semblable : châssis d'un tableau. — Se dit en général, dans les arts, de ce qui enferme et enchâsse quelque chose. — Châssis d'une table, ce qui soutient le dessus d'une table. — Châssis de pierre, dalle de pierre qui en reçoit une autre en feuillure. — Châssis de serrurerie, assemblage des montants et des traverses d'une porte de fer ; le bâti d'une rampe d'escalier. — Théâtre. Grand cadre de bois et de fer, élevé perpendiculairement et contre lequel on fixe les décorations.— **. Jargon. Œil, lunettes. — Fermer les châssis, dormir. - Typogi'. Cadre de fer dans lequel on place les caractères assemblés en pages, en les serrant de tous côtés avec des coms ou dea crémaillères. Le

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