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amena l'indépendance absolue de la ^Grimée i val. — Pop. Etre comme un cnm, se raidir et, après rabdiculion du khan, en 1783, la j contre la moindie contrariété, ôtre ii-ritable, presqu'île et les provinces ottomanes voisines se fâcher pour un rien.— Poét. Cheveux, chel'urent envahies par les Russes qui les conser- , \elure:ladiscordcauxcrinsdecoiileuvre.- Pop. vèrenl en vertu du traité de Jassy (9 janv. [ PRENDREAUcniNouAuxcRiNS,prendrequel(iu'un 1792), En 18o4-'o, la Crimée fut le principal ^ aux cheveux ; et , se prendre au crin ou aux théâtre de la guerre dite d'Orient. Les armées , crins, se prendre l'un l'autre aux cheveux : je
alliées, composées de aS, 000 hommes et commandées par Saint-Arnaud et lord Rafijan, débarquèrent sans rencontrer d'opposition, au Vieux Fort, près d'Eupatoria, à 50 kil. de Sébastopol, les 14, 15 et 16 sept. 1884. Ayant vaincu .')0,000 Russes retranchés sur les hauteurs de l'Aima (20 sept.), les alHés marchèrent sur Sébaslop(d et commencèrent le siège de la partie méridionale de cette ville (9 cet.). Les Russes, encore battus à Balaklava (2o oct.), à Inkerman (b nov.) et sur la Tcheriiaïa (16 août 185')), évacuèrent Sébastopol après l'assaut de la tour Malakoff et du Redan (8 sept. 18o3). Ils se retirèrent de l'autre côté de la rade, dans les forts du Nord, où on ne les poursuivit pas; et la paix ayant été signée en avril 1836, les alliés quittèrent la Crimée le 12 juillet suivant. Depuis cotte époque les fortifications de Sébastopol ont été rétablies sur un plan perfectionné.
* CRIMINALISER v. a. Jurispr. anc. Porter, renvoyer une ati'aire d'un tribunal civil à un tribunal criminel, faire d'un procès civil un procès criminel : criminaliseï' une affaire.
* CRIMINALISTE s. m. Auteur qui écrit sur les matières criminelles : U7i savant criminaliste. — Homme qui est très instruit en jurisprudence criminelle : bon criminaliste.
' CRIMINALITÉ s. f. Jurispr. crim. Qualité de ce qui est criminel.
* CRIMINEL, ELLE adj . Coupable de quelque crime, qui a commis un crime, des crimes : homme criminel; femme criminelle. — Condamnable, illicite : pensée criminelle. — Se dit fig., tant au sens physique qu'au sens moral, de ce qui appartient à une personne criminelle, et de ce qui conçoildespensées criminelles : une main cnmineHe.— Se dit aussi de la législation qui concerne les crimes, et de tout ce qui regarde la procédure qu'on fait contre les personnes accusées de crimes : code criminel, législation criminelle. — Substantiy. Personne convaincue de crime, et quelquefois, abusivement, simple accusé ou prévenu : criminel d'Etat.
Jarn.iis un criminel ne s'absout de son crime. Louis RACini.
Vis l'heiirr. qu'ils s'allaient prendre au crin. — Crin végétal, libres préparées de certains végétaux à l'aide desquelles on a cherché à remplacer le crin animal.
* CRINCRIN s. m. (Onomatopée). Mauvais violon : 7ious n'avions pour dansi'r qu'un crincrin.
' CRINIER s. m. Artisan qui accommode le crin, qui le prépare pour être employé.
* CRINIÈRE s. f. Tout le crin qui est sur le cou d'un cheval ou d'un lion : la crinière d'un cheval, d'un lion. — La crinière d'un casque, la touffe de crin tombante qui garnit le cimier d'un casque de dragon, de cuirassier, etc., et qui flotte par derrière. — Fig. Vilaine chevelure, vilaine perruque : grande crinière.
CRINIFORME adj. (lat. cri72is, cheveu; franc. forme). Qui a la forme d'un crin.
CRINOÏDE adj. (lat. crmw, crin; gr. eidos, apparence). Qui est filiforme.
CRINOÏDE adj. (gr. krinon, \is; eidos, aspect). Qui ressemble à un lis. — Zooph. Synon.
d'ENCniNE.
CRINOLINE s. f. (de crin et de lin). Nom donné d'abord à une étoile de crin, puis au jupon fait de cette étoll'e, et ensuite, par analogie, à un vaste jupon, bouti'ant d'une manière exagérée et maintenu par des lames d'acier ou de baleine. La crinoline régna pendant la plus grande partie du second Empire.
CRIOCÈRE s. m. (gr. krios, bélier, keras, corne). Enlom. Genre de coléoptères tétramères, famille des eupodes, dont les antennes ont la forme de cornes de bélier. Ce sont de jolis petits insectes à forme allongée et parés de brillantes couleurs. Le criocére du lis {crioceris merdigcra) a les étuis et le corselet d'un beau rouge. Le criocére de l'asperge {criocerisasparagi} est bleuâtre, avec le corselet rouge et les étuis jaunâtres. Ces animaux ravagent les plantes sur lesquelles ils vivent.
* CRIQUE s. f. [kri-kfi] (scandin. krik, petit golfe). Petite baie, partie du rivage qui forme dans les terres un enfoncement où de petits bâtiments peuvent se mettre à l'abri.
* CRIQUET s. m. [kri-kè] (Onomat. du cri de cet insecte). Entomol. Genre de sauterelles qui, outre la faculté de sauter, ont celle de voler longtemps, et qui vont par troupes nombreuses. (Voy. Sauterelle.) —Fig. et par dénigr. Petit cheval faible et de vil prix : un petit" criquet. — Se dit aussi, quelquefois, d'un homme petit et maigre ; c'est un criquet.
CRIQUETOT L'ESNE'VAL ch.-l. de cant.,arr. et à 20 kil.N.-E. du Havre (Seine-Iulérieure) ; 1,414 hab.
* CRISE s. f. (gr. hrisis). Effort de la nature, dans les maladies, qui produit un changement subit et marqué en bien ou en mal : bonne crise ; mauvaise crise.— F')g. Le moment périlleux ou décisif d'une affaire : voilà te moment de la crise. — Trouble, embarras momentané ; ci-ise financière, industrielle. — Crise ministérielle, moment où un ministère a donné sa démission et n'est pas encore remplacé.
* CRISPATION s. f. Resserrement par lequel certaines choses se contractent et se ri-
— Est aussi quelquefois substantif, en parlant de matière criminelle, législation criminelle : le grand, le petit criminel.— Pto\. et fig. Prendre quelque chose au criminel, s'en tenir offensé : Aller d'abord au criminel, jugur malignement de quelque chose sur la moindre apparence. Cf's manières déparier ont vieilli.
* CRIMINELLEMENT adv. D'une manière criminelle : agir criminellement. —Povti.svivRB UNE affaire criminellement, poursuivre quelqu'un CRIMINELLEMENT, les poursuivre au criminel. On dit aussi, juger criminellement. — Expliquer criminellement quelque chose, en JUGER criminellement, l'expUquer, l'interpréter en mauvaise part. — Crii/iinohijic (V. S.)
CRIMISUS, rivière de Sicile qui passait à Ségesti^ Sur ses rives, Timoléon battit les Carthaginois en l'an 339 av. J.-C.
CRlMMITSCHAUou Crimmitzsohau | krimm'mitt-cbaou). Ville de Saxe, Mir la Pleisse, à :i8 kil. S. de Leipzig ; 23,000 hab. Importantes manufactures de lainages et de cotonnades.
* CRIN s. m. [krain] (lat. crinis). Poil long , r et rude qui vient au cou et à la queue des ] dent, ou se re[ilientsur elles-mêmes, par I a[ chevaux et do quelques autres animaux : crin , proche du feu, ou par quelque autre cause.— long, noir, fctonc. — Cheval a tous crins, che- Méd. Mouvement à peu près pareil qui arrive val qui a tous ses crins. — Faire les crins a 1 dans les entrailles, dans les nerfs UN CHEVAL, couper avec des ciseaux les crins de la partie inférieure des membres d'un cbe-
etc
\pation de nerfs. — Se dit quelquefois, par l exagération ut faïa., en pariant do ce qui
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cause une vive impatience ou un grand déplaisir : sa lenteur me donne des crispations.
' CRISPER V. a. (lat. erispare). Causer de la crispation, des crispations : il fait un froid qui cri'siie la peau, les nerfs, etc. — Se dit quelquefois , par exagération et familièrement, de ce qui cause une impalience, une inquiétude fort vive : votre nonchalance me crisjie. — Se crisper v. pr. Devenir crispé : le parchemin se crispe sous l'influence de la chaleur. — Eprouver de l'impatience. — Crispi(Franc.)(\.S.)
* CRISPIN s. m. Nom d'un valet de comédie ; jouer les crispins. — C'est un crispin, se dit fain. d'un homme qui a les allures d'un crispin de comédie.
CRISPUS (Flavius Julius), Romain élevé par Lactance et qui battit la tloLte commandée par Licinius. Constantin, sur une fausse accusation de Fausta, qui prétendait que Cri.spus avait pour elle une passion coupable, le fit mettre à mort en 326.
* CRISS s. m. Poignard des Malais, dont la lame est en zigzag.
CRISSA, ville de l'ancienne Grèce (Phocide), appelée « la Divine » par Homère, à cause de sa magnifique position au pied du mont Parnasse. Cirrha lui servait de port sur le golfe de Corinlhe.
CRISSEMENT s. m. Action de crisser les dents.
* CRISSER V. n. (Onomat.) Se dit proprement des dents quand elles font un bruit aigre, parce qu'on les serre et qu'on les grince fortement.
* CRISTAL s. m. [kri-stal] (gr. krustallos ; de kruos, froid). Minéral, et Chim. Se dit des
i formes symétriques que prennent d'ellesmêmes les parties de certains corps, lorsqu'ils passent de l'état liquidi; ou gazeux à l'état solide. Dans ce sens, on ne l'emploie guère qu'au pluriel : la figure des cristaux varie beaucoup. — Se dit quelquefois des corps mêmes, lorsqu'ils sont en cristaux : cristal d'Islande. — Cristal de roche, ou simplement, cristal, quartz transparent, non coloré et composé de prismes à six cûlés, terminés à leurs deux extrémités par une pyramide hexagone ; tailler du cristal, des morceaux de cristal. — Espèce de verre blanc qui est net et clair comme le cristal de roche : cristal de Venise, de Bohême. — Se dit également des objets faits de cristal vrai ou factice. Dans ce sens, il ne s'emploie jamais qu'au pluriel : magasin de cristaux. — Fig. et poétiq. Le ciistal d'une onde pure, le cristal des eaux, des fontaines, se dit pour exprimer l'extrême limpidité des eaux.
lin zéphyre plus lent ngitc ces roseaux. 11 sort un vif éclat du a'i.^fal de ces eaux. Seghais. Eylofities.
' CRISTALLERIE s. f. L'art de fabriquer des ouvrages de cristal et des cristaux. — Lieu, établissement où l'on fabrique des cristaux : la cristallerie de Baccarat.
CRISTALLIER s. m. Graveur en crislaux.
CRISTALLIÉRE s. f. Mine de cristal de roche. — Machine à travailler le cristal de roche.
CRISTALLIFÈRE adj. [kri-sta-li-fè-re]. Miner. Qui contient des cristaux.
•CRISTALLIN, INE ndj. Chim. Qui appartient aux cristaux ; formes cristallines. — Qui est clair et transparent comme du cristal : eaux cristallines. — Anat. Substantiv. Celle des trois humeurs transparentes de l'œil qui a la forme d'une lentille : le cristallin est un corps transparent, à demi solide, formé de couches d'inégale densité. — Se dit également, dans le système dePtolémée, des deux transpaients et concentriques dont cet astronome
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supposait que la terre était enveloppée : le
premier, le second cristallin.
CRISTALLINE s. f. Substance organique qui
existe dans le crisUillin de l'œil.
CRISTALLINIEN, lENNE adj. Ne s'emploie que dans la locution apiKireil cristallinicn, cristallin et organes accessoires qui en dépendent.
CRISTALLISABILITÉ s. f. Caractère de ce
qui est cristallisahle.
* CRISTALLISABLE adj. Qui est susceptible
de se cristalliser.
* CRISTALLISATION s. f. Chim. Opération par laquelle les parties d'une substance qui était dissoute dans un liquide, se rapprochent les unes des autres, en vertu de leurs propres attractions, pour former un corps solide d'une figure régulière et déterminée : cristnllisation naturelle. — Hist. nat. Se dit des cristaux, des amas de crislau.'c : de belles cristallisations.
' CRISTALLISER v. a. Congeler en manière de cristal : cristalliser ce suc, cette eau. — v. n. Passer à l'étal de cristaux : ce corps no cristallise que lentement. — Se cristalliser v. pr. Passer à l'état de cristaux : les sels se cristallisent.
CRISTALLISOIR s. m. Vase destiné aux crislallisatioi.s des substances en solution.
CRISTALLOGRAPHE [kri-stal-lo-gra-fe] (gr.
krustailos, cristal; graphe, j'écris). Savant qui s'occupe de cristallosraphie.
* CRISTALLOGRAPHIE s. f. Science qui décrit les formes géométriques sous lesquelles se présentent les cristaux naturels, et qui calcule la dépendance mutuelle de ces formes dans toutes les variétés qu'une même substance peut olfrir. La cristallographie est, à proprement parler, la science de forme et de structure du règne inorganique de la nature. Dans le règne animal et dans le règne végétal, chaque espèce présente une forme et une structure qui se développent d'un germe, d'après une loi de croissance. Dans la nature inorganique, il y a aussi une forme spécifique et une structure qui appartiennent à chaque espèce : les faits et les principes de leur développement constituent la science de la cristallographie. Les formes des êtres inorganiques se nomment cristaux ; les animaux, les plantes et les cristaux sont les trois sortes de structures caractérisant les espèces. Les principes généraux de la cristallographie sont lessuivants: I, Un cristal est borné par dessurfaces planes, arrangées symétriquement d'après certaines lignes imaginaires nommées axes. II. Un cristal présente une structure interne qui est en rapport direct avec la forme externe etleslignesde l'axeoudirection. Cette structure interne est rendue apparente par la propriété nommée clivage. Les cristaux ayant cette propriété se clivent dans certaines directions parallèles, soit à un ou à plusieurs desplans de l'axe, soit à leurs diagonales; et ces directions sont fixes dans chaque espèce. 111. Les différentes formes de cristaux appartiennent mathématiquement aux six systèmes de cristallisation : l'isométrique, le tétiagonal ou dimérique, l'urthororabique, ou trimérique, le monochnique, le triclinique et l'hexagonal. La plupart des formes cristallines peuvent être regardées comme basées sur les pressions à quatre côtés ou sur les primes à base carrée, rectangulaire ou rhomboïdale; et le surplus sur le prisme régulier à six côtés. — A. Systèmes DROITS ou OHTHOMÉiuQUEs. 1 " Systéme isomérique: les trois axes sont égaux et, par conséquent, d'une seule sorte ; parmi les formes de ce système, nous citerons le cube, l'octaèdre régulier et le dodécaèdre; exemples : l'or, le diamant, le plomb, l'alun, le grenat; 2° système tétras:onal ou dimérique; un axe, appelé axe vertical, inégal aux deux autres, ou latéral : les deux axes sont ainsi de deux sortes. Parmi
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les formes sont le prisme carré, le prisme octaèdre carré et le prisme à huit côtés; exemple : Vt-Win; 3" système orthorombique ou trimirique, ayant trois axes inégaux : parmi les formes sont le prisme rectangulaire, le prisme rhombique droit et l'octaèdre rhombique ; exemple : le soufre, le sel d'Epsom et la topaze. — B. Systèmes odliques ou clinomé- RIQUE8. 4° Système monoelinique, une seule des intersections obliques. Si nous prenons un modèle avec trois axes inégaux arrangés comme dans le système trimérique, et ensuite si nous faisons dbliquer l'axe vertical, par rapport à l'un des axes latéraux, nous changeons le système en monoelinique. Tandis que le prisme rhombique droit appartient au système orthorombique, le prisme rhombique oblique et les formes qui s'y rapportent appartiennent au système monoclinique; exemples : borax, sel de Glauber, sucre, pyroxène. 5* Système triclinique : les trois intersections obliques et les axes inégaux. Les formes sont des prismes obliques contenus sous des faces rhomboïdales; exemples : vitriol bleu et axinite. — C. Lesaxes au nombre de quatre. 6° Système hexagonal. Dans le prisme hexagonal régulier, l'axe vertical réunit les centres des bases et les trois actes latéraux réunissent les centres des faces latérales opposées. Une autre forme est une double pyramide à six côtés; une autre encore est la double pyramide à douze côtés; exemple : l'émeraude. Ce système comprend les formes rhomboèdre et leurs dérivées, autant que la symétrie do ces formes esthexagonale. IV. Les valeurs relatives des axes dans n'importe quelle espèce sont constantes et ces valeurs peuvent être eerliliées d'après les angles d'inclinaison des plans l'un sur l'autre. Dans le système isomérique les axes sont égaux et le rapport des axes est, par conséquent, l'unité. Appelant les trois axes a, b, c, ce rapport est dans toutes les espèces isomériques,
Dans le système dimérique, l'axe vertical (a) est inégal à, l'axe latéral (6, c) et les axes latéraux sont égaux. Si nous appelons l'axe latéral 1, nous avons :
a étant de n'importe quelle longueur plus grand ou moindre que 1. Dans le système orthorombique ou trimérique, les trois axes sont inégaux, mais le rapport est constant pour chaque espèce, comme dans le système dimérique. V. Chaque espèce, quand elle a un rapport constant des axes, peut aussi cristalliser sous des formes variées. Ainsi le diamant, qui est isomérique, se trouve en octaèdres, en dodécaèdres et en solides qui sont semblables à l'octaèdre dans leur forme générale, mais qui présentent des pyramides basses de trois ou six faces, au lieu d'avoir chaque face octaédrale. VI. Dans les cas de formes secondaires, ou bien toutes les parties semblables (parties similairement placées par rapport aux axes) sont modifiées d'une manière semblable, ou seulement la moitié de ces parties alternant en position, sont modifiées d'une manière semblable. VII. Les formes dérivées se rapportent les unes aux autres par de simples multiples des rapports des axes. VIII. Les caractères physiques des cristaux ont une relation directe avec les formes et les axes. Le clivage, la dureté, la couleur, l'élasticité, l'expansïbilité et la conductibilité de chaleur diffèrent dans la direction des différentes lignes des axes et sont semblables dans la direction des axes semblables. La différence de couleur entre la lumière transmise le long des axes verticaux et latéraux d'un prisme est souvent très marquée, et. le nom de dichro'isme ou le ternie plus général de pléochroisme est appliqué A cette propriété. I.\. Les angles des cristaux d'une même espèce, quoique essentiellement constants, sont su-
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jets à de petites variations. L'expansion inégale des cristaux à axes inégaux par des directions différentes d'axes occasionne un changement d'angle avec un changement de température. D'autres minimes variations proviennent d'impuretés ou de substitutions isomorphes ou de cristallisation irrégulière. Il y a aussi des exemples excefitionnels de cristallisation courbe, comme dans la glace ou dans la gelée qui se forme sur les vitres et sur les pavés. Le diamant offre ordinairement des faces convexes au lieu de faces planes. X. Tandis que lescristauxsiinplessontle résultat normal, dans la cristallisation, les cristaux jumeaux ou composés se forment quelquefois. Les étoiles à six rayons de la neige sont des exemples de cristaux composés. Dans ces étoiles, il y a trois cristaux qui se croisent au milieu. XI. Tandis que les cristaux simples et les cristaux composés se forment sous des circonstances favorables, dans d'autres cas, la matière, en se solidifiant, devient une agrégation de particules cristallines. Les cristaux réguliers demandent souvent pour leur formation, un concours de circonstances, comme une certaine température, un certain degré d'évaporation, etc., d'où il résulte que les cristallisations imparfaites sontles plus nombreuses. XII. Le système de cristallisation d'une substance donnée amène souvent un changement total, dû aux causes extérieures. Le carbonate de chaux cristallise ordinairement en rhomboèdres; et alors on l'appelle calcite; mais dans certains cas il cristallise en [irismes trimériques et devient de Varaijonite. Cette dernière parait se former quand la solution est à une température plus élevée que la température ordinaire. Cette propriété de présenter deux formes indépendantes constitue le dimorphisme. — Modes de crlstallisation. La cristallisation exige la liberté de mouvement des particules. Elle peut provenir : 1» d'une solution, quand un dissolvant sert à désunir les molécules d'un solide; 2" d'un état de fusion ou de vapeur; l'abaissement de la température permetune nouvelle solidification; 3" d'une chaleur longtemps continuée sans fusion; par ce moyen, du marbre statuaire, qui est l'une des roches cristallines de la terre, a été obtenu de pierre à chaux fossilifère. Les roches ainsi altérées sont dites métamorphiques. Presque toutes les pierres précieuses et la plupart des roches cristallines ont été cristallisées par le procédé métamorphique; 4° de quelques circonstances qui favorisent la combinaison des éléments d'un composé ; la cristallisation a souvent lieu au moment de la combinaison. — On a aujourd'hui deux méthodes pour appliquer les mathématiques à la cristallographie. L'une, qui emploie ordinairement la géométrie analytique, est résumée dans la l'" et dans la 4' édition de la Minéralogie de Dana.
L'autre est expliquée dans la Minéralogie de Brooke et Miller. Le système des cristallographes français n'est pas comparable à ceux dont nous venons de parler.
CRISTALLOGRAPHIQUE adj. Qui a rapport aux cristaux.
CRISTALLOÏDE adj. (gr. krustailos, cristal; eidos, aspect). Qui a l'apparence d'un cristad : pierre cristalloide . — Anat. Qui enveloppe le cristallin ; tumeur cristalloide.
CRISTALLOMÉTRIE s. f. (gr. krustailos, cristal ; metron, mesure). Science qui traite des formes eéomélriqiies des cristaux.
CRISTALLOPHYLLIEN, lENNE (gr. krustailos, crhM; phullon, feuille). Se dit de l'ensemble des roches cristallines inférieures à celles où f on trouve des substances organiques et constituant le terrain primitif ou première portion consolidée de la croûte terrestre. On dit aussi crist.\llophyllin.
CRISTATELLE s. f. (lat. crista, crête). Zool. Genre de bryozoaires qui vivent sur les feuilles