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flexions grammaticales, y sont représpnlés par des groupes de chiffres allant de 0000 à 9999. Voici le procédé adopté par Brunswick pour déjouer les calculs des déchiffreurs : les nombres correspondant aux mots du texte en clair sont d'abord transcrits sur une feuille de papier; on transpose ensuite, d'après une formule conventionnelle, l'ordre des chiffres des différents groupes, puis on augmente ou diminue chaque groupe ainsi transposé d'un autre nombre; ce dernier nombre donne, avec la formule de transposition, la clef de la combinaison. Prenons un exemple : supposons qu'on veuille écrire parlez, et que le nombre correspondant soit 2143; ce nombre peut être transposé de 24 manières différentes; adoptons la formule li a c b, et nous aurons '3'lii. Si le nombre conventionnel à ajouter est 214, le groupe final sera 324l' + 214 = 3435. — Cryptographes. Pour obvier aux inconvénients de toute nature que présentent la plupart des chiffres secrets, on a construit, dans ces dernières années, des cryptographes, où les tableaux à alphabets, comme les colonnes de mots, sont remplacés par des mécanismes. Les deux seuls cryptographes qui aient une valeur réelle, au point de vue pratique, sont ceux de Wheatstone et de Kercliboffs. Le dernier, qui est destiné au service de la guerre, est combiné de façon à donner des cryptogrammes mathématiquement indéchiffrables, tout en n'exigeant le secret que pour le motdeclefde lacombinaison. — Df.chiffrement des écritures secrètes. Il n'y a guère de système de cryptographie qui ne puisse être déchiffré; les systèmes à double clef étaient encore considérés dans ces derniers temps comme indéchiffrables, mais les récents travaux de M. Kerckhoffs ont établi qu'ils n'offrent pas plus de garanties que les autres. Quelque soit le procédé adopté, le déchiffrement d'un cryptogramme dont on n'a pas la clef comporte généralement deux opérations : un calcul de probabilité et un travail de tâtonnement. Le calcul de probabilité repose sur une particularité propre à toutes les langues, à savoir que certaines lettres reviennent plus souvent que d'autres, et que le rapport de ces répétitions est exprimé par une moyenne assez constante pour les 9 à 12 principales lettres de l'alphabet. Ainsi dans les langues française, anglaise et allemande, c'est la lettre K qui est le plus fréquemment répétée; en espagnol c'est l'O, en russe l'A et en italien E et I; en français, il y a en moyenne un E sur cinq lettres. Les autres lettres qui reviennent le plus souvent en français sont, dans l'ordre deleur fréquence. S, R, I, A, N, T, 0, U, L. En thèse générale, il suffît, dans le déchiffrement d'un cryptogramme, de connaître lecaractère qui représentela lettre E, pour être assuré de trouver la signification de tous les autres. Comme nous ne pouvons entrer dans les détails que comporte le déchifl'rement des différents systèmes, nous nous contenterons de montrer par un exemple des plus élémentaires comment on procède pour un cryptogramme à simple clef. Soit à déchiffrer SP Z BOB CSRRSQSPB CB PSXB JBJ PBOOXBJ. Le caractère qui se présente le plus souvent est B; il doit correspondre à la lettre e. BOB : en fait de trigrammes commençant et finissant par un e, il n'y a que été. Z : la langue française n'a que deux monogrammes aely; été nef eut être précédé de y, donc Z = a. JBJ ce groupe ne peut être que ses; c'est le seul trigramme ayant un e au milieu, précédé et suivi de la même lettre. PBOOXBJ : nous connaissons déjà cinq lettres de ce groupe, .ett.es; le seul mot qui réponde à cette disposition est lettres. SP : les seuls bigrammes qui peuvent aller avec a été sont ca, il, on; or P est un /, donc SP = il. PSXB = lire. CSRRSQSPB : cinq chiffres nous sont déjà connus, .i..i.ile. La terminaison ile indique un adjectif; en fait d'adjectifs en ile de neuf lettres ajant deux i
CUBA
dans le corps du mot, le dictionnaire des runes ne donne que difficile. CB = de. Nous avons donc : il a été diffiviU de lire ses lettres. Plus un cryptogramme est long, et plus il est facile de le déchiffrer.
CRYPTOGRAPHIER v. n. Ecrire d'après le système crvptogra[ihique.
CRYPTOGRAPHIQUE adj. Qui tient à la
cryptographie.
CRYPTONYX s. m. [kri-plo-nikss](gr. kniptos, cache ;o)iM: ongle). Ornilli. Genre dephasianidés qui n'ont pas d'ontile à leur pouce. L'espèce type est le roulout (phasianus cristntus), de Malacca, de Java et de Sumatra. C'est un bel oiseau àplumcs vert sombre sur le dos, le croupion et la queue, noires au cou et aux joues, violet foncé sur la poitrine et le ventre. Le mâle porte une longue huppe et de grands brins à chaque .sourcil.^ C'est ui\ oiseau farouche. Le rouloul de Sumier, se distinguepar un beau plumage d'un noir lustré.
CRYPTOPROCTE. Zool. (V. S.)
CSABA[tchob'-à], ville de Hongrie, comté de Békés, à 9.'i kil. N. de Temesvàr; 30,02,ï hab. Commerce de maïs, de fruit, de chanvre, de lin, de bétail et de vin.
CSANÀD [tchonn'-âd]. I. Comté méridional de Hongrie ; 1,659 kil. carr. ; 9,5,847 hab., en majoritéMagyars. Bétail, chevaux. Cap. Makô. — II. Ville sur le Maros, à 12 kil. S.-E. de Makô ; 4,013 hab.
* C-SOL-DT s. ra. [sé-sol-uttl. Ancien terme de musique, par lequel on désignait le ton d'ut : le ton de c-sol-ut.
CSOKONAI (Vitèz Mihàly) [tcho'-ko-nâ-i], poète hongrois né en I773,raorten 1805. Ses poèmes amoureux et ses comédies ont eu de nombreuses éditions.
CSOMA DE KOROS, (Sandor) [tcho'-ma-dekeu-reuchj, orienlaiisle hongrois, né en Transylvanie vers 1790, mort en 1842. H fit de nombreux voyages, et traduisit des œuvres sanscrites, dont il essaya de revendiquer la paternité. Ses œuvres comprennent un Essai sur le dictionnaire thibétain, une Grammaire thibétaine, et V Analyse duKahgyur, livre sacré des bouddhistes.
CSONGRAD [tchonn-gràd]. I. Comté méridional de Hongrie, traversé par la Theiss et borné au S.-E. par le Maros ; 3,319 kil. carr. ; 250.000 hab. Grains, chanvre, tabac, fruits, bétail, chevaux, moutons et porcs. Cap. Szegedin. — 11. Ane. cap. du comté ci-dessus, à 52 kil. N. de Szegedin, sur la Theiss; 20,&00hab.
CTESIAS [kté-zi-as] médecin grec, qu'on suppose avoir vécu à la cour de Perse vers 4ft) av. J.-C. Il a écrit une histoire de la Perse en 26 livres et une histoire de l'Inde ; mais il n'en reste que quelques fragments.
CTESIBIUS, mécanicien, né à Alexandrie vers le m" siècle av. J.-C. On lui doit de nombreuses inventions, entre autres la depsydre ou horloge à eau et l'orgue hydraulique.
CTÉSIPHON, orateur athénien du iv« siècle av. J.-C. Après la bataille de Chéronée (338), il conseilla de décerner à Démosthènes une couronne d'or. Eschine le poursuivit pour ce fait, mais Démosthènes le défendit victorieusement.
CTESIPHON, anc. ville de l'Assyrie méridionale, sur le Tigre, en face de Silencie, auj. Al-Modain (les deux cités). Elle eut une grande importance pendant l'empire des Parthes et lors de la restauration de l'empire perse, au temps des premiers Sassanides. Les Sarrasins la prirent en 637 et la détruisirent. La ville voisine de Cufah a été bâtie avec les matériaux de ses ruines.
CUBA [esp. kou'-ba], la plus grande et la plus occidentale des Antilles, baignée par la mer Caraïbe et le golfe du Mexique ; entre 19° 50' et 23° 10' lai. N., et entre 76" 27' et