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Dans la période considérée. 1 Angleterre a maintenu sa supériorité sur la France; la France et l'Italie ont reculé vis-a-vis des autres puissances. La Russie, l'Allemagne et les Etals-Unis ont toutes amélioré leur position comme puissances navales, et quand les navires actuellement en construction seront achevés, chacune de ces nations possédera un plus grand nombre de cuirasses de l-e classe que la France. Mais il n est que iuste de remarquer que les Français ont, dans ces derniers temps, concentre leurs efforts sur la construction de croiseurs cuirassés; ils ont 13 navires de celte classe en construction contre 3 pour 1 Allemagne et 9 pour les Etats-Unis ; les nouveaux croiseurs en construction pour la Russie ne peuvent guère être considérés comme de 1'" classe. r La flotte anglaise compte 29 cuirasses de 1« classe achevés contre 17 pour la France et la Russie. Elle possède 41 cuirassés de !•■'-' classe construits ou en construction contre 13 pour la France et d5 pour la Russie, soit 28 ensemble. Si l'on ajoute les "J cuirassés construits ou en construction en Allemasne, les 6 cuirassés japonais peuvent entrer en liane de compte en raison de la récente alliance avec lAugleterre. On aurait
donc 47 cuirassés de l-'" classe pour la Grande-Bretagne et le Japon contre 44 pour la Russie, la France et l'Allemagne.— Comme cuirassés de 2"= classe, 1 Angleterre possède a navires contre 20 pour les flottes réunies de la France et de la Russie; elle a 17 cuirassés de 3>= classe (sans importance au point de vue de la force comparative) contre 23 pour les deux alliées. Enlin elle dispose de 49 croiseurs cuirasses de l'" classe, construits ou en chantiers, contre 19 pour la France, 16 pour la Russie et 6 pour l'Allemagne... Si les Etats-Unis sont rayés de la li'^te des ennemis possibles de l'Angleterre, celle-ci semble donc suflisamment armée pour faire face à toutes les nécessités ». — Pour tous les détails techniques, scientifiques et militaires, sur cette importante question des cuirassés, on consultera avec fruit. L'i Marine et l- Progrès, par M.M. Maurice Loir et G. de Caqueray, lieutenants de vaisseau. (Paris, Hachette. 1901.)
* CUIRASSER V. a. Revêtir quelqu un d une cuirasse : il faut cuirasser vos cavaliers. — Cl-irasser un NAViRu, le protéger contre les boulets par un revêtement mélaUique.
* CUIRASSIER s. m. Cavalier armé d'une cuirasse. On donne plus particulièrement ce nom aux soldats d'un corps de grosse cavalerie dont la cuirasse et le casque sont de fer (Voy. Cavalerie).
* CUIRE V. a. (lat. coquere). Préparer les aliments par le moyen du feu, de la chaleur, pour les rendre propres à être mangés : cuire un gigot, des côtelettes. — Absol. Cuire du pain : ce boulanger cuit deux fois par jour. — Par menace. Vous viendrez cuire a mon four, vous aurez quelque jour besoin de moi, et je trouverai l'occasion de me venger. — Préparer certaines choses par le moyen du feu ou de la chaleur, pour les rendre propres à lusao-e qu'on en veut faire : cuire de la brique, du plaire, de la chaux. — Se dit aussi de l'action du feu, de la chaleur, sur les choses que l'on cuit : un tropgrand feu brûle les viandes, au lieude les cuire. — Sedit égalemenlen parlant des fruits que le soleil mûrit : c'est te soleil qui cuit tous les fruits. — Se dit encore de la coction des aliments dans l'estomac, de l'élaboralion des humeurs : ily a des aliments que l'estomac a peine à cuire.— v. n. Devenir cuit, être soumis à la cuisson : ce souper est au feu, il cuit. — Un doute-tout-cuiee, celui qui mange tout, qui dissipe tout. — Causer une douleur itpre et aiguë, telle qu'est celle que fait éprouver une brûlure ou une écorehure :jeme suis brûlé, je me suis écorchéla
main, cela me cuit. — Fig. et fam. Il vous en
CUIRA QUELQUE JOUR; IL m'EN CUIT; IL POURRAIT
BIEN VOUS EN cuire; etc, VOUS VOUS en repentirez; je m'en repens; vous pourrez bien vous en repentir ; etc.
CUIR-LAINE s. in. Drap croisé d'une grande solidité : des cuirs-laine.
GUISAGE s. m. Opération par laquelle on réduit le bois en charbon.
* CUISANT, ANTE adj. Apre, piquant, aigu : froid cuisant, douleur cuisante. — Se dit lig. des peines d'esprit:(ies soucis cuisants.
CUISEAUX [kui-zô], ch.-l. de caiit., arr. et à 20 kil. S.-E. de Louhans (Saônc-et-Loire); 1,532 hab. Ancienne ville fortifiée que défendaient une muraille et 36 tours.
CUISERY, ch.-l. de cant., arr. et à20 kil. S.-O. de Louhans (Saône-et-Loire); 1.563 hab. Tour de l'ancien château des sires de Bagé. * CUISINE s. f. (lat. coquina). Endroit de la maison où l'on apprête et où l'on fait cuire les mets, les aliments. — La cuisine est bien
FROIDE, n'est guère ÉCHAUFFÉE DANS CETTE MAI- SON, on y fait mauvaise chère. — Du latin de CUISINE, de fort mauvais latin.— Se dit, par est., des domestiques, des officiers attachés à la cuisine : U a mené sacuisineavec lui.— Ordinaire d'une maison, la chère qu'on y fait habituellement : c'est un homme qui cherche les bonnes cuisines.— Fairela cuisine, apprêter à manger.— Fairealler,faireroulerla cuisine, avoir soin de ce qui regarde la dépense ordinaire de la table, donner ordre que la table aille bien. Fonder la cuisine, pourvoir à ce qui regarde la subsistance, la nourriture : dans les nouveaux établissements, il faut commencer par fonder la cuisine.— Se ruer en cuisine, manger beaucoup et avidement, ou faire beaucoup de dépense en bonne chère.— Prov. et fig. Etre CHARGÉ DE CUISINE, êlre foft gras et avoir un gros ventre. — Art d'apprêter les mets, les aliments, art de faire la cuisine : il apprend la cuisine. — Se disait autrefois d'une petite boite longue, à différents compartiments, où l'on mettait divers ingrédients qui servaient pour les ragoûts : à l'époque où les épiceries étaient chères, beaucoup de gens portaient leur cuisine en poche.
' CUISINER V. n. Apprêter les mets, les aliments, faire la cuisine : elle aime à cuisiner. ' CUISINIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui fait la cuisine, qui apprête à manger: ce»eA'mme est très bonne cuisinière. — Celui, celle que l'on prend à gages dans une maison, pour y faire la cuisine: habile cuisinier.— Titre d'un grand nombre d'ouvrages sur l'art cuhnaii-e : la Cuisinière bourgeoise ; le Cuisinier français.— s. f. Ustensile de fer-blanc qui sert a faire rôtir de la viande
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de ménage que l'on fait chez soi. — Douleur que l'on sent d'un mal qui cuit : je sens une
horrible cuisson dans ma plaie.
' CUISSOT s. m. Cuisse de cerf, de chevreuil, de sanglier, etc. Ne se dit qu'en parlant de venaison.
"CUISTRE s. m. (lat. custos. gardien, d'où l'on fit d'abord coustre, sacristain). Nom que l'on donnait autrefois par injure aux valets de collège : cuistre de collège. — Homme pédant et grossier : un cuistre fieffé.
* CUIT, ITE part, passé de Cuire. — Avoir SON PAIN CUIT, avoir sa subsistance assurée, avoir de quoi vivre en repos. — Liberté et PAIN CUIT, les deux plus grands biens sont d'être libre et d'avoir ce qui est nécessaire à la vie.
CUISSAGE s. m. Coutume féodale qui conférait au seigneur le droit, lors du mariage d'un de ses serfs, de passer avec sa femme la première nuit des noces. Plus tard, vers la fin de la grande féodalilé, le seigneur eut seulement le droit de passer une jambe nue dans le lit des nouveaux mariés
* CUISSARD s. m. Partie de l'armure qui
couvrait les cuisses : les cuissards n'ont commencé d'être en usage que vers 1 300.
* CUISSE s. f. (lat. coxa). Partie du corps de l'homme ou de l'animal depuis la ham-he jusqu'au jarret : la cuisse d'un homme, d'un cheval, d'un bœuf, d'un cerf. — Cuisse de noix, quartier de noix. — Cuisse-madame, sorte de poire allongée, dont la peau est jaune et rouge.
CDISSIÈRE s. f. Garniture de peau qui recouvre 1.1 cuisse gauche du tambour.
* CUISSON s. f. Action de cuire ou de faire cuir; résultat de cette action :î/ a eu lantpour
I la cuisson des viandes. — P.^iN de cuisson, pain
* CUITE s. f. Action de cuire, de faire cuire de la porcelaine, de la faïence, des tuiles, des briques, de la chaux, et d'autres choses semblables : la première cuite, la seconde cuite , ele. — Réunion des objets que l'on cuit ensemble qui composent la fournée : toute la cuite a été manquée. — Action de cuire le sucre, et quantité de sucre que l'on cuit en une fois : maître de cuite. — w Jargon. Cuite sénatoriale, forte ivresse. — Cuite présidentielle, très forte ivresse.
CUITER (Se)v. pr. Jargon. Prendre une cuite.
CUIVRAGE s. m. Action de cuivrer.
CUI'VREs.m.(lat.cuprî(m, àeCuprus, Chypre, parce que les premiers minerais de ce métal furent extraits dans les environs de cette ville). Métal rougeâtre quand il est pur. On l'appelle aussi Cuivre bouge :
Sa poche est un trésor :
Sous ses heureuses mains le cuivre devient op.
RBcnino. Le Joueur^ acte lll. se. vi.
— Cuivre jaune, ou laiton, alliage de cuivre et de zinc. — Cuivre blanc, alliage de cuivre, d'arsenic et de zinc. — Cuivre noir, celui qui n'a pas encore été parfailement purifié. — Cuivre de rosette, celui qui a été entièrement purifié des autres métaux avec lesquels i! était joint. — Cuivre vierge, celui qui sort de la mine, qui n'a point été fondu.. — Se dit aussi pour planche gravée sur cuivre : acheter les cuivres d'un ouvrage. — Instruments à vent dont le corps est de cuivre : les cuivres dominent dans cet orchestre. — Encycl. Le cuivre fut l'un des premiers métaux employés par l'homme. Chéops, roi d'Egypte de la 4« dynastie, fit, dit-on, ouvrir des mines dans la péninsule du Sina'i. Les Syriens et les Phéniciens, et après eux les Grecs et les Romains, firent un grand usage de ce métal pour leurs monuments et leurs statues de bronze. Chez les Aztèques du Mexique, le cuivre était d'un emploi populaire, ainsi que chez les Péruviens. Le niu.sée de Copenhague conserve une grande quantité d'ustensiles de cuivre trouvés dans des tumuli Scandinaves d'une antiquité très reculée. Les instruments coupants des peuples primitifs étaient uniformément composés de 9 parties de cuivre et de 1 partie d'étain ; on y ajoutait quelquefois un peu de plomb. — Le cuivre est remarquable par sa belle couleur rouge, qui se rapproche du jaune, et par son goût et son odeur désagréables quand on le frotte. Il semble vert à la lumière transmise à travers des feuilles minces. Gravité spécilique de 8-8à8-96, selon les méthodes employées pour sa manufacture. Sa dureté, à peu près semblable à celle de l'or et de l'argent, est de 2-5 à 3. On peut le niarleler en feuilles extrêmement minces et l'étirer en fils 1 d'une grande ténuité. Sa ténacité vient ira- I médiatemeiit après celle du fer : un fil de 4 cenlim. d'épaisseur en diamètre peut supporter un poids de 150 kilog. Sou pouvoir conducteur de la chaleur est deux fois et demi aussi grand que celui du fer; c'est l'un des métaux les meilleurs conducteurs de l'élec-
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