‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 208 sur 568 · PAYS DE LA MONARCHIE · texte numérisé non relu

PAYS DE LA MONARCHIE

Kilom. car.

Habitants.

Copenhague et ses faubourgs. . .

Royaume de Danemark .

nés F<!ro.î (17 liabitdes)

Islande («.070 kil. carr. liabiWs).

Groenland (partie libre de glaces).

Dépendances ....

Totaux généraux ....

Le royaume forme une plaine unie dont le niveau, en certains endroits, ne s'élève pas à plus de trois ou quatre pieds au-dessus de la mer. Le sol est presque entièrement alluvial. Climat tempéré et humide, assez froid dans le Julland; les hivers sont plus rigoureux que ne semhlerait l'mdiquer la latitude. Le thermomètre ne monte guère au-dessus de-|- 1 3° en été. Les jours les plus courts sont de G heures 1/2 ; les plus longs de 17 heures 1/2. La température varie avec une grande rapidité. — Les produits minéraux sont sans importance. Le pays fournit du bois de pin, de hêtre, de chêne et de bouleau. On récolte des céréales, des pois, des haricots, des pommes de terre, etc. Plus de la moitié de la population s'occupe d'agriculture. L'industrie porte sur la fabrication de soieries, de toiles de lin, de lainages, de cotonnades, de cuirs, de dentelles, de gants, de chapeaux de paille, dévoiles de navires, de fils, de papier, de savon, de verre, de poterie, de quincaillerie, de salpêtre, de poudre, d'armes, de sucre raffiné, de tabac, de soude, de potasse, d'eau-de-vie et de bière. Le Danemark fait un vaste commerce intérieur et extérieur. Il exporte principalement des grains, du beurre, du fromage, de l'eaude-vie, des viandes fumées et salées, des bêles à cornes, des chevaux, des cuirs, des peaux, de l'huile de baleine, du poisson, de l'édredon, des lainages, etc. Le droit de péage que le Danemark exigeait autrefois pour tous les navires passant par le détroit qui mène du Cattégat à la Baltique, a été abandonné en 18b(>, pour une somme annuelle de 100 millions de fr. La navigation intérieure est très active; la marine marchande compte plus de 3,213 bàtimenls à voiles et 330 bateaux à vapeur. Le commerce esl facilité par 2, 0(19 kil. de chemins de fer. Il y a 4,49a kil. de lignes lé légraphiques. — Les habitants appartiennent presque tous à la race Scandinave; leur religion est le luthéranisme; toutes les religions sont tolérées. L'instruction est gratuite et obligatoire. Chaque village possède au moins une école, que les enfants sont obligés de fréquenter de 7 à 14 ans. L'université de Copenhague date de 1478. — Le royaume de Danemark {kongeri(jet Danmark) forme une monarchie constitutionnelle héréditaire. La constitution du i) juin 1849, modifiée en 18dï et en 1863, a été rétablie en partie le 28 juillet 1866. La diète danoise ou Iligsdag sa compose d'une chambre basse {Folkething) et d'une ehambre haute (iunrfsttmy), qui s'assemblent le {" lundi d'octobre. Le folkelhingest foinié par 102 membres, élus pour 3 ans par le suffrage universel; le landslhing comprend 66 membres, dont 12 inamovibles, nommés parla couronne, les autres élus pourhuilans.par des corps électoraux. — L'armée compren(141,749 hommes de ligne et de réserve du 1" ban, et 16,318 du S'' ban. Le service est personnel et obligatoire pour tous les Danois. La Hotte se compose de 47 vapeurs. — Le principal arsenal militaire et maritime est Copenhague, capitale du royaume. — Hist. Les Gimbres paraissent avoir été les premiers habitants du

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Danemark (ii« siècle av. J.-C); ils en furent chassés [lar les Jutes (d'où vient le mot Julland) et par les Goths. On suppose que le nom de Danemark dérive de Dmi, nom du fondateur de la monarchie danoise et de imrk, mot germanique signifiant frontière. Pendant les VIII'! et IX' siècles, les Danois furent les plus redoutables parmi les Northmen ou Normands qui désolèrent la France et la Grande- Bretagne. Les dili'érentes tribus danoises furent réunies, au is.'^ siècle, en une seule monarchie, à laquelle fut ajoutée la Norvège. Sweyn, Canut et ses successeurs possédèrent l'Angleterre pendant la première moitié du XI' siècle. C'est sous le règne de Canut que le Danemark se convertit au christianisme. En 1397, la reine Marguerite, surnommée la Sémiramis du Nord, parvint à ajouter, par l'union de Calmar, la couronne de Suède à celles de Danemark et de Norvège qu'elle possédait depuis 10 ans, comme héritière de son père Waldemar IIL Mais jamais les Suédois ne se soumirent à la domination étrangère et ils parvinrent à briser l'union en 1523. — Les états avaient élu, en 1439, le roi de Bavière, Clin.slophe,el en 14481e comte d'Oldenbourg, Christian, donlle petit-fiisfulletyrnn nommé Christian 11. En 1.S23, une révolte fit passer la couronne à Frédéric 1", duc du Schleswig et du Holstein. Christian III. son fils (roi de 1533 à lnii9) introduisit le luthéranisme dans s(!s Etals. Après lui régnèrent Frédéric II (i;i;;9-'88), r.ijnstian IV (l,i8S-1648), chef du parti protestant pendant la première partie de la guerre deTrenteans. Frédéric 111 (ItiiiS- '70), pendant le règne duquel la monarchie cessa dêlre élective et devint héréditaire; Christian V (1 C70-'99) ; Frédéric IV (1099-1730), qui lutta longtemps contre Charles XH de Suède; Christian VI (1730-'46); Frédéric V (174G-'6G); Christian VII (1766-180S), sous le règne duquel Bernstorlf etStruensce firent de grandes réformes. Christianétant devenu fou, la régence fut confiée à son fils Frédéric en 1784. L'Angleterre, voulantdétruire la confédération de la neutralité armée, envoya Nelson pour bombarder Copenhague (i avril 1801). Six ans plus tard, la guerre éclata de nouveau et lord Cathcarl procéda au deuxième bombardement de la capitale (7 sept. 1807); cette fois, une grande partie de la ville fut détruite et toute la flotte danoise dut se rendre. Lors de la réorganisation de l'Europe, en 1814-'1.ï, le régent, devenu Frédéric V en 1808, fut contraint de céder la Norvège à la Suède en échange d'une portion de la Poméranie suédoise; et il abandonna aussitôt à la Prusse cette acquisition, pour le duché de Lauenbnurg. Descomplieatioiis sérieuses, causées en partie par ce fait que le Danemark, possédant le Holstein et le l.auenbourg, était membre de la confédération germanique, ne lardèrent pas à surgir entre la couronne et les duchés. La loi salique étant établie dans les duchés, mais ne régnant pas en Danemark, une vive discussion s'éleva quand il s'agit de déterminer quel serait l'héritier de la couronne si le roi mourait sans enfant mâle, et on parla hautement dans l'assemblée provinciale du Schleswig d'annexer ce pays it la confédération germanique. Christian VIII, monté sur le trône en 1839, mourut en 1848 et lut remplacé par Frédéric VU (2S janv.). Ceprince promulgua une nouvelle constitution unissant d'une manière plus étroite les duchés à la couronne danoise. Aussitôt la guerre civile éclata. Les duchés nommèrent un gouvernement provisoire (23 mars); mais leurs soldats furent battus près du Flensburg (le 9 avril). Les Prussiens, intervenant, repoussèrent les Danois près de Damawerke (23 avril). L'Allemagne, troublée à l'intérieur, fut forcée d'abandonner ses prétentions, et la victoire des Danois à Idstedt (2;) juillet ISiiO) amena une paix garantissant l'intégrité de la monaivbie (18 lévr. 1802). Il lut convenu, |)ar un traité

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signé à Londres par les grandes puissances, le 8 mai 18112, que l'hérilier présomptif serait le prince Christian, de la ligue de Sonderbourg-Glilcksbourg, et que lacouronno passerait à ses héritiers. Cet arrangement ne satisfit personne. Le roi Frédéric Vllétantmort le Ib nov. 1863, le prince susnommé fut couronné sous le nom de Christian IX; mais le Holstein reiusade reconnaître ce nouveau souverain. Le prince d'Augustembourg, quiavait, moyennant finances, abandonné ses prétendus droits sur le Schleswig-Holstein, en 1832, voulut les faire valoir, avec l'assistance de la Prusse et de l'Autriche. Les troupes danoises, écrasées par le nombre des Allemands, dut abandonner ses positions de Dannewerke (5 févr. 18641, et évacuer le Schleswig. Les Prussiens bomDardèrentDiippel le 17 mars et Fredericia le 20 mars; ayant envahi le Jutlaïul, ils le soumirent à une énorme contiibiitioii de guerre avec menace do pillage. La victoire navale des Danois à Héligoland. le 9 mai, ne put arrêter la marche des alliés et, après la prise d'Alsen (9 juillet), il fallut demander la paix. Le traité de Vienne (30 oct.) fit perdre à la monarchie le Schleswig, le Holstein et le Lauenbourg, qui ne tardèrent pas à devenir un brandon de discorde entre la Prusse et l'Autriche. Depuis cette époque, le Danemark s'est rapproché de la Suède par le mariage de l'héritier présomptif, leprince Frédéric, avec Louisa, fille unique et héritière du roi de Suède. H s'est formé un puissant parti qui rêve la réunion des trois couronnes Scandinaves. — Monnaies. En 1872, le Danemark a signé une convention monétaire avec la Suéde et la Norvège. L'étalon de cette union monétaire est la couronne d'or = 1 fr. 39, divisée en 100 œre. Les monnaies réelles sont : les pièces d'or de 20 couronnes = 27 fr. 78; de 10 couronnes = 13 fr. 89; les pièces d'argent de 2 couronnes^ 2 fr. 67; d'une couronne = 1 fr. 33 ; de ;iO œre = 67 cent. ; de 40 œre = b3 cent.; de 25 œre = 32 cent.; 10 œre = 13 cent. — Poids. L'unité est la livre = bOO gr.; elle se divise en 16 onces = 32 loths = 138 quentins; chaque quentin vaut 16 es; chaque es vaut 8 grains. — Mesures. Le pied vaut 31 centim. L'aune vaut 2 pieds; le mul (lieue) = 7 kil. 532. La perche carrée = 9 m. c, 8.504. Le pied cube=0 m. cube, 03092. ^ Bibliogr. Résumé des principaux faits statistiques du Danemark, publié par le Bureau royal de statique; Copenhague, 1882, in-S". — Langue et littérature du Danemark. La langue danoise [danske sprog), appartient à la famille gothique, qui s'est séparée depuis longtemps en deux branches : le norsk ou Scandinave et le germanique. Le premier, nommé par les anciens Danois le norrxna mal, langue septentrionale, ou dœnsk lunga, langue danoise, s'est divisé en trois dialectes distincts : l'islandais, le suédois et le danois. L'islandais est la langue mère, à peu près sans altération ; mais le danois, perdant le caractère du norsk, est devenu, en se perfectionnant, l'une des langues les plus pures et les plus riches de l'Europe. On le parle aujourd'hui dans le Danemark, en Norvège et dans la partie septentrionale du Schleswig. Le peuple de Norvège le prononce avec un peu plus de dureté que les Danois, mais la langue littéraire est identiquement la même dans les deux pays. Quant au dialecte suédois, il dilfère particulièrement du danois, en ce qu'il a conservé plus d'éléments Scandinaves et adopté beaucoup d'expressions françaises. Le danois a donné naissance à plusieurs sous-dialectes ou patois, dont les principaux sont parlés à Seeland, à Fûnen, dans le Jutland et dans le Sud du Jutland. — L'alphabet se compose de 28 lettres, que l'on représente soit à l'aide des caractères romains, soit avec des caractères allemands. Il y a 9 voyelles : a aa, e, i, o, u, y, œ, et c .A, e,i,o,u .scprononcent comme dansrallcinaiid

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