‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 209 sur 568 · DANI · texte numérisé non relu

DANI

DANO

et dans l'italien; \'y équivaut à Vu français et

s à l'allemand 6; aa, qui n'est qu'une voyi'llo simple, bien qu'on l'éi'.rive à l'aide de deux caractères, se prononce comme notre d; et x correspond à l'allemand x. Lesconsonnes sont les mêmes qu'en français: on les prononce avec une douceur particulière qu'un étranger ne peut imiter sans diflicultc. Laconstruction générale de la langue ressemble à celle de l'allemand, bien que les formes grammaticales en diltèrent considérablement. — La littérature danoise s'est développée aune épo(iue relativement récente. Pendant l'union du Danemark, de la Suède et de la Norvège (1397-1. '323), le clergé seul se livrait à l'étude et écrivait en latin des ouvrages classiques. Il y eut une renaissance au moment de la rél'ormation. L'impulsion vers une littérature nationale est due principalement à la traduction du Nouveau Testament otdes psaumes, parPcdersenfIjuO), qui écrivit aussi desliistoires populaires. A peine née à la vie intellectuelle, la nation danoise se plaça au premier rang et produisit des hommes tels que Tycbo-Brabé, ïbonias Bartholin, Christian Longomonlanus, Ole Rœmer, etc. (xvi= et xvn'^ siècles). ,\rent Berndsleii (mort en 1680) écrivit sur l'ancienne histoire Scandinave et A. -S. Vedel (11-191) fit une collection des vieux chants populaiies; son travail fut complété, un siècle plus tard, par Peder Syv. Le xvn° siècle produisit aussi des poètes originaux, parmi lesquels Anders Arreboe (IbST-lCo?), Anders Bording (1619-'77) et Thomas Kingo (1634-1753). Le plus grand écrivain danois du xvm'' siècle e^t Ludvig Holberg (1684-17.54), poète dramatique, auteur de fictions et philosophe populaire. 11 fonda le théâtre de Copenhague et, pour cette scène écrivit en trois ans une vin;.;taine de pièces, dont quelques-unes obtiennent encore du succès. Un autre poète de premier ordre est Johannes Evald (mort en 1781); ses tragédies la Mort de Batditr et Holf Krage sont restées longtemps populaires, ainsi que sa comédie l'Arlequin pu/ricie et son chant national le Un Chrititian sa lient prés du grand mât. On cite aussi Christian Pram, dont le poème épique romantique Stœrhodder fut publié en 178.5; Ole Johannes Samsôe (mort en 1796), et Levin Christian Sander (mort en 1819), auteurs d'excellentes tragédies; et les historiens nationaux Peder F. Suhm et Eric Pontoppidan. Jens Baggesen (1764-1826) a laissé de charmantes poésies lyriques, des contes gracieux et des poèmes héro'i- comiques. Aden Oehlenschl8eger(1779-1850)aété le plus grand poète danois de notre siècle; il a cherché ses sujets favoris dans la mythologie Scandinave son Baldur le Bon et ses Dieux du ISord mettent en scène les dieux de l'Edda et les héros norses. Peder Andréas Heiberg (1758-1841) fut un écrivain dramatique d'une grande originalité, ainsi que son fils Johan-Ludvig Heiberg (1791-1860) et Bernhard-Severin Ingemann (1789-1862), auteur de Waldemar de Store, oe Holger danshe et du chant national Danehrog. L'Adam Homo de Fr. Paludan-iMûl- 1er (né en 1809) est peut-être la production danoise contemporaine la plus remarquable. Citons ensuite ÎSicolai-Frederik-SeverinGruntvig (1783-187'î), auteur d'hymnes, de poèmes historiques et lyriques et d'ouvrages archéulogiques; son fils Svend Gruntvig (né en 1824), qui s'est livré à des recherches sur les monuments littéraires d'Islande; Christian Molbech (1783-18.'j7), historien littéraire national; son fils Chr.-Karl-Frederik (né en 1821), poète lyrique distingué ; Rasmus-Christian Rask (1787-1832), l'un des plus éminents philologues du xix" siècle; l'astronome Heinrich- Chrislian Schumacher (1780-18;j0); le physicien et géographe J.-F. Schouw (mort en 18o2); Hans-Christian Oersled (I777-18.ÏI) auquel on attribue la découverte de l'électromagnelisme, et qui est l'auteur de l'ouvrage li connu Aanden i,Naturen,{l' Ame dans la na-

ture); son frère Anders-Sandôe Oersted (1788- 1860), diplomate et jurisconsulte; Hans-Christian Andersen {i80'6 -''■>), le plus célèbre romancier danois contemporain; les romanciers Steensen Blicher (mort en 184S), Waldemar-.^dolt Thi>ted (né'en 181,=;), plus cnimu sous le pseudonyme d'Emmanuel Saint-Hermidad, et Wilhelm Bergsôe (né en 183o).

DANGÉ, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. N. de Chàtellerault CVienne); sur la rive gauche de la Vienne; 790 hab.

DANGEAU (Philippe de Courcillon, marquis

de], historien, né im 1638, mort en 1720. S'étant converti au catholicisme, il eut un rapide avancement dans l'armée, devint lieutenantcolonel (1663), donna sa démission à la suite de quelques démêlés avec Louvois, se fit le courtisan et même le flatteur de Louis XIV, s'enrichit au jeu, protégea Boileau, entra à l'Académie française en 1 688, et à l'Académie des sciences en 1704, et fut chargé d'une mission diplomatique en Allemagne. Ses Mémoires ou Journal de la cour de Louis XIV, commencent en 1684 et se terminent en 1720; on les a imprimés à Paris en 18.ï4 et suiv. — Son frère, Louis de Courcillon, abbé de Dangeau (1643-1723), remplaça Cotin à l'Académie française.

'DANGER s. m. (bas lat. dominarium). Péril, risque, ce qui est ordinairement suivi d'un malheur, ou qui expose à une perle, à un dommage : danger évident, inévitable, inattendu. — Inconvénient : il n'y a point de danger d'entrer, voiis ne dérangerez -personne. — Pop. Il n'y .4 PAS DE D.vNGEP. signifie qu'à coup sûr, sans nul doute, on ne fera pas une chose : je ne lui prêterai plus d'argent, il n'y a pas de danger.

* DANGEREUSEMENT adv. Avec danger :

dangcrciiscincnt blessé.

•DANGEREUX, EUSE adj. Périlleux, qui met en danger, qui expose à quelque danger; ou simplement nuisible, pernicieux : passage dangereux; liaisons dangereuses.

Le désir de g.ijïnor, qui nuit et jour occupe. Est un da/ijereux aiguillon.

Desuodlièhbs.

— Se dit quelquefois des personnes, et signifie, qui a les moyens de nuire, à qui l'on no peut se fier sans danger, avec lequel il est dangereux de se lier : ce sont des gens très dangereux, et qu'il convient de sureeiller. — Se dit aussi d'une personne que l'on croit propre à inspirer de l'amour sans en éprouver : c'est une coquette fort dangereuse.

DANICAN (François-André), plus connu sous le nom de Philidor (nom de son grand-père, flûtiste sous Louis .XIII), compositeur de musique et joueur d'échecs, né vers 1727, mort en 179b. Etant choriste de la chapelle du roi, il composa un motet. Il devint professeur de musique, puis copiste, fil un voyage à l'étranger, revint à Paris en 17b4 et travailla à des opéras comiques. 11 s'adonna ensuite exclusivement aux échecs, à Paris, au café de la Régence, à Londres, au club de Parsloe, conservant ici comme là une supériorité dont il donna surtout des preuves, lorsque, les yeux bandés, il battit d'habiles adversaires dans trois parties simultanées. Publia un Traité sur les échecs (Londres, 1777). Sa vie a été écrite par G. Allen (Philadelphie, 1863).

DANICHEFF (Les), comédie en 4 actes et en prose, de P. iNewski, arrangée par Al. Dumas fils, et représentée à l'Odéon en janv. 1876.

DANIEL, prophète hébreu, qui vivait vers Fan 600 av. J.-C, et que l'on croit être l'auteur de l'Ancien Testament qui porte son nom. Issu d'une des familles les plus illustres de la Judée, il fut envoyé en captivité à Babylone, sous le règne de Joachim. Ayant eu la bonne tortune d'interpréter d'une manière satisfaisante un rêve de Nabuchodouosor, il obtint

un haut emploi, qu'il conserva pendant tout le rè?ne de ce prince et celui d'Evilinérodach. Pendant le dernier règne chaldécn, Daniel interpréta la vision bien connue du roi Balthasar, et lui prédit la chute de l'empire, .\près la conquête de Babylone sous Darius, roi des Mèdcs, la faveur de Daniel excita la jalousie de ses ennemis, qui firent décréter une loi délendant d'adresser aucune prière à qui que ce fût, soit Dieu, soit homme, sauf au roi. Daniel, qui avait méprisé cette loi, fut jeté dans une losse aux lions. Miraculeusement préservé, il vit sa faveur s'accroître à un tel point, qu'il put obtenir pour ses compatriotes la liberté et le retour dans leur patrie. — Le livre de Daniel est écrit partie en hébreu, partie en chaldéen; l'Eglise catholique le rang-o parmi les ouvrages canoniques, mais les protestants le considèrent comme apocryphe.

DANIEL (Gabriel dit le Père), jésuite savant, né à Rouen en 1649, mort en 1728. Il professa la théologie à Rennes et fut nommé par Louis .XIV historiographe de France. Ses ouvrages, tant historiques que théologiques, ont été durement critiqués au xviii' siècle et ne sont plus lus aujourd'hui.

DANIEL (Hermann-Adalbert), théologien et géographe allemand, né en 1812, mort en 1871. 11 fut professeur à Halle jusqu'en 1870 et l'un des plus célèbres disciples de Rilter. Ses œuvres comprennent un Thésaurus hymnologicus (;; vol. 1841-'."i6) et Ilandbuch der géographie (4" édition, l874-'7.'), 5 vol.).

DANIELL (John-Frederick), physicien anglais, né en 17'jO, mort en 1845. 11 fonda, en collalioration avec Brande, le Qualcrly Journul of science en 1816. Vers 'SSl, il lut nommé professeur de chimie au collège du roi, et vers 1839, secrétaire de la Société royale. Son grand ouvrage, Meteorological E.isays (182.1), fut la première tentative que l'on fit pour expliquer les phénomènes météorologiques par les lois générales des gaz et des vapeurs. Après 1831, il s'adonna complètement à l'étude de l'électricité voltaïque; il est l'auteur de nombreuses théories fort intéressantes et de plusieurs remarquables inventions. Parmi ces dernières, il faut mentionner son hygromètre, son pyromètre et surtout la pile électrique qui porte son nom.

DANNEMARIE, bourg du cercle d'AUkirch (Alsace-Lorraine); 1,120 hab.

DANNEMORA, paroisse de Suède, à environ 3o kil. N. d'Upsal; 1 ,000 hab. Fameuses mines de fer, produisant annuellement plus de 30,000 tonnes de minerai.

DANNEWERKE ou Dannawirke, série de terrassements considérés comme presque imprenables et établis en travers de la longue et étroite péninsule du HoUtein, du Schleswig et du- Julland. On pense que le Dannewerke date de l'âge de pierre; il fut reconstruit en 937, réparé en 98a par Olaf Tryggveson. Les Danois cherchèrent k s'y retiancher lors de leurs guerres avec les Allemands en 1848 et en 1864.

DANOIS, OISE adj. Qui est du Danemark; habitant as ce pays. — Substanliv. Les Danois.— s. m. Langue danoise : il connaît le danois. — Balance danoise, appareil composé d'une tige terminée à l'une de ses extrémités par une masse de plomb et à l'autre par un crochet. Cette tige graduée glisse librement dans un anneau. La division de la tige où s'arrête l'anneau lorsque la masse de plomb fait équilibre au corps saspendu au crochet, indique le poids.

* DANOIS s. m. Espace de chien d'origine danoise, de forte tail'e, à poil ras, ordinairement blanc, tacheté de noir. (Voy, Chien.)

■ DANS (lat. de 'Mus, à l'intérieur). Prép. de lieu qui marqu j le rapport d'une chose à

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