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et telle est sa voracité, qu'il poursuit sa proie jusque dans les filets des pêclieurs. Autrefois, sa chair, agréable au poût et nutritive, était estimée autant qu'elle est méprisée aujourd'hui ; au xvi" siècle, le prix en était tellement élevé que c'était un mets princier; aujourd'hui les navigateurs se considèrent comme fort malheureux quand ils sont obligés d'en faire leur ordinaire. Le grand dauphin ou dmipliin souffleur {dctphinus tursio, Linn.), le nesanark des Groënlendais atteint jusqu'à 5 m. de long; sa bouche est armée de 88 à 100 dents; il habite l'Atlantique, depuis les rivages d'Europe jusqu'à ceux du Groenland; il est moins actif que le précédent.
•DAUPHIN s. m. [dô-fain]. Titre que portaient les princes du Viennois ou Dauphiné, et qui avait passé aux fils aînés des rois de France, depuis la réunion de cette province au royaume ; Monseigneur le Dauphin; les Dauphins de France. On appelait Uauphine, s. f., la femme du Dauphin : Madame la Dauphiné. — Collection a l'usage du Dauphin, choix de classiques latins imprimés par l'ordre de Louis XIV pour l'éducatioa de son lils. Une collection de classiques français a été publiée également pour l'usage du Dauphin, fils de Louis XVL — w Jargon. Souteneur, celui qu'on appelait autrefois dos vert et qui porte aujourd'hui le nom d'un poisson de mer.
DAUPHINE, Delphinatus, ancienne province du S.-L. de la France, constituant les déparments actuels de l'Isère, des Hautes-Alpes et de la Drôme, et couvert, à l'est, par les derniers contreforts des Alpes. Climat froid mais sain. Production de grains, de vins, d'olives, de chanvre et de soie. Le territoire du Dauphiné appartint d'abord aux Allobroges; puis aux Burgundes et ensuite aux Lombards; en 732-'4, Charles Martel le délivra d'une invasion des Sarrasins; il entra alors dans le royaume d'Arles et fut divisé en plusieurs comtés. Le principal comté, celui de Vienne, ayant placé la figured'un dauphin sursa cotte d'armes, on le nomma le dauphin du Viennois, d'où vint le nom de Dauphiné, d'abord donné au comté de Vienne et ensuite étendu à toute la province. En 1343, le dauphin de Vienne, Humbert 11, vendit son territoire à Philippe VI et posa comme condition que le Daufihiné servirait d'apanage à l'héritier présomptif de la couronne, qui se nommerait dauphin; cette clause commença d'être exécutée en 1349, époque où Humbert se fit moine. Le Dauphiné fut gouverné comme province séparée par les fils aînés des rois jusqu'en 14.)7; il fut alors réuni à la couronne et eut Grenoble pour capitale. Le nom de dauphin ne fut plus qu'un simple titre pour le (ils aine du roi. Le dernier dauphin fut Louis- Antoine, duc d'Angoulème, fils de Charles X; il prit ce litre en 1824, lors de l'accession de son père au trône.
DAUPHINOIS, OISE s. et adj. Du Dauphiné ; qui apiiarlient à ce pays ou à ses habitants. ' DAURADE s. f. (lat. deaurata, dorée). Icht. Genre de poissons acanthoplérygiens sparoïdes, dont une espèce, le spams aurata, très conunun dans la Méditerranée, passe dans les étangs voisins de la mer, s'y engraisse et devient d'un goût fort délicat. Il ne faut pas le confondre avec un autre poisson appelé DonADE.
* D'AUTANT loc. adv. Voy. Autant.
* DAVANTAGE adv. Plus. S'emploie toujours absol. : je n'en dirai pas davantage. — Plus longtemps ; vous êtes pressé, ne rester pas dacanlage.
DA VENANT ou d'Avenant. I. (Sir WiUiam), poète dramatique anglais, né en leuii, mort en IG08. Il avait le physique de Shakespeare et fut souvent considéré comme fils de ce poète. Vers 1628, il se tît connaître par des mascarades, et les sentiments de noblesse
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qu'il accordait à ses personnages des deux sexes plurent à la cour. En 1637, il (ut nommé poète lauréat. Ses Divertissements ont été considérés comme points de départ de l'opéra en Angleterre. Comme directeur du théâtre de la cour de Charles II, il introduisit beaucoup d'innovations françaises. Ses œuvn s consislent en drames dont le meilleur est The Siège of Uhodes, en mascarades, en un poème épique incomplet appelé Gondiberl, et en poésies légères. Ses œuvres ont été publiées par sa veuve en 1673. — II. (Charles), son lils, écrivain politique, né en 16o6, mort en 1714. Il fut député au parlement en 1685, 1698 et 1700.
DAVENPORT, ville de l'Iowa (Etats-Unis), sur la rive droite du Mississipi, à 300 kil. S.-Û. de Chicago; 27,009 hab. Grand commerce de grains. Académie catholique romaine; collège épiscopalien.
DAVID, second roi d'Israël, le plus jeune fils de Jessé, né a Bethléem vers 1086 av. J.-C, mort vers lOliJ. Il gardait les troupeaux de son père, lorsque Samuel le choisit pour être le futur roi. Il fut d'abord amené à la cour pour charmer la mélancolie de Saiil en jouant de la harpe, attaqua et (ua le géant philistin Goliath, devint l'ami intime de Jonathan, lils de Saûl, et conçut un tendre penchant pour sa sœur Michal, qu'il épousa dans la suite; mais il fut bientôt forcé de s'éfoigner de Saiil, qui voulait le faire mettre à mort. Il se réfugia chez les Philistins, mais ne se trouvant pas en sûreté parmi eux, il mena une vie de proscrit dans la tribu méridionale de Juda. Là, il prévint les tentatives de Saiil qui voulait s'emparer de lui, et trouva deux fois l'occasion de se venger, chose qu'il ne lit pas. Il retourna plus tard chez les Philistins, comme chef d'une bande puissante, et à la mort de Saiil et de Jonathan à Gelboé, vers lOdb, David fut proclamé roi par sa tribu et prit pour résidence Hébron. Âbner, général de Saûl, proclama roi Isboseth, mais l'un et l'autre furent assassinés et David resta seul roi de toute la nation. Il élargit ses frontières, réorganisa son armée, prit Sion aux Jébusites, établit l'arche d'alliance à Jérusalem et organisa le culte. Nathan le réprimanda de son adultère avec Belhsabée, dont il lit périr le mari Urie. David conserva pourtant cette épouse, qui le rendit père de Salomon. Ses dernières années furent attristées par les conséquences de sa polygamie, par des révoltes, des conspirations et une peste effrayante. Son lils Absalon, qui avait fomenté une conspiration, fut pris et tué par Joab, général de David. La conspiration d'.Adoniyah, son autre (ils, échoua, vu l'arrivée au pouvoir de Salomon. iNuus avons de David un recueil de psaumes. (Voy. Psaumes.)
DAVID, nom de deux rois d'Ecosse. — I. Succéda à son frère Alexandre I"'', en 1 126; mourut en 11b3. On l'a mis au nombre des saints. — 11. (Voy. Bruce.)
DAVID (Félicien-César), compositeur, né à Cadenet (Vaucluse), le 8 mars 1810, mort à Saint-Germain-en-Laye le 2 août 1876. Fils d'un nmsicien dont il reçut les leçons, il entra au Conservatoire de Paris, où il étudia sous Cherubini, Lesueur, Fétis et Reber. En 1831, il devint saiut-simonien; et après la dispersion de l'école saint-simonienne, il voyagea en Orient. Il resta à peu près inconnu jusqu'en 1844, époque où il donna sa symphonie du Désert, chel-d'œuvre exécuté au Conservatoire avec un immense succès. 11 composa ensuite plusieurs autres symphonies chorales : Moise sur le Sinai (1846), Christophe Colomb (1847), ï'Eden (1848), mystère en deux parties (avec la collaboration de Méry), reçu assez froidement à l'Opéra; les opéras : la Perle du Brésil (3 actes, Théâtre-Lyrique, 1 8ol); Uerculanum (i aclcs, .\cad. de musique 1839);
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Lalla-Rouk, son plus grand succès (Opéra- Comique, 1862); le Saphir (Opéra-Comique, 186.t). Dans son testament, il manifesta la volonté d'être enterré civilement; et ses restes ne reçurent pas, pour cette raison, les honneurs qui lui étaient dus comme officier de la Légion d'honneur.
DAVID (Jacques-Louis), peintre célèbre, né à Paris le 30 août 1748, mort à Bruxelles le 29 décembre 1826 et enterré à Sainte-Gudiile. Après avoir fait ses études au collège des Uualre-Nations, il fut placé chez Bouché, le peintre, qui était son parent, puis tout en travaillant aux plafonds de la Guimard, il remporta le grand prix en 1775. Il partit ensuite pour Rome, où il peignit en 1779 la Veste de Saint-Iiock, et revint en 1780 à Paris, où il donna Bélisaire et Andromaque pleurant la mort d'Hector. 11 retourna à Rome en 1784, y termina les Horaces, et y établit définitivement sa réputation de réformateur de la peinture classique en France. En 1789, il peignit Brutus pour Louis XVI, reproduisit les événements saillants de son époque pour l'Assemblée constituante et dessina le plan des fêtes et des costumes révolutionnaires. Nommé conventionnel , il siégea parmi les Montagnards et vota la mort du roi. A la chute de Robespierre, il fut deux fois emprisonné et deux lois relâché. Pendant l'Empire, il fut nommé peintre de Napoléon et officier de la Légion d'honneur. Le Couronnement de Napoléon, la Distribution des aigles et Bonaparte au Saint-Bernard, sont considérés comme les toiles les plus populaires qui aient été faites pour l'empereur. A la seconde Restauration, David fut exilé, se retira à Bruxelles où il s'adonna entièrement à la peinture et forma de nombreux élèves.
DAVID {Pierre- Jean), plus connu sous le nom de David d'Angers, sculpteur, né à Angers (Maine-et-Loire) en 1789, mort en 18;>6. Il suivit les leçons de Louis David (dont il n'était pas parent), et épousa sa nièce. Il fut d'abord professeur à 1 Académie des beauxarts en 1826 et en 183o-'7, fit les sculptures du Panthéon (actuellement Sainte-Geneviève). Le plus beau tombeau qu'il ait fait est celui de Marco Botzaris à Missolonghi. Ses autres œuvres sont des statues, des monuments, des bas-reliefs, des bustes d'hommes célèbres et de grands médaillons. En 1848, il siégea à la gauche de l'Assemblée constituante, et au 2 décembre 1831, fut exilé pendant près de trois années, qu'il passa à visiter la Grèce. Les souffrances de l'exil minèrent sa santé et hâtèrent sa fin.
* DAVIER s. m. [da-vié]. Instrument de fer ou d'acier, en forme de tenaille courbée, dont les dentistes se servent pour arracher les dents. — Outil dont se servent les tonneliers pour faire entrer les cercles d'un tonneau. — Barre de fer à l'aide de laquelle on transporte sur l'enclume la pièce de fer qu'on veut forger.
DAVILA (Enrico-Caterino), historien italien, né en 1376, mort en f63f. Il CQramença par être, à la cour de France, page de Catherine de Médicis, et à 18 ans entra dans les armées d'Henri IV, et se distingua aux sièges de Hon- Ileur et d'Amiens. U servit ensuite dans les armées italiennes et commanda successivement dans le Frioul, à Candie, en Dalmatie et ailleurs. 11 reçut une pension, fut nommé gouverneur de Crema et assassiné prés de Vérone. Il est connu par un ouvrage célèbre, Y Histoire des guerres civiles de France, depuis la mort de Henri H (1539) jusqu'à la paix de Vervins(l398).
DAVIS (Jefferson), [dé-viss], président des
Etats revollos du sud des Etats-Unis, né dans le Kentucky le 3 juin 1808, mort en 1875. Il servit d'abord dans l'infanterie, comme officier d'état-major, démissionna en 1S3;i, se