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maria, s'occupa d'agricullure, reprit du ser- ! vice, en qualité de cblouel du I" rêfrimcnl de volontaires du Mississipi en 1846, et se distingua à Buena-Visla, où il fut gravement blessé. Elu sénateur en (848, il se m il à la tète du parti des démocrates, se retira en IS'il, rentra au sénat en IS.jT, fit une vive opposition au gouvernement républicai n, abandonna son siège le H janv. 1861, pour prendre part au mouvement séparatiste. Elu à l'unanimité président du congrès confédéré, il fut inauguré à Monlgomery le 18févr. 186). Dans son premier message à ce congrès, il proclama le droit qu'avaient les Etats esclavagistes de se séparer de l'Union américaine. En novembre, il fui élu président des Etats confédérés et s'établit à Ricbniond le 22 févr. 1862. Au moment où la lutte se terminait, il quitta Richmond avec une petite escorte (avril 1863), et s'enfuit vers le sud. il fut arrêté près d'irwinsville (Géorgie) par une troupe de cavaliers de l'armée du Nord. Pendant deux années, on le tint enfermé dans la forteresse de Monroe. En mai 1867, commença son procès devant la cour de Ricbniond; on l'accusait de trahison et de complicité dans l'assassinat de Lincoln. Les poursuites furent abandonnées et on le comprit dans l'amnistie générale du 2.Ï déc. 1868. 11 devinlensuiteprésident d'une compagnie d'assurances sur la vie, à Mempbis (Tennessee).
DAVIS (John), navigateur anglais, mort en 1605. Vers 1o8.5-'87, il fit trois voyages dans le but de découvrir un passage au N.-O. de l'Amérique. En 158ri, il découvrit le détroit qui porte son nom, fil cinq voyages dans les Indes orientales et fut tué au détroit de Malacca, par des pirates japonais. 11 inventa un cadran, qui fut loni:temps employé, et publia des relations de deux de ses voyages : The Woi-td's Uydrographical Description et The Seaman's Secrets.
DA'yiS (Détroit de), bras de l'océan Atlantique septentrional, communiquant avec la baie de Baflin et séparant le Groenland, à l'E., de l'ile de Cumberland, à l'O.; entre 60" et 70o lai. N.; largeur de 340 à 1,100 kil.
DAVOS-AM-PLATZ[dâ'-voss-âmm-plâtssJ, station balnéaire du cant. des Grisons (suisse), à 22 kil. E.-S.-E. de Coire, fréquentée parles poitrinaires; 3,200 hab. Au xv» siècle, cette localité fut la capitale de la confédération des dix cours. C'est le lieu principal de la vallée de Davos, qui s'étend sur une longueur de 30 kil. le long des Alpes Rbéliennes, depuis le lac de Davos jusqu'à la vallée Albula.
DAVOUf et non Davoust (Louis-Nicolas) [da-vuù , MABÉCH.\L DL'C d'Aueiistaedt el^jrmcc d'Eckmûhl,né en 1770àAnnoux(Yonne), mort en 1823. A 15 ans, il sortit sous-lieutenant de l'école de Brienne, passa chef de bataillon à 20 ans, et fut chargé de commandements importants par Duraouriez (1792-'93) et par Moreau (I79i-'it6). En Egypte, il vainquitÀIourad- Beyel contribua puissammenlàlavictoired'Aboukir. Maréchal en 1804, il se distingua à Ulin et à Auslerlitz, fut créé duc après sa victoire à Auerslaedl (14 octobre 1806), et reçut le titre de prince d'Eckmuhl pour le récompenser de la part glorieuse qu'il avait prise à la bataille de ce nom. Après Wagram, il administra avec rigueurlaPologne, défit Bagralion àMohilew, fut blessé à Borodino, et se retira, jusqu'en avril 1814, à Hambourg dont il traita les habitants avec une excessive sévérité. Pendant les Cent-Jours, il fui ministre de la guerre et après Waterloo, nommé commandant de Paris, il signa la capitulation de Sainl-Cloud. Réintégré dansson grade en 1818, il fut l'année suivante nommé pair de France.
DAVY. I. (Sm Humphry) [dé-vi], chimiste anglais, né le 17 déc 1778, mort le 29 mai 4829. Sa jeunesse se passa dans une pauvreté studieuse. Il commença l'étude de la chimie
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comme accessoire à celle de la médecine et se rendit fameux, du premier coup, par ses expériences. Il obtint de faire quelques lectures à riustitul royal de Londres, en mars 1801 et son succès lui valut une chaire de professeur en mai 1802. Sa jeunesse, son éloquence, son savoir, les brillantes expériences qu'il exéculail lui donnèrent vite une popularité extraordinaire. Pendant onze ans etJemi, il demeura à l'Institut royal , préparant ses cours et se livrant à de profondes investigations dans le champ si vaste et encore si peu exploré de la chimie. Il trouva la nature du potassium le fi octobre 1807 et celledu sodium quelques jours plus tard, en décomposant la potasse et la soude au moyen de plusieurs batteries galvaniques. Ses lectures devant le conseil d'agriculture furent publiées sous le titre d'Eléments de chimie agricole. A l'aide de batteries extrêmement puissantes, il démunira que le chlore, le phosphore et le soufre sont des corps simples. On le fit chevalier en 1812 et baronnet en 1818. Il découvrit l'iode pendant un voyage qu'il fit sur le continent de 1813 à 181.Ï. Son invention la plus populaire est celle de la lampe de sûreté. Ayant analysé le grisou et trouvé le degré de chaleur nécessaire pour lui faire faire explosion, il découvrit qu'une toile métallique n'est pas perméable à la flamme. Davy fut élu président de la Société royale en 1820. De 1823 à 1826, il fit des recherches sur la conservation des métaux par des procédés électro-chimiques; et de ses études résulta la découverte d'un moyen de prévenir la corrosion par l'eau de mer du cuivre qui sert à doubler les navires; ce fût son dernier travail scientifique important. Il eut, en 1826, une attaque de paralysie; ses facultésinlelleetuelles s'atfaiblirent et il pa^-sa sur le continent la plus grande partie du reste de sa vie. Il mourut à Genève. — II. (John), médecin anglais, frère du précédent (1791- 1868). Il servit dans l'armée et écrivit des ouvrages sur Geylan, sur les iles Ioniennes, sur Malte; publia des Recherches ■physiologiques et anatomiqucs, et une biographie de son frère.
DAVYUMs. m. [da-viomm]. Nouveau métal découvert par Sergius Kern, le 28 juin 1877, dans les résidus du minerai de platine. 11 est dur et infusible. Quelques minéralogistespensent qu'il est identique avec le ruthénium.
DA'W s. ni. [dôj.Nomhottentot du couagga.
DAX {Aqux Tarbellix, Civitas Aqucnsium, plus tard Acqs), ch.-l. d'arr. et à oOkil. S.-O. de Mont-de-Marsan (Landes), sur la rive gauche del'Adour; 10,196 h. Cette ville possède encore une partie de son enceinte gallo-romaine. Elle a les plus belles et les plus abondantes sources lherm.îles de France; les eaux sont salines sulfatées thermales, et ne sont employées qu'en bains et sous forme de boues pour lesrhumalismeschroniques,les raideurs articulaires. Un très bel établissement a été construit sur les sources des Fossés en 1808-'69.
— Lat. N., à la tour de Borda, 43» 42' 44", long. 0 , 3° 24' 5".
DAYTON, ville de l'Ohio (Etats-Unis), à 9.5 kil. N.-N.-E. de Cincinnati, 83,000 hab.
* DE prép. [deu](lal. de). Lorsque ce mol précède l'article masculin suivi d'une consonne ou d'une h aspirée, on le contracte en du pour de le; et lorsqu'il précède l'article pluriel des deux genres, on le contracte en des pour de les. Devant un mut commençant par une voyelle ou une h non aspirée \'e se retranche et on le remplace par l'apostrophe.
— De sert à marquer : dans le sens propre, un rapport de départ, de séparation, d'extraction, de dérivation, d'origine : s'éloigner de quelqu'un; venir de loin. A cette acception se rapportent les locutions adverbiales : de mieux en mieux; de plus en plus, etc. — Dislingue les noms propres de nobles, ordinairement empruntés au lieu d'origine, à quelque parti-
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cularité locale, à une terre : Henri de la Tour d'Auvergne. — Sub-'^tantiv. Par allusion au sens qui précède : mettre te de devant son nom. — Marque la relation d'une distance ou d'une durée quelconque avec le lieu, avec l'époque où elle commence : Paris est à trente lieues d'Ûrléuns ; — Marque l'espèce de relation qui est entre les personnes ou les choses : ily a une grande différence de l'un à l'autre, de cet homme à celui-là, etc. — Indique aussi le rapport d'une portion ou fraction à la totalité, souvent avec l'idée accessoire de retranchement ou d'extraction (et toujours avec complément déterminé) : le tiers, le quart, la moitié de ta somme. — N'est même tiès souvent qu'un mol partitif, qu'une particule extriiclive désignant une quantité vague, un nombre indéterminé : manger de la viande. — Dans les phrases négatives, de partitif équivaut à peu près aux mots NUL, aucun; mais alors son coniplément ne reçoit jamais l'article : je n'ai de colonie que la tienne. — Quelquefois la phrase a un tour négatif et un sens positif. Dans ce cas, le mut qui sert de complément à la préposition doit toujours être précédé de l'article : je n'ai pas de l'argent pour le dépenser follement. — Sert également dans certaines locutions à marquer conformité : je suis de votre avis; cela n'est ixis de mon goût. — De PAR LE ROI, formule qui signifiait au nom du roi, et qui se mettait au commencement de divers actes publics portant sommation, injonction, etc. On mettait aussi, en têle des jugements qui autorisaient la saisie ou la vente des biens meubles et immeubles, de par le roi, la loi ET JUSTICE. — Après les noms, s'emploie fréquemment pour marquer appartenance, dépendance : 1" Avec un coniplément déterminé, c'est-à-dire, qui indique d'une manière juécise telle personne ou telle chose : le livre de Pierre; la maison de mon frère ; — 2" Avec un complément indéterminé, c'est-à-dire, qui n'indique la personne ou la chose que d'une manière vague et générale : ménage de garçon. A cet emploi se rapportent plusieurs locutions particulières, telles que : au lieu de; en vertu de; afin de; etc. — Nous allons présenter séparément chacun des rapports divers qui ont plus ou moins d'analogie avec celui d'appartenance, de dépendance. — 1° Rapport d'une chose à celui qui l'a faite, produite : les tragédies de Corneille; — 2° Rapport d'une personne ou d'une chose au lieu d'origine ; d'une chose au lieu où elle a été faite, où elle s'est passée : Denys d'Halicarnasse ; la bataille d'Auslerlitz; — 3° Rapport au temps, à l'époque : les institutions du moyen âge; — 4° Rapport à la cause (presque toujours avec complément indéterminé) : pluie d'orage. Dans les phrases analogues où le complément est déterminé, on n'aperçoit ordinairement qu'un rapport de simple dépendance : les actes d'un dévouement aveugle; — fj° Rapport à l'instrument (surtout avec complément indéterminé) : coup de bâton, de fusil, d'archet; — 6» Rapport d'une personne à une autre, établi par les liens du sang, par quelque alliance, par les sentiments, le devoir, les conventions : le père d'Alexandre; — 7° Rapport d'une chose à ce qu'elle concerne, à son objet, à sa fin, à son but : le ministère de la justice; — 8° Rappoit particulier au sujet traité, à la chose expliquée, enseignée ; traité de l'usure; cours d'histoire, de droit ; — 9° Rapport à la destination habituelle ou momentanée (surtout avec complément indéterminé) : salle de spectacle. C'est dans un sens analogue à celui du dernier exemple qu'on dit, être de garde, de service, etc. — 10° Rapport à la profession (presque toujours avec complément indéterminé) : un homme de cabinet, de lettres, de plume; — 11° Rapjiorl à la condition (presque toujours avec complément indéterminé) : un homme de qualité; — 12° Rapport d'une personne ou d'une chose à ce qui la modifie et la distingue, à sa qualité, a sa nature, etc. : un homme de haute taille;
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