DEAL
DÉBA
— 13° Rapport particulier d'une personne ou ment dans beaucoup d'autres cas difnciles à d'une chose à ce qui constitue sa dimension, | préciser, et où bien souvent elle semble n'être sa valeur, sa durée, sa force, etc. : un homme j qu'une particule destinée à lier le verbe avec de cinq pieds trois pouces; — 14° Rapport du ; ce qui le précède : il aima mieux périr que de
contenant au contenu : une bouteille de vm;
— i.S" Kapporl de la partie au tout, à l'ensemble : avec complément déterminé : la main d'une personne ; avec complément indéterminé : une lame d'épée; — 16° Rapport d'une chose à ce dont elle est formée, composée (toujours avec complément indéterminé) : une goutte d'eau; — 17° Rapport particulier d'une chose à la matière dont elle est faite : une porte de bois. — De s'emploie dans certaines locutions consacrées, pour exprimer l'excellence d'une chose sur toutes les autres choses de même nature. Ainsi on dit, dans le style de la Bible : le saint des saints, le lieu le plus saint du temple; le cantique des cantiques, le cantique par excellence; vanité des vanités, la plus grande des vanités. Dans le style élevé, l'Etre des êtres, l'Etre suprême, etc.
— Sert quelquefois à déterminer d'une manière analogue les substantifs qui désignent une personne con.sidérée par rapport à une certaine qualité : possesseur de fait. — Se met encore, dans le discours familier, après un substantif, ou après un adjectif qui peut être employé substantivement, pour joindre ces mots avec le nom de la personne ou de la chose qu'ils qualifient : ce diable d'homme. — Régit également le mot ou les mots qui servent à déterminer, à préciser la signification d'un adjectif : plein d'eau. — Se place de même entre certains verbes actifs et l'infinitif qui indique l'objet direct de l'action : on lui conseilla de partir. — Souvent la préposition DE a pour complément un verbe à l'inlinilif, lorsqu'elle sert, comme dansles divers exemples qui précèdent, à déterminer les mots qui expriment une action, une qualité : on l'accusa d'avoir conspiré. — Concourt pareillement avec l'expression qu'on lui donne pour régime, à indiquer la manière dont une action se fait, s'exécute, et quelquefois pour exprimer un état : faire entrer quelqu'un de force. — De a quelquefois pour complément le mot qui désigne la personne ou la chose d'où part l'action qu'éprouve une autre personne, une autre chose; et alors il équivaut à la préposition PAR : se faire suivre de ses gens. — S'emploie aussi après beaucoup de verbes, ou de locutions qui en tiennent lieu, dans le sens des mots sur, touchant, concernant, relativement à : je l'informerai de son arrivée. Souvent, dans les litres d'ouvrages, de chapitres, etc., tout ce qui précède la préposition est sous-enteudu; ainsi on dit simplement : de l'usure, de la chasse, du théâtre, etc., pour dire, ouvrage, chapitre, article qui traite, où il estpurlii de l'usure, de la chasse, du théâtre, etc. On doit rapporter à cet alinéa les imprécations telles que foin de moi! la peste soit du maraud! etc. — Devant le mot côté désignant un lieu, un endroit, ou une face de quelque objet, de reçoit plus fréquemment une valeur analogue à celle de vers, dans, à, sur : mettezvous de ce côté-ci. De mon côté, pour ce qui me regarde. — Entre aussi dans plusieurs locutions adverbiales, ou autres, qui indiquent une certaine époque ou une certaine durée : nous partîmes de nuit, de jour. — Sert quelquefuis à unir le nom commun d'une chose avec le mot ou l'expression qui la distingue de toutes les autres choses semblables : la ville de Paris. — Quelquefois, lorsque le verbe qui précède la préposition de peut-être aisément suppléé, ou le retranche, afin de donner plus de rapidité et de vivacité à l'expression : aussitôt les ennemis de s'enfuir et de jeter leurs armes (se hâtèrent de s'enfuir et de jeter leurs armes) ; il s'éloigna tout honteux, et yious de rire (et nous commençâmes de rire). Ce genre d'ellipse est un gallicisme qui s'emploie surtout aans le langage familier. — L'emploi de la préposition de avec l'infinitif a lieu égale-
se rendre. — De, précédant un adjectif, un participe passif, etc., peut ordinairement se résoudre par un pronom relatif suivi du verbe ÊTUE : il y eut mille hommes de (qui furent) tués. * DÉ s. m. Petit morceau d'os ou d'ivoire, de figure cubique, ou à six faces, dont chacune est marquée d'un différent nombre de points, depuis un jusqu'à six, et qui sert à jouer : des dés bien marqués. Dans les cas où ce mot pourrait être conlondu avec son homonyme, on dit ordinairement, dé à jouer. — Coup de dés, le nombre de points que l'on amène en jetant une fois les dés. — Avoiit le m, être le premier à jouer. Flatter le dé, jeter doucement les dés en jouant, dans l'espoir de n'amener qu'un petit nombre de points. Rompre le dé, arrêter les dés quand ils sortent du cornet, ce qui rend le coup nul. Faire QUITTER LE DÉ, faire abandonner les dés par le joueur qui les tient, pour qu'ils passent à un autre. — Flatter le dé, déguiser, adoucir quelque chose de fâcheux par des termes qui en cachent une partie, ou qui font le mal moins grand : en lui annonçant cette nouvelle, il a flatté le dé. — Tenir le dé dans la conversation, se rendre maître de la conversation : il veut toujours tenir le dé. — Faire quitter LE DÉ A quelqu'un, ROMPRE LE DÉ, obliger quelqu'un à céder, à renoncer à quelque entreprise. — Je jetterais cela a trois dés, je jouerais CELA A TROIS DÉS, sc dit pour marquer l'inditférence où l'on est du choix qu'on peut faire entre deux ou plusieurs choses. — Prov. Le dé en est JETÉ, se dit en parlant d'un parti pris, de la résolution où l'on est de faire une chose, quoi qu'il puisse arriver. — C'est un coup de dés ou DE DÉ, c'est une affaire où le hasard aura beaucoup d'influence. — Un beau COUP DE DÉ, un heureux hasard. — A vous le dé, c'est à vous à parler, à répondre, à agir. — Archit. Partie cubique d'un piédestal : ce piédestal est composé d'une hase , d'un dé et d'une corniche. — Se dit également de petits cubes de pierre qu'on place sous des poteaux, des colonnes, des vases, etc., pour les isoler de terre : ce parterre est entouré de dés qui supportent des vases.
' DÉ s. m. (lai. digitallum, doigtier). Petit instrumentde métal ou d'autre matière solide, dont celui où celle qui coud se garnit le bout du doigt, ou le milieu du doigt, afin de pousser l'aiguille plus facilement et sans risquer de se blesser : dé d'or, d'argent, d'ivoire, etc. Dans les cas où ce mot pourrait être confondu avec son homonyme, on dit ordinairement, dé a coudre.
DEAD-HEAT s. m. [dèd-itt] (angl. dead, morte ; heut, chaleur). Courses. Epreuve nulle : t7 y a dead-heat quand les chevaux arrivent tête
à tête.
DEÂK (Ferencz) [dé-âk], homme d'Etat hongrois (1803-'76). Il fut le chef du parti libéral aux diètes de 1832-'36 et de 1839-'40, puis ministre de la justice dans le cabinet Batthyanyi-Kossulh M 848). Ayant voulu parlementer avec VVindischgraetz, il fut arrêté par ordre de cet officier et presque aussitôt relâché. En 1861 et en 1865, il fit vainement des efforts pour obtenir des concessions de l'empereur; mais après la guerre désastreuse de 18h6, ses revendications en faveur de la Hongrie furent écoutées par Beusl. Depuis ce moment, Deak, chef du parti libéral conservateur, resta le conseiller de l'empereur. Sa vie a été écrite par Karl Blind (1876).
DEAL [dil], ville du comté de Kent (Angleterre), sur la mer du Nord, à 12 kil. N -E. de Douvres ;«.t>'Jy hab. Construction de navires. A l'extrémité méridionale de la ville se trouve une forteresse bâtie par Henry VlJI en 1539 et au nord le château de Sandown.
DE AUDITD [dé-ô-di-tu]. Loc. lat. qui signifie : par oui-dire.
DEAUVILLE, station balnéaire maritime, près de Troiiville; cant. et à 12 kil. de Pontl'Evèque (Calvados); 2,522 hab. Bel établissement, casino, salle d'hydrothérapie.
DÉAZOTER v. a. Priver d'azote.
DÉBÂCHAGE s. m. Action de débâcher.
DÉBÂCHER v. a. Oter la bâche d'une voiture.
' DÉBÂCLAGE s. m. Action de débâcler un port, des bâtiments, etc.
* DÉBÂCLE s. f. Rupture, ordinairement subite, de la glace qui couvrait une rivière, et qui se partage alors en glaçons dont la descente est plus ou moins rapide : la rivière grossit, il faut se préparer â la débâcle. - Fig. et fam. Tout changement brusque, inattendu qui amène du désordre, de la confusion : ce fut une débâcle générale. — Se dit aussi quelquefois pour débâclage : il y a un temps déterminé pour la débâcle du port.
• DÉBÀCLEMENT s. m. Moment de la débâcle des glaces; ou action de débâcler un port, des navires, des bateaux : beaucoup de bateaux ont péri par le débâclement de la rivière.
' DÉBÂCLER V. a. (rad. bâcle). Débarrasser un port des navires, des bateaux vides, afin d'en rendre l'accès libre à ceux qui arrivent chargés : débâcler un port. — Pop. Ouvrir ce qui était bâclé : débâcler une porte, une fenêtre
— V. n. Se dit d'une rivière, quand les glaces viennent à se rompre et à suivre le cours de l'eau : la rivière a débâcle cette nuit.
' DÉBÂCLEUR s. m. Officier qui préside au
débâelage d'un port.
* DÉBAGOULER v. n. Vomir. — Fig. v. a. Dire avec précipitation et diffusion tout ce qui vient a la bouche : il débagoula un torrent d'injures (bas).
* DÉBAGOULEUR s. m. Celui qui dit sans retenue toutes les injures qui lui viennent à la bouche (bas).
DÉBÂILLONNER v. a. Débarrasser du bâillon : je coupai ses tiens et le débâillonnai.
' DÉBALLAGE s. m. Action de déballer : on vient de faire le déballage de ces mar'handises.
— *v Jargon. Je suivis cette femme qui me semblait bien faite, mais au déballage. Dieu! quelle désillusion, se dit quand on a suivi une femme qui semble bien faite, mais qui est loin de l'être lorsqu'elle est débarrassée de ses faux appas.
' DÉBALLER v. a. Défaire une balle, un ballot, ôter l'emballage : déballer des marchandises.
DÉBANDADE s. f. Confusion, désordre : à la fin du combat, la débandade commença.
' DÉBANDADE (À LA) loc. adv. Confusément et sans ordre : l'armée, les troupes s'en allèrent à la débandade. — Fig. Mettre tout A LA DÉBANDADE, porter dans un lieu, dans une affaire, le désordre et la confusion. Laisser tout a la DÉBANDADE, abandonner au hasard le soin de son bien, de ses affaires, ou de celles dont on est chargé, comme si on en désespérait. On dit de même : tout va a la débandade. On dit aussi : vivre a la débandade, ne mettre aucune suite, aucune règle dans ses mœurs et dans sa conduite.
' DÉBANDEMENT s. m. Action de se débander. Se dit principalement des troupes : il y eut un débandement général.
' DÉBANDER v. a. Oter une bande : débander une plaie. — Détendre : débander un are, un pistolet. — Se débander, v. pr. Se dil en parlant des armes dont le ressort se détend
DEBA
DEBA
DEBI
(le hii-niême : son fusil se débanda. — Fi?. Le temps se débande, se dit lorsque la terapéraluie commence à se radoucir, à se relâcher, après une forte pelée. — Se dit aussi des gens de guerre qui se séparent confusément et sans ordre, de la troupe dont ils lont partie : les soldats se débandèrent pour aller piller. — Se dit également d'un corps de gens de guerre qui se disperse sans ordre, pour s'enfuir ou pour se retirer : toute l'armée se débanda. — Se débander l'esprit, donner un peu de relâche à son esprit après une longue application.
■ DÉBANQUER v. a. Jeu. Gagner tout l'argent qu'un banquier a devant lui : on le débanqua deux jours de suite.
' DÉBAPTISER v. a. Priver quelqu'un des avantages du baptême. N'est guère usité que dans cette phrase familière : il se ferait plutôt débaptiser que de faire telle chose. — Fig. et fam. Changer le nom de quelqu'un : débaptiser quelqu'un par méprise. — Se débaptiser V. pr. changer son nom : il jugea à prufios de se débaptiser, pour mieux dérouter les limiers de la police.
DÉBARBARISER v. a. Faire sortir de la barbarie.
DÉBARBOUILLAGE s. m. [Il mil.]. Action de débaiboiiilltT.
* DÉBARBOUILLER v. a. Nettoyer, ôter ce qui salit, ce qui rend sale. Il ne se dit guère qu'en parlant du visage : débarbouiller un enfant. — Se débarbouiller v. pr. Se nettoyer, se laver. — Laisser olelqu'un se débarbouiller, le laisser se tirer seul d'embarras.
DÉBARBOUILLOIR s. m. Serviette pour se débarbouiller.
* DÉBARCADÈRE s. m. Espèce de cale, de jetée qui, du rivage, s'avance un peu dans la mer, et qu'on nomme également embarcadère, parce qu'elle est destinée à servir à l'embarquement comme au débarquement. — Dans les chemins de fer, lieu d'arrivée et de départ qu'on nomme auisi embarcadère.
* DEBARDAGE s. m. Action de débarder.
* DÉBARDER V. a. (haut ail. baran, porter). Tirer du buis de dessus les bateaux, ou de la rivière, et le porter sur le bord : débarder des cotrets. — Forêts. Transporter des bois hors du taillis où ils ont été coupés, afin que les voitures n'y entrent pas, ce qui endommagerait les nouvelles pousses.
'DÉBARDEUR s. m. Homme de journée qui
débaide : débardeur de bois.
DÉBARDEUR, EUSE s. Personne vêtue d'un costume de carnaval plus ou moins semblable à celui de l'ouvrier débardeur. Ce déguisement, à la mode dès 1S30 et popularisé par le crayon de Gavarni, se rencontre encore assez souvent dans les bals parés ou masqués.
DÉBARONNISER v. a. Priver de la qualité de baruii.
* DÉBARQUÉ, ÉE part, passé de débarquer. Ne s'enqil /le guère subslantiv. que dans cette locution ligurée et familière : un nouveau débarqué, un homme nouvellement arrivé delà province.
* DÉBARQUEMENT s. m. Action par laquelle on débarque des marchandises, des passagers, des troupes, etc. : le débarquement des marchandises.— Troupesde débarquement, troupes qu'on destine à faire une descente sur une côte. — Action d'une personne qui débarque : il fut arrêté à son débarquement.
' DÉBARQUER v. a. Tirer, ou faire sortir d'un navire, d'un bateau, les marchandises, les passagers, les troupes, les équipages, etc., qu'il conlient. On le dit surtout en parlant d'un bâtiment parvenu à sa destination : débarquer des marchandises. ■— v. n. Quitter le navire, le bateau, et descendre à terre ; nous
débarquâmes en tel endroit, à tel port. — Substantiv. : au débarquer, dans le temps même du débarquement : il se trouva au débarquer.
DÉBARRAGE s. m. Action de débarrer.
* DÉBARRAS s. m. Cessation d'embarras, délivrance de ce qui embarrassait ; les voilà partis, c'est un grand débarras.
* DÉBARRASSER V. a. Oter l'embarras, ou tirer d'embarras. Se dit au propre et au figuré, et souvent avec le pronom personnel : débarrasser les rues, les chemins ; il ne sait comment se débarrasser de ses créanciers. — Se débarrasser DE quelqu'un, éloigner de soi quelqu'un qui gêne, et aussi par euphémisme, le faire mourir.
* DÉBARRER v. a. Oter la barre : débarrer
une porte.
DÉBARRICADER V. a. Oter ce qui barricade :
débarricader une porte.
' DÉBAT s. m. Différend, contestation,
altercation : être en débat de quelque chose. — Débats décompte, contestation formée contre quelque article de compte. — Au plur. Uiscussiun, en parlant des assemblées politiques : les débats du parlement d'Angleterre. — Mat. crim. Partie de l'instruction qui comprend la lecture de l'acte d'accusation, l'interrogatoire du prévenu, l'audition des témoins à charge et à décharge et les plaidoiries : ouvrir, fermer les débats. — Journal des Débats, feuille fondéele 29 août 17.S'J par l'imprimeur Baudouin, pour donner le compte rendu des séances législatives, transformée en Journal de l'Empire (ISUo), contisquée purement et simplement par'un décret de Napoléon (IS févr. tmi), restituée aux frères Bertin et redevenue Journal des Débats en 1814, et toujours attachée au parti conservateur.
DÉBATELER v. a. Retirer du bateau : déba-
teler des marchandises.
* DÉBÀTER V. a. Oter le bât : débuter un mulet, un cheval, un âne.
DÉBÂTIR V. a. Démolir ce qui a été bâti; ôter les bâtis d'une coulure.
* DÉBATTRE v. a. Se conjugue comme Battre. Contester, discuter ; débattre une affaire, un compte. — Se débattre v. pr. S'agiter, se tourmenter, faire beaucoup d'cllurls pour résister, pour se dégager : se débattre comme un possédé, comme un forcené.
* DÉBAUCHE s. f. Dérèglement, excès dans le boire et dans le manger; habitude, goût de ce genre d'excès : aimer la débauche. — Aoiion de se livrer un peu plus que de coutume aux plaisirs de la table : faisons un peu de débauche.
— Incontinence outrée : c'est un homme plongé dans la débauche. — Fig. Débauche d'esprit ou d'imagination, usage déréglé de l'esprit ou de l'imagination : cet ouvrage est une débauche d'esprit. — Législ. « L'excitation habituelle de mineurs à la débauche est punie d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d'une amende de 50 à 500 Ir. Si la débauche du mineur a été excitée, favorisée ou facilitée par ses père, mère, tuteur, ou par toute autre personne investie de su surveillance, la peine est de deux a cinq ans d'emprisonnement et de 300 Ir. à 1,000 Ir. d'amende |C. pén. 334, 33oJ. Les lieux de débauche sont placés sous la surveillance de l'autorité nmnicipale, par la loi des 19-32 juillet 1791. »
(Cu. Y.)
* DÉBAUCHÉ, ÉE part, passé de débaucder.
— Suiist. Honinie abandonné à la débauche : c'est un débauché, un grand débauché. — Fa m. C'est un agréable uébaucué, se dit d'un huiiiiue qui est agréable dans la débauche de table.
'DÉBAUCHER v. a. Jeter dans la débauche, dans le vice : débaucher une fille. — Corrompre la fidélité de quelqu'un : il es.saya de
débaucher les trotipcs. — DÉDAucnER u.n domestique, UN OUVRIER, l'engager à quitter son maître pour passer au service d'un autre : débaucher un ouvrier de son travail, de sa besogne, l'en détourner. — Faire quitter un travail, une occupation sérieuse pour un divertissement honnête : je viens vous débaucher, pour vous débaucher. — Se prend comme antonyme d'EMBAUCHER et signifie alors : remercier un ouvrier lorsque l'ouvrage manque ou pour une cause quelconque de mécontentement. — Se débaucher v. pr. Se jeter dans le dérèglement : ce jeune homme se débauche.
* DÉBAUCHEUR, EUSE s. Celui, celle qui débauche, qui excite à la débauche : c'est un déliaucheur de filles.
DEBAY. I. (Jean-Baptiste-Joseph), sculpteur, né à Maliiies en 1779, mort en 1864. Fixé à Nantes, il y exécuta des ouvrages remarquables pour la Bourse de cette ville, et se rendit à Paris en 1817, où il produisit de magnifiques travaux : Colbert, au fialais du Luxembourg; le Chancelier de L'Hôpital, à Aigueperse; des bas-reliefs pour la Bourse de Paris, etc. Son œuvre la plus gracieuse est la Jeune fille au coquillage (18o5). — 11. (Jean- Baptiste-Joseph), sculpteur, fils du précédent, né a Nantes en 1802, mort en 1862. Ses chefsd œuvre sont : Cambrnnne, pour sa ville natale ; la Pudeur cédant à l'Amour, et la Jeune Esclave, composition d'une exquise finesse. — 111. (Auguste-Hyacinthe), sculpteur et peintre, frère du précèdent, né à Nantes en i 804, mort en 186.T. Ses meilleures toiles sont : Lucrèce au Forum; \es Volontaires de ITÔi; la. Bataille de Dreux; le Camp du Drap d'or (pour le musée de Versailles). Son œuvre capitale, comme sculpteur, est Eve et ses deux fils, groupe original et gracieux.
DEBELLARE SUPERBOS [de-bel-la-ré-super-bùssj. Loc. lat. qui signifie : reiiverser les superbes.
DEBERGUE (François), patriote fusillé à Versailles par les Allemands, le 23 octobre 1870. Jardinier à Versailles, il coupait chaque nuit le lil télégraphique établi par les ennemis entre cette ville et Bougival. On l'arrêta sans aucune preuve; mais loin de nier — ce qui l'eût sauvé — il se glorifia de son action, annonça qu'il recommencerait, si on le relâchait et fut condamné à mort. Le 22 septembre 1878, un monument a été élevé pour perpétuer le souvenir de cet acte héroïque.
' DEBET s. m. [dé-bè] (lat. débet, il doit). Finance. Ce qu'un comptable doit après l'arrêté de son compte : le débet d'un compte. — Payer une charge en débet, signifiait, lorsque les charges étaient vénales, payer une charge en acquittant les dettes du vendeur.
* DÉBIFFÉ, ÉE part, passé de débiffer. — Visage débiffé, le visage d'une personne qui parait atiaiblie par quelque excès. Estomac DÉBIFFÉ, estomac qui ne fait pas bien ses fonctions.
* DÉBIFFER v. a. (lat. debilis, faible ; facere, faire). AUaiblir, déranger, gâter. Ne s'emploie guère que dans cette phrase : être tout débiffé.
'DÉBILE adj,(Iat. debilis, contract. de dehabilis, impropre). Faible, aliaibli, qui manque de forces. Ne se dit guère qu'en parlant des personnes : un enfant débile. — S'applique aux choses, et surtout aux plantes : abrisscaii débile. — Fig., au sens moral : avoir le cerveau, l'esprit débile.
* DÉBILEMENT adv. D'une manière débile.
* DEBILITANT, ANTE adj. Méd. Qui est propre à débiliter : régime débilitant. — Subslantiv. Ce REMÈDE EST UN DÉBILITANT.
* DÉBILITATION S. f. Allaiblissement.
* DÉBILITÉ s. f. (lat. débilitas). Faiblesse : î une grande debiUlé de nerfs.
DEBL
* DÉBILITER V. a. (lat. debUitare). Rendre débile, ull'ailjlir : cela débilite les tierfs.
DÉBINAGE s. m. Argot. Médisance, dénigrement.
* DÉBINE s. f. Pop. Elal d'une personne qui l'ail mal ses all'aires : il est dans la débine.
DÉBINER V. a. (lat. Uni, deux). Agric. Biner, lalmui'tu' une seconde fois pour détruire les mauvaises herbes : débiner un champ. — Argot. Dénigrer : débiner une jeune fille.
* DÉBIT s. m. (lat. debitum, chose due). Vente continue, répétée. Se dit surtout en parlant des choses qu'on vend en détail : débit de draps, de dentelles. — Débit de vins, de LIQUEURS, commerce de vins, de liqueurs, en détail et en boutique (Voy. Boisson). — Droit de vendre certaines marchandises dont le gouvernement s'est réservé le monopole : // obtint un débit de /loudre à tirer, de cartes, de tabac. — Quantité d'eau que débile une source, une l'ontaine : le débit de cette fontaine est considérable. — Kig. Manière de s'énoncer, de réciter : cet homme a un beau débit. — Mus. Récitation précipitée qui ressemble à la parole. — Exploilation du bois, selon ses diverses destinations, comme lorsqu'on les met en poutres, en merrain, en cerceaux : le débit du chdtiiiijnicr en planches ou en échalas est plus profitable qu'en bois à brûler. — Tenue des livres, se dit, par opposition à crédit, du compte que l'on tient, sur le grand-livre, des articles payés ou fournis à quelqu'un ou pour quelqu'un : j'ai passé telle somme à votre débit.
DÉBITAGE s. m. Action de débiter le bois suivant les formes exigées.
* DÉBITANT, ANTE s. Celui, celle qui dé bile quelque marchandise : un débitant de tabac.
•DÉBITER V. a. Vendre. On y joint ordinairement l'idée d'habitude, de répétition : débiter des murrhandises, des denrées, des blés. Employé absolument, il se dit prcs(|ue toujours d'une vente en détail. — Il dédite bien SA MARCUANDisK, il fait valoir ce qu'il dit parla manière dont il le dit. — Réciter : débiter son rôle. — Raconter, aller dire une chose de côté et d'autre, ou la répéter souvent : ce fait n'est pas précisément comme on le débite. — Hydraul. Se dit de la quantité d'eau fournie dans un temps donné par une source, une fontaine : celle fontaine débite tant de litres d'eau par jour. — Se dit aussi de la manière d'exploiter les bois pour les employer dans les constructions -.débiter les bois en planches, en madriers. — Mus. Précipiter l'exécution d'un passage de manière ky substituer l'accent de la parole à l'accent musical. — Tenue des livres. Inscrire quelqu'un sur le grand-livre comme débiteur de tel ou tel article : je vous ai débité de telle somme.
' DÉBITEUR, EUSE s. Celui, celle qui débite. Ne se dit qu'au ligure et en mauvaise part : c'est un ijrand débiteur de nouvelles, de fariboles, de sornettes.
' DÉBITEUR, TRICE s. Celui, celle qui doit. Il est opposé a CRÉANCiro : débiteur solvable.
— Adjecliv. Compte débiteur, compte qui est mis à la page du débit.
'DEBLAI s. m. Action d'enlever des terres pour mettre un terrain de niveau, pour creuser des fondations, un fossé, etc.; ou résultat de celte action : quand le déblai sera terminé.
— Cet endroit de la route, du canal est en DÉBLAI, se dit de l'endroit d'une route, d'un canal où il a fallu faire un déblai pour don-
. ner le niveau convenable. - Se dit aussi des terres mêmes, des décombres qu'on enlève : on emploiera ce déblai, ces déblais à combler le fossé voisin. — S'emploie, figurément et fam., pour exprimer que l'on est débarrassé de quel-
DFJîO
qu'un ou de quelque chose qui incommodait,
qui était à charge : enfm, voilà ces ennuyeux partis, c'est un beau déblai.
DÉBLATÉRATION s. f. Action de déblatérer.
* DÉBLATÉRER v. n. (lat. deblaterare, bavarder). Parler longtemps et avec violence contre quelqu'un : il a passé deux heures à déblatérer contre moi.
DÉBLAYE s. f. Transport des récoltes à la ferme.
DÉBLAYER v. a. (lat. bladum, blé). Couper et enlever les blés.
DÉBLAYEMENT ou Déblaiement s. m. Action de déblayer.
* DÉBLAYER v. a. [dé-blè-ié] (préf. privât. dé; lat. blaoiun,h\i). Oter, enlever. Se dit surtout en parlant de terres et de décombres : déblayer des terres. — Débarrasser, dégager un lieu des choses qui l'encombrent, qui s'y trouvent entassées confusément : déblayer un terrain.
' DÉBLOCAGE s. m. Typogr. Action de débloquer.
DÉBLOCUS s. m. Action de lever un blocus.
* DÉBLOQUER v. a. Guerre. Obliger l'ennemi à lever un blocus : il parvint à débloquer la place, à débloquer la garnison. ■ — Typogr. Oter d'une composition les lettresbloquees et renversées pour les remplacer par celles qui doivent rester dérinitiviuni'nt dans la composition. — Enlever d'un paquet décomposition les lettres dont on a besoin.
* DÉBOIRE s. m. Mauvais goût qui reste de quelque liqueur après qu'on l'a bue : du vin qui a du déboire. — Tristesse, dégoût qui suit quelquefois les plaisirs : les plaisirs ont leur déboire. — Dégoûts, sujets de regret, de mécontentement, et des morti.Tcations qu'on éprouve : c'est un homme qui lui a donné de fâcheux déboires.
"DÉBOISEMENT s. m. Action de déboiser, ou résultat de cette action : le déboisement des montagnes.
* DÉBOISER V. a. Déiruire les bois qui couvrent une conlrée : ona déboisé les montagnes.
' DÉBOÎTEMENT s. m. Déplacement d'un os sorti de son articulation : le déboitement d'un os. Méd. Luxation.
* DÉBOÎTER V. a. Disloquer. Ne se dit propremi'iit qu'en jiarlant des os qu'un accident, un effort l'ait sortir de leur place : la chute qu'd a faite lui a déboité un os, lui a déboité l'épaule. Méd. Luxer. — Se dit, par exl. en parlant des ouvrages de menuiserie et de serrurerie qui viennent à se déjoindre : à force de pousser la porte, on l'a toute déboîtée. — Se déboiter V. pr. Sorlir de son einboitement : les os ne se déboitent pas sans beaucoup de douleur.
* DÉBONDER v. a. Oter la bonde : débonder un tonneau. — Se dit, [)ar ext. et fam., d'un purgatif qui fait cesser une grande constipation : il était fort constipé, cette médedne l'a débondé. — Par ext. et fam. Evacuer abondamment par en bas, après avoirété longtemps resserré. — v. n. L'eau a débondé cette nidt par cette ouverture. — Fig. et fam. dans le même sens : les pleurs qu'elle avait longtemps retenus débondèrent à la fin. — Se débonder V. pr. Se vider par un écoulement rapide, abondant : l'étang s'est débondé.
' DÉBONDONNER v. a. Oter le bondon d'un muid, d'un tonneau : pour remplir le tonneau, il faut le débondonner.
DÉBONDOKNOIR s. m. Instrument qui sert à enlever la Ijonded'iin tonneau.
•DÉBONNAIRE adj. (anc. franc, de bonne aire, de bonne famille). Doux, facile et bon juqu'à la faiblesse : un prince débonnaire. Ne
DEBO
se dit plus guère que dans un sens ironique
l't f,-imilicr : humeur, caractère débonnaire. — Un MAiii DÉBONNAIRE, Un mari qui soull're patiemment la mauvaise conduite de sa femme.
* DÉBONNAIREMENT adv. Avec bonté, avec douceur.
* DÉBONNAIRETÉ s. f. Bonté, douceur : le
vaini/neur les traita avec débonnaireté (vieux).
DÉBORAH (hébr. aie!//c'),prnphétesse et juge en Isr.iël. vers 1:^3o av. J.-C. Sous sa direction, Barak délivra le peuple de la tyrannie de Jabin, roi do Flazor, et remporta sur Sizera, général de ce prince, la victoire du Kison, qu'elle célébra dans un magnilique cantique (JUC.ES, V.).
* DÉBORD s. m. Débordement. Ne se disait qu'en parlant des humeurs : débord de bile (vieux.)
DÉBORDANT, ANTE adj. Qui déborde : coupe débordante.
* DÉBORDÉ, ÉE part, passé de déborder. — Adjecliv. Débauché, dissolu : c'est un jeune homme fort débordé.
' DÉBORDEMENT s. m. Action par laquelle un tleuvc, une rivière, etc., sort de son lit et franchit ses bords : le débordement du Nil. — Par ext. Ecoulement d'humeurs très abondant : avoir un débordement de bile. — Fig. Irruption d'une grande multitude dans un pays qu'elle veut envahir : le débordement des barbares dans l'empire romain. — Se dit aussi, lig.. en parlant de corlaines choses, telles que les injures, les louanges, les écrits, etc., lors- ([ii'elles sont dites, données, débitées avec |irol'usion : un débordement d'injures. — Fig. Dissolution, débauche : étrange, scandaleux débordement.
DÉBORDEMENT adv. Sans retenue, sans frein : se roinluiie débordement.
•DÉBORDER v. n. Dépasser le bord. Se dit proprement des fleuves, des rivières : quand les neig'iS fondent, la rivière déborde. — Se dit encore d'une chose dont le bord ou l'extrémité dépasse le bord ou l'extrémité d'une autre chose : cela déborde d'un pied, déborde trop. — v. a. Dans ce dernier sens : cette pierre déborde l'autre de trois pouces.
— Paiticul. Dans la tactique militaire ou navale, se dit lorsqu'une ligne de troupes ou de vaisseaux a plus de front et plus d'étendue que la ligne qui lui est opposée : la première ligne des ennemis débordait la nôtre. — V. n. Mar. Se détacher d'un vaisseau qu'on avait abordé -.après l'abordage, il ne put déborder. — Activ. Oter la bordure : déborder une jupe, un chapeau. — Se déborder v. pr. Sortir de ses bords : la rivière se déborde.
— Se dit par ext. d'un écoulement abondant d 5 humeurs, et particulièrement de la bile : les humeurs se sont débordées. — Fig. Se déborder EN INJURES, EN IMPRÉCATIONS, exhaler sa colère en injures, vomir des injures, des imprécations.
DÉBORDEUR, EUSE s. Ouvrier, ouvrière qui coupe avec des forces la laine des peaux d'agneau.
DEBORDOIR s. m. Plane du tonnelier et du
plombier.
DÉBOSSELER v. a Détruire, enlever des bosses : débosseler une timbale.
DÉBOSSER V. a. Mar. Démarrer, larguer les
bosses.
* DÉBOTTER v. a. Tirer les bottes à quelqu'un : son valet l'a débotté. — Substantiv. Le débotter du roi. — Par ext. Le moment où on arrive : ihie faisait que de descendre de voilure et Unie reçut à son débotter. Dans cette acception, et dans celle qui précède, quelques-uns écrivent. Débotté.
DÉBOUCHAGE s. m. Action de déboucher des UacoQS.
DÉBO
DEBR
DEBR
* DÉBOUCHÉ s. m. Extrémité d'un défilé, d'une vallée, du col d'une montagne : l'ennemi nous attendait au débouche de la vallée. — Toute voie qui facilite la vente, le transport, l'expédition au dehors, des produits agricoles ou industriels d'un pays : cette province manque de débouchés pour l'écoulement de ses produits. — Débouchement, en parlant d'elFets de commerce el de marchandises : trouver un débouché pour desbiltets. — Moyen, expédient: chercher un débouché pour se tirer d'affaire.
* DÉBOUCHEMENT s. m. Action de déboucher ; le débouchement des canaux. — Passage d'un endroit resserré à un lieu plus ouvert : l'armée fut attaquée au débouchement de la vallée. — Fig. Expédient, moyen de se défaire d'effets de commerce, de marchandises, etc., dont il n'est pas facile de trouver l'emploi, le débit : on a trouvé un débouchement pour ces billets.
' DÉBOUCHER v. a. Oter ce qui bouche : déboucher une bouteille, un flacon. — Oter ce qui empêche d'entrer, de passer : déboucher les chemins, lespassages. — v. n. Sortir d'un endroit resserré pour passer dans un lieu plus ouvert: l'armée déboucha des montagnes dans la plaine. — Se dit, par anal., d'un fleuve, d'une rivière, d'un canal, en parlant de l'endroit où ils ont leur embouchure : ce canal débouche dans une rivière.
DÉBOUCHOIR s. m. Instrument qui sert à déboucher.
* DÉBOUCLER v. a. Dégager des ardillons qui l'arrêtent, une courroie, une bande, un ruban passé dans une boucle : déboucler un ceinturon. — Déboucler une jument, ôter les boucles qu'on lui avait mises, pour empêcher qu'elle ne fût saillie. — Déranger, défaire les boucles d'une chevelure, d'une perruque : déboucler des cheveux. — i* Déboucler un prisonnier, le faire sortir de prison. — ' Se déboucler v. pr. Se dégager de sa boucle : ses souliers se sont débouclés. — Se déranger, se défaire : sa perruque s'est débouclée.
'DÉBOUILLI s. m. Teintur. Opération pour éprouver la qualité du teint d'une étolfe, ou pour lui rendre sa première blancheur : mettre une étoffe au débouilli.
•DÉBOUILLIR V. a. [Il mil.] Faire bouillir dans de l'eau, avec certains ingrédients, des échantillons d'étoffes teintes, pour éprouver si la teinture en est bonne, ou des étoffes, pour leur rendre leur première blancheur.
DÉBOUILLISSAGE s. m. Action de débouillir.
DÉBOULÉ, ÉE part, passé de débodler. — Parti : lièvre déboulé.
DÉBOULER v. n. Partir à l'improviste : les
lièvres déboulent.
' DÉBOULONNER v. a. Oterles boulons d'une machine, d'un appareil : ils ont déboulonné la colonne.
* DÉBOUQUÉ, ÉE part, passé de débououer.
— Un baument, une escadre, etc., sont débou- QCÉs, quand ils ont quitté un débouqueraent, un détroit, etc.
* DÉBOUQUEMENT s. m. Mar. Canal, détroit, passage entre des îles : les débouquements despetites et des grandes Antilles sontnombreux.
— Action de débouquer.
* DÉBOUQUER v. n. (anc. franc, bouche). Mar. Sortir d'uu débouqueraent, d'un détroit, etc., pour entrer dans une mer libre.
DÉBOURBAGE s. m. Action de tirer de la bourbe.
* DÉBOURRER v. a. Oter la bourbe : débourher un bassin d'eau. — Débourber une voiture, la tirer de la bourbe. — Faire débolhber un POISSON, le mettre dans de l'eau claire, pour qu'il perde le goiit de bourbe.
* DÉBOURRER v. a. Oter la bourre : débourrer
un fusil. — Débourrer un jeune homme, lui faire perdre le mauvais ton, les manières gauches, l'air embarrassé qu'il avait, et le former, le façonner : mettre un jeune homme dans le monde pour le débourrer. — Débourrer UN CHEVAL, commencer à l'assouplir, à le rendre propre aux usages auxquels ou le destine.
* DÉBOURS s. m. Argent que l'on a avancé pour le compte de quelqu'un. S'emploie surtout au pluriel : on lui a payé ses débours. (vieux). On dit aujourd'hui, déboursés.
DÉBOURSÉ, ÉE part, passé de débourser. — Tiré d'une bourse ; il n'y a rien à rabattre làdessus, c'est un argent déboursé. — Substantiv. Se dit de l'argent qu'on a déboursé : il lui faut tant pour ses déboursés.
* DÉBOURSEMENT s. m. Action de débourser.
* DÉBOURSER v. a. (rad. bourse). Tirer de l'argent de sa bourse, de sa caisse, pour faire quelque payement : il n'a déboursé que peu d'argent pour celte emplette.
•DEBOUT adv. (préf. de; franc, bout). Se dit en parlant d'une chose qu'on dresse, ou qui est dressée, qui est maintenue verticalement sur un de ses bouts : mettre du bois debout. — S'applique également aux personnes, et signifie droit sur ses pieds : il était debout. Par anal., en parlant d'un quadrupède : il
SE TIENT debout, IL EST DEBOUT, etc, lorsqu'il
se dresse sur ses pieds ou sur ses pattes de derrière. — Etre debout, être hors du lit, être levé : tout son monde était debout dès le matin. On dit absolument, debout, quand on veut faire lever quelqu'un qui est couché ou assis : debout et partons. — Par exag. Dormir debout, tout debout, éprouver le besoin du sommeil, au point de s'assoupir même sans être couché ou assis. — FJg et fam. Conte a DORMIR debout, récit ennuyeux ou qui ne mérite aucune attention. — Fig et fam. Tomber DEBOUT, se tirer heureusement d'une circonstance critique, se trouver dans la même situation qu'auparavant : il ne peut tomber que debout. — Passer debout, se dit des marchandises qui, pour être transportées à leur destination au delà d'une ville, la traversent sans pouvoir y être vendues ni même déchargées : les marchandises qui passent debout payent moins de droit que les autres. — Mar. Cette