EMBARCATION EST DEBOUT A LA LAME, AU COURANT
AU VENT, elle présente son avant à la hiiuc, au courant, au vent. Vent debout, vent directement contraire à la roule qu'on voudrait tenir : nous avions le vent debout, vent debout. Dans ces phrases, quelques-uns écrivent dk BOUT, en deux mots.
* DEBOUTER v. a. (préf. dé; franc, bouter). Procéd. Déclarer par jugement, par arrêt, qu'une personne est déchue de la demande qu'elle a fait en justice : il a été débouté de sa demande, de son opposition, de ses prétentions.
* DÉBOUTONNÉ, ÉE part, passé de déboutonner : cet homme est toujours déboutonné. — Rire a ventre déboutonné, rire excessivement. Manger a ventre déboutonné, manger avec excès. — Escrime. Fleuret déboutonné, fleuret dont on a ôté le bouton.
* DÉBOUTONNER v. a. Oter, faire sortir les boulons d'une boutonnière ou d'une ganse : déboulonner son habit, sa culotte, son gilet. — Se déboutonner v. pr. Je me déboutonnai pour respirer plus à l'aise. — Fig. el fam. Parler librement, ouvrir son coeur, dire tout ce qu'on pense : se déboutonner avec ses amis.
* DÉBRÂILLER (SE) v. pr. (rad. braies). Se découvrir la gorge, l'estomac avec quelque indécence : se débrailler devant tout le monde.
DÉBRAISAGE ou Débraisement s. m. Action de débraiser un four.
DEBRAISER v. a. Enlever la braise d'un four qu'on a chauffé.
DEBRAUX (Paul-Emile), ckinsonnier, né à Ancerville (Meuse), le .'^0 n.ars 1796, mort en -1831. De même que Béranger, il chanta sous la Restauration les gloires de l'Empire, el attaqua vivement les Bourbons; il fut condamné à un mois de prison en 1822. Ses principales chansons, la Veuve du soldat, Fanfan la Tulipe, T'en souviens-tu? excitèrent dans les classes ouvrières bien plus d'enthousiasme que les magnifiques odes de Béranger, destinées à un public plus lettré; mais la postérité ne balancera pas entre ces deux rivaux : Debraux, cherchant surtout des succès populaires, les obtint au détriment de l'élégance el de la noblesse. Les Chansons complètes de Debraux ont été publiées à Paris (1833, 3 vol. in-3-2).
DÉBRAYAGE s. m. Mécan. Action de débrayer.
DÉBRAYER v. a. [dé-brè-ié| (préf. privât. dé; franc, braie). Mécan. Retirer le lien qui unissait l'arbre moteur à un arbre secondaire, à une poulie, à un outil.
DÉBRAYEUR s. m. Mécanisme à l'aide duquel on opère le débrayage.
DEBRECZIN[de-brèl-siun](hong.De6recsen), ville de Hongrie, comté de Bihar, à 182 kil. E. de Peslh; 50,000 hab., presque tous Madgyars et protestants. C'est une ville ouverte qui possède de grands faubourgs, lesquels se terminent à une vaste plaine dénuée d'arbres. Son collège protestant réformé est le plus fréquenté de Hongrie. On y trouve beaucoup de fabriques, particulièrement de pipes en terre ; c'est un grand centre de commerce, surtout de mercerie viennoise, et d'articles d'exportation pour les colonies. Ses quatre foires annuelles sont très fréquentées. Après de nombreuses vicissitudes, pendant lesquelles elle fut souvent pillée et en partie détruite, Debreczin fut définitivement abandonnée par les Turcs en 1684. Ayant, au xvi" siècle, embrassé le protestantisme et adopté la croyance helvélienne dans un synode tenu en l.ï67, elle subit, en 1686, les sanglantes persécutions du général autrichien Caraffa. Elle souffrit aussi beaucoup pendant l'insurrection de Rakoczy, puis devint ville royale libre en 1715. En 1849, Kossuth en fit le siège de son gouvernement, et une diète (14 avril) y proclama l'indépendance de la Hongrie. Le 2 aoiîl, une des ailes de l'armée de Côrgey y lut défaite par les forces écrasantes de la Russie.
* DEBREDODILLER v. a. Jeu de trictrac.
Faire ôter la bredouille, ou empêcher que l'adversaire ne puisse gagner partie double ou quadruple ; je vous débredouille.
DÉBRIDEMENT s. m. Action de débrider.
* DÉBRIDER V. a. Oter la bride à un cheval, à une bête de somme : il ne faut pas encore débrider ce cheval. — Se dit aussi absol., et alors il s'y joint une idée de repos, de cessation de mouvement : il est temps de débrider. — Fig. et fam. Sans débrider, tout de suite, et sans interruption : il a travaillé dix heures sans débrider. — Se dit aussi, fig. et fam., en parlant de certaines choses qu'on fait avec précipitation : voyez comme il débride. — w Chirur. Enlever les brides ou filaments qui peuvent empêcher le pus de sortir d'une plaie ou étrangler un organe. — Débrider une HERNIE, agrandir l'anneau qui étreint le collet d'une hernie.
* DÉBRIS s. m. (préf. dé; franc. 6m). Re.ste d'une chose brisée, fracassée, ou détruite en pranile partie, surtout au plur. : les débris d'un meuble, d'une statue, d'un vase. — Fig. Ce qui reste dune chose après sa ruine, sa destruction, son abolition; bien qui reste à quelqu'un après un grand revers de fortune; troupes qui restent après la défaite d'une
DEBU
armée, d'un corps : cette monarchie périt, et ptusirurs Etats se formèrent de ses débris. — V* Jargon, liuiividu vieux, cassé : c'est un vieux débris, que ce type-là. — Législ. « En cas de piise, de bris ou naufrage d'un navire de commerce, avec perte entière des marrhandises, les matelots ne peuvent prétendre être payés de leurs gages; mais si quelque partie du navire est sauvée, ils sont payés sur la valeur des débris (C. comm. 2o8, 2o9). »
DÉBROCHAGE s. m. Action de débrocher.
DÉBROCHER v. a. Oter les mèches, les chandelles de dessus les broches. — Défaire un livre broché. — Retirer de la broche.
DEBROSSE (Salomon, plus connu sous le nom de Jacques), architecte, né, croit-on, à Verneuil-sur-Uise, on ne sait a quelle date, mort en 1626. Les détails sur sa vie manquent complètement, ses œuvres seules nous restent : tout d'abord, le palais du Luxembourg (de 1615 à 1620), pour la reine Marie de Médicis; puis le portail de l'église Saint-Gervais (I6I61, et en 1622, la grande salle des pas perdus, du palais de justice, salle qu'un incendie avait détruite en 1618. Debros'^e reconstruisit aussi une partie de l'aqueduc d'Arcueil, et donna les dessins d'un magnifique temple protestant, chef-d'œuvre d'architecture, élevé à Charenton, et démoli le 23 octobre i086, après la révocation de l'édit de Nantes. On a de cet architecte : hègle générale d'architecture des cinq manières de colormes (Paris, 1619).
DEBROSSES (Charles), magistrat et écrivain, né à Uijon en 1706, mort à Paris en 1777. Sa haute érudition et son éloquence le firent nommer premier président au parlement de Bourgogne, puis en 1738, membre de 1 Académie des inscriptions et belles-lettres. 11 ne put entrer à l'Académie française, et ce fut Voltaire qui l'en empêcha. On a du président Debrosses : Lettres sur l'Italie, ouvrage très spirituel ; Histoire des navigations aux terres australes (1736); [& Dissertation sur les dieux fétiches (1760); le Traité de la formation mécanique des langues, ouvrage très précieux pour les étymologistes, et l'Histoire du vii» siècle de la république romaine (1777).
DÉBROUILLABLE adj. Qui peut être débrouillé, cclciirci.
DÉBROUILLARD s. m. Homme qui sait se
débrouiller.
* DÉBROOILLEMENT s. m. Action de démêler, de débrouiller une chose embrouillée.
* DÉBROUILLER v. a. Démêler, mettre en ordre des choses qui sont on confusion : ces poètes disent que l'Amour débrouilla le chaos. — Fig. C'est un chaos d'affaires très diffiriles à débrouiller. — v* Se débrouiller, être débrouillard. — Savoir les petites roueries de son métier.
* DÉBRUTIR V. a. Oter ce qu'il y a de rude et de brut. Se dit principalement en parlant des glaces, des diamants et du marbre : débrutir une glace.
* DÉBRUTIS SEMENT s. m. Action de débrutir, ou résuKul de cette action.
DEBRT (Jean-Antoine-Joseph), conventionnel, né à Vervins en 1760, mort à Paris en 1834. A l'Assemblée législative, où il siégea à l'extrême gauche, il fit les plus violentes motions; à la Convention, il vota la mort du roi. Après le 9 thermidor, il s'associa à la réaction et présida le conseil des Cinq-Cents. Napoléon le nomma préfet et baron.
DÉBUCHÉ ou * Débucher s. m. Vén. Moment où la bête débuche. — Fanfare que l'on sonne à ce moment.
* DÉBUCHER v. n. (forme de déboucher).
Sortir du bois. Se dit des bêles fauves qui sortent de l'endroit du bois où elles s'étaient retirées : le cerf a débuché. — v. a. Faire sortir une bête de son fort : débucher le cerf.
DEÇA
DEBURAU (Jean-Baptiste -Gaspard), célèbre mime, né de parents français à Neukolin (Bohème) en 1796, mort en 1846. Attaché à des troupes nomades, il passa sa jeunesse à errer en Italie, en Allemagne et en Turquie. A peine parut-il sur la scène des Funambules, à Paris, qu'il y obtint un triomphe sans précédent: il porta le rôle de Pierrot à un point de perfection qui n'a plus été atteint après lui.
DÉBUSCABLE adj. Qui peut être débusqué :
ce cerf est débuscable.
' DÉBUSQUEMENT s. m. Action de débusquer.
* DÉBUSQUER v. a. Chasser quelqu'un d'un poste avantageux: les ennemis s'étaient postés sur une hauteur, nous les en débusquâmes à coups de canon. — Fig. et fam. Faire perdre à quelqu'un une situation, une condition avantageuse, l'en déposséder, le supplanter : il était entré dans le ministèi-e, mais on L'en a débusqué.
' DÉBUT s. m. (préf. dé ; franc. 6a0- Le premier coup à certains jeux, comme au billard, à la boule, au mail, etc. : voilà un beau début. — Cette boule est en bead début, on peut aisément l'ôter du but ou d'auprès du but. — Commencement : au début de la maladie. — Manière dont on commence un genre de vie, une entreprise; premiers actes qu'on fait dans un emploi, dans une profession : son début dans le monde ne dut pas prévenir en sa faveur. — Se dit, particul., de ceux qui paraissent pour la première fois sur le théâtre, et des acteurs qui essayent leurs talents sur un théâtre où ils n'avaient pas encore paru ; un rôle de début; premier, second début. — Premier ouvrage d'un auteur : Mélite fut le début de Corneille.
' DÉBUTANT, ANTE s. Celui, celle qui débute. Se dit principalement des acteurs : te débutant et la débutante ont été fort applaudis.
' DÉBUTER V. n. Jouer le premier coup à de certains jeux, comme au mail, à la boule : il a débuté par un beau coup. — Fig. Commencer : il débuta par une longue invective contre... — Faire les premières démarches dans un genre de vie, dans une entreprise; faire les premiers actes dans une profession, les premiers pas dans une carrière : il a mal débuté dans le monde. — Particul. S'essayer sur le théâtre, sur un théâtre : un comédien qui débute. — V. a. Oter du but, d'auprès du but : débuter une boule.
DEÇA (gr. deka, dix). Particule que l'on joint au nom des mesures du système métrique, pour désigner une idée dix fois plus grande que l'unité génératrice : décagramme, décalitre.
' DEÇÀ prép. De ce côté-ci ; par opposition à DELA, qui signifie, de ce côté-là : deçà ta rivière, les récoltes ont été très bonnes. — Ce mot est quelquefois précédé de l'une des prépositions DE et PAR ; de deçà la rivière, par deçà la rivière. — S'emploie plus ordinairement de la même manière avec la préposition en ; mais alors il doit être suivi de la préposition de : en deçà de la rivière. — De deçà, par deçà, et EN DEÇA, s'emploient aussi adverbial. ; mais la dernière de ces trois locutions est aujourd'hui la plus usitée : rester de deçà. — Deçà ET DELA, d'un côté et de l'autre : la navette du tisserand va deçà et delà. — Fara. Jambe deçà, JAMBE DELA, Une jambe d'un côté, une jambe de l'autre, à califourchon. — Deçà et delà, de côté et d'autre : aller deçà et delà, sans savoir que devenir.
DÉCACHETABLE adj. Qui peut être décacheté.
DÉCACHETAGE ou Décachètement s. m. Ac- Uou de décacheter.
* DÉCACHETER v. a. Ouvrir ce aui est ca-
DECA
chetc : décacheter une lettre, un paquet. — Se décacheter v. pr. S'ouvrir : celte enveloppe s'est décachetée, elle n'était pas gommée.
DÉCADAIRE adj. Qui se rapporte à la décade : fêtes décadaires.
' DÉCADES, f. (gr. dekas, dekados, dizaine). Espace de dix jours : le calendrier républicain avait divisé le mois en décades. — Se dit aussi des parties d'un ouvrage qui sont composées chacune de dix livres : les Décades de Tite- Live.
' DÉCADENCE s. f. (lai. decadentia). Corn • mencement de dégradation, de ruine, de destruction; état de ce qui tend à sa ruine : tomber en décadence. — Se dit fig. de tout ce qui déchoit, de tout ce qui va en déclinant : la décadence d'une ville, d'un empire. — Absol. Dégradation des mœurs, abaissement des lettres et des arts : époque, écrivain de la décadence. — Se dit des derniers siècles de l'empire romain d'Occident : les Romains de la décadence. — Décadent. (V. S.)
* DÉCADI s. m. Le dixième et dernier jour delà décade, dans le calendrier républicain.
DÉCADISER V. n. Fêler le décadi.
* DÉCAÈDRE adj. et s. m. (préf. déca; gr. edra, lace). Géoni. Se dit d'un solide qui a dix faces.
DECAEN (Charles-Mathieu-Isidore, comte), général, né à Cruelly, près de Caen, en 1769, mort en 1832 à Montmorency. Engagé (1787) dans l'artillerie de marine, il fit avec Kléber le siège de Mayence (1793) en qualité d'adjudanl-major, fut en 1795 nommé général de brigade, puis de division en 1800. De 1803 à 1811, il occupa le poste de gouverneur général des établissements français dans l'Inde, en revint pour commander l'armée de Catalogne, puis en 1814, organisa l'armée de la Gironde. Il fit sa soumission au roi qui le nomma chevalier de Saint-Louis, et grand cordon de la Légion d'honneur. Quand Napoléon revint de l'île d'Elbe. Decaen se rallia à lui, aussi fut-il arrêté, après les Cent Jours, emprisonné, puis mis en disponibilité. A la révolution de Juillet, Decaen fut nommé président d'une commission qui eut à examiner les réclamations des officiers éloignés de l'armée par la Restauration.
'DÉCAGONE s. m. (préf. deçà; gr. gônia, angle). Figure qui a dix angles et dix côtés : un décagone régulier a ses angles et ses côtés égaux. Adj. : unbassin décagone.— Fortifie. Ouvrage composé de dix bastions.
* DÉCAGRAMME s. m. Nouvelle mesure de poids qui vaut dix grammes.
'DÉCAISSER v. a. Tirer d'une caisse : quand on aura décaissé ces marchandises.
DÉCALAGE s. m. Action de décaler.
DÉCALCOMANIE s. f. (de décalque et manie). Amusement de société qui consiste à décorer divers objets de bois, de porcelaine, de soie, de cire, etc., à l'aide de dessins coloriés que l'on y colle d'abord et qui y laissent ensuite leurs couleurs. La mode de la décalcomanie se répandit en France vers 1862.
DÉCALER v. a. Oter, enlever une cale.
* DÉCALITRE s. m. Mesure de capacité, qui vaut dix litres.
* DÉCALOGUEs.in.[dé-ka-lo-ghe](gr. deka, dix; et logos, discours). Les dix commandements qui se trouvent dans l'Exode (XX, 3-17) et dans le Deutéronome (v. 7-21). Les deux versions sont identiquement semblables, à part la cause donnée au quatrième commandement selon la division d'Origène, qui s'accorde avec celles de Philon eldeJosèphe. Le premier précepte est ainsi conçu : « Tu n'auras pas d'autre Dieu mie moi », le second proscrit les idoles. Cette division aété adoptée par
DEÇA
les Eglises helvétienne et anglicane. La division talraiidique, qui est aussi celle de l'Eglise grecque, diti'ère de la précédente en faisant de ces mots : « Je suis le seigneur Dieu, etc.. » le premier commandement, et en faisant de la défense d'adorer d'autres dieux et desimages, le second commandement. La division masorétique réunit en un seul commandement (le premier), la défense du culte et la proscription des idoles; la prohibition de la concupiscence y estdiviséeen deux commandements. Celte division a été adoptée par l'Eglise luthérienne et aussi par le concile de Trente.
DÉCALOTTER v. a. Oter la calotte; ôter le dessus de : décaloter un dôme.
DÉCALQUE s. m. Action de décalquer.
* DÉCALQUER v. a. Reporter le calque d'un dessin ou d'un tableau sur du papier, sur une toile, sur une muraille, sur une planche de cuivre, etc.
' DÉCAMÉRON s. m. (gr. délia, dix; émera, jour). Ouvrage contenant le récit des événements de dix jours, ou une suite de récits faits eu dix jours. Se dit particulièrement du recueil des nouvelles de Boccace, collection de cent contes que les narrateurs sont censés raconter en dix jours, pendant la peste de Florence, en 1348. Ces contes, assez souvent licencieux, tournent en ridicule les mœurs du clergé italien au xiv^ siècle; ils furent publiés, pour la première fois, à 'Venise en 1471, in-fol., après avoir circulé en manuscrit pendant plus d'un siècle. (Voy.MîiBLioMANiE.)
* DÉCAMÈTRE s. m. Mesure de longueur qui vaut dix mètres.
* DÉCAMPEMENT s. m. Action de décamper : le décainpement se fit avec précipitation.
'DÉCAMPER V. n. Lever le camp : l'armée fut obligée de décamper. — Fig. et fam. Se retirer précipitamment de quelque lieu, s'enfuir : il vous craint extrêmement ; dès qu'il vous voit, il décampe.
DECAMPS (Alexandre - Gabriel) , célèbre peintre, né à Paris le 3 mars 1803, mort à Fontainebleau le 23 août 1860, des suites d'une chute de cheval, il étudia d'abord avec Bouhot, puis avec Abel de Pujol, qu'il délaissa bientôt pour obéir à ses propres inspirations. Il voyagea en Italie, dans le Midi et dans le Levant, et obtint à l'exposition de 18.Ï0 une grande médaille d'honneur. Ses plus beaux tableaux sont : la Patrouille turque (1831), le Corps de garde turc (1834), le Siège de Clermont (1842), la Défaite des Cimbres (1843). On lui doit aussi de très beaux fusains rehaussés de blanc, des caricatures publiées au journal la Caricature. Ces pièces satiriques sont presque toutes dirigées contre le gouvernement de la Restauration. Ses Singes connaisseurs est un spirituel tableau destiné à ridiculiser le jury académique. Sa meilleure pièce historique est Joseph, vendu par ses frères.
DÉCANAL, ALE, AUX adj. (lat. decanus, doyen). Qui appartient au doyen, au décanal.
' DÉCANAT s. m. Dignité de doyen : le décanitt du sacré collège. — Exercice, fonctions de doyen : son décanat a duré trois ans.
' DÉCANDRIE s. f. (gr. deka, dix ; aner, andros, homme, organe mâle). Bol. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes dont la fleur a dix étamines.
DÉCANILLER v. a. [Il mll.j. Décamper, sortir du caail ou chenil.
DÉCANTAGE s. m. 'Voy. Décantation.
* DÉCANTATION s. f. Chim. et pharm. Action de décanter.
* DÉCANTER V. a. (lat. de, hors; canthus, goulot d un vase). Chim. et Pharm. Transvaser doucement une liqueur au fond de laquelle il 8'esl fait ua dépdt.
DEÇA
* DÉCANTEUR s. m. Appareil qui sert à opérer la décantation.
* DÉCAPAGE s. m. Action de décaper : le décapage du fer.
' DÉCAPER v. a. (préf. dé; franc, cape). Chim. Enlever, détacher la rouille, l'oxyde qui s'est formé à la surface d'un métal : décaper du ctdvre.
* DÉCAPER v. n. Mar. Sortir d'une grande baie, d'un golfe, passer un cap en dedans duquel on naviguait : ce bâtiment a décapé.
DÉCAPITALISATIOW s. f. Action de décapitaliser.
DÉCAPITALISER v. a. Priver de son titre de capitale : on décapitalisa Paris.
' DÉCAPITATION s. f. Action de décapiter :
la di'capilation est, en France, le supplice des criminels condamnés à mort.
* DÉCAPITÉ, ÉE part, passé de décapiter. — Dont on a enlevé la tête. — Substantiv. Un