‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 225 sur 568 · DEFA · texte numérisé non relu

DEFA

mauvaise habitude, d'un vice, d'une passion. — Se défaire d'un domestique, le mettre dehors, le congédier. — Se défaire de son ennemi, le faire mourir. — Sk défakie d'une chose, l'aliéner, en transporter le droit et la possession à un autre : un marchand qui sedéfait avantageusement de sa marchandise.

' DÉFAIT, AITE part, passé de défaire.

S'emploie surtout dans le .sons d'abattu, d'amaigri : je l'ai vu «uec un visage fort défait.

' DÉFAITE s. f. Déroute d'une armée, ou de quelques troupes: après la défaite desennemis.

— Débit, facilité plus ou muins grande de se défaire de quelque chose : ces marchandises-là sont de défaite. — Excuse artificieuse, mauvaise raison, prétexte : U m'a donné une défaite.

' DÉFALCATION s. f. Déduction, retranchement : faites, sur les produits de cette terre, la défalcation des faux frais.

•DÉFALQUER v. a. Uabattre, retrancher d'une soninie ou d'une quantité quelconque ; je vous dois trois cents francs, mais il faut en défalquer ce que j'ai payé pour vous.

DÉFATIGUER v. a. Enlever la fatigue : un massage et un bain défatiguent beaucoup.

DEFAUCONPRET.l.(Auguste-Jean-Baptiste),

littérateur, né à Lille un I7tj7, mort en IS4:i. U a donné les meilleures traductions des grands auteurs anglais : VVaiter Scott, Cooper, Irving, etc. — U. (Charles-Auguste), lîls du précédent, né à Sainl-Uenis (Seine) en 1797, mort en 1863. Il (il également des traductions.

DÉFAUFILER v. a. Défaire un objet faufilé.

• DÉFAUSSER (SE) v. pr. .leux de cartes. Se dit du joueur qui, n'ayant pas de la couleur dans laquelle on joue, jetic celle de ses cartes qu'il regarde comme la moins utile.

* DÉFAUT s. m. (lat. defectus). Imperfection : les défauts du corps. — Imperfection morale : connaître, aoouer ses défauts.

Tout homme a ses défauts, et nous a\ ons les nôtres.

FicAnD. Médiocre et Rampant, acle V, se. v.

— Particulièrement, ce qui n'est pas conforme aux règles de l'art, ce qui choque le goût, le bon sens, dans un ouvrage, dans une production quelconque : il y a bien des défauts dans cet ouvrage, dans ce tableau, dans celle statue. — Arts et Métiers. Partie faible ou défectueuse dans une étoile, dans du bois, dans un ouvrage quelconque : il y a un défaut daiu cette feuille d'acajou. — Absence , manque, privation de quelque chose : le défiât de subsistances a forcé la garnison de se rendre. — Absence de certaines qualités, de certains avantages : défaut d'esprit, de jugement, de mémoire, d'imagination. — Le défaut DES CÔTES, l'endroit où se terminent les cûIls : il a été blessé au défaut des cotes. — Le défaut DE LA cuirasse, l'intervalle qui est entre la cuirasse et les autres pièces de l'armure qui s'y joignent; et, ligurément et familièremonl, le faillie d'un homme, lendioil par lequel on peut venir plus aisément à bout de lui. — Procéd. Manquement à l'assignation donnée : jugement par défaut. — Chasse. S'emploie principalement dans ces phrases : les chiens so7it en défaut, la bête les a mis en défaut, ils ont perdu les voies de la bête ; et, les chiens ont BIEN relevé le DÉFAUT, ilsso sont bien remis sur les voies. — Etre en défaut, faillir, se tromper, commettre quelque manquement, quelque erreur. On dit de même, trouver, prendre, mettre quelqu'un en DÉFAUT, Cette locution s'applique également à certaine? facultés intellectuelles, à certaines qualités ; sa mémoire est souvent en défaut. — Au défaut, ou A DÉFAUT de Ioc. préposit. Au lieu de, à la place de telle personne ou de telle chose qui manque, qui vient à manquer : si, à son défaut, je puis vous être utile, disposez de moi. —

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Législ. (I Le défaut est la non-comparution de la personne qui a été régulièrement citée devant une juridiction. Le jugement ou l'arrêt est alors rendu par défaut, et les conclusions du demandeur lui sont adjugées, si elles sont reconnues justes. Tout jugement ou arrêt par défaut peut être attaqué par voie d'opposition (Voy. ce mol) devant les juges qui l'ont rendu (C. pr. 19, 20, 149 et s., i'M, 470; C. comm.643;(:. inst. crim, 149, 186;. Tout jugement par défaut doit être signifié au défendeur par un huissier commis et doit être exécuté dans les six mois de sa date, sinon il est réputé non avenu (C. pr. 156). Lorsque plusieurs parties ayant été assignées par le demandeur, les unes comparaissent et d'autres font défaut, le tribunal, au lieu de rendre un jugement par défaut contre ces dernières, et un jugement contradictoire pour les autres, ordonne que les défaillants seront réassignés par un huissier commis, et, si ceux-ci font encore défaut, il est statué par un seul jugement, lequel n'est pas susceptible d'opposition (id. l.ï.il; c'est là ce que l'on nomme le défaut profit-joint. En matière criminelle, le défaut prend le nom de contumace (Voy. ce mot), et il est soumis à des règles particulières; mais, si l'accusé est en état d'arrestation et refuse de comparaître devant la cour d'assises, il peut y être contraint par ordre du président, ou jugé comme s'il était présent".

(Ca. Y.)

* DÉFAVEUR s. f. Cessation de faveur, disgrâce : il est tombé en défaveur. — Finances et Coinm. Etat de ce qui tombe en discrédit : le papier de cette maison de commerce est en défaveur.

•DÉFAVORABLE adj. Qui n'est pas favorable : ce juge m'a été défavorable dans mon procès.

' DEFAVORABLEMENT adv. D'une manière défavorable, fâcheuse : il l'a traité bien défavorablement.

DÉFAVORISER v. a. Priver de sa faveur.

' DÉFÉCATION, s. f. (lat. defecatio). Chim. et Pharm. Dépuration d'une liqueur, qui se fait par la chute spontanée des parties qui la rendaient trouble. — »vPhysiol. Excréments.

* DÉFECTIBILITÉ s. f. Caractère de ce qui

est défectible.

" DÉFECTIBLE adj. (lat. deficere, defectum, manquer). Imparfait, incomplet.

' DÉFEGTIF adj. Gramm. Se dit d'un verbe qui n'a pas tous ses temps, tous ses modes ou toutes ses personnes : la langue française a beaucoup de verbes défectifs. On dit aussi, défectueux.

■ DÉFECTION s. f. [dé-fèk-si-on] (lat. defectio). Action d'abandonner un parti auquel on est lié. Se dit surtout de sujets qui abandonnent leur prince, de troupes qui abandonnent leur général, d'alliés quiabandonnent leursalliés: après la défection de ses troupes, il ne fut plus en état de disputer la victoire.

DÉFECTIONNAIRE s. m. Celui qui fait défection.

DÉFECTIVITÉ s. f. Qualité des verbes, des noms défectifs.

" DÉFECTUEUSEMENT adv. D'une manière défectueuse.

* DÉFECTUEUX, EUSE adj. Qui manque des qualités, des conditions requises : des marchandises défectueuses, un inventaire défectueux. — Gramm. S'emploie souvent comme synonyme de dkfectif : verbe défectueux.

' DÉFECTUOSITÉ s. f. Vice, imperfection, défaut. Ne se dit guère au «eus moral : avoir une défectuosité dans la taille.

' DÉFENDABLE adj. Qui peut être défendu contre l'ennemi ou contre un adversaire : cette place, ce poste n'est pas défendabk.

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'DEFENDEUR, BRESSE s. Procéd. Celui, celle à qui on fait une demande en justice.

■ DÉFENDRE v. a. (lat. defendere). Protéger, soutenir une personne ou une chose attaquée. Se dit en parlant de toute espèce d'attaque ou d'agression : défendiv quelquttn mi ptril de sa vie. S'applique également aux animaux : une lionne qui défend ses petits. — Fig. et fam. DÉFENDRE SON PAIN, se dit d'une personne qui a peu de bien, et qui soutient un procès où il s'agit de tout ce qu'elle a. — Défendre une PLACE, UN POSTE, ctc, fésister à ceux qui veulent s'en rendre maîtres, s'opposer aux ennemis qui l'attaquent : il défendit ce passage à lui seul contre une vingtaine d'assaillants.

— A SON CORPS DÉFENDANT, en repoussant une attaque, en opposant de la résistance : il a tué l'agresseur à son corps défendant. S'emploie plus communément au fig. dans le langage lara.; et alors signifie, malgré soi, à regret, avec répugnance : je n'y allai, je ne signai qu'à mon corps défendant. — Guerre. Empêcher que l'ennemi ne puisse, sans risquer beaucoup, entrer dans un lieu ou en approcher : une batterie défend l'entrée du port.

— Garantir, tant au propre qu'au figuré : la montagne défend cette maison du froid, des vents du nord. — Prohiber, interdire quelque chose : défendre les duels :

Tigre altéré de sang, qui me. dëfeiid les larmes.

CoanBiLLB. [Horace, acte IV, se. v.}

— Procéd. Fournir des défenses aux demandes de la partie adverse : il a été condamné faute de défendre. — Se défendre v. pr. Repousser une attaque, une agression quelconque, y résister ; il tira son épée en lui criant : défendez-vous. — Cette place se défend d'ellemême, elle est facile à défendre, et difficile à attaquer. On dit, dans le sens contraire, qu'une place n'est pas en état de se défendre.

— Se préserver, tant au propre qu'au figuré: porter un manteau pour se défendre du froid, de la pluie. — Cette étoffe est bonne, tl n'y A qu'a se défendre do prix, il n'y a qu'à disputer sur le prix. — S'excjser de faire quelque chose à quoi on voudrait noiss obliger. — Se disculper, nier quelque chose qu'on nous reproche ; on l'accuse de telle chose, tnoî.s il .s'en défend.

DÉFENDS. Voir Dépens.

' DÉFENDU, UE part, passé de défendre.

— Bien attaqué, bien défendu, la défense a bien répondu à l'attaque

DÉFENESTRATION s. f. (rad fenêtre, qui s'est écrit fenestre). Action de jeter des personnes par les fenêtres. — Défenestration de Prague, action par laquelle les protestants insurgés de Bohême, jetèrent par les fenêtres deux des gouverneurs, ce qui fut le commencement de la guerre de Trente ans.

* DÉPENS s. m. (rad. défendre). Eaux et Forêts. S'emploie principalement dans cette locution, BOIS EN DÉFENs, bois dont la coupe est défendue au propriétaire, ou dans lequel il n'est pas permis de faire entrer des bestiaux.

DÉFENSABILITÉ s. f. Eaux et For. Qualité de ce qui est défensable.

DÉFENSABLE adj. Eaux et For. Qui est suffisamment profjgé contre les ravages des bestiaux, et où il est permis de les laisser paître.

* DÉFENSE s. f. (lat. defensio). Action de défendre, de se défendre; ou ce qu'on dit, ce qu'on écrit pour défendre ou se défendre : prendre les armes pour la défense de son pays, de la religion. — Se mettre en défense, se mettre en état de se défendre. Etre hors de défense, n'être plus en état de se défendre. — Art milit. Action ou manière de défendre une place, un poste, etc., de s'y défendre : traité de l'attaque et de la défense des places fortes. — Faire lne belle dépensk, résister

longtemps à quelque proposition, à quelque j se défendant.

sollicitation, etc. — Cette pl.\ce est de défense, elle peut soutenir un siège. Cette place est EN état de défense, elle est bien fortifiée et bien munie. — Eaux et Forêts. Ce bois est en DÉFENSE, il est en tel état qu'on n'a plus be- .soin d'empêcher les bestiaux d'y aller. — Au plur. Fortifie. Ce qui sert à garantir, à couvrir les ouvrages et les soldats qui défendent une place : abattre les défenses, ruiner les défenses d'une place. — Procéd. Ce qu'on répond par écrit et par ministère d'avoué, à la demande de sa partie : donner, fournir, faire signifier ses défenses. — Chacune des deux longues dents cauinesou incisives qui sortent de la bouche de certains quadrupèdes et dont ils se servent pour se défendre : les défenses, du sanglier, de l'éléphant, de l'hippopotame. — Prohibition, interdiction : on lui a fait défense de récidiver. ■ — Jugement, arrêt de défense, DE défenses, ou simpl. défenses, jugement qui défend de procéder, de passer outre à l'exécution de quelque chose : obtenir des défenses. — Gouvernement de la Défense nationélle, gouvernement provisoire qui se forma le jour même de la révolution du quatre septembre et qui se donna pour but exclusif la défense du territoire français. 11 se composait : du général Trochu (président) et de Léon Gambetta (intérieur), Jules Simon (instruction publique), Jules Favre (affaires étrangères), Crémieux (justice), Jules Picard (finances), Le Flô (guerre), Fourichon (marine), Magnin (agriculture), Dorian (travaux publics), Etienne Arago (maire de Paris , Kératry (police), Emmanuel Arago, Jules Ferry, Garnier-Pagès, Glais-Bizoin et Eugène Pellelan. Le lendemain, l'admission de Rochefort parmi les membres .de ce gouvernement, fut une satisfaction donnée à une partie de la population. Le programme du ■gouvernement de la Défense fut formulé le 6 sept, par Jules Favre dans une circulaire aux représentants diplomatiques de la France; il y est dit : « Nous ne céderons ni un pouce de notre territoire, ni une pierre de nos forteresses ». Le 18 sept., une délégation de la Défense s'établit à Tours, sous la présidence de Crémieux. Ces deux tronçons d'un même gouvernement ne purent bientôt plus correspondre qu'au moyen de ballons et de pigeons. Crémieux prit le titre de .ininistre délégué de la guerre; Fourichon conserva la marine (3 ocl.); mais le 7 du même mois, Gambetta quitta Paris par voie aérienne, la seule qui fût libre; il descendit près de Rouen (8 oct.) et arrivé à Tours, prit le ministère de la guerre et celui de l'intérieur (9 oct.). M. de Kéiatry quitta, lui aussi Paris en ballon, le 12 ocl., pour aller en province remplir les fonctions de ministre des aflaires étrangères; il filt remplacé à la préfecture de police par Edmond Adam. A Paris, le gouvernement de la Défense nationale eut à lutter contre plusieurs émeutes: celle du 31 oct. fut suivie du plébiscite du 3 nov., dont le résultat fut que le pouvoir fut conservé au gouvernement ' par oo7, 976, électeurs; 62,638 votèrent non. Les délégués du gouvernement de Tours se retirèrent à Bordeaux le M déc. La capitulation de Paris et l'armistice ayant mis fin aux hostilités, le gouvernement de la Défense nationale résigna ses pouvoirs, le 6 février I87i, sans avoir accompli le mandat qu'il s'était donné. Il léguait à la France la plus effroyable des guerres civiles (Voy. Commune).

•DÉFENSEURS, m. Celui qui défend, qui soutient, (|ui protège : les défenseurs de la patrie, du trùne.

* DÉFENSIF, IVE adj. Fait pour la défense : le casque, la cuirasse, le bouclier, sont des armes défensives. — Substanliv. au féni. Disposition à se défendre, à ne faire simplement que se défendre : être sur la défensive. DÉFEMSI7GMENT adv. Sur la défensive; en

* DEFEQUER v. a. (lat. defœcare). Chim. Oter les tèces, les impuretés d'une fiqueur.

* DÉFÉRANT, ANTE adj. Qui défère, qui cède : esprit doux et déférant.

* DÉFÉRENCE s. f. Condescendance, mêlée d'égards, soumission : avoir de la déférence pour quelqu'un.

' DÉFÉRENT adj. m. Anat. Ne s'emploie que dans cette dénomination, canal ou conduit déférent, canal excréteur du sperme.

DÉFÉRENTIEL, lELLE adj. Anat. Se dit de l'artère qui accompagne le canal déférent.

* DÉFÉRER V. a. (lat. déferre). Donner, décerner. S'emploie principalement en parlant de dignités, d'honneurs dont une multitude ou un corps dispose en faveur d'une personne : les Romains ont déféré les honneurs divins à la plupart des empereurs. — En Jurispr. Déférer LE serment a quelqu'un, s'cu rapporter à son serment. — Dénoncer : déférer quelqu'un en justice, à la justice, à l'inquisition. — v. n. Céder, condescendre : déférera quelqu'un.

DEFERLAGE s. m. Action de déferler, résultat de cette action.

* DEFERLER v a. Mar. Déployer les voiles. Par anal, et neutral. Une lame déferle, lorsqu'elle se déploie avec impétuosité, et qu'elle se résout en écume.

* DÉFERRÉ ÉE part, passé de déferrer. - Pop. et fig. Etre déferré d'un œil, avoir un œil de moins.

DÉFERREMENT s. m. Action de déferrer, son résultat.

* DEFERRER v. a. Oter le fer qui a été appliqué sur un objet quelconque; et plus particulièrement, ôter le fer du pied d'un cheval, d'un mulet : déferrer une malle, un cheval des quatre pieds. — Fig. et fam. Rendre muet, déconcerter, interdire : c'est un homme qu'on déferre aisément. — Se déferrer, se dit principalement des fers d'un cheval, lorsqu'ils tombent, et de la ferrure d'un lacet, d'une aiguillette, lorsqu'elle vient à se détacher, à se défaire : si ce cheval vient à se déferrer en chemin, il se perdra le pied. — Fig. Se déconcerter, demeurer interdit : c'est un homme qui se déferre aisément.

* DÉFETs. m. [dé-fê](lat. defectus, manque). Libr. Se dit des feuilles superflues et dépareillées d'un ouvrage, qui ne peuvent servir à former des exemplaires complets : on conserve tes défets pour remplacer les feuilles qui viendraient à se gâter dans les volumes.

DÉFEUEiLAISON s. f. Chute des feuilles; teni[is où elle a lieu.

DÉFEUILLER v. a. Enlever des feuilles d'un arbre. — Se défeuiller v. pr. Perdre ses feuilles.

DEFFAND (Marie de 'Vichy-Chamrond, 7narqitise du), femme célèbre, née en 1697, au château de Chamrond, morte eu 1780. Toute jeune, elle épousa un mari âgé qu'elle n'aimait pas et dont elle ne tarda pas à se séparer. Elle ouvrit alors ses salons aux philosophes et aux grands seigneurs de son temps, qu'elle eut presque tous pour amants. Le Régent, le président Henaull, Pont de Veyle, 'Voltaire sont les plus célèbres de ceux, qui, tour à tour, obtinrent ses faveurs. Aveugle à 54 ans, la niar((uise du Delfand remplaça la galanterie par l'amitié, et réunit un petit cénacle d'hommes connus par leur esprit : Montesquieu, Voltaire, d'Alembert, Hume et Horace Walpole. Elle fut longtemps en correspondance avec M"" de Chevreuse, Voltaire et Walpole. Le recueil des Lettres de la marquise du Deffand, a été publié à Londres (1802) et à Paris (18271; nouv. éd. 18.Ï9 et 180.i. Dans sa vieillesse, elle s'adonna à la dévotion, mais n'y trouva pas le baume nécessaire pour calmer l'ennui profond dont elle avait été dévorée pendant toute sa vie.

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