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DEFI

* DÉFI s. m. flat. diffidatio). Appel, pro- TOcation au combat, et qui se fait, soit de vive voix, soit par écrit, soit par gestes : un cartel de défi. — Toute sorte de provocation • je lui ai fait un défi, à la pomme, aux échecs. — Mettre oueluu'on au défi de faire une chose, l'en défier, lui déclarer qu'on regarde comme impossible qu'il la fasse : je vous mets au défi, de le prouver.

* DÉFIANCE s. f. Soupçon, crainte d'être trompé, surpris : être dans la défiance. — Prov. La défiance est mèhe de sdreté, pour éviter d'être trompé, il faut ne pas donner légèrement sa confiance. — Manque de con- Sance dans ses forces, dans ses talents, dans >es ressources : avoir une juste défiance de ses oropres forces.

•DÉFIANT, ANTE adj. Soupçonneux, qui :raint toujours qu'on ne le trompe : c'est un \omme défiant, une femme défiante.

DÉFICELER v. a. Oter la ficelle.

DÉFICIENT, lENTE adj. (lat. deficiens).

\ritlim. Se dit d'un nombre dont les parties iliquutes, ajoutées ensemble, font une somme noiiidre que le nombre lui-même. 8 est un lombre déficient, parce que le total de ses Darties aiiquotes (1, 2 et 4) est 7 seulement.

•DÉFICIT s. m. [dé-fi-citt] (lat. déficit, il manque). Ce qui manque : il y a un grand, in énorme déficit dans les finances. Plur. des iéficit.

* DÉFIER V. a. (rad. fier). Provoquer quelqu'un au combat ; autrefois un prince qui dé- Harait la guerre envoyait défier son ennemi par m héraut. — Se dit aussi de toute provoca- ;iiin qu'une personne adresse à une autre : iéfier quelqu'un à la paume. — Mettre quelju'un à pis faire, lui déclarer qu'on ne le iraint point : je vous défie de le faire. — Il ne JAUT jamais défier UN FOU, se dit lorsque quelju'un propose de faire quelque chose d'extrafagant, et qu'il demande si on l'en défie. — Déclarer que l'on regarde une certaine chose :omme impossible à quelqu'un, malgré les îiforls qu'il emploiera pour en venir à bout : k vous défie de m'en donner la moindre preuve.

Tu peux me faire perdre, ô fortune ennemie ! Mais nie faire payer, parbleu, je t'en dê/ic 1

Rbgiïard. Le Joueur, acte 1, se. iv.

— Fig. Braver quelque chose de dangereux, i'y exposer hardiment, couiageusement, lutter contre : défier un danger. On le dit quelquefois des choses, dans un sens analogue : monument qui semble défier les siècles. — Se défier V. récipr. Se provoquer mutuellement : ils se sont défiés au combat. — v. pr. Etre, se mettre, par défiance, en garde contre quelqu'un ou quelque chose : c'est un homme ilnnt il faut se défier. — Se défier de soi-même, de

SES FORCES, SE DÉFIER DE SON ESPRIT, etc, aVOir

peu de confiance en soi-même, en ses propres forces, en sa capacité. — Se douter, prévoir : je ne me serais jamais défié que vous dussiez m'ahando)iner ainsi.

DÉFIGUREMENT s. m. Etat de ce qui est défiguré.

• DÉFIGURER V. a. Gâter la figure, le visage : la petite vérole l'a tout défiguré. — Fig. Défigurer quelqu'un, lui attribuer des défauts, des torts qu'il n'a pas. — Gâter la forme, la figure de quelque chose, la dénaturer : défigurer une ."itatue. — Fig. Dans ce dernier sens : il avoidu corriger ce livre, et il l'a défiguré. — Se défigurer v. pr. Défigurer soi : elle se défigura, p,)ur n'être pas reconnue.

DÉFILADE s. f. Action de défiler, son résultat.

• DEFILAGE s.m.Techn. Opération qui consiste à diviser et déchirer les chiiïons dont on fait du papier.

DÉFILATEOR s. m. Art. milit. Instrument

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