‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 229 sur 568 · SUR LE VICAIRE · texte numérisé non relu

SUR LE VICAIRE

* DÉGRADANT, ANTE adj. Qui dégrade :

une w tion dégradante.

' DEGRADATION s. f. Destitution, privation forcée, et ordinairement ignominieuse, du grade, de la dignité que l'on a, du rang, de l'état où l'on est : dégradation civique. — Fig. Aviliiâemeut : la dégradation des âmes est une

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suite de la servitude. — Dégât, détérioration plus ou moins considérable qu'on fait dans des bois, dans un héritage, dans une maison, etc. : il a fait de grandes dégradations dans ces bois. — Dépérissement où est une chose, dommage qu'elle a éprouvé par l'elfel de la vétusté ou de quelque accident : la dégradation d'un bâtiment. — Phys. et Peint. Allaiblissement graduel de la lumière, des ombres, des couleurs d'un tableau : la dégradation des couleurs est bien entendue dans ce tableau. — Législ. « La dégradation civique est une peine inf.imante, inUigée par la loi, en matière criminelle, et elle est le plus souvent l'accessoire d'une peine altlictive. Elle accompagne, de droit, toute condamnation aux travau.\ forcés à temps, à la détention, à la réclusion ou au bannissement: et elle est alors encourue du jour où la condamnation est devenue irrévocable; ou, en cas de condamnation par contumace, du jour de l'e.xécution par effigie (C. pén.28). La peine de la dégiadalion civique consiste : i" dans l'exclusion de tout emploi public; 2" dans la privation des droits d- vote, d'éligibilité el. en général, de tous les droits civiques et politiques, et du droit de porter aucune décoration; 3° dans l'incapacité d'être juré-expert et d'être témoin dans les actes ou en justice; 4° dans l'incapacité de taire partie d'aucun conseil de famille el d'être tuteur, curateur ou conseil judiciaire, si ce n'est de ses propres enfants et sur l'avis conforme de la famille; 5° dans la privation du droit de porter des armes, de servir dans l'armée, de tenir école ou d'être employé dans aucun établissemeiitd'instruction (id. 34). Lorsque la dégradation civl(jue est prononcée comme peine principale, elle peut être accompagnée d'un emprisonnement dont la durée n'e.xcède pas cinq ans (id. 3.ï). Le juge qui prononce la dégradation civique ne peut diviser la peine et réserver au condamné une partie des droits ci-dessus énuinérés; mais, par une bizarre anomalie, cette faculté a été donnée au gouvernement, lequel peut, en vertu de l'article 12 de la loi du 30 mai ISb4, accorder l'exercice des droits mentionnés dans les 3e et 4" paragraphes, aux condamnés aux travaux forcés à temps, qui, étant libérés, sont en résidence dans une colonie pénale. Sauf cette exception, la peine de la dégradation civique est perpétuelle et ne cesse que par la grâce ou la reiiabilitation (C. inst. criin. 634J. — La dégradation de la Légion d'honneur est infligée a tout membre de l'ordre qui est condamné a une peine infamante, el le président de la cour d'assises ou du conseil de guerre doit prononcer cette dégradation aussitôt après la lecture de l'arrêt ou du jugement de condamnation (arr. 24 vend, an XU; Uécr. 10 mars 18oi, art. 42, 43) (Voy. Légio.n). — La dégradation rnUitaire est prononcée par les conseils de guerre, soit comme peine principale, soit comme accessoire d'une autre peine. Les formes de cette dégradation, empruntées aux traditions de l'empire romain, ont été fixées parle Code de justice militaire (L. 9 juin I8.i7, art. 190) et par le code de justice maritime (L. 4 juin 1838). Le jugement est lu devant la troupe en armes et en présence du condamné; les insignes militaires et les décorations dont le condamné est revêtu sont arrachés; s'il est officier, son épée est brisée el jetée à terre devant lui. Celle dégradation entraîne la privation du droit de servir dans l'année, du droit à toute pension ou récompense, et, en outre, les autres incapacités que comporte la dégradation civiiiue. - Liidégradation des monuments est un délit, et ceux cpii en sont reconnus coupables sont punis d'un emprisonnement d'un mois à deux ans el d'une amende de 100 à oOO fr. (C. pén. 2.-i7). La dégradation des lieux loués doit être réparée aux Irais du preneur, à moins qu'il ne prouve qu'elle a eu lieu sans sa faute (C. civ. 1732). »

(Ch. y.)

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•DÉGRADER v. a. Dépouiller, destituer quelqu'un de son erade, de sa dignité, de son emploi, etc. ; ce qui se fait ordinairement avec certaines formalités, et par châtiment : dégrader un militaire. — Fig Avilir : cette condinle le dégrade aux yeux de tout le monde. — Détériorer, endommager : dégrader des bois.

— Peint. Diminuer, alfaiblir insensiblement la lumière, les ombres, la couleur d'un tableau : la lumière est bien dégradée dans ce tableau.

— Se dégrader v. pr. Dét;rader soi : le flatteur se dégrade par ses lâches adulations. — Etre dégradé : cette maison se dégrade.

* DEGRAFER v. a. Détacher une chose qui était agrafée, qui était retenue par une agrafe ou des agrafes : dégrafer un manteau. — « Ouvrir le vêtement de quelqu'un : elle s'est trouvée mal, nous l'avons dégrafée. — * Se dégrafer v. pr. Etre dégrafé : sa robe s'est dégrafée. — ** Dégrafer soi, son vêtement : j'ai été forcée de me dégrafer pour reprendre respiration.

' DEGRAISSAGE ou Dégraissement s. m.

Action de dégraisser les laines, les étolfes de laine, résultat de cette action : ces laines ont besoin d'un bon dégraissage.

'DEGRAISSERv. a. Oterlagraissede quelque chose : dégraisser le bouillon. — Fig. et pop. Dégraisser quelqu'un, lui ôter une partie des grandes richesses qu'il avait mal acquises.

— Dépouiller une chose de la matière grasse dont elle est couverte ou pénétrée : dégraisser une étoffe de laine en la foulant. — Dégraisser le vin, lui ôler, au moyen de quelque ingrédient, la mauvaise qualité qu'il contracte en tournant à la graisse. — Oler les taches que la graisse ou quelque autre matière grasse a faites : donner un habit à dégraisser. — Fig. Se dit en parlant du mauvais ellel que les torrents el les ravines d'eau lont sur les terres labourables, en emportant ce qu'il y a de plus propre à les rendre fertiles : les ravines dégraissent les terres. — v% Se dégraisser v. pr. Etre dégraissé. — Dégraisser ses habits.

* DEGRAISSEUR s. m. Celui qui dégraisse les habits, les étoffes : porter un habit au dégraisseur.

DEGRAS s. m. Mélange d'huile de poisson el d'acide nitrique qui sert à la préparation des peaux et des cuirs.

DÉGRAVELER ou Dégraver v. a. Débarrasser un tuyau du gravier qui s'y est accumulé.

* DÉGRAVOIEMENT ou Dégravoiment s. m.

Effet d'une eau courante qui dégravoie, qui déchausse des murs, des pilotis, etc.

* DÉGRAVOYER v. a. (rad. gravais'}. Dégrader, déchausser des murs, des pilotis : l'eau a dégraxoijé ce mur.

* DEGRE s. m. (lat. gradus). Escalier d'un bâtiment : un grand degré. — Plur. Marches qui forment un escalier • un escalier à degrés de pierre. — Marches servant d'entrée ou de soubassement aux grands édifices : les degrés du palais. On a dit de même, au singr. : le grand degré du palais. — Se dit des emplois, des charges, des honneurs, des dignités par où on passe successivement pour arriver à une position plus élevée : il a passé par tous les degrés. — Universités, surtout au plur. Grades de maître es arts, de bachelier, de licencié, de docteur : prendre .sts degrés dans l'unioersité. — Fig. Progrès, transilion ou déclin, déchéance : parvenir au jilus haut degré de l'éloquence. — Méd. Le dkgiié d'une maudie, point où une maladie est [larvenue. — Algèb. Equation du premier, du second, du troisiè.me DEGRÉ, équation dont l'inconnue est à la première puissance, à la seconde, etc. — Giainin. Degrés de comparaison ou de signification, le positif, le comparatif et le superlatif. (Voy. ces mots.) — Jurisfir. Degré de juridiction, chacun des lrLbuua.ui duvaul lesquels une iiiéma

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affaire peut être successivement portée. — Mus. Se dit des noies d'une gamme considérées comme parcourues en montant ou en descendant : degrés conjoints. — Pi'o.\ imité ou éloif;noment qu'il y a entre parents, à l'égard de la tige qui leur est commune : parents au premier, au second degré. — Dillérence de plus ou de moins d.ms les qualités sensibles : degré de chu leur, de force, de vitesse, etc. On dit dans un seiis analogue : le degré i'un mal, te degré de ta fièvre. — Cliim. Degré de FEU, point où il faut que le l'eu soit [toussé pour l'opération qu'on se propose. — Kig. Se dit dans un sens analogue à celui qui précède, en pailant des qualités morales, des passions, des sentiments, etc. : ta passion s'accrut d un tet degré, que... — Phys. et Chim. Chacune des divisions principales qui sont marquées sur l'échelle des instruments destinés à mesurer le plus ou le moins (d'intensité, d'accroissement, de pesanteur, etc., de certaines choses : les degrés J'un thermomètre, d'un baromètre, d'un aréomètre, etc. — Géom., Aslron., etc. Chacune des trois cent soixante ou des quatre cents parties égales de la circonférence : te quart de cercle comprend quatre-vingt-dix degrés sexagésimaux, ou absolument, quatre-vingt-dix degrés. On représente souvent le mot Degré parce signe ("), à la suite d'un nombre exprimé en chiffres : le thermomètre est à 20°. — Par degrés loc. adv. Graduellement : il est arrivé var degrés à cet emploi.

' DÉGRÉ3MENT s. m. Mar. Action d'ôter les agrès d'un navire, résultat de cette action.

* DÉGRÉER. V. a. Mar. Se dit en parlant d'un bâtiment dont on ôte les agrès, les voiles, les cordages et autres choses nécessaires à la manœuvre, ou qui perd ses agrès, soit par accident, soit dans un combat.

• DÉGRÈVEMENT s. m. Action de dégrever quelqu'un, de diminuer son imposition jugée trop forte. — Législ. « On donne le nom de dégrèvements aux diverses réductions accordées sur les cotes portées aux rôles des contributions directes. (Voy. Contribution.) On donne aussi ce nom aux suppressions et diminutions d'impôls existants. Ces dégrèvements n'ont jamais eu une importance aussi grande que pendant les années 1877 à 1881, où les réductions d'impôts volées par le Parlement se sont élevées à près de 300 millions à retrancher des recettes annuelles. Les plus importants de ces dégrèvements sont : la suppression de deux décimes et demi ajoutés à l'impôt sur le sel (L, 26 déc. 1876); la réforme des tarifs postaux et télégraphiques (LL. 21 mars et 6 avril 1878); la suppression de l'impôt sur les savons et de l'impôt sur les transports en petite vitesse (L. 26 mars 1878); la réduction du timbre sur les effets de commerce, la suppression des droits sur la chicorée, et la réauction de l'impôt sur les huiles (L. n déc. 1878); la réduction de 43 à 20 des centimes généraux additionnels à l'impôt des patentes et la réforme du tarif de cet impôt (L. 30juillet 1879, et L. 15 juillet 1880); la suppression des droits de navigation intérieure (L. 19 fév. 1880); la réduction des droits sur les vins et sur les sucres (L. 19 juillet 1880) ; la réduction du timbre et la suppression des autres droits sur le transport des colis postaux (L. 3 mars 1881); la suppression de la surtaxe frappant le papier des journaux (I.. 29 juillet 1881), etc. Celle généreuse tendance du Parlement de la République à supprimer ou réduire les impôts reconnus trop lourds avait été lavorisée par un développement inouï de la richesse public|ue et par une progression constante dans le produit de toutes les contributions; mais une autre tendance l'a ensuite emporté sur la première : c'est le besoin de compléter l'oulillage industriel et commercial de la France, d'améliorer la position des employés, des militaires, des retraités, d'assurer la défense du pays et l'a-

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morlissement des délies de l'Etat, lequel amortissement a été de 2,1 37,420, :92 fr. pendant la période écoulée de 1871 à 1882; enfin, de perfectionner tous les services publics. Il en est résulté un temps d'arrêt dans la voie des dégrèvements, et la propriété foncière attend encore la réduction des impôts directs et des dnuls de mutation dont le taux excessif s'oppose aujourd'hui à la facilité des ventes, sans laquelle le sol ne peut donner tous les produits dont il est susceptible. »

(Ch. y.)

* DEGREVER v. a. Diminuerune imposition, une taxe jugée trop forte : dégrever tes objets de consommation. — Déghkver un immeuble, éteindre les hypothèques qui le grèvent. On disait autrefois dégrever.

* DÉGRINGOLADE ?. f. Action de dégringoler. — »\ l'ig. et fam. Chute, ruine.

* DÉGRINGOLER v. a. Fani. Descendre avec préiupitation, et souvent plus vite qu'on ne voudrait : il a dégringolé les montées. — On l'emploie aussi absol. : il a dégringolé jusqu'en bas. — Rouler du haut en bas : ta voiture a dégringolé dans un précipice. — »* Baisser rapidement : son crédit a dégringolé.

DÉGRISEMENT s. m. Action de dégriser, résultat de celte action. — Fig. et fam. Les imaginations vives passent promptement de l'ivresse au dégrisement.

' DEGRISER V. a. Faire passer l'ivresse ; le sommeil l'a dégrisé. — Fig. Détruire l'illusion, le charme, l'espérance : il ne doutait de rien, cet échec l'a un peu dégrisé. — »* Se dégriser V. pr. Cesser d'être gris, de se faire illusion.

DÉGRONDER v. n. Cesser de gronder : vous

ne dègrondi z pas.

* DÉGROSSIR V. a. Arts < l Met. Oter le plus gros de la matière, pour la préparer à recevoir la forme que l'artiste, que l'ouvrier veut lui donner : dégi'ossir un bloc de marbre. — Fig. Ebaucher : dégrossir tes fi^icres d'un tableau, un ouvrage, une pièce, un discours. — Commencer à débrouiller, à éclaircir : il faut dégrossir un peu les matières avant de tes traiter à fo7id. — Impr. DÉGROSSIR une épreuve, lire la première épreuve d'une feuille, pour en ôter les plus grosses fautes : on dégrossit les épreuves avant de les envoyer à l'auteur. Celte locution est maintenant peu usitée. — i\ Se dégrossir v. pr. Devenir moins grossier.

DÉGROSSISSAGE ou Dégrossissement s. m.

Action de dégrossir, de donner la première façon à un ouvrage; résultat de cette action.

DÉGROSSISSEUR, EUSE s. Ouvrier, ouvrière

qui dégrossit.

DÉGUENILLÉ, ÉE part, passé de Dégueniller. — ' Adj. Dont les vêtements sont en lambeaux : il est tout déguenillé.

DÉGUENILLER v. a. Déchirer, mettre en guenilles.

* DÉGUERPIR V. a. (vieux fr. guerpir, abandonner). Abandonner la possession d'un immeuble : déguerpir une maison, une rente. On l'emploie souvent absolument : il a été obligé de déguerpir. — S'emploie ordinairement comme neutre. Sortir, se retirer d'un lieu malgré soi : on l'a fait déguerpir de sa place.

' DÉGUERPISSEMENTs. m. Abandonnement de la possession d'un immeuble : te déguerpissement d'un héritage.

DEGUERRY iGaspard), prêtre et écrivain, né à Lyon en 1797, lusilléà Paris le 24 mai 1871. Pendant la Restauration, il lut aumônier du 6= régiment de la garde royale (I827-'3I»), devint chanoine de iSotre-Dame en 1840, archiprêtre en 1844, curé de la Madeleine en 1849, chargé de diriger l'instruction religieuse du prince impérial en 1Sb6. Il venait de lancer, du haut de la chaire, l'ana-

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thème contre la Commune, lorsqu'il fui arrêté le 4 avril 1871. De sa prison de la Conciergerie, il adressa le 7 avril, une lettre au gouvernement de Versailles, pour le prier de ne plus faire exécuter les blessés et les prisonniers : ic Ces exécutions, disait-il dans sa lettre, soulèvent de grandes colères à Paris et peuvent produire de terribles représailles. Ainsi l'on est résolu, à chaque nouvelle exécution, d'en ordonner deux des nombreux otages que l'on a entre les mains ». De la Conciergerie, l'abbé Deguerry fut transféré à Mazas, puis à la Roquette. Les fédérés le fusillètentavec monseigneur Durboy, le président lioniean. les j''suites Ducoudray et Clerc et l'alilté Allard. Leurs corps lurent enfouis pêle-mêle au Père- Lacbaise; maison leur fit, le 7 juin, des obsèques plus convenables.

DÉGUEULAS adj. Jargon. Dégoûtant.

DÉGUEULEMENT s. m. .\ction de dégueulor.

* DÉGUEULER v. n. (rad. gueule). Vomir, rendre gorge : il dégueula sous la table (bas).

DÉGUEULISs m. Matière vomie.

* DÉGUIGNONNER v. a. Faire cesser le guignon, le malheur. Se dit principalement au jeu : ce beau coup m'a dèguignonné.

' DÉGUISEMENT s. m. Ce qui sert à déguiser une personne : prendre un déguisement. — Etat d'une personne déguisée : malgré son déguisement, ''e le reconnus fort bien. — Fig. Fausse apparence : c'est un homme qui suit prendre toutes sortes de déguisements. — Dissimulation, artifice pour cacher la vérité : la vérité se reconnaît malgré les artifices et les déguisements.

* DÉGUISER v. a. (rad. guise). Travestir une personne de telle sorte, qu'il soit difficile de la reconnaître : on le déguisa en femme. — Fig. Cacher quelque chose sous des apparences trompeuses : déguiser son ambition sous des dehors modestes.

Il ne faut point toujours di'çuiser ce qu'on pense, Imposer à son âme un étern- 1 silence, Trahir la vérité pour avoir le repos, Et Icindre d'èlce un sot pour vivre avec les sols. André CuéniBn.

— DÉGUISER SON NOM, changer son nom pour n'être pas connu. — Déguiser s.\ voix, pailir avec un son de voix différent de sa voix naturelle. Déguiser son écriture, écrire en formant les lettres et les mots d'une façon différente de sa façon habituelle. Déguiser son style, écrire dans un style différent du sien. Déguiskr LES mets, les viandes, Ics assaisonner, les apprêter de telle sorte, qu'il soit difficile de les reconnaître. — Présenter, raconter une chose autrement qu'elle n'est, dans l'intention d'abuser, de surprendre : déguiser ses sentiments ; je ne vous déguiserai rien. - Se déguiser v. pr. Déguiser soi : il se déguisa en moine. — Se montrer tout autre qu'on n'est réellement : cet homme se déguise de mille manières. — »v Pop. Se déguiser en cerf, s'enfuir, courir comme un cerf.

' DÉGUSTATEUR s. m. Celui qui vérifie et constate la qualité des boissons: c'est un bon dégustateur. — .\dj. Commissaire dègust-jteur.

' DÉGUSTATION s. f. Essai qu'on fait des boissons en les goûtant.

* DÉGUSTER V. a. (lat. degustare). Goûter du vin ou quelque autre boisson, [lour en cannaitre la qualité. — »» Se déguster v. pr. Etre dégusté : ce vin se déguste avec plaisir.

DÉHALER v. a. Mar. Haler hors du port, éloigner d'une côte, en parlant d'un navire.

* DÉHÀLER v. a. (rad. hâte). Oter l'impression que le hàle a faite sur le teint : cette pommade l'a bien dèhdlée.— S'emploie aussi absol. : ce cosmétique est bon pour dèhàler. — Se déhàler v. pr. Déhâler soi, son teint : elle garde la chambre pour se déhâler.

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• DÉHANCHÉ, ÉE part, passé de se déhancher. — Adj. Qui il Jes hanches rompues ou disloquées. Se dit des hommes et des chevaux : cet homme est tout déhanché, un cheval déhanché. - Fig. et fam. Se dit de ceux qui marchent sans être fermes sur leurs hanches : cette femme est toute déhanchée.

DÉHANCHEMENT s. m. Action de se déhancher, résultiit de cette action.

•DÉHANCHER Se) v. réfl. Fig. AiTecterune démaivhe niolle et abandonnée : cet homme se déhanche •'n marchtint.

' DÉHARNACHEMENT, s. m. Action de déharnacher : le dcharnachement de ses chevaux l'a empêché de venir plus tôt.

' DÉHARNACHER v. a. Oler le harnais à une bête de soniiue ; le cocher n'a pas encore déharnaché ses chevaux. — Se déharnacher V. pr. Fam. Déharnacher soi, se débarrasser d'un accoutrement qui gêne.

* DÉHISCENCE s. f. Bot. Manière dont s'ouvrent les anthères pour laisser sortir le pollen, ou le péricarpe pour laisser échapper les graines, les semences. — %* Chir. Séparation régulière et sans déchirure des parois d'une cavité.

• DÉHISCENT, ENTE adj. [dé-is-san] (lat. dehiscere, s'ouvrir). But. Se dit des parties qui s'ouvrent d'elles-mêmes à leur maturité, telles que les fruits du lis, de la jusquiame, de la balsamine, etc.

DEflU. Voy. Delhi.

•DÉHONTÉ, ÉE adj. Éhonlé, sans honte, sans pudeur : c'est un homme déhonté.

' DEHORS adv. de lieu. Hors du lieu, hors de la chose dont il s'agit : je le croyais dedans, il est dehors. — Fig. Mettre quelqu'un dehors, le chasser, lui donner son congé. — Conim. Mettre dehors un billet, le mettre en circulation en le passant ù l'ordre de quelqu'un. — Fig. et fam. i\e pas savoir si l'on est dedans ou DEHORS, être incertain de l'état de ses atfaires, de la situation où l'on est auprès de certaines personnes, du parti qu'on prendra, de l'opinion qu'on doit embrasser, etc. On dit de même, n'être ni dedans ni dehors. On dit aussi, dans un sens analogue, ne pas savoib

SI UNK PERSONNK EST DEDANS OC DEHORS, ne pas

connaître son opinion, ses vues, ses intentions, etc. - Mar. Désigne particulièrement la pleine mer, le large, par opposition au.x rades, aux ports, aux côtes : la mer est grosse dehors. — Ce bâtiment va mettre dehors, va sortir du port, de la rade. — Toutes voiles dehors, toutes les voiles étant déployées — Au dshors loc, adv. A l'extérieur : le mal 7i'est qu'au dehors. — De dehors, en dehors, de l'extérieur, à l'intérieur : on lui criade dehors; la porte s'ouvre en dehors. — Porter la pointe DU PIED EN DEHORS, marcher de manière qu'il y ait plus de distance entre les deux pointes des pieds qu'entre les talons. On dit de même :

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