AVOIR, METTRE LA POINTE DES PIEDS EN DEHORS
LES PIEDS EN DEHORS. — Fig. et fam. Etre en dehors, TOUT en dehors, être d'une extrême franchise, ne cacher aucun de ses sentiments. — En dehors de. loc. préposit. A l'extérieur de, au delà du: en dehors de laville.— Fif;.CKL\ EST EN DEHORS DE LA QUESTION, Cela n'appartient pas. ne se rapporte pas à la question. — Par dehors. Par l'extérieur : faire le tour par dehors. — Prép. Par l'extérieur de : il passa par dehors la ville. — Substantiv., au masc. Partie extérieure de quelque chose : cette maison parait belle par le dehors. — Les dehors d'un CHATEAU, d'une MAISON, les avBnues, avantcour, parc, etc., qui dépendent d un château, d'une maison. — Les dehors d'une place, les fortifications extérieures, les ouvrages détachés de la place. — Manège. La jambe du dehors, la rêne du dehors, etc., la jambe, la rêne, etc., qui sont du côté du mur; par op-
DEIS
position à la jambe, a la rêne, etc., qui sont du côté de l'intérieur du manège. — Fig. et au plur. Apparences : sauver les dehors.
' DÉICIDE s. m. (lat. deus, dei, Dieu ; eœdere, tuer). Oui est meurtrier de Dieu; se dit surtout en parlant des Juifs et de la mort de iNotre- Seigneur. — Adjeoliv. : un peuple déicide.
DÉICOLEadj. (lat. deus,\dei. Dieu; colère, honorer). Qui rend un culte à Dieu.
■ DÉIFICATION s. f. (lat. deijicatio). Apothéose, action par laquelle on déiûe, on divinise : la déification d'Hercule; la déification d'AtiQusfr.
* DÉIFIER V. a. (lat. deus, dei, Dieu ; facere, faire). Admetire, placer au nombre des dieux, diviniser : les Romains déifièrent la plupart de liws empereurs. — Fig. Glorifier, mettre en honneur : déifier le crime.
DÉIFIQUE adj. Qui élève à la dignité de Dieu.
DEIGRATIA[dé-i-gra-si-a]. loc. lat. qui s'ignific : par lu grâce de Dieu.
DEIR-EL-KAMR (couvent de la Lune), ville
neir-el-Kami"
principale des Druses, à 45 kil. S.-E. de Beyrout; l,uUOhab. Travail delà soie.
* DÉISME s. m. [dé-i-sme] (lat. deus, Dieu). Sysleiiie de ceux qui, rejetant toute révélation, croient seulement à l'existence de Dieu. Chez les peuples chrétiens, le déisme est la négation de la doctrine de la Trinité; le judaïsme est essentiellement déiste, ainsi que le bouddhisme et le confucianisme. Le déisme domine aujourd'hui chez les Asiatiques. 'Vers le milieu du xvi" siècle, quelques gentilshommes de France et d'Italie se donnèrent le nom de déistes pour déguiser leur opposition au christianisme sous une appellation plus honorable que celle A'athées; d'autres lurent appelés unitariens (Voy. ce mot). U est probable que la plupart des premiers protestants non ecclésiastiques étaient déistes, et qu'ils adoptaient les idées nouvelles parce qu'elles paraissaient s'éloigner des leurs beaucoup moins que le catholicisme. Parmi les personnages qui ont professé plus ou moins publiquement le déisme, citons : Herbert, baron de Cherbury (xvii° siècle), Hobbcs, Tind.il, Morgan, lord Bolingbroke, Hume, llolcrnfl, Paine, Gilibon, Godwin, Voltaire, Bayle, C.uvier, Victor Hugo, J.-J. Rousseau, Ben. m, etc. — Voy. Nouvelle Héloise de J.-J. Housseau, ouvrage qui personnifie, en quelque sorte, le déisme au iviii' siècle j voy. aussi Leland : Histoire du Déisme.
' DÉISTE s. Celui ou celle qui reconnaît un Dieu, mais qui rejette toute religion révélée : c'est un déiste. — Adjecliv. : tes philosophes déistes.