‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 233 sur 568 · DÉLIVRER DES OUVRAGES A UN ENTREPRENEUR · texte numérisé non relu

DÉLIVRER DES OUVRAGES A UN ENTREPRENEUR

A UN MAÇON, donner des travau.K, des constructions à faire à un entrepreneur, à un maçon.

— »v DÉLIVRER DES OUVRAGES, les rendre terminés, confectionnés : ces ouvrages devront élre iivlivrés à telle époque. — * Se délivrer v. pr. Délivrer soi : cette femme s'est délivrée ellemême; il se délivra de prison, du péril, d'une inquiétude.

Il est plus grand, plus difficile,

De souffrir le n-.alheur que de s'en délivrer.

M™" DESIlOOLlÈnES.

— Elre délivré : la marchandise se délivrera argent comptant.

DÉLIVREUR, EUSE s. Libérateur, libératrice.

DELLA-MARIA (Dominique), compositeur, né à Marseille, d'une famille italienne, vers 176,T, mort à Paris le 9 mars 1800. Aprèsavoir obtenu beaucoup de succès en Italie, il fit jouer le Prisonnier au théâtre Favart en 1798 et donna ensuite plusieurs opéras-comiques. Une mort inattendue le frappa au moment où tout lui promettait un brillant avenir.

DELLE. ch.-l. de cant. du territoire de Belfort, à 23 kil. S.-E. de cette ville, sur la Halle; 2,'àt8 hab.

DELLYS ou Dellis, Bu.<iucciirus, ville maritime d'Aliiérie. prov. et à 107 kil. E. d'Alger, par 36" 3j' lat.' N. et 1" 36" long. E.; 14,2d3 h. Excellents raisins. Le maréchal Bugeaud s'empara de Dellys, le 3 mai 1844.

DELME, ville du cercle de Chàteau-Salins (Alsace-Lorraine; ; 690 hab.

* DÉLOGEMENT s. m. Action de déloger : le temps du délogement approche. — Départ des gens de guerre logés par étape : le délogement des troupes. — Décampement : le délogemcnt de celte division s'est fait à la hâte.

* DÉLOGER V. n. Quitter un logement, sortir d'un logement pour aller loger ailleurs : il déloge à ta fin du mois.

Mon père, si matin qui vous fait déloger? Jean lUcme.

— Se dit de troupes logées par étape : le régiment a délogé au point du jour. — Fam. Décamper : l'approche de l'ennemi les a fait déloger oien vile. — Fiç, et fara. Déloger sans

TROMPETTE, SANS TAMBOUR NI TROMPETTE, délo-

ger, se retirer secrètement, sans faire de bruit, soit pour ne pas payer ce qu'on doit, soit pour éviter un mal, un danger dont on est menacé.

— Fam. Sorlii'd'un lieu, d'une place qu'on occupe : dt/o(/t'î tic là au plus vite, c'est ma place.

— V. a. Oter un logement à quelqu'un, lui faire quitter son logement, son appartement: je ne veux pas vous déloger. — Guerre. Faire quitter un poste : les ennemis s'étaient postés, s'étaient retranchés en tel endroit, mais on les en a délogés à coups de canon. — Fam. Faire sortir quelqu'un d'une place commode où il s'était mis : ils .^'étaient placés sur les premiers bancs, ynais on les en a délogés.

DELOLME (Jean-Louis), littérateur suisse, né en 1740, mort en 1 806. Jurisconsulte à Genève, il offensa les autorités do celte ville par ses pamphlets et se réfugia en Angleterre, où il devint célèbre grâce à son remarquable ouvrage sur la constitution anglaise, qu'il publia en français et en anglais. En lSa3, Macgrégor en a annoté une édition et y a ajouté la vie de l'auteur. — De Lon'j. (V. S.)

DELORD (Tasile), écrivain et homme poliliqui', ne à .\vignon, le 2o nov. ISI'i, mort à Parisle )4 mai 1877; collabora au Si'ma)ihore de Marseille, au Vert-Vert (1837), au Messager; devint rédacleur en chef du Charivari (1842) ; entra au S/t'c/i;et donna des articles à diverses publications littéraires ou politiques. 11 lit jouer à rOdéon, la fm rfe la Comédie (18,H4). Elu à l'Assemblée nationale par le dép. de Vaucluse (i juillet Is71), il vota constamment avec la gauclie républicaine. Son œuvre principale est une Histoire du second Empire {lS6S-"iy>, 6 vol. in-S"), ouvrage justement apprécié.

DELORME Marion), célèbre courtisane, née à Bluis ou a Châlons (en Champagne), en 1012, morte vers 1700. Le poète des Barreaux, expert en libertinage, fut son premier amant et son professeur. Sa beauté et son esprit la mirent rapidement à la mode, et sa maison devint le rendez-vous des galants et des grands seigneurs. Sa liaison avec Cinq-.Mars la fit surnommer madame la Grande. Après la mort de ce conspirateur, elle parlai.'ea, diton, ses faveurs entre Louis XIll et Richelieu, auxquels succédèrent Buckinghani, Grammont, Saint-Evreraond, le linancier d'Emery et une foule d'autres. Au temps de la Fronde elle intrigua contre le parti de la reine. Mazarin ordonna de l'arrêter; mais lorsque les agents pénétrèrent chez elle, on leur annonça qu'elle venait de mourir(i6o0). Suivant beaucoup d'historiens, sa mort était seulement simulée et Marion Delorme, après avoir assisté à son propre enterrement, se serait enfuie en Angleterre et aurait ensuite épousé un lord, puis un chef de brigands, un procureur fiscal de Franche-Comté et serait morte àParis,dans un complet dénùment, à un âge très avancé. La vie de Marion Delorme a été écrite par Dreux du Radier. Eugène de Mirecourt a publié les Confessions de Marion Delorme. — Marion Delorme, drame en IJ actes et en vers, écrit par Victor Hugo en juin 1829, interdit d'abord par la censure et représenté à la Porte-Sainl-Martin, le M aoiït 1831. Le titre ]irimitif de la pièce était : Un Duel sous Richelieu; elle s'appela Marion Delorme. parce que la courtisane de ce iium y joue le rôle principal. L'auteur, poursuivant sa thèse généreuse de la réhabilitation des femmes tombées, met en scène une Marion bien plus belle que la Marion de l'histoire. Dans sa pii'ce, celte vierge folle se purifie dans un amour sans tache, au contact d'un honnête hoinnie.

DELORME (Philibert), architecte, né à Lyon vei» U; commencement du svi" siècle, mort en Ij77. 11 passa une fiarlie de son enfance et de sa jeunesse en Italie, où il se forma le goût par l'étude de l'antique. Rentré dans sa

ville natale en 1536, il y construisit le portail de Saint Nizicr. 11 fut favorablement accueilli à la cour de Henri 11 et traça le plan du fera cheval de Fontainebleau, des châteaux d'Anet et de Meudon et commença le palais des Tuileries. Il a laissé un Traité de l'art de bâtir, en 9 livres, dans lequel il posa, le premier, les règles de la cou[ie des pierres. Dans ses Nouvelles inventions pour bien bdiir et à petits frais (l.TÔl), il fait connaître un système de charpente permettant d'exécuter di3s ouvrages considérables avec des bois de petite dimension.

DELOS [dé-loss] ou Delus, aujourd'hui Dili ou Sdilli, lie de l'archipel grec, l'une des plus pelites Cyclades, longue de o kil., rocheuse et stérile, dominée par le mont Cynthus, haut de 120 m. Au pied de celte montagne, se trouvent les ruines de l'ancienne ville de Délos, habitée aujourd'hui par quelques bergers. — L'Ile se nommait aussi, dans l'antiquité, Ortygie, Cynthie et quelquefois Astérie. Suivant une tradition, elle n'était pas lixe et les marins la rencontraient dans des endroits fort éloignés les uns des autres; mais lorsque Latone y eut mis au monde Apollon et Diane, les dieux la rendirent stable, d'où vient son nom de Delos (apparent). Elle était particulièrement consacrée à Apollon, qui y avait des temples, ainsi que Latone. Le célèbre oracle d'Apollon r.e rendait de réponse qu'en été. Délos élnit le théâtre de fêtes magnifiques en l'honneur de ce dieu; elle était gouvernée par des rois qui remplissaient aussi les fonctions de prêtres; ses villes étaient déclarées sacrées et elle devint le siège de la trésorerie générale des Etats grecs. Quand cette trésorerie fut trans-/ portée à Athènes, Délos perdit de son importance. Après la destruction de Corinthe par les Romains (146 av. J.-C), elle devint un centre important pour le commerce des esclaves et pour la culture des arts. La ville et le temple furent détruits par Menophanes, général de Mithridate, roi de Pont.

DÉLOVER v. a. Mar. Dérouler, en parlant d'un câble qui était plié en cercle.

■DÉLOYAL. ALE, AUX adj. [dé-loi-ial]. Perfide, qui n'a ni loi m parole, qui compte jiour rien les engagements les plus forts : ami déloyal. — S'applique également aux choses : conduite déloyale; procédé déloyal, conduite, procédé qui annonce un manque de bonne foi.

•• DÉLOYALEMENT adv. Sans foi, avec jicrlîdie : il en a usé le plus déloyaicment du monde. Peu usité.

• DÉLOYAUTÉ s, f. [dé-loi-iô-té]. Manque de loyauté, de foi ; infidélité, perlidie : insigne déloyauté; un acte de déloyauté.

DELPECH (Jacques Mathieu), chirurgien, né à Toulouse en l';70, assassiné le 29 octobre 1S32. Il fut d'abord oflicier de santé militaire, aida longtemps à Paris le baron Boyer et professa à Montpellier la clinique chirurgicale. 11 fut assassiné et son meurtrier se suicida sans révéler le motif de son crime. Delpech a laissé : Maladies réputées chirurgicales (1816, 3 vol.); la. Pourriture d'hôpital (1815), etc.

DELPHES, gr. Dclphoi, ville de l'ancienne Grèce, dans la partie S.-O. de la Pliocide. Les restes du village de Castri, détruit par un tremblement de terre en 1870, occupent une partie de l'emplacement où s'élevait autrefois cette ville. Le culte d'Apollon y avait élé établi dans des temps extrêmement anciens; ce dieu y possédait déjà un temple magnifique à l'époque héroïque dont parlent les poèmes d'Homère. Toute matière d'un usage profane ou ordinaire était exclue de l'enceinte sacrée. Ce temple, ayant été brûlé eu b48 av. J.-C, fut rebâti par l'architects

DELT

Spintliarus de CorinlUe, au moyen des fonds iiiip lui fournit une souscription faite dans luule la Grèce. En 3b7, le trésor fut dérobé par les Phocéens; le temple fut pillé par Svlla et ensuite par Néron , qui réduisit l'oracle au silence. Adrien le rétablit; (Constantin le mit au pillage; mais l'oracle fut encore consulté jusqu'à Théodose, qui (il fermer le temple. — l-a ville de Delphes était Iiàlie en amphithéâtre sur le liane S.-O. du mont Parnabse,

s'étendait dans

Dutphcs

vallée, entre les deux croupes de la montagne, sur les rives du Plistus. Le temple, qui semble avoir été un hexastyle, appartenait extérieurement à l'ordre dorique et intérieurement à l'ordre ionique. 11 mesurait environ 00 m. do loup, sur 26 de large. Ses divisions étaient le fironaon, la cella (où un feu perpétuel brûl.iit sur le sol) et l'adytiim dans l'intérieur duquel s'ouvrait un gouffre d'où sortaient des vapeurs méphitiques. Les personnes qui respiraient ces vapeurs possédaient pensait-on. le don de prédire ravenir; mais on s'en rappariait à la Pythie. Celle-ci était une l'einme que l'on faisait asseoir sur un liépicd devant le soupirail. Suffoquée, elle perdait à demi connaissance et murmurait drs paroles incohérentes que les prêtres se çli.irgeaient d'expliquer. En dehors de l'enccinie du temple se trouvait la fontaine Castalienne, dans les eaux de la([iielle devaient se purifier tous ceux qui visitaient le temple de Delphes.

DELPHIEN. lENNE s. et adj. De Delphes ; qui iipp:iiliiMit à celle ville ou à ses habitants.

DELPHINE, s. f., alcaloïde extrait de la (V. S.)

iSainte) , née en '1284-, morte resta vierge, quoique mariée.

re.

staphysai

Page 1