‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 234 sur 568 · DELPHINE · texte numérisé non relu

DELPHINE

011 Miiii. \i\W

Fête II/ il sept.

DELPHINIEN,

adj. (gr. delphin, ressemble ou se

lENNE iauphin). Mamni. Qui .'apporte au dauphin. — s. m. pi. Famille de ."étacés ayant pour type le genre dauphin et i;nniprenànt, en outre, les marsouins, et le béliKja ou épaulard blanc.

'DELTA s. m. Quatrième lettre de l'alphabet grec, ainsi liguiée : A. — Espace de forme triangulaire, compris entre les branches d'un lleuve qui se bifurque vers son embouchure. Chez les auc'ens ce mot désignait partieuliè-

DELU

rement la contrée de labasse Egypte comprise entre les doux branches principales du Xil.

DELTAÏQUE adj. Qui appartient au délia du

Nil.

* DELTOÏDE adj. (de delta; et du gr. eidos, aspect), .\iiat. Se dit d'un des muscles de l'épaule : le muscle deltoïde ou subslantiv. : le deltoïde. — «.V Qui a la forme triangulaire du delta.

DELUC. l. (Jean-Andréj, physicien et naturaliste, né à Genève en 1727, mort en t817. 11 suivit la carrière commerciale pendant la i première moitié de sa vie et réunit une belle t collection d'histoire naturelle. En 1773, à la [ suiie de désastres financiers, il se rendit en Angleterre, où il se lit admettre dans la So- ; ciété royale, il devint même lecteur de la | reine. 11 développa île très bonnes idées, au ' sujet de la construction des baromètres et | des thermomètres et fit des recherches sur l'électricité. Son zèle religieux le poussa à tenter de concilier le récit mosaïque de la création avec les faits sciontiliiiues. 11 a laissé : Mi'moires sur les jnerrcs judaîrjues, (dans les .Mémoires des savants étrangers à l'Académie des sciences) et plusieurs ouMages de iièidogie et de météorologie. — II. (Guillaume-Antoine), frère du précédent (I7i'.i-IS12;i, lit de nombreux voyages, réunit des collections géologiques et donna de bons articles aux publications de son époque.

* DÉLUGE s. m. (lat. dituvinm). Grande inoiulalKin. On donne le r.cim de (itVi/gc !(»i'vcrscl ou absol. de ilélwje a l'inondation générale qui couvrit la terre et fit périr le genre humain, à l'exception de Noé et de sa famille. La mention du déluge se trouve dans les récits historiques de presque tous les peuples primitifs. La tradition chaldéenne, conservée sous forme d'inscription cunéiforme présente un intéiêt tout particulier. D'api'ès l'opinion dominante, le déluge commença le 16 déc. de l'an l()-'i6 de la création du monde et continua pendant 377 jours (Genèse VI, VII et VUl). L'arche s'arrêta sur le mont Ararat le 6 mai 1C!)7; mais Noé ne la quitta pas avant le 18 déc. suivant. Selon Josèphe, le déluge aurait eu lieu en l'an 3146 av. J.-C; les historiens perses fixent sa date à Fan 3103; les Indous à 3,102, les Samaritains à 2, 99S. L'opinion dominante, chez les critiques modernes, est que la race humaine, au temps du déluge, n'occupait ((u'une petite portion de la surface de la terre, particulièrement dans les bassins du Tigre et de l'Euphrate et que le déluge ne s'étendit guère au delà de celte région. Celte hypolhèse a été admise, dans l'impossibilité où l'on est de concilier la supposition d'un déluge universel avec les lois de l'astronomie, delà géologie et de l'histoire naturelle. — Sous le règne d'Ogygès,, roi de l'Attique (1764 av. J.-C.l, un déluge inonda tellement une partie de la Grèce, que celle-ci demeura marécageuse pendant deux siècles. Buli'on pense que le déluge biblique est le même que le déluge d'Ogygès. — Le déluge de Deucalion, en Thessalie, eut lieu vers ia03 av. J.-C. On le confond quelquefois avec celui de la Bible; mais beaucoup le considèrent comme une simple inondation locale occasionnée par le débordement de la rivière Peneius, dont un tremblement de terre avait barré le lit entre les monts Olympe et Ossa. On raconte que Deucalion, roi de Thessalie, et sa femme Pyrrha, sauvèrent leur vie, en se réfugiant sur le moi'.l Parnasse, ainsi que plusieurs de leurs sujets. — Par exag. etfam. Remonter au déluge, remonter fort loin dans le passé. — P.\ssons .ku déluge, abrégeons, arrivons au fait. — Après moi le déluge, se dit pour faire entendre qu'on s'embarrasse peu de ce qui arrivera quand on n'existera plus. — Par ext. et par exag. Se dit surtout dans le style poélique, en parlant de choses,

DEMA

autres que l'eau, qui sont répandues, versées avec une extrême abondance : un déluge de feu, de sang, de larmes. — Fig. Grande profusion de quelque chose que ce soit : déluge de mots, de paroles, d'injures, de plaisanteries ; Paris ('tait inondé d'un déluge de mauvais livres.

' DÉLURÉ. ÉE part, passé de »* Délurer. — Adj. D'un esprit vif et avisé, qui ne se laisse pas tromper; c'est un garçon déluré.

DÉLURER V. a. (rad. luron). Rendre luron, dét'uurdir. — Se délurer v. pr. Devenir dé-

luiv.

• DÉLUSTRER v. a. Oler le lustre : délustrer une étoffe. — w Se délustrer v. pr. Perdre son

lustre, son apprêt.

DÉLUTAGE s. m. Action de déluter.

j * DÉLUTER V. a. Oter le lut ou l'enduit qui servait à fermer un vase destiné à aller au feu.

! DELVAU (Alfred), littérateur, ne et mort à Pans (lS2.'J-2 mai 1867). 11 fut secrétaire particulier de Ledru-Rollin en 1848. Le second Empire le persécuta, et il dut passer en Belgique pour quelques articles inolîensifs puibliés dans le Rabelais en 18.S7. Il a laissé de nombreux ouvrages : Histoire de la révolution de Février (1850, 2 vol. in 8°); Murailles révolutionnaires (IS.il, 2 vol. in-i"; nouv. éd. en 1867); Histoire anccdotiquc des cafés et cabarets de Paris; Gérard de Nci'val, sa vie et SCS œuvres; Histoire des barrières de Paris, • Henri Hlùrger et la Bohême; Lettres de Junius (18(i2. iii-18); etc.

DELVIGNE (Henri-Gustave), inventeur, né vers 1798, mort à Toulon en 1876. 11 s'occupa beaucoup du perfectionnement des armes rayées et inventa un [lorle-amarres de sauvetage.

DEMACLER v. a. Remuer avec une barre de fer. en p.iiliiiil du verre fondu.

DÉMAÇONNER v. a. Défaire la maçonnerie.

DÉMADE, homme d'Etat athénien, mort vers 318 av. J.-C. Il appartenait au parti promacédonien qui voulait la paix, et fut un des adversaires les plus acharnés de Démosthènes. Fait prisonnier à Chéronée (338), il fut mis en liberté par Philippe qui le traita avec la plus llatteuse distinction. Il se montra si servile envers Philippe, et ensuite envers Alexandre, qu'il se fit complètement mépriser par ses compatriotes. Envoyé comme ambassadeur auprès d'Anliimtcr, il écrivit aux ennemis de ce prince une lettre où il les engageait à le renverser : cette lettre tomba entre les mains de Cassandre, fils d'Antipater, qui fit tuer Démade.

* DÉMAGOGIE s. f. (gr. démos, peuple; ago je conduis). Exagération, corruption de la démocratie, par certaines factions populaires : la démagogie est funeste à la liberté. — Se dit de ces factions elles-mêmes : attx excès de la démagogie, succèdent d'ordinaire ceux du pouvoir absolu. — Le mol démagogie vieillissait, lorsque M. Thiers le lira de l'oubli en 1871. Dansses rapports emphatiques sur les défaites des fédérés, il emploie l'expression basse démagogie, comme synonyme de vile imdtitude, pour désigner la démocratie.

* DÉMAGOGIQUE adj. Qui appartient à la démagogie : Ojjiniuns démagogiques.

' DÉMAGOGUE s. m. Celui qui dirige une faction populaire, ou celui qui all'ecte de soutenir les intérêts du peuple, afin de gagner sa faveur et de le dominer : un habile démagogue. — Celui qui est du parti populaire, et qui a des opinions fort exagérées : un jeune démagogue. — S'emploie aussi adjectiv., surtout dans le premier sens : un orateur démagogue.

' DÉMAIGRIR v. n. Devenir moins maigre : il est démaigri. Est peu usité, et ne se dit guèie que par plaisanterie. — Maçonn. et Charpent. Retrancher quelque chose d'une

DEMA

DEMA

DEMA

pierre, d'une pièce de bois : il faut démaigrir cettf pièce de lois, cette pierre.

DÉMAIGRISSEMENT s. m. Action de déniaigrir. résultai de cette action.

DÉMAILLER v. a. Défaire les mailles.

" DÉMAILLOTER v. a. Oter du maillot : dé-

maillotvr un enfant.

* DEMAIN (lat. de vmne, du matin). Adv. de temps servant à indiquer le jour qui suivra immédiatement celui où l'on est : il arrivera demain.

Aujourd'hui un œuf à la main Vaut mieux que deux poiit<->ts demain.

Des Accords,

— Se dit quelquefois, dans un sens moins restreint, d'une époque qui en suit une autre de fort près : il dit cela aujourd'hui, demain il dira le contraire. — A demain lls affaires, sonffeons aujourd'hui au plaisir, et remettons les affaires à demain, à un autre jour. — Aujourd'hui POUR DEMAIN, dès à présent, ou d'un moment à l'autre : il peut, aujourd'hui pour demain, 7ious quitter et nous laisser dans l'embarras.— s. m. Jour qui suit celui où l'on est: demain est un jour de fête.

Demain c'est Waterloo, demain c'est Sainte-Hélène, Demain c'est le tombeau.

V, Hdgo,

* DÉMANCHÉ, ÉE part, passé de dismancher.

— Mus. s. m. ; l'art du démanehé. (Voy. Démancher V. n.)

* DÉMANCHEMENT s. m. Action de déman- <-hcT, ou étal de ce qui est démanché : le démanchement d'une cognée, d'un balai. — Mus. Action de placer la main sur le manche du violon, de l'alto, de la basse, etc., de manière à tirer des sons plus aigus.

* DÉMANCHER v. a. Oter le manche d'un iu>tiiimeiit : démancher un couteau. — v. n. .Mus. Placer la main sur le manche du violon, de l'alto, de la basse, etc., de manière à tirer des sons plus aitrus : on peut jouer cet air sans démancher. — Se démancher v. pr. Etre démanché : U71 balai qui se démanche. — Fig. Il Y .\ quelque chose qui se démanche dans cette AFFAIRE, il y a, dans cette ati'aire, quelque chose qui va mal. Ce parti commence a se dém.\ncher, ceux qui forment ce parti commencent à ne plus s'entendre, à se désunir. Ce sens est familier. — v^ Fam. Se donner du mal, de la peine : il s'est démanché pour réussir.

DEMANDANT, ANTE adj. Qui demande.

* DEMANDE s. f. Action de demander : faire une demande. — Fcrit qui contient une demande : votre demande n'est pas encore parvenue au ministre. — Econ. polit. Quantité de produits ou de services demandés parles acheteurs : la demande est moins considérable que l'offre. — Démarche par laquelle on demande une fille en mariage à ses parents : c'est l'oncle du jeune homme qui a fait la demande. — Action qu'on intente en justice pour obtenir une chose à laquelle on a ou l'on croit avoir droit : il fut débouté de sa demande; former une demande. — Chose demandée : on vous a accordé votre demande. — Question : votre demande est indiscrète. — Fam. et ironiq. Voila

U.NE BELLE DEMANDE, OU simplement, DELLE DE- MANDE ! cela va sans dire, il n'y a pas de doute.

— PrOV. A FOLLE DEMANDE, A SOTTE DEMANDE l'OINT DE RlilPO.NSE.

'DEMANDER v. a. (lat. mandare). Exprimer il quelqu'un le dé.sir qu'on a d'obtenir quelque chose de lui : demander du temps; un délai; je vous demande en grâce... Absol. : il demande toujours; vous n'avez qu'à demander pour obtenir. — Se dit aussi en parlant des choses pour le.squelles on s'adresse à la justice : demander une provision. — S'emploie souvent avec les prépositions a et de suivies d'un verbe à l'infinitif : demander à boire; je vous demande de m'écouter. — Fam. Ne demander qu'a s'amu-

ser, qu'a manger, etc., n'avoir d'autre désir que celui de s'amuser, de manger, etc. — Demander LA BOURSE, DEMANDER LA BOURSE OU LA

VIE, demander à quelqu'un son argent, sa bourse, avec menace de le tuer s'il la refuse.

— Demander son pain, sa vie, ou absol. demander, demander l'aumône. — Prov. et fig. Qui NOUS doit Nous DEMANDE, Se dit lorsqu'on a sujet de se plaindre de la personne même qui se plaint. — Prov. Ne demander que plaie et DossE, souhaiter qu'il y ait des querelles, des procès, qu'il arrive des malheurs, dans l'espérance d'en profiter, ou par pure malignité. — Demander raison, demander compte. (Voyez Raison, Compte.) — Fam. Je ne demande pas MIEUX, je consens volontiers à cela, j'en suis content. On dit dans le même sens : faut-il demander à un malade s'il veut santé? — Dire ou prier de donner, d'apporter, d'expédier quelque chose, d'envoyer ou d'aller chercher quelqu'un, etc. : elle demande ses gants, demander un médecin. — Demander une jeune fille, la demander en mariage. — Demander UN commis, un associé, un ouvrier, un domestique, etc., faire savoir, par les journaux ou autrement, qu'on a besoin d'un associé, d'un commis, d'un ouvrier, etc. — Chercher quelqu'un pour le voir : on est venu pour vous demander. — Interroger quelqu'un pour apprendre de lui quelque chose qu'on veut savoir: je vous demande si vous viendrez; demander des nouvelles, le chemin, son chemin. — Fam. Demandez-moi POURQUOI, se dit en parlant d'une chose dont on ne saurait rendre raison : demandez-moi pourquoi il s'est mis en colère. — Exiger, avoir besoin de : cela demande explication; la vigne ne demande que du beau temps.

— Fam. Cet habit en demande un autre, il est usé et ne peut plus être porté. — Se demander V. pr. Demander à soi-même, chercher à se rendre compte, raison d'une chose : je me demande d'où cela peut venir. — *v Faire l'objet d'une question : cela ne se demande pas.

' DEMANDERESSE s. f. Voy. Demandeur.

* DEMANDEUR, EUSE s. Celui, celle qui demande quelque chose, qui fait métier de demander ; c'est un demandeur perpétuel; c'est une demandeuse. — Procéd. Celui qui intente un procès, qui forme une demande en justice : un tel demandeur, contre un tel. Dans ce sens, il fait au féminin, demanderesse.

* DÉMANGEAISON s. f. Picotement, irritation (ju'ou éprouve à la peau, et qui excite à se gratter : grande, vive démangeaison. — Fig. et fam. Envie immodérée de faire une chose : démangeaison d'écrire.

* DÉMANGER v. n. (rad. manger). Eprouver une démangeaison. Ne s'emploie qu'a l'infinitif et aux troisièmes personnes : la tête lui démange. — Fig. et fam. Les poings, les mains,

LES doigts, la langue, LES PIEDS LUI DEMANGENT,

il a grande envie de se battre, d'écrire, de parler, d'aller, — Le dos lui démange, se dit d'une personne qui fait tout ce qu'il faut pour qu'on en vienne à la battre, — Gratter quelqu'un ou IL lui dé.'Jange, faire ou dire quelque chose qui lui plaît et à quoi il est extrêmement sensible.

' DÉMANTÈLEMENT s, m. Action de démanteler, (lU état d'une place démantelée.

* DÉMANTELER v. a. (rad. mantel, manteau). Démolir les murailles, les fortifications d'une ville : démanteler une place.

* DÉMANTIBULER V. a. (lat. de, hors de; manilibula, mâchoire). Rompre la mâchoire. .N'est plus usité au propre que dans celle phrase : il criait à se démantibuler la mâchoire.

— Se dit fig. et fam., en parlant des meubles et autres ouvrages d'art, dont les parties sont ou rompues, ou tellement dérangées, qu'ils ne peuvent plus servir : on a démantibulé cette pendule en la transportant. — »v Fig. et fam. Casser, briser : je lui démantibulerai les membres.

DEMARCATIF, IVE adj. Qui indique la démarcation : ligne démarcative.

' DÉMARCATION s. f. (rad. marquer). Action de marquer, de délimiter. IS'e s'emploie guère que dans cette phrase : ligne de démarcation, ligne tracée sur la mappemonde, en 1493, par le pape Alexandre VI, qui, de son autorité pontificale, donnait aux Espagnols les terres qu'ils découvriraient à l'ouest de cette ligne, et aux Portugais celles qu'ils découvriraient à l'est. — Par ext. Ligne de démarcation, toute ligne tracée sur un terrain, sur une carte, etc., pour marquer les limites de deux territoires, de deux propriétés : tracer une ligne de démarcation entre deux Etats, entre deux héritages. — Fig. La ligne de démarcation qui sépare la physique de la chimie.

'DÉMARCHE s. f. (rad. marche). Allure; manière, façon de marcher : il venait à nous d'une démarche fière, embarrassée. — Fig. Manière d'agir, de se conduire, ou ce qu'on fait pour la réussite d'une entreprise, d'une affaire : on observe toutes ses démarches; faire des démarches pour obtenir une place, pour arriver à un but.

DÉMARGER v. a, Oter la marge ou ce qui est eu marge.

DÉMARIAGE s. m. Action dg démarier.

* DÉMARIER V. a. Annuler un mariage : il y acait des nullités à leur mar'uuje, on les a démariés. — Se démarier v. pr. Démai'ier soi, divorcer : il voudrait, ils voudraient bien se démarier.

DÉMARQUAGE s. m. Action de démarquer, état de ce qui est démarqué. — Démarquage DE LINGE, en termes de journalisme et de littérature, adroit plagiat qui consiste à s'approprier les articles, les écrits d'un confrère.

* DÉMARQUER v, a. Oter une marque : démarquer an livre. — v. n. Se dit, en termes de manège, d'un cheval qui ne marque plus l'âge qu'il a : ce cheval démarquera bientôt. — »»' Démarquer le linge, s'approprier les écrits d'un confrère,

DÉMARQUEUR s. m. Celui qui démarque.

— DÉMARQUEUK DE LINGE, journaliste plagiaire.

* DÉMARRAGE s. m. Mar. Déplacement d'un navire, soit qu'on le démarre du poste qu'il occupe dans un port, ou que la force du vent, du mauvais temps fasse rompre ses amarres : il y a du démarrage sur la rade.

* DÉMARRER v. a. (rad. amarre). Mar. Détacher ce qui est amarré; défaire un amarrage : il faut démarrer ce navire; démarrez ce conlnge.

— V. n. Se dit proprement des navires qui partent du port : le navire démarra par un beau temps. — Se dit également d'un navire qui rompt ses amarres par accident ; le vent était si fort que p)lusieurs bâtiments ont démarré.

— Par ext. et fam. Quitter une place, un lieu ; dans ce sens, on l'emploie surtout avec la négation : ne démarrez pas de là; depuis qu'il demeure dans cette maison, il n'en a pas démarré.

DÉMASCLAGE s. m. Opération qui consiste à enlever l'écorce des arbres : démasclage des chêncs-liéqe.

' DÉMASQUER v. a. Oter à quelqu'un le masque qu'il a sur le visage : c'est faire insulte à un homme qui est en masque, que de le démasquer. — Fig. Faire connaître quelqu'un pour ce qu'il est, dévoiler, mettre en évidence la conduite secrète, les intentions cachées de quelqu'un -.je démasquerai le fourbe ; démasquer le vite. — Art milit. Fig. Démasquer une batterie, découvrir une batterie auparavant cachée, et la mettre en état de tirer. ~ Se démasquer V. pr. Oter son masque. — Faire connaître ses projets : le fripon s'est démasqué.

— Etre démasqué, dévoilé : la batterie s'est tout à coup démasquée; sa fourbe se démasque.

DÉME

DÉME

DEME

DEMASTIQUAGE s. m. Action de démastiquer.

DÉMASTIQUER v. a. Oter le mastic. — Se démastiquer v. pr. Perdre son mastic. — Ari;u(. Devenir vieux.

"DÉMÂTAGE s. m. Mar. Action de démâter : le déiiiKtiuif. (l'un vaisseau.

' DÉMÂTER V a. Oter les bas mâts d'un bâtiment : on a déimXté les vaisseaux dans le port. — Rompre, abattre le mât, les mâts d'un vaisseau, d'un navire : démâter un vaisseau à coups de canon. — v. n. Se dit d'un bâtiment qui est démâté par la tempête : ce vaisseau a démâté de tous ses mâts.

DEMAVEND;Mont), sommité culminante de la chaîne de l'Elburz en Perse; 33» .'iO' lat. N. 50° long. E. C'est un volcan éteint (6,o00 m.).

DEMBEA (Lac) Voy. Tzana.

DEMBINSKI (Henryk), général polonais, né en l'yl, mort en 1804. Il était lieutenant à l'ouverture de la campagne des Français en Russie (1812), fut nommé capitaine par Napoléon à Smolensk, et se distingua à Leipzig. Pendant la guerre de Pologne (1831), il se rendit célèbre par sa retraite de Lithuanie et remplaça pendant quelques jours Skrzynecki comme commandant en cbef. Après la prise de Varsovie, il se réfugia en France. En 18i9, il reçut le commandement en cbef du principal corps de l'armée hongroise, mais on lui retira son grade après la bataille de Kapoina (2() et 27 février). Plus tard, ayant le commandement virtuel de toutes les armées hongroises, il fut contraint de battre en retraite à Temesvar, où il perdit une bataille, ce qui mit fin à la révolution (9 août). Dembinski se réfugia d'abord en Turquie avec Kossuth, puis rentra àParis(18.-iO).

DÉME s. m. (gr. démos, peuple, trihul. Antiq. Nom des bourgs ou cantons de l'Attique, y compris Athènes. — 11 y eut d'abord lÙO dèmes; plus tard ce nombre fut porté à 174. 10 dèmes formaient un phyle. Le principal magistrat du dème recevait le nom de démarque.

'DÉMÊLAGE s. m. Action de démêler la laine pnur la liler.

* DÉMÊLÉ s. m. Querelle, contestation, débat : ils ont eu ensemble un démêlé, de longs démêlés.

' DÉMÊLER V. a. Séparer des choses qui sont mêlées ensemble : démêler des cheveux. — Prov. et fig. DÉMÊLER UNE FUSÉE, débrouiller une intrigue, une all'aire. — Fig. Apercevoir, r ■cormaitre un objet confondu avec d'autres: }'■ ILS de la peine à le démêler dans la foule. — Di-rrrner : il est quelquefois bien difficile de dnnéler le vrai du faux.

Démclcz la vertu d'avec ses apparences.

MoLjKRB. Tartufe.

— Chasse. Démêler les voies de la bête, distinguer les nouvelles traces d'avec les anciennes. — Fig. Débrouiller, éclaircir : démêler une affaire. — Il n'est pas aisé a démêler, il n'est pas aisé de connaître son caractère, ses vues, ses projets. — Contester, éclaircir, débattre : qu'avez-vous à démêler ensemble? — Se démêler v. pr. Etre démêlé, se débrouiller, tant au ju-opre qu'au fig. : tirez ce bout de fil, et l'éckeveau se démêlera facilement; l'inlriyue se démêle. — Fig. Démêler soi, se tirer, se dégager de : il sut habilement se démêler de cet embarras.

DÉMÉLEUR, EUSE s. Ouvrier, ouvrière que l'on charge du démêlage.

'DEMELOIR s. m. Machine ou instrument qui sert à démêler. — Sorte de peigne à grosses dents, fort séparées, qui sert à démêler les cheveux.

* DÉMEMBREMENT s. m. Fig. Action de

démembrer : le dimembrement de cette terre en a bien diminué le prix; démembrement de l'empire romain. — Chose démembrée, détachée d'une autre : cette provinceest un démembrement de l'ancien empire d' Allemagne.

' DÉMEMBRER v. a. Arracher, séparer les membres d'un corps, le mettre en pièces : il se ferait plutôt démembrer et mettre en pàèces.

— Fig. Diviser, séparer les parties d'un tout considérable; détacher, retrancher quelque [ partie de ce qui fnrme une espèce de corps : on a démembré celle terre; on a démembré ce ministère, onen a séparé plit.'^iiiurs attributions.

— t-v Se démembrer v. pr. Etre démembré, divisé : ce domaine se démembre.

DÉMEMBREUR, EUSE s. Celui, celle qui démeiiibi e : nnarekisti:» dtiminbreurs. (L. Laya.)

* DÉMÉNAGEMENT, s. m. Action de déménager; Iranspoii de meubles d'une maison à une autre où l'on va loger ; trois déménagements valent un incendie. — v» Fig. Trouble : il est atteint d'un déménagement du cerveau.

— Départ; fuite : déménayement d'un prisonnier.

* DÉMÉNAGER v. a. Oter, ntirer ses meubles d'une inaisoii que l'uu quille, pour les transporter dans une autre où r(jii va s'établir : il a déménagé tous ses meubla. — Neutral. : nous avoiis déménagé hier. — Fig. etfam. Sortir du lieu où l'on est; et cela ne se dit guère que d'une personne contrainte de se retirer :uWo«s, déménagez tout a l'heure. — Sa raison, sa tète déménage, se dit en parlant d'un vieillard qui tombe en enfance. — »v Démén.ager a la cloche DE BOIS, déménager sans prévenir, sans payer son terme. — Déménager a la ficelle, descendre les meubles par la fenêtre en les soutenant avec une corde.

DÉMÉNAGEUR, EUSE s. Ouvrier, ouvrière qui fail les déménagements.

' DÉMENCE s. f. (lat. dementia). Folie, aliénation d'esprit : il est en démence. — Par e-^cag. Démarche, action, conduite qui indique delà déraison, de l'extravagance : il y a de la démence à agir ainsi. — Méd. La démence est une forme de la folie, caractérisée par un affaiblissement ou par l'abolition des facultés intellectuelles. Le sujet atteint de ce genre de folie n'a plus que des idées incohérentes ; la mémoire l'abandonne, il reste indifférent à ce qui l'entoure et se promène sans but, en marmottant des phrases sans suite. La démence peut être primitive ou succéder à la manie, ou emprunter sa cause aui habitudes solitaires, à l'cpilepsie, à la méningite, à l'apoplexie. Elle est incurable. — Législ. « Tout individu majeur qui est dans un état habituel de démence, d'imbécillité ou de fureur doit être interdit, même lorsque cet étal présente des intervalles lucides (C. civ. 48'J). (Voy. Interdiction.) S'il est sur le point de se marier, l'opposition au mariage peut être faite, à défaut d'ascendant, par le frère, la sœur, l'oncle, la tante, le cousin ou la cousine germaine, mais A la charge par l'opposant . de provoquer l'interdiction (id. 17i). Après sa mort, les actes par lui faits ne peuvent être attaqués pour cause de démence qu'autant que son interdiction a été prononcée ou provoquée avant son décès ; ou que si la preuve de la démence résulte de l'acte lui-même qui est attaqué (id. -'104). Mais les donations et les testaments peuvent être annulés pour cause de démence passagère, lorsqu'il est constaté qu'au moment où l'acte a été fait, le donateur ou testateur n'était pas sain d'esprit (id. 910). Il n'y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu était en état de démence au moment de l'action (C. pén. 64); mais ceux qui ont laissé divaguer une personne eu état de démence sont punis d'une amende de 6 à 1 0 fr. (id. 475, 70) ; l'amende est de 1 i à 1;') fr. s'il en est résulté

la mort ou la blessure d'animaux appartenant à autrui (id. 479, 2°); sans préjudice des dommages-intérêts que peut entraîner tout

Î)réjudice cause par le défaut de surveillance C. civ. 1384). >> (Ca. Y.)

* DÉMENER ;SE) v. pr. Se débattre, s'agiter, se remuer violemment : Use démène comme wi possédé. — Fig. Se donner beaucoup de mouvement, de peine pour quelque chose : il s'est bien démené pour cette affaire.

DÉMENT, ENTE adj. (lat. démens, démentis, insensé). Pathol. Tombé en démence.

' DÉMENTI s. m. Parole, discours par lequel on dit à un homme qu'il en a menli : je lui donnerai cent démentis. — Chose contraire à une assertion, à une conjecture, etc. : ce* faits donnent un démenti formel à votre assertion. — Désagrément qu'on éprouve en échouant dans une entreprise, dans une tentative dont on avait le succès à cœur -.je n'en aurai pas le démenti.

' DÉMENTIR V. a. Dire à quelqu'un, ou de quelqu'un, qu'il a menti, soutenir qu'il n'a pas dit vrai : s'il dit cela, je le démentirai. — Nier la vérité, l'exactitude de quelque fait, le déclarer faux, supposé, conlrouvé, etc. : démentez cet écrit, si vous l'osez. — Démentir sa phomesse, ne pas tenir sa promesse. — Fii;. Ne pas confirmer ce qui a été dit, annoncé, conjecturé, pensé, etc. : c'est une chose que l'expérience dément tous les jours. — Faire des choses indignes de : démenVir sa gloire.

Et je démens pour \ous ta voix de la nature.

Corneille. Don Sanche d'Aragon, acte T, se. v

— N'être pas digne de, conforme à : .<:es actions démentent ses discours. — Se démentir v. pr. Démentir soi, se contredire soi-même, ou l'un l'autre ; il se dément lui-même à tout propos; témoignages qui se démentent. — Manquer à sa parole : vous avez promis de l'aider de tout votre crédit, n'allez pas vous démentir. — S'écarter de son caractère, de ses principes : l'homme vraiment vertueux ne se dément jamais. — Etre démenti. Se dit des choses qui cessent ou ne continuent pas d'être ce qu'elles étaient : sa fermeté s'est démentie.

DEMERARA, rivière de la Guyane anglaise, qui se jette dans l'Atlantique a Georgetown, après un cours de 27b kii., dont 150 navigables.

* DÉMÉRITE s. m. Ce qui peut attirer l'improbation, ce qui nous expose à perdre la bienveillance de quelqu'un : où, est le démérite de cette action'?

* DÉMÉRITER v. n. Faire quelque chose

qui prive de l'estime, de la bienveillance, de l'affection de quelqu'un : ,je n'ai point démérité de vous. — Dogmat. Faire quelque chose qui prive de la grâce de Dieu : pour mériter et démériter, il faut agir avec liberté.

' DÉMESURÉ, ÉE adj. Qui excède la mesure ordinaire : c'est un homme d'une grosseur démesurée. — Fig. Extrême, excessif : c'est un homme d'une ambition démesurée.

' DÉMESURÉMENT adv. D'une manière démesurée, excessive : homme démesurément grand.

DÉMÉTER, nom gr. de Cérès.

DÉMÉTRIUS, Dimitri ou Duitri, nom de plusieurs princes russes aux siii", xiv° et XVII'' siècles. Le plus connu de tous est le pseudo-Démétrius. Il s'appropria le nom du plus jeune survivant des fils d'Ivan le Terrible, qui, pendant le règne de son faible frère Fédor, avait été enfermé par Boris Godunoff, beau-frère du czar, à Uglitch, où il mourut de mort violente (1;)91). Son meurtre était attribué à Boris, qui succéda ensuite à Fédor (1598). Ce fut en 1603, à la cour du prince lithuanien Adam Wisniowiecki, don/

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il était page, que pour la première fois le prétendant tenla de faire valoir ses droits. Àlniszeck, palatin de Sandomir. et plusieurs nobles prirent son parti ; une expédition contre Moscou, fut organisée à l'insu du gouvernement (IG04) et chaudement soutenue par les jésuites. L'armée envahissante, forle d'environ 5,000 hommes, s'augmenta en Russie de détachements de cosaques russes révoltés. Plusieurs des plus fortes villes ouvrirent volontairement leurs portes; les autres durent céder après des succès et des revers alterna lifs. La guerre prit fin par la mort subite de Boris et la défection de son commaudant. La veuve du czarlvan reconnut Démétnus pour son fils, et ce dernier entra en triomphe à Moscou (juin IGO.'i). où il fut couronné. Fédor, fils de Boris, et sa mère avaient été assassinés. Démétrius montra beaucoup d'énergie et d'habileté ; mais la venue de Marina, fille de Mniszeck, qu'il avail promis d'épouser, l'arrivée d'une nombreuse troupe de nobles Polonais, de soldats et de jésuites, la tenue arrogante de ses courtisans et le bruit qui courait de sa conversion au catholicisme romain, firent chanceler sa puissance. Quelques jours après le couronnement de Marina, une insurrection éclata ; Démétrius et presque tous ses Polonais furent massacrés par la populace (10 mai 1600). Le prince Shuiski fut proclamé czar sous le nom de Basile III, mais attaqué par un nouveau prétendant, qui s'appelait aussi Démétrius, et par les Polonais et les .Suédois, il: fut forcé d'abdiquer. Le nouveau Démétrius assiégea 17 mois la capitale, fut reconnu par Marina comme son époux, puis finalement assassiné par un chef tartaie de ses gardes en iOlO (Voy. Les faux Démétrius, Mérimée, Paris, 1S54).

DÉMÉTRIUS DE PHALÈRE (ainsi nommé parce qu'il était né au deme de Phalère), homme d'Ltat athénien ::é vers 34.S av. J.-C, mort vers iHi. Lorsque Cassandre de Macédoine devint maître d'Athènes (317), il nomma Démétrius gouverneur et celui-ci administra dix ans Athènes avec succès. Sa popularité fut si grande que les Athéniens lui élevèrent 300 statues, autant que leur année contenait de jours; mais ces statues furent détruites en 307, lorsque, après s'être livré pendant quelque temps à la dissipation, il fut forcé de s'enfuir à l'approche de Démétrius Poliorcète. Condamné à mort par contumace, il s'enfuit à Thèbes, puis en Egypte.

DÉMÉTRIUS, nom de plusieurs rois de Macédoine. I. (Poliorcète) [-orr-sè-te] {preneur de villes), né vers 338 av. J.-C, mort en i83. Pendant les guerres de son père Antigone contre Eumène et Ptolémée, il fit preuve de beaucoup de courage et d'habileté. Il s'empara des villes les plus importantes de la Grèce, chassa d'Athènes Démétrius de Phalère (307), et se rendit maître de Chypre, exploit après lequel son père et lui se firent proclamer rois. Leur exemple fut suivi par Ptolémée, Lysimaque, Séleucus, potentats rivaux d'Egypte, de Thrace et de Syrie. Après des expéditions malheureuses en Egypte et à Khodes, Démétrius passa en Grèce, chassa Cassandre de l'Attique et s'empara de Corinthe, d'Argos, de Sicyone et de la plupart des villes d'Arcadie, puis il se fil battre à Ipsus, en Phrygie (301), où mourut Antigone. Athènes refusa à son retour de le recevoir; aussi contracla-t-il une alliance avec Séleucus, prit Athènes, après une longue lutte ('29:;), et lit une heureuse expédition dans le Pôloponèse, puis dans la Macédoine. Les années suivantes furent occupées à des campagnes en Thrace, en Grèce et en .Syrie. Défait par Séleucus, son gendre, Démétnus fut obligé de se constituer prisonnier et fut enfermé à Apamée jusqu'à sa mort. — IL Fils d'Antiîrone Gonatns, succéda à son père (239 à 229 av. J.-C).

DÉMÉTRIUS, nom de plusieurs rois de Syrie .

— 1. Soter. né vers 187 av. J.-C, mort en UiO. Fils de Séleucus Philopator. il fut retenu à Borne comme otage pendant le règne d'Antiochus Epipliane. Après la mort de ce dernier (164). Démétrius s'échappa secrètement, se rendit àTripolisen Phénicie etse fitreconnaître comme roi par les Syriens. 11 délivra les Babyloniens, opprimés par un gouverneur despote, et reçut pour ce fait le surnom de Soter (sauveur) . A l'instigation du gouvernenr déchu, un certain Bala, se donnant pour Alexandre, fils d'Antiochus Epiphane, se souleva contre lui. Assisté par les Romains, les Juifs et les Cappadociens, il livra bataille à Démétrius, qui fut vaincu et tué dans la déroute. - II. (Nicator), fils de Soter (146- ri;i), détrôna Alexandre Bala. fut livré en 143 au roi des Parthes, dont il épousa la fille : il s'échappa, détrôna son beau-frère qui avait épousé sa première femme Cléopâtre et, après s'être rendu odieux à ses sujets, fut tué par ordre de Clcopàtre. — III. (Eucaerus, l'heureux), fils d Autiochus Gyprus, régna avec son frcre Philippe, et fut fait prisonnier ]iar les Parthes.

DÉMÉTRIUS, architecte grec du iV siècle, qui mit la dcinière main au célèbre temple de Diane à Eplièse.

• DÉMETTRE v. a. Se conjugue comuie METTUK. Disloquer, Ôter un os de sa place : on lui a démis h: poiynet en jouant. — Procéd. Débouter : démettre quelqu'un de son appel. — Destituer : on l'a démis de son emploi. — Se démettre v. jir. Etre démis : son poignet se démit. — Quitter une charge, un emploi, une dignité, etc., s'en défaire : il s'est démis de sa charge.

DEMETZ (Frédéric -Auguste) [de-mèss], philanthrope français, né en 1796, mort en 1S73. Etant conseiller à la cour royale de Paris, il fut chargé par le gouvernement de visiter les colonies pénitentiaires agricoles des Etats-Unis et d'Europe. En '1839, avec son ami M. de Brétignière de Courleilles, il fonda la colonie agricole pénitentiaire de .Mettray, pour la moralisatiou de la jeunesse, et à la' mort de son collaborateur (1804), il resta seul directeur de cet établissement. Demetz a publié plusieurs ouvrages sur l'œuvre qu'il poursuivait.

' DÉMEUBLEMENT s. m. Action de dénieubler; état de ce qui est démeublé.

* DÉMEUBLER v. a. Dégarnir de meubles : démeubler une maison. — Se démeubler, v. |ir. Etre démeublé : cet appartement se duncuble.

— Etre déj^anii : 4a mâchoire se démculle.

' DEMEURANT, ANTE adj. Qui est logé en queliiue endroit : à monsieur un tel, demeurant rue Je... Il n'est d'usage au féminin ([u'en style de prat. : au lieu oit ladite dame est demeurante. — s. m. Reste : ils sont cinq ou six hommes de mérite, le demeurant ne com)de pas.

— Au demeurant loc. adv. Fam. Du reste, au surplus : il est un peu vif; mais, au demeurant, bon garçon.

' DEMEURE s. f. (lat. demorari, tarder). Habitation, domicile, lieu où l'on habite ;((yrA(t/c demeure. — Temps pendant lequel on habite un lieu : il n'a pas fait longue demeure à sa campagne. — Jurispr. Retardement, temps qui court au delà du terme ou l'on est tenu de payer ou de faire quelque autre chose : être en demeure avec ses créanciers. — Etre EN DEMEunn AVEC quelqu'un, être en reste de bienfaits, de bons offices, etc., envers quelqu'un. — CONSTITUEIl, METTOE QUELQU'u.N EN DE-

meuhe, faire, par sommation ou autrement, qu'une personne soit avertie que le terme où elle doit remplir une certaiue obligation approche ou est passé, en sorte qu'elle ne puisse en alléguer l'oubli ou l'ignorance. On dit dans le même sens- mise KiN uemeuiie. — Procéd. Il

Y A PÉRIL en la demeure, le moindre retardement peut causer du préjudice. — A demeure loc. adv. De manière à rester dans le inème état, à demeurer stable, à n'être pas déplacé : poser un châssis, un vitrage d demeJire. On dit aussi, surtout en Jurispr. A i>ehi'Éïuelle demeure. — Agric. Ladourer a demeure, donner le dernier labour avant de semer. Semer a demeure, répandre la semence dans un lieu d'où la plante ne doit pas être transplantée. — Législ. « La mise en demeure est l'invitation faite, dans les formes légales, par un créancier à son débiteur, de remplir l'obligation dont l'échéance est arrivée. Le débiteur est constitué en demeure |:iar une sommation ou par un autre acte équivalent, et même par le seul eflét de la convention, si celle-ci porte que, par la seule échéance du terme, le débiteur sera en demeure. La mise en demeure de livrer un objet qui devait l'être, lait que les risques passent à la charge du débiteur, bien qu'il ne soit plus propriétaire de la chose qu'il détient (G. civ. 1138, 1139, 1195, 1302). La mise en demeure est nécessaire pour que le créancier puisse exiger l'exécution de la clause pénale stipulée dans une convention (id. 1230), ou de l'action résolutoire qui a été réservée dans un contrat de vente d'immeuble, pour le cas de non-paiement du pri.'s au terme fixé (id. 1656). Elle rend responsable des accidents fortuits ou de force majeure airivés à la chose, celui qui ayant commandé un ouvrage tarde à en prendre la livraison (id. 1788), ou le dépositaire qui est en retard de restituer l'objet déposé (id. 1929) etc. ; elle donne au créancier le droit de réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution de l'obligation (id. 11.16 et 3); mais elle a surtout pour elfet de faire courir les intérêts des sommes exigibles (id. 1153 et s., 1014, 1-996).» (Ch. Y.)

■ DEMEURER v. n. (lat. demorari). Habiter, faire sa demeure. (Dans ce sens et dans le suivant, il se conjugue avec le verbe avoir.) Il a demeuré d Madrid. — Tarder, employer plus ou moins de temps à quelque chose : il a demeuré longtemps en chemin. — S'arrêter, se tenir, rester en quelque endroit. (Dans ce sens et dans les suivants, il se conjugue avec le veiiie ÊTRE.) ilion cheval est demeuré en chemin.

Demeurons dans le poste ou le ciel nous .1 mis. Louis Racine.

— Demeurer sur la place, être tué, terrassé sur la place où l'on a combattu : trois mille hommes demeurèrent sur la place, ou, impers., il est demeuré trois mille hommes sur la plaee.

— Fig. Demeurer en arrière, demeurer en RESTE, rester débiteur. Ne pas demeurer en RESTE, rendre la pareille. — Demeurer pour les gages, être pris ou tué dans quelque combat d'où les autres se sauvent. Se dit, par exemple, si, dans une hôtellerie, dans un cabaret, on retient quelques personnes d'une compagnie dans le dessein de les faire payer pour les autres qui se sont échappées. Se dit même quelquefois en parlant d'une chose qu'on a perdue quelque part : j'eus peine à •me tirer de cette foule, mon chapeau y demeura pour les gages. Ces phrases sont maintenant peu usitées. — Demeurer sur le cœur, sur l'estomac, se dit d'un aliment qui cause des soulèvements de cœur, des maux d'estomac, ou qui pèse sur l'estomac. — Cela lui est demeuré SUR le cœur, il en conserve du ressentiment. — ^ Demeurer en beau chemin, ou en demeurer LA, ne point avancer, ne point faire de progrès, en quelque chose que ce soit, maigre les facilités ou les dispositions qu'on ])ar.iissait avoir. — En demeurer la, ne point donner suite à une alïaire; ou n'avoir point de suites, ne pas être continué, poussé plus loin : '(/ ne veut pas en demeurer là; l'affaire n'en demeurera pas là. On dit également, en demeurer la d'un travail, d'un discours, d'unk

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