DEMI
LECTDRE, etc., discoiitinuer un travail, une lecture, etc. — Dkmeurons-en la, n'en parlons pas davantage, cesi5ons. — Deueurons-en i.a, DEMEURONS-EN A CELA, tenons-nous-cn à cela, c'est cela que nous devons préférer, choisir. — Demel'keh sur la DONNE BOUCHE, cosser de manger ou de boire, après qu'on a bu ou mangé ([uelque chose qui llatle le goût; et, flg., s'arrêter après quelque chose d'agréable, dans la crainte d'un changement, d'un retour fâcheux. — Demeurer sur son appétit, se retenir de manger quand on a encore appétit. Fig. et tani. Ne" pas aller aussi loin que nos désirs, que nos goûts pourraient nous porter. — ■ Demeurer COURT, TOUT COURT, manquer do mémoire en récitant un discours appris par cœur, ou ne plus trouver ce qu'on avait à dire, ce qu'on voulait dire. Se dit aussi quand une personne est si pressée par des objections, ou si convaincue, qu'elle ne sait que répondre. — Fig. Etre à demeure, être permanent, ou tenir, persister, durer : la parole vole, et les écrits demeurent. On l'emploie quelquefois impersonnellement, dans le même sens : il lui en est demeuré une cicatrice. — Se trouver, rester, être dans un certain état : il est demeuré muet; demeurer garant. — Se dit encore de ce qui est conservé, laissé ou dévolu à quelqu'un: ce hicnlui est demeuré. — Fig. Se dit dans le même sens : la victoire lui demeura. — Impers. Rester, être de reste : il ne lui en est pas demeuré une obole.
* DEMI, lE adj. sing. (lat. dimidius, moitié). Qui contient, qui fait, qui est la moitié d'une chose divisée ou divisible en deux parties égales. On ne le fait accorder en genre que lorsqu'il vient immédiatement après un substantif qui désigne une quantité entière : deux mètres et demi ; une heure et demie. — Reste invariable quand on le fait suivre immédiatement de son substantif : demi-livre. — Abusiv. Midi et demi, minuit et demi, demi-heure après midi, après minuit. — Prov. et fig. En diable et demi, excessivement : battre quelqu'un en diable et demi. — S'emploie, dans certaines phrases elliptiques et proverbiales, avec la préposition a, suivie de mots qui expriment une mauvaise qualité; et alors signifie, qui enchérit sur celle qualité; à fourbe, fourbe et demi. — Se met aussi devant quelques substantifs de qualité; et alors sert à marquer une sorte de participation à la qualité que le substantif désigne : demi-dieu. CVoy. Dieu.) — Demi-frère, celui qui n'est trère que du côté paternel ou du côté maternel. On dit dans un sens analogue, demi-sœur. — Par dénigr. Un demi-savant, un homme qui ne sait rien qu'imparfaitement, ou qui présume savoir beaucoup, quoiqu'il sache peu. — Sert également à former, avec divers autres mots, des termes indiquant certaines choses qui ne sont pas tout à fait ce que les mots auxquels on le joint désigneraient, si on les employait seuls : demi-jour; demi-clarté; demisoupeon; demi-mot; demi-savoir (savoir médiocre); demi-mesure (précaution insuffisante) ; il n'y a que demi-nud. Dans l'ancienne chimie, demi-métal. Peint., demi-teinte. Sculpl., demibosse. Chapell., demi-castor. (Voy. Jour, Mot, etc.) — s. m. Anlhm. Moitié d'unité : quatre demis valent deux unités.— s. f. Demi-heure : cette hortoije, cette montre sonne les heures et les demies. — Adverbial. A moitié, presque: cela est demi-cuit. — A demi loc. adv. A moitié ; cela est plus d'à demi fait. — En partie ou imparfaitement, incomplètement : faire les choses à demi. — Il n'y en a pas a demi, il y en a beaucoup.
•DEMI-AUNE, DEMI BAIN, DEMI-CERCLE, DEMI-DIEU, DEMI-FRÈRE, DEMI-TEINTE, etc.
('le. (Voy. Demi et les mots Aune, Bain, Cercle, Dieu, etc.).
DEMI-BRIGADE s. f. Nom donné, pendant les guerres de la Révolution, aux régiments d'infanterie et d'artillerie. Plur. des demi-brigades.