‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 244 sur 568 · DERW · texte numérisé non relu

DERW

DESA

* DEROGEANCE s. f. Chancell. Action par laquelle on perd les droits et privilèges atlarhés à la noblesse : quimd il y a dérogeance, il faut des réhabilitations. — i* Diminution de privilèges.

•DÉROGEANT, ANTE adj. Qui déroge : actions dérogeantes à la noblesse.

* DÉROGER V. n. (lat. derogare). Modifier, changer, de quelque manière que ce soit, une loi, un acte de l'autorité publique, une convention, des droits, un usage, etc.; s'en écarter, y faire quelque chose de contraire : les privilèges dérogent aux droits communs — ■ DÉROGER A NOBLESSE, OU Simplement déroger, faire quelque chose qui, par les lois du pays, entraîne la perte des privilèges attachés à la noblesse : prendre des terres à ferme, tenir boutique, etc., c'était autrefois déroger à noblesse. — Faire une chose indigne de. —Condescendre, s'abaisser : il voulut bien déroger jus'jue-hj.

* DÉROIDIR. Voy. Déraidir.

•DÉROUGIR V. a. Oter la rougeur, ce qui

rend rouge : elle avait le visage tout rouge de la petite vérole, un mois de temps l'a entièrement dérougie. — v. n. Devenir moins rouge : le nez ne lui a pas dérougi. ■ — Se dérougir v. pr. Devenir moins rouge ; cela commence à se dèiougir.

DÉROÙILLEMENT s. m. Action de dérouiller.

* DÉROUILLER v. a. Oter la rouille ; dérouiller des armes. — Fig. et fam. en parlant des personnes, façonner, former, polir . le commercedu monde l'a dérouillé. —Seàérouïiler v. pr. Perdre sa rouille : te fer se dérouille peu à peu lorsqu'on le manie souvent. — Se former : ce jeune homme commence à se dérouiller; l'es- )irit se dérouille dans le grand monde, dans le commerce dugrandmonde. — Se remettre au fait d'une chose que l'on a autrefois apprise ou pratiquée, mais que l'on a plus ou moins négligée depuis : il y a longtemps qu'il n'a vu du latin, il aurait besoin de se dérouiller un peu.

* DÉROULEMENT s. m. Action de dérouler : le déroulement des manuserits d'Herculanum exige de grandes présautions.

' DÉROULER v. a. Etendre ce qui était roulé, cl le mettre de son long: dérouler une étoffe. — Fig. : au sommet de la colline, le tableau le plus riche et le plus varié se déroula devant nous: il déroulait à nos yeux le tableau des événements de cette grande époque. — *v Typogr. Faire retourner en arrière le train de la presse à bras, au moyen de la manivelle et du rouleau. — * Se dérouler v. pr. Etre déroulé : les vagues se déroulaient sur la plage. — Apparaître : une vue spkndide se déroula tout à coup a nos yeux.

DÉROUTANT, ANTE adj. Qui peut déconcerter.

* DÉROUTE s. f. Fuite de troupes qui ont été défaites, qui ont été rompues, ou qui ont pris répouvante d'elles-mêmes : mettre l'ennemi en déroute. — Fig. Renversement total des affaires de quelqu'un : cet accident a mis la déroule dans ses affaires. — Fig. et fam. Mettre quelqu'un en déroute dans une dispute, le déconcerter, le mettre hors d'état de répoudre.

* DÉROUTER V. a. Détourner, égarer quelqu'un de sa route, de son chemin : nous étions dans le bon chemin, vous nous avez déroutés. - Fig. Rompre les mesures que quelqu'un prenait, et qui le conduisaient à son but : cet événement Va totalement dérouté. — Déconcerter : ce qu'on lui a dit l'a dérouté.

•DERRIÈRE (préf. de; lat. rétro en arrière). Préposition de lieu qui marque ce qui est après une chose ou une personne : se cacher derrière quelqu'un ; avoir les mains liées derrière le dos. — Fig. Il ne faut pas regarder DERRIÈRE SOI, il faut continuer quand on a bien comineacé, quaud une lois on s'est engagé

dans une carrière. — Adv. Après, en arrière, ou du côté opposé au devant : je l'ai laissé bien loin derrière; regarder derrière. — Porte DE DERRIÈRE, faux-fuyaut, défaite, échappatoire. — Faire rage des pieds de derrière, faire tous ses elïorts, mettre tout en usage pour réussir. — Laisser quelqu'un bien loin derrière SOI, bien loin derrière, le surpasser, avoir beaucoup d'avantage sur lui. — Sens devant DERRIÈRE, se dit en parlant de la situation d'un objet tourné de telle façon que ce qui devrait être devant se trouve derrière. — Derrière s. m. Côté opposé au devant, partie postérieure : le derrière de la mais on. — Partie de l'homme et de quelques animaux qui comprend les fesses et le fondement : s'écorcher le derrière.

Un bonime fort mal accoutré, Dunt il- pantalon déchiré Attfst.iit l'extrême misère, Quitt.iil un jour le baron de Perrière ;

— Que fais-tu de cet bomme? — 11 me montre l'iiébrcu.

— Eh bien ! mon cher baron, ie crains fort qu'avant peu

11 ne te montre le derriérr.

Db Saint EcvBnTB.

— w Argot. Enlever le derrière, donner un coup de pied dans le derrière. — Se lever le derrière LE premier, SB Icvcr de mauvaise humeur. — * Pop. Montrer le derrière, fuir dans un combat ; et, fig., ne pouvoir pas exécuter ce qu'on s'était vanté de faire. — Art milit. Auplur. Derniers corps d'une armée en marche ou en bataille ; côté auquel l'armée tourne le dos ; pays qu'elle laisse derrière elle : il fondit sur les derrières de l'ennemi ; un marais protégeait SCS derrières.

DERRY. Yoy. Londonoerry.

DERTONA. auj Tortona, ville importante de la Ligurie et colonie romaine appelée Julia.

DERVAL, ch.-l. decant., arr. et à 24 kil. 0. de Chateaubriant (Loire-Inférieure) ; ;i,.321 liab. Ruines d'un château assiégé par du Guesclin et déinanlelé en 1593 par ordre de Henri IV.

•DERVICHE ou Derviss. m. Mot persan qui équivaut à l'arabe /ii/ii)' (pauvre) et qui désigne une classe de religieux musulmans coriespondant, en quelque sorte, aux moines du christianisme :

Qui désignai-je. à votre avis, Par ce r.it si peu secourable ?

Un moine? non ; mais un dcrvis.

Là Fontaine.

11 existe plusieurs ordres de derviches. Ces moines musulmans se rassemblent en communautés et vivent dans des couvents. Leur discipline exige la pauvreté, la chasteté et l'humilité ; leurs rites consistent en danses, en prières et en mortifications de la chair. La secte la plus nombreuse est celle des mevlevis ou derviches tourneurs, dont les cérémonies consistent principalement en danses fantastiques. Les rufais ou derviches hurleurs dansent en vociférant le nom d'Allah, jusqu'à ce qu'ils tombent épuisés et la bouche écumaiite. La robe des calenders est quelquefois de deux couleurs; d'autres fuis ils |iortenl seulement une peau de mouton autour des reins, tandis que la partie supérieure de leur corps est peinte d'une manière capricieuse. <. A la vérité, dans presque tous les paysmahométans, les véritables derviches sont l'objet d'une certaine vénération, même quand la singularité de leurs vêtements et de leurs manières les rend légèrement ridicules. On peut les comparer aux frères mendiants des contrées catholiques, honorés en déi)it du léger sourire ou de l'innocente plaisanterie que leur vue provoque souvent. » (Palgrave). — Les marabouts que l'on trouve parmi les musulmans des Etats barbaresques peuvent être considérés comme des derviches.

DER'WENT [dèr-ouénnt], nom de plusieurs rivières d'Angleterre. — I. Rivière du Cuniberland, qui se jette dans la mer d'Irlande, près de Workinglon, après un cours de BO kil,

Elle forme la cataracte de Lodor. — II. Rivière du Derbyshire, qui se jette dans le Trent, après un cours de 80 kil. — 111. Rivière du Yorkshire, affluent de l'Ouse; cours, 90 kil.

• DES [de]. Mot qui tient lieu, par contraction, de la préposition de et de l'article pluriel les. (Voyez la prep. de.)

DÉS prép. de temps et de lieu [de]. Depuis, à partir de : dès celte époque-là; dès Orléans. — Dès LORS, dès ce moment-là, dès ce tempslà. — De là, par forme de conséquence : il ne peut user de ce moyen; qu'avons-nous dès lors à craindre de lui? On dit quelquefois dans le même sens : dès la; mais cette locution a vieilli. — S'emploie aussi pour désigner un temps fixe et prochain dans l'avenir '.j'y travaillerai dès demain. — Dès que loc. conj. Aussitôt que : dès que le soleil fut levé. — Puisque : dès que vous en tombez d'accord.

DÉSABUSABLE adj. Qui peut être désabusé.

DÉSABUSEMENT s. m. Action de désabuser, de détromper.

• DÉSABUSER V. a. [dé-za-bu-zé]. Tirer d'erreur, délromperde quelque fausse croyance: vous êtes dans l'erreur, je dois vous désabuser. — Détromper quelqu'un de l'idée avantageuse ou défavorable qu'il se fait de quelque personne, de quelque chose : vous craigniez d'avoir affaire à un malhonnête homme, vous voilà bien désabusé. — Se désabuser v. pr. Désabuser soi : désabusez-vous de croire que l'on s'occupe de vous; il s'est désabusé des vanités du monde.

• DÉSACCORD s. m. [dé-za-kor]. Etal de ce qui n'est pointd'accord; dill'érence d'opinions, de sentime!its entre les personnes : ces discussions amenèrent le désaccord, et le désaccord les brouilleries. — »v Désunion : il mit le désaccord entre le mari et la femme.

" DÉSACCORDER v a. Détruire l'accord d'un instrument de musique : il a désaccordé mon. violon. — • »■»' Fig, Détruire l'union : désaccorder un bon ménage. — * Se désaccorder v. pr. Etre désaccordé ; cette harpe s'est désaccordée. — M> Fig. Cesser d'être d'accord, unis : ils se désaccordent dans toute cette famille.

' DÉSACCOUPLER v. a. Détacher les unes des autres des choses accouplées : désaccoupler des chiens; désaccoupler des draps de lit. — Se désaccoupler v. pr. Désaccoupler soi : ces

chiens se sont désaccouplés.

■ DÉSACGOUTUMANCE s. f. Perle de quelque ooiiluine on de quelque habitude (vieux).

• DÉSACCOUTUMER v. a. Faire perdre, faire quitter une coutume, une habilud' .■ on aïo'a bien de la peine à le déscLccoulumer du vin. — Se désaccoutumer v. pr. Désaccoutumer soi, perdre l'habitude ; il se désaccoutume du jeu.

DÉSACHALANDAGE s. m. Perle do chalands, de chenléle.

• DÉSACHALANDER v. a. [dé-za-cha-]. Eloigner les chalands, faire perdre les [iratiques, éloigner ceux qui vont habiluellciiienl acheter chez un marchand ; ce mauvais bruit a fort désaehalandè ce marchand.

• DÉSAFFECTION s. f. [dé-zafék-si-on].

Peite de l'atlection : les mesures prises par le gouvernement produisirent la désaffection des citoyens.

DÉSAFFECTIONNER v. a. Détourner d'une all'ectiuu. — Cesser de porter aU'ection à.

■ DÉSAFFOURCHER v. n. Mar. Lever l'ancre

d'alfiun-clie : ce vaisseau désaffourche.

' DÉSAGRÉABLE adj. Qui déplait, de quelque manière que ce soit. Se dit des personnes et des choses ; personne désagréable; cette nouvelle lui a été fort désagréable,

DÉSA

* DÉSAGRÉABLEMENT adv. D'une manière

désagréable.

* DÉSAGRÉER v. n. Déplaire, n'agréer pas : si cela ne vous désagrée pas.

' DÉSAGRÉER v a. Mar. On dit maintenant, DÉGRÉKI).

* DÉSAGRÉGATION s. f. Didact. Séparation des parties dont l'assemblage constitue un corps.

* DÉSAGRÉGER v. a. Faire cesser l'agrégation des partios : l'humidité désagrège certains corps. — Se désagréger Y. pr. Etre désagrégé : ce corps se désagrège.

' DÉSAGRÉMENT s. m. Chose désagréable, sujet de chagrin, d'ennui, de dégoût : c'est un grand désagrément que d'avoir des procès. — Défaut qui nuit aux agréments extérieurs d'une personne : elle est belle, mais elle ne laisse pas d'avoir quelques désagréments dans le visage.

DESAGUADERO [dé-sâ-goua-dé'-ro]. I. Rivière navigable de Bolivie qui fait communiquer le lac Titicaca avec le lac Aullagas, dans lequel elle se jette après un cours de 300 kil.

— II. Grande plaine dénuée d'arbres, entre les Cordillères orientales et les Cordillères occidentales des Andes boliviennes, longue de 800 kil., lai'ge de 50 à 100 kil. et appartenant pour un tiers au Pérou et pour le surplus à la Bolivie; élévation moyenne, 4,000 m. Excepté dans les villes, la population est en majorité composée de Quichuas ou Incas et d'Aymaras. Ville principale, Oruro. Or, argent, cuivre et étain; sources thermales, climat doux et sain. Les céréales ne mûrissent pas, mais les pommes de terre croissent à l'état sauvage. Guanacos, alpacas, blâmas, vigognes, bêtes à cornes, chevaux, ânes, mulets.

DESAIX DE VEYGOUX (Louis-Charles-An-

toine) [de-zê-de-vé-goû], plus connu sous le nom de Desaix, général, né le 17 août 1768, à Saiut-Hilaire d'Ayat, près de Riom (Puy-de- Dûme), mort le 14 juin 1800, frappé d'une balle au cœur à Marengo. Au sortir de l'école militaire d'Efliat, il entra dans l'armée en 1783, et quand éclata la Révolution, dont il était partisan, il fut deux fois emprisonné comme aristocrate. Il se signala sous les ordres de Moreau, pendant la campagne de Bavière, défendit deux mois la place ouverte de Kehl, tint en échec l'archiduc Charles, conclut finalement une capitulation très honorable pour lui et montra une habileté consommée en traversant le Rhin à la tête de son armée. Il accompagna ensuite Bonaparte en Egypte, et après la prise d'assaut d'Alexandi-ie, marcha sur le Caire avec l'avant-garde,

S rit part à la bataille des Pyramides, repoussa ourad-Bey en iNubie, et établit un gouvernement régulier. 11 conquit toute la haute Egypte en huit mois, puis rentra en France et rejoignit en Italie Bonaparte, le 11 juin 1800. Ce dernier lui confia le commandement d'une division, et ce fut grâce à son arrivée au moment opportun sur le champ de bataille de Marengo que la défaite de Bonaparte se changea en victoire. Des honneurs extraordinaires furent rendus à sa mémoire. Ses restes reposent dans l'hospice du montSaint-Bernard.

* DÉSAJUSTÉ, ÉE part, passé de désajuster.

— Manège. Ce cheval est désajusté, se dit d'un cheval qui ne fait plus le manège avec la même justesse, dont les allures sont dérangées.

'DÉSAJUSTER v. a. Faire qu'une chose cesse d'être dans l'arrangement dans la positiiin où elle était et où elle devait être : désajuster un canon ; drsajuster la parure de quelqu'un. — Se désajuster v. pr. Etre désajusté : sa coiffure s'est toute désajustée.

DÉSALTÉRANT, ANTE adj. Qui désaltère :

breuvage J''sall''rant.

DÉSA

* DÉSALTÉRER v. a. Apaiser la soif : le vin mêlé avec de l'rnu désaltère mieux que l'eau pure. — Se désaltérer v. pr. Apaiser sa soif : 4'e désaltérer à une source.

' DÉSANCRERv. n. Mar. Lever l'ancre : on vo partir, l'ordre est donné pour désancrer (vieux).

* DÉSAPPAREILLER v. a. Oler une ou plusieurs choses d'un certain mimbre de choses paieilles, dont la réunion forme une sorte d'ensemhle, d'assortiment : désappareiller des attelages de chevaux. On dit plus ordinairement, nÉPAREiLLEU.

DÉSAPPARIER v. a. Séparer deux oiseaux apjiariés; tuer le mâle ou la femelle : on a désapparié ces pigeons, ces perdrix.

* DÉSAPPOINTEMENT s. m. Contrariété qu'on éprouve lorsqu'on est trompé dans ses espérances, déconcerté dans un projet : onlui avait promis cette place, on l'a donnée à un autre; c'est pour lui un fâcheux désappointement.

' DÉSAPPOINTER v. a. Autref. Oter, rayer quelqu'u[i de l'état des soldats ou officiers de guerre entretenus : désappointer un soldat, un capitaine. — Auj.fig. Tromper quelqu'un dans ses espérances, ne pas remplir son attente : cela dut bien le désappointer. — Désappointer UNE PIÈCE d'étoffe, couper les points de fil ou do ficelle qui tiennent en état les plis de cette pièce.

* DÉSAPPRENDRE, v. a. Se conjugue comme PRENDRE. Oublier ce qu'on avait appris : cet enfant, bien loin d'apprendre, désapprend tous les jours.

' DÉSAPPROBATEUR, TRICE adj. Qui désaprouve par caractère, par habitude : esprit désapprobateur. — Substanliv. : c'est un désapprobateur éternel.

' DÉSAPPROBATION s. f. Action de désapprouver : votre désapprobatioti l'a chagriné.

* DÉSAPPROPRIATION s f. Action par laquelleon abandonne la propriété d'une chose: il ne se résignera pias aisàiteutà la désappropriation de ses biens. Peu usité.

* DÉSAPPROPRIER (SE) v. pr. Renoncer à une propriété, s'en dépouiller ; il faut se désapproprier de tout pour payer ses dettes. Peu usilé.

" DÉSAPPROUVER v. a. Blâmer, condamner, trouver mauvais : tout le monde désapprouve sa conduite. On l'emploie aussi avec la conjonction que suivie d'un verbe : je ne désapprouve pas que vous preniez ce parti.

" DÉSARÇONNER v. a. Mettrehors des arçons, jeter hors de la selle : un cavalier sur une selle rase est aisé à désarçonner. — Fig. et fam. Confondre quelqu'un dans une discussion, le mettre hors d'état de répondre ; ec philosophe eut bientôt désarçonné son adversaire. — vv Se désarçonner v. récipr. Se faire perdre les arçons l'un à l'autre.

* DÉSARGENTER v. a. Enlever l'argent d'une chose qui était argentée : le feu a désargenté ct'S/Zdmôsaua;.— Fig. et fam. Dégarnir d'argent comptant : les frais de noce l'ont entièrement désargenté. — Se désargenter v. pr. Etre désargenté, perdre sa couche d'argent : ces couverts commencent à se désargenter.

DÉSARGENTURE s. f. Action de désargenter une pièce que l'on veut réargenter.

' DÉSARMÉ, ÉE part, passé de désarmer. — Adjectiv. Qui n'a plus d'armes : que pouvaitil seul et désarmé, contre une troupe de furieux ?

' DÉSARMEMENT s. m. Action par laquelle on fait quitter les armes à des gens de guerre ou autres : le désarmement de la garnison fut le premier article de la capitulation. — Par ext. Licenciement des gens de guerre : les places ne furent rendues qu'après le désarme-

DESA

ment. — Action de désarmer un vaisseau : on

a commencé le désarmement de cette frégate. — Escr. Action par laquelle on fait sauter l'épée de son adversaire : tenter le désarmement.

* DÉSARMER v. a. Oter à quelqu'un son armure : après le combat il se fit désarmer pur son écuyer. — Oter, enlever à quelqu'un ses armes : on se jeta sur lui pour le désarmer. — Escr, Faire sauter l'épée de la main de son adversaire . il se battit contre un tel, et le désarma. — Obliger quelqu'un à livrer, à rendre les armes qu'il a en sa possession : le gouverneur de la ville a désarmé les bourgeois. — Mar. Désarmer un vaisseau, ledégarnirde son artillerie, de son équipage, de ses agrès, et le

I laisser dans le porl. — Toucher, fléchir, adoucir, rendre traitable : désarmer par tes sou-

I missions, par le repentir ; ses pleurs me désirmèrent; désarmer la critique. On dit de même, désarmer la colère, la haine, la vengeance, le ressentiment, etc., de quelqu'un. — Fig. Priver, dépouiller : ces princes que la mort a désarmés de leur puissance.— v. n. Poser les armes, congédier les troupes, et cesser de faire la guerre: toutes les puissances belligérantes ont désarmé. — Se dit également d'un vaisseau qu'on désarme : ce vaifisem doit aller désarmer dans tel port. — Se désarmer v. pr. Oter sou armure: il alla se di'surmer.

DÉSARRIMAGE s. m. Mar. Action de désar-

riinrr.

DÉSARRIMERv. a. Mar. Défaire l'arrimage

établi dans la cale d'un navire.

* DÉSARROI s. m. [dé-za-roi] (vieux franc. arroi. équipage). Désordre dans les affaires, renversement de fortune. N'est guère usilé qu'avec les prépositions en et dans: sesaffaires sont dans un grand désai'roi; la mort du général mit l'armée en désarroi. — Par exag, : nous venons de déménager, tout est chez nous dans te désarroi.

•DÉSARTICULATIONS, f. Chir. Amputation d'un niembre dans son articulation.

* DÉSARTICULER v. a. Faire une amputation dans l'articulation ; pratiquer la désartii'ulaliiiii d'un os : désarticuler le fémur. — Se désarticuler v. pr. Sortir del'articulation :

l'os ilr l'épaule s'est désarticulé.

' DÉSASSEMBLER v. a. Séparer ce qui était joint par assemblage. Ne se dit guère qu'en parlant des pièces de charpenterie et de menuiserie : désassembler une armoire pour la transporter. — v* Se désassembler v. pr. Cesser d'être assemblé : cette charpente se désassemlile.

DÉSASSOCIER v. a. Rompre une association. — Fif.'. N'être plus en bon accord. — Se désassocier v. pr. Cesser d'être associé.

1 DÉSASSORTIR v. a, Oter ou déplacer quelqu'une des choses qui avaient été assorties : on a. désassorti mes porcelaines. — v* Se désassortir v. pr. Etre désassorti.

' DÉSASTRE s. m. [déza-stre] (rad. astre, à

causi^ de l'intluence que l'on atlribuiiit aiitiefiiis aux astres sur les destinées). Evénement funesle, grand malheur; effet qui en résulte : la vue de ce désastre fait fendre le cœur.

* DÉSASTREUSEMENT adv. D'un« maniera

désastreuse.

* DÉSASTREUX, EUSE adj. Funeste, malheureux : événement désastreux.

DÉSAUGIERS. 1. (Marc-Antoine) [dé-zô-jié], compositeur, né à Fréjus en 17-52, mort à Paris en 1793. Il apprit, sans maitre,la science de la composition et donna des airs énergiques, pleins d'originalité, qui obtinrent une grande vogue. — II. (Auguste-Félix), littérateur et diplomate, fils aîné du précédent, né à Fréjus en 1770, mort vers 1836. Il resta pendant "20 ans consul général à Copenhague. Il a laissé des cantates, des libretti et une lr&-

DESA

DKSG

gédie lyrique, V certain succès, leine), célèbre ■ surnommé l'Ana cèdent, né à Fré Paris le 9 août 1 arrangea en opi:

gré lui dont son que la Révolutioi en 1794, et alla .

une de ses sœurs 11 trouva celle co Tombé entre les i dans un cachot, s un navire el pass nut d'abord la mi élèves, il enseign; mies et put rentrt tir de ce moment, sition de spirituels tune du Vaudeville, Français. Les plus co..

le Mahage txlravaijimt, Gêne, Vautour, Diimoll eut la direction du V^

), qui obtint un

"c-Antoine-Made-

el vaudevilliste,

is, frère du pré-

Page 1