‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 279 sur 568 · DIVE · texte numérisé non relu

DIVE

DIVI

sures et des stances : le dithyrambe était originairement consacré à Bacclms. — Fig. et fani. Louange excessive : il entonna tin dithyrambr en son honneur.

' DITHYRAMBIQUE adj. Qui appartient au dilh\ ramlie, qui tient du ditliyranibe : poésie dithyrambique ; chant dithyrambique. — Fig. et fam. Excessif : louanges dithyrambiques.

DITHYRAMBIQUEMENT adv. D'une manière

dithyrambique.

DITHYRAMBISTE s. m. Celui qui fait des ditliyrarabes.

* DITO adv. (ital. dit). S'emploie dans les livres de commerce, dans les factures etc., à peu près de la même manière que le mot lalin Idem, lorsqu'on ne veut pas répéter le nom d'une espèce de marchandise déjà désignée : vingt sacs de café, à tant; trente duo, à tant.

' DITONs. m. (ital. dilono). Mus. Tierce majeure ou mineure, intervalle composédedeux tons, on d'un ton et d'un demi-ton.

DIU [di'-ou]. Ile portugaise de l'Inde, séparée par un étroit canal de l'extrémité méridionale du Cuzarate, à 230 kil. N.-O. de Bombay; 30 kil. carrés, 12,500 hab. Elle l'ut prise par les Portugais en 1515. — 11. Ville forte de l'île ci-dessus; elle possède un excellent foit.

DIURÈSE s. f. [di-u-rè-ze] (lat. diuresis], Méd. Exrr.Hion abondante d'urine.

* DIURÉTIQUE adj. (gr. diourêtihos) . Méd. Apéritif, qui fait uriner : les asperges sont diurétiques. — s. m. Médicament qui active la sécrétion de l'urine. Les principaux diurétiques sont: le nitrate de potasse, l'acétate de potasse, l'asperge, le chiendent, les queues de cerises, la scille, la digitale, ia pariétaire, la reine des prés, le vin blanc et surtout le vin diurétique de Trousseau.

' DIURNAL, AUX s. m. (lat. diurnus, diurne) Livre de prières qui contient l'orfice canonial de chaque jour, à l'exception des matines, et quelquefois des laudes : diurnal à l'usage de Paris.

' DIURNE adj. (lat. diurnus : de dies, jour), D'un jour; de jour : le mouvement diurne de la terre; arc diurne ('Voy. Arc) plantes diurnes; animaux diurnes. — Méd. Fièvre diurne, fièvre dont les accès reviennent pendant le jour. On dit de même, nev[i.\lgie diurne. — Ant. rom. Actes diurnes (Voy. Acte). — s m. Oiseau de proie ou insecte qui vole et chasse pendant le jour.

DWA s. f. (ital. diva, divine). Nom donné aux cantatrices célèbres : la diva Patli. — Surnom donné par les fanatiques à toute cnntatrice en vogue : Thérésa, la diva des cafésconcerts.

' DIVAGATION s. f. Jurispr. Action de laisser divaguer : la divagatior. des animaux malfaisants est punie d'une amende. — Dans le langage ordinaire. Action de s'écarter de la question, du sujet sur lequel on parle ou on écrit. Dans cette acception, il s'emploie suilout au pluriel : se perdre dayis des divagations. — Par ext. Propos incohérents qui marquent le désordre d'esprit : divagations d'un aliéné. — Législ. « Ceux qui ont laissé divaguer des fous ou des furieux étant sous leur garde ou des animaux malfaisants ou féroces; ceu.\ qui ont laissé courir des chevaux, bêtes do trait, de charge ou de monture dans un lieu habité, sont punis d'une amende de 6 fr. a iO fr., quand même, il n'en serait résulté aucun dommage (C. pén. 47o). S'il y a eu, par suite de cette divagation, quelque dommage à la propriété d'autrui, ou s'il en est résulté la inorl ou la blessure d animaux ap|)arteiiant k autrui, l'amende est de 1 1 a 1-5 fr. et, selon les circonstances, le juge peut prononcer l.i peiue de l'eiuprisonnenient pendant cinq jour;

au plus; cette peine doit toujours être prononcée en cas de récidive (id. 478, 479, 480). Dan; tous les cas où il y a eu dommage, la réparation peut en être obtenue de ceux que la loi déclare responsables (G. civ. 1384, iSSo). »

(Cb. y.)

* DIVAGUER V. n. (lat. diua^an). Jurispr. Errer çà el la. Se dit des animaux féroces ou malfaisants, des fous et des furieux, livrés à eux-mêmes par l'imprudence ou la négligence de ceux qui devraient les surveiller : laisser divaguer un furieux. — Dans le langage ordinaire. S'écarter de la question, du sujet sur lequel on parle ou on écrit . cet homme ne sidt aucun raisonnement, il ne fait que dicaguar. — Se dit aussi des fous ou de ceux (pii, pour quelque autre cause, n'ont pas le plein usage de leur raison : il a le délire, il divague.

* ÛIVAN s. m. (turc, diouan, assemblée). Terme employé dans le Levant pour désigner un conseil suprême, un tribunal, une assemblée de notables : les divans se tiennent dans des sallfs autour desquelles règne une sorte d'estrade ou de vaste sofa qui sert de siège aux membres de l'assemblée. — Lu divan impérial, ou absoL, LE divan, le conseil du Grand Seigneur; le ministère ottoman; cela fut proposé au div.an ; le grand v'izir est le chef du divan. — Par ext. Estrade, sofa, tel que celui ou s'asseyent les membres d'un divan : s'étendre sur un divan. — Dans les littératures orientales, se dit de certains recueils de poésies : le divan de Hafiz.

DIVANY s. m. (rad. divan). Manière particulière d'écrire l'arabe : ce genre d'écriture est d'usage chez tousles peuples qui emploient les caractères arabes. En Turquie, les lirmans et tous les actes publics, sont écrits eu divany .

* DIVE adj. (lat. diva). Vieux mot qui signifiait divine. N'est plus guère employé que dans cette expression : la dice bouteille. — s. Myth. orient. Sorte de déesse subalterne ; les dives et les péris.

DIVE-DU-NORD, rivière qui nait dans le cant. de .Muelieau (Vienne), baigne Montcontour, Brèzé, sépare le dép. de la Vienne de celui des Deux-Sèvres, alimente le canal latéral à la Ûive(.j0 kil.)else jette dans le Thouet après un cours de 76 kil.

* DIVERGENCE s. f. [di-ver-jan-se]. Géom. et Opt. Situation de deux lignes, de deux rayons, qui vont en s'écartant : divergence des rayons solaires. — Fig. Dill'éreuce, se dit surtout en parlant des opinions : divergence de principes.

•DIVERGENT, ENTE adj. Opposé à Convergent. Geom. et Opt. Se dit des lignes, des rayons qui vont en s'écartant l'un de l'autre. — Fig. Opposé, qui ne s'accorde pas : principes divergents. — vv Bot. Se dit des parties qui vont en s'écartant d'un centre commun : nervures divergentes.

' DIVERGER v. n. (lat. divergere : de dis, priv. et de vergere, tourner). Géom. et Opt. Se dit des lignes, des rayons qui vont en s'écartant l'un de l'autre : ces deux lignes diveryant. — IV bot. S'écarter en partant d'un centre commun : ces rameaux poussent en divergeant. — Fig. Etre opposé, ne pas s'accorder : leurs opinions divergent entièrement.

•DIVERS, ERSE adj. [di-vèr. L'S linal du masc. ne se prononce que devant les mots commençant par une voyelle ou un H non aspiré : divers amis, di-ver-za-nii; divers hommes, di-vèr-zo-me] (lat. dicersus). Dilfrrcnt, dissemblable; qui est de nature ou de qualité diUérente; qui présente plusieurs laces, plusieurs apparences : les divers tempéraments; les divers sens d'un mot; l'homme est un élre diurs, inconstant :

Oe Uul d'objcls divers le biiarr.; assiiuMaKC lUcinB.

— Quelquefois au plur. Plusieurs : il a parlé d diverses personnes.

' DIVERSEMENT adv. En diverses manières, dilléremment : on peut expliquer cela diversement.

' DIVERSIFIER V. a. (^lat. dicersus, divers; facere, faire). Varier, cnanger de plusieurs façons : diversifier les attitudes des figures dans un tableau. - Se diversifier v. pr. Etre diversifié : des nuances qui se diversifient à l'infini.

■ DIVERSION s. f. (lat. diversio). Prov. et fig. Action parlaquelle ondétourne, on oblige à se détourner; ellet de cetti' action : on vient plus aisément à bout des passions extrêmes par la diversion, que par l'opiniâtreté à les combattre directement.

•DIVERSITÉ s. f. (lat. diversitas). Variété, ditférence : diversité de religion, de vie, de fortune; dieersité d'objets, d'oceupaiions , d'esprit, d'humeurs, d'opinions, etc.

■ DIVERTI, lE ijarl. passé de Divertir. — adj. Dérobe; détourner de sa destination : somme divertie; fonds, effets divertis. Ne s'emploie guère que dans ce sens.

* DIVERTIR V. a. (lat. divertere). Détourner, distraire : divertir quelqu'un de .«es occupations. — Soustraire, dérober, s'approprier illégitimement : divertir des papiers importants.

— Divertir des fonds, des dkmers, unesosiue, etc., signifie quelquefois simplement, les appliquer à un usage dill'érent de celui auquel ils étaient destinés, les dilapider. — Désennuyer, amuser, récréer : il faut le divertir. — Se divertir v. pr. Se réjouir, prendre du pUusir, s'ébattre : ces jeunes gens se divertissent à jouer à la paume. — Plaisanter, se moquer de : ces messieurs voulaient se divertir d mes dépens.

* DIVERTISSANT, ANTE adj. Qui divertit, qui réjouit, qui récrée: esprit divertissant; c'est un homme très divertissant.

■ DIVERTISSEMENT s. m. Récréation, plaisir, amusement. Se dit urdinairenieiit d'un plaisir honnête : la musique est un dicertissement fort agréable. - Danse, quelquefois mêlée de chant qui fait partie d'un opéra ou de quelque autre pièce de théâtre : les divertis^ semcnts de cet opéra sont bien amenés. — Action de divertir des elfets, des fonds, etc. : divertissement de deniers, de fonds.

DIVES (La), petit fleuve qui nait dans le cant. d'Kxmes lOrne), passe â Couliboeuf et à Mézidon (Calvados) et sejette dans la Manche, au-dessous du bourg de Dives, après un cours de lUO kil., dont 38 navigables.

DIVES, station balnéaire maritime, cant.

de Dozulé (Calvados), arr. et 21 kil. 0. de Pont-I'tvêque, à l'embouchure de la Dives; 1,72U h. Dives forme, avec le village voisin de Cabourg, la station de Cabourg-Dives, bien connue des baigneurs.

* DIVIDENDE s. m. [di-vi-dan-de] (lat. dividendus, devant être divisé). Arithni. Nombre a diviser selon la règle de division : le dividende s'écrit à la gauche du diviseur, dont on le sépare par un trait. — Comm. et Fin. Portion d'iiiléièl ou de bénéfice qui revient à chaque actionnaire d'une compagnie do commerce ou de finance, et qui se paye, soit à la lin de l'année, soit à d'autres époques convenues : le dividende est de tant. — Portion ali'érente à chaque créancier sur la somme qui reste à partager après la liiiuidation d'une maison en faillite : cette faillite ne présente qu'un dividende de cinq pour cent.

DIVIDE UT REGNES [di-vi-dé-utt-règh-nèss]. Luc. lat. qui signifie . divise jiour régner. Celte maxime fut celle du sénat romain. Elle est à tort attribuée à Machiavel, qui n'a fait que tirer ce précepte de rétiide de l'IiLsluiiu

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romaine. Il a été depuis souvent mis en pratique, surtout par Louis XI, et, après lui, par (".alherine de Médicis qui avait pour devise : Divisrr pour réijner.

DIVI DIVI s. m. Gousse d'une lépumineuse, le cœsatpiniu coriara, qui croît dans les endroits marécageux de la Colombie, des Antilles et du Mexique. Le divi-divi est quelquefois employé en Europe pour le tannage des peaux.

• DIVIN, INE adj. (lat. divinus). Qui est de Dieu, d'un dieu; qui appartient à Dieu, à un dieu : lus attributs divins; la iiuissancc dioine.

— Un être divin, un être dont la nature est divine. — Lf.s personnes divines, les trois personnes de la Trinité. Le verbe divin, le Fils de Dieu. — Divin, se dit également de ce qui est relatif à Dieu, à un dieu ; l'office divin; les Romains rendaient des hùnneiirs divins à leurs empereurs. — Fig. Qui semble être au-dessus des forces de la nature : il y a là quelque chose de divin. — Excellent, parfait dans son genre : beauté divine; le divin Platon.

•DIVINATEUR, TRICE s. Celui, celle qui pratique la divination. Peu usité dans cette acception. — adj. Se dit quelquefois d'une pénétration d'esprit qui fait prévoir ce qui doit arriver : instinct divinateur.

"DIVINATION s. f. (lat. divinatio). Art prétendu de deviner, de prédire l'avenir : la divination a toujours été condamnée par l'Eglise.

— Moyen employé pour deviner et prédire : les païens avaient plusieurs sortes de divinations : la divination par le vol des oiseaux, la divination par l'inspection des entrailles des victimes, etc. — Parext. Sagacité dans la philologie, dans l'histoire, lorsqu'elle est portée à un haut degré et qu'elle s'applique à des sujets obscurs : c'est par une sorte de divination qu'on a retrouvé le sens de plusieurs langues anciennes.

• DIVINATOIRE adj. Se dit de la science prétendue des devins, et des choses qu'ils emploient pour mettre cette science en pratique : art divinatoire. — B.\guette divin.\toire. (Voy. Baguette.)

' DIVINEMENT adv. Par la vertu divine, par la puissance de Dieu, d'un dieu : prophètes divinement inspirés. — Fig. et par exag. Excellemment, parfaitement : ce sculpteur travaille divinement.

' DIVINISATION s. f. Action de diviniser : la divinisation d'Auguste.

' DIVINISER V. a. Reconnaître pour divin, mettre au rang des dieux : les païens divinisaient les héros. — Fig. Exalter, préconiser outre mesure : c'est un enthousiaste qui divinise tout ce qu'il aime.

"DIVINITÉ s. f. (lat. divinitas). Essence divine, nature divine : la divinité du Verbe. — Dieu même : honorer la Divinité. — Se dit également desdieux et des déesses du paganisme : les divinités allégoriques. — Fig. et par exag., en poésie. Belle femme : la divinité que j'adore.

" DIVIS s. m. [di-vi] (lat. divisus). Opposé à Indivis. — Posséder par divis, posséder par suite d'un partage.

' DIVISÉ, ÉE part, passé de Diviser. — Adjecliv., surtout en Bot. Qui est naturellement fendu, partagé profondément en deux ou plusieurs parties : limbe des pétales divisé en trois lobes. — Fig. Désuni : c'est une famille divisée.

DnnSÉMENT adv. Séparément.

■ DIVISER V. a. (lat. dividere). Partager, séparer réellement ou fictivement une chose en deux ou plusieurs parties : on divise l'année en douze mois. — Arithm. Chercher combien de fois un nombre est contenu dans un autre : si l'on divise cent par vingt-cinq, 0)1 a quatre pour

quotient. — Fig. Mettre en discorde, désunir : l'intérêt a divisé cette famille. — **■ ïypogr. Couper un mol en deux parties, dont la première reste à la fin d'une ligne et l'autre se reporte au commencement dé la ligne suivante. On ne doit diviser les mots que d'après des règles bien établies : la division se fait entre chaque syllabe : absti-nence, mais une ligne terminant un alinéa ne doit pas être composée d'une seule syllabe muette ; on ne peut rejeter que celles qui ont au moins quatre lettres et sont terminées par s ou nt, comme nom-bres, reçu-rent; on ne peut non plus faire une division d'une seule voyelle, comme dans a-nimn', é-preuve; la division se fait d'après la racine ou l'étymologie, comme dans circon-férence, trans-mettre, mais l'application n'en est pas toujours possible; on doit éviter de diviser la première syllabe d'un mot commençant par deux lettres minces, comme il-lusion, li-berté, fi-nal; on ne sépare deux voyelles que dans les mots composés : extra-ordinaire ; on ne coupe les mots, après un a; ou un ij, que lorsque ces lettres sont suivies d'une consonne : ex-pédition, sy-node; les verbes conjugués interrogalivement se divisent avant le t euphonique : aime-\t-il? On ne divise jamais après l'apostrophe, même dans les noms composés, à moins que cette apostrophe soit suivie d'une consonne : gravid'-mère. On évite de diviser le dernier mot d'un alinéa; on ne doit, eu aucun cas, diviser les abréviationscommeS.|M. ; }.-D.\ Rousseau; ni les noms propres suivis d'adjectifs numéraux : Henri\lV; ni séparer les abréviations jU. M"'" A/"«, etc. du nom qui lessuit. Les abréviations, l'.-i", etc., art.,n'', §, ne peuvent rester à la fin d'une ligne. Les abréviations fr. (francs) , c. (centimes), m. (mètres) et autres analogues ne se séparent pas du nombre qui les précède; on ne doit pas terminer une ligne par une somme sans qu'elle soit suivie des fractions qu'elle peut avoir, ifr.l '60 c., 6 )?i.|10 c. seraient de mauvaises divisions ; il ne faut pas séparer une date du mois qui la suit, comme dans le 21 1 décembre; il en est de même du millésime : l'unnée\ 1789. Los mola tome, volume, chapitre, etc., ne se séparent pas ife leur chiffre numérique : tome | IV; volume \ VIll. L'abréviation etc., ne peut figurer au commencement d'une ligne. Il ne faut pas couper un nombre exprimé en chiffres. — Diviser cne forme, c'est, forsque f'on fait des tirages en plusieurs couleurs, en séparer chacune des parties qui doivent être de couleur différente et les remettre en forme pour fe tirage de chaque couleur. — Se diviser v. pr. Etre divisé : la circonférence se divise en trois cent soixante degrés; les esprits ne tardèrent pas à se diviser. — V. récip. Se désunir : ces deux frères se sont divisés par suite d'un partage.

" DIVISEUR s. m. Arithm. Nombre par lequel on en divise un plus grand : quand on dvise cent par dix, dix est le diviseur, et cent est le dividende. — Co.mmun diviseur, nombre qui en divise exactement plusieurs autres : Z est un commun diviseur de 6, de 9, de 12, de fb, de 18 et de 21. — *-»• Le plus grand COMMUN diviseur, le plus grand des nombres qui peuvent en même temps diviser exactement deux ou plusieurs nombres. Le plus grand diviseur commun a plusieurs nombres est le produit des facteurs premiers communs à ces nombres affectés de la plus haute puissance commune. — ' adjectiv. : le nombre diviseur.

" DIVISIBILITÉ s. f. Didacl. Qualité de ce qui peut être divisé. — La divisibilité est l'une des propriétés générales de la matière; on la cfasse ordinairement avec l'impénétrabilité, l'extension, etc. D'après l'ancienne doctrine de t'homogénéité de la matière, la divisibilité était logiquement considérée, au point de vue tln'oi'ique, coiiune inlinie, parce qu'elle était limitée seulement par les moyens que

l'homme peut employer. Mais la doctrine do Dalton, relativement aux proportions définies et multiples, a été si bien établie, que les physiciens admettent aujourd'hui que la subdivision de la matière est limitée physiquement aux atomes, et que lorsque ceux-ci sont séparés les uns des autres, il est impossible de concevoir qu'ils puissent se subdiviser, puisqu'ils constituent tes particules primordiafes de la matière. — Caractère de divisinii.iTÉ des nombres. Tout nombre pair est divisible par 2. — Un nombre est divisible : par 3, quand la somme des chiffres de ce nombre est divisible par 3. — Par 4, quand la division de ses deux derniers chiffres par 4 ne laisse aucun reste. — Par 3, quand il est terminé paro ou par 0. — Par 6, quand il est divisible par i et par 3. — Par 7, lorsque, après avoir décomposé ce nombre en tranches de 3 chilfres, à partir de la droite, avoir fait la somme des tranches de rangs impairs et en avoir retranché celle des tranches de rangs pairs, la dillérence est divisible par 7. — Par 8, quand ses trois derniers chilfres à droite sont divisibles par 8. — Par 9, quand la somme de ses chillres est divisible par 9.

— Par 10, quand il est terminé par 0. — Par M, quand la somme de ses chiffres de rang impair, dépasse d'un nombre divisible par H la somme de ses chiffres de rang pair.

— Par 1"2, quand il est divisible par 3 et par 4. — Par 13, lorsque, après avoir opéré comme nous avons dit pour 7, on trouve une dillérence divisible par 13. — Par 14, quand il est divisible par i et par 7. — Par Ib, quand il est divisible par 3 et par b. — Par 16, quand ses quatre derniers chiffres à droite sont divisibles par 16.

* DIVISIBLE adj. Qui peut être divisé . plusieuis iihilosophes disent que la matière est divisible a l'infini.

' DIVISION s. f. [di-vi-zi-on](lat. divisio). Séparation réelle ou liotive, partage : la division d'un régiment en bataillons, d'un bataillon en compagnies. — V,con. polit. Division du travail, distribution d'uncertaintravail entre plusieurs ouvriers, de telle sorte que chacun, n'en faisant qu'une partie et faisant toujours la même, s'y rende fort habile et s'en acquitte en moins de temps. — Dans les assemblées délibérantes. Séparation que l'on fait des propositions contenues dans une motion, dans une question, dans un amendement, etc., pour les discuter séparément, et les adopter ou les rejeter l'une après l'autre : on a demandé la division de la questio7i, de l'amendement, ou s\mp]enif.nl, la division. — Jurispr. Bénéfice DE DIVISION, exception par laquelle une caution poursuivie pour toute la dette, quoiqu'il y ait d'autres cautions, oppose qu'elle ne peut être recherchée que pour sa part et portion. (Voy. Bénéfice.) — Sans division, ni DISCUSSION. iVoy. Discussion.) — Fig. Désunion, discorde : mettre la division dans une famille; divisions intestines. — Chacune des parties d'un tout divisé : les divisions du mètre sont le décimètre, le centimètre, le millimétré. — Division MiLiïAiitE, partie du territoire français gouvernée par un officier général pour ce qui concerne l'administration militaire : la plupart des divisio7is militaires comprennent chacune plusieurs départements. — Guerre. Partie principale d'une armée ou d'un corps d'armée : une division secomposede deuxbrigudes. — Réunion de deux compagnies ou pelotons : le plus ancien capitaine commande la division, — Mar. Se dit d'un certain nombre de vaisseaux d'une armée navale, qui sont ordinairement commandés par un officier général : un tel commandait notre division. — Se dit encore, dans les grandes adm.,d'uncer!ain nombrede bureaux placés sous la direction d'un commis principal que l'on nomme Chef de division : la division du contentieux. — Bot. Se dit des parties d'une chose qui est fendue ou partagée

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