DIX
naturellement : les divisions d'un calice. — Typogr. Synonyme de Tiret, parce que le tiret sert à marquer, à la fin des lienes, qu'un mot est divisé. — Arithm. Quatrième règle, celle qui a pour but de partager un nombre donné appelé dividende^ en autant de parties égales qu'il y a d'unilos dans un autre nombre nommé diviseur; !e résultat reçoit le nom de quotient. Pour celle opération, on écrit le diviseur à la droite du dividende, on les sépare par uu trait vertical et l'on tire un second trait horizontal au-dessous du diviseur pour le séparer du quotient. On prend ensuite, à la gauche du dividende autant de chiffres qu'il en faut pour foriner un dividende partiel contenant moins de dix fois le diviseur ei l'on cherche combien de fois le diviseur est contenu dans ce dividende partiel, on obtient ainsi le premier chifl're du quotient, que l'on écrit au-dessous du diviseur; on multiplie le diviseur par ce chiliVe et l'on retranche le produit ainsi obtenu du dividende partiel. A côté du reste, on abaisse le chifl're suivant ou les chiffres suivants du dividende, de façon à obtenir un nouveau dividende partiel contenant moins de dix fois le diviseur. On opère sur ce nouveau dividende partiel, comme on a opéré sur le premier, on écrit le second chiffre du quotient à la droite du premier et l'on opère ainsi jusqu'à ce que l'on ait épuisé tous les chiffres du dividende. — La preuve de la division se fait en multipliant le diviseur par le quotient et en ajoutant au résultat le reste, s'il y en a un; on doit ainsi reproduire le dividende, sinon, l'opération a été mal faite. — Pour diviser un nombre décimal par un nombre entier, on effectue la division comme si le dividende était un nombre entier, en ayant soin, lorsqu'on a abaissé le chiffre des unités du dividende, de mettre une virgule à la droite du quotient. — Pour diviser un nombre entier par un nombre décimal ou pour diviser deux nombres décimaux l'un par l'autre, on ramène les deux facteurs à former des nombres entiers en supprimant les virgules et en ajoutant à la droite de celui des facteurs qui a le moins de décimales, autant de zéros qu'il a de décimales en moins. ■ — Pour diviser entre elles des fractions ordinaires, on multiplie le numérateur du dividende par le dénominateur du diviseur, puis le dénominateur du dividende par le numérateur du diviseur et on divise le premier produit par le second.
•DIVISIONNAIRE adj. m. De division. Ne s'emploie ^'uére que dans ces dénominations : — Inspecteur divisionnaire, celui qui est chargé d'une inspection dans une certaine étendue de territoire. — Capitaines divisionnaires, ceux qui commandent les divisions quand elles marchent ou défilent de front, ou quand elles opèrent isolément. — Monnaie divisioN.VAiRE, pièce de monnaie qui est une division de l'unité monétaire.
DmiIACUS, noble Eduen, frère de Dumnorix, fut un chaud partisan des Romains et de César. Kn .'i8 av. J.-C, il fit un voyage inutile à Rome, pour obtenir du secours contre Arioviste; mais César se déclara en sa faveur et sauva la Gaule d'une invasion de Germains.
DIVODURUM, puis Médiomatrici, Métis, auj. Mi-tz. capitale de .Médiomatrici dans la Gallia Belgica.
DIVONA, anc. nom de Cahors. Voy. Cadurci.
• DIVORCE s. m. (lat. divortium). Rupture légale du mariage du vivant des époux : k divorce était en usage jiarmi les Juifs et parmi les Romains. — Fig. Se dit des simples dissensions qui naissent entre époux : ce mari et cette femme sont dans un continuel divorce. — S'applique même aux dissensions entre les amis, les concitoyens, etc. : cet homme est de si mauvaise humeur, qu'il est en divorce avec toits tes amis. — Fig. Séparation : il ne faut pas
qu'il y ait divorce entre le beau et le bien, entre les paroles et les jiensées. — Faire divorce, se séparer volontairement des choses auxquelles on était forlal taché : il a fait divorce avec les plaisirs. — Législ. « Le divorce fut établi, pour la première fois en France, par la loi du 20 septembre 179;! ; il était prononcé par l'oflicier de l'état civil, soit par suite de consentement mutuel et sur la demande des deux conjoints, soit sur la réquisition de l'un d'eux et sur la simple allégation d'incompatibilité d'humeur, ou bien pour cause de démence, pour absence de l'un des époux pendant cinq ans, etc. La demande eu divorce devait être exposée devant une assemblée composée de six proches parents ou amis, et le divorce pouvait être prononcé un mois au moins et six mois au plus après cette formalité. La loi qui ])ermettait le divorce avait aboli la séparation de corps. Lorsqu'il existait des enfants du mariage dissous, les filles suivaient leur mère et il en était de même des garçons audessous de sept ans; les garçons au-dessus de cet âge passaient sous la direction du père. Les contestations relatives aux droits des époux sur les enfants étaient réglées par une assemblée de famille. Les époux divorcés pouvaient, à toute époque, contracter entre eux un nouveau mariage; mais chacun d'eux ne pouvait se marier avec une autre personne que lancien conjoint, avant qu'il se fut écoulé un an depuis le divorce. Une loi du S nivôse an 11 permit au mari de contracter une nouvelle union immédiatement après la dissolution du mariage ; mais la femme devait attendre un délai de dix mois, depuis le divorce ou au moins depuis le jour où il était constaté que son mari l'avait abandonnée. Une autre loi, du 4 floréal an 11 alla plus loin encore ; elle autorisait le divorce lorsqu'il était constaté) par un simple acte de notoriété dressé d'une manière authentique sur la déclaration de témoins, que les deux époux étaient séparés défait depuis six mois. Mais celte extrême facilité à rompre les mariages amena des résultats déplorables, et il fallut suspendre, par une loi du la thermidoran lU, l'exécution de celles du S nivôse et du 4 floréal an II. Le titre VI du premier livre du Code civil (art. 'Îi9 à 305), promulgué le 10 germinal an XI, conserva le divorce, mais avec des restrictions dontl'expérience avait faitreconnaître la nécessité. Les tribunaux furent chargés de prononcer le divorce, et il ne put être demandé que pour cause : 1° d'adultère ; :2'' d'excès, sévices ou injures graves; 3" de condamnation à une peine infamante ; 4° de consentement mutuel et persévérant, constaté après deux ans au moins et pas plus de vingt ans de mariage, et après de longues et minutieuses formalités. Les époux divorcés n'eurent plus la faculté de se réunir par un nouveau mariage. Dans le cas de divorce par consentement mutuel, il était interdit à chacun des époux divorcés de contracter mariage avant un délai de trois années ; et, dans le cas de divorce par suite d'adultère, il ne fut pas permis à l'époux coupable de se marier avec son complice. Les enfants durent être remis à l'époux qui avait obtenu le divorce, à moins que le tribunal n'ordonnât qu'ils fussent confiés a l'autre époux ou à un tiers. La loi du 8 mai 1816 qui abolit le divorce, et qui fut volée par « la Chambre introuvable », a été l'une des manifestations de la passion réactionnaire de cette époque. On sait que l'F.glise Romaine, toul en déclarant le mariage indissoluble, a plusieurs fois prononcé la rufilure du lien matrimonial; mais elle a toujours entendu se réserver à elle seule un privilège dont elle lirait avantage. On sait aussi que plusieurs pères de celte Eglise admettaient le divorce. Chez les Israélites el chez d'autres peuples de l'Orient, le mari avait seul \\n droit de répudiation; mais le divorce existait ciiez les Grecs elles Romains. Des moralistes, parmi
les plus sévères, ont demandé que le divorce fut rétabli, en France, avec des restrictions suffisantes; mais, jusqu'à ce jour, les propositions n'ont pu acquérir force de loi. Le dernier projet, adopté par la Chambre des députés, le 19 juin 1882, rétablirait l'ancien texte du Code civil, sauf quelques changements; mais le Sénat s'y est montré défavorable. Le divorce existe aujourd'hui non seulement dans l'Eglise grecque, ainsi que dans tous les pays protestants qui le doivent à la Réforme; mais il a été conservé dans d'autres pays, notamment en Belgique, où les dispositions de notre Code civil sont restées en vigueur. On trouve, en Angleterre, une juridiction spéciale, la « Cour des divorces et causes matrimoniales » qui siège à Londres el qui seule est investie du droit de juger les demandes en divorce pour l'Angleterre el le pays de Galles. Aux Etals-Unis d'Amérique, la législation sur le mariage et sur le divorce est, dans chacun des trente-huit Etats, différente de celle des autres. Il en résulte des anomalies singulières et un chaos déploi-able. Dans la plupart des Etals, le mariage est considéré comme un simple contrat civil dont la dissolution peut être prononcée par les tribunaux, pour toute cause, quelle qu'elle soit. Les prohibitions de contracter un second mariage sont plus ou moins rigoureuses selon la partie du territoire que l'on habile, et l'on constate de tels abus, qu'une réforme générale el une législation uni forme sont reconnues nécessaires. La statistique constate, que dans les pays où le divorce est permis, le nombre s'en accroît chaque année, en même temps que le nombre des mariages diminue; mais on constate également en France cette diminulion des mariages, laquelle doit donc être attribuée à d'autres causes. D'un autre côté, on a dit avec raison que la faculté de divorcer est réclamée principalement par ceux qui considèrent le mariage comme un lien à respecter. L'interdiction du divorce n'a-t-elle pas pour effet de corrompre les mœurs plus que ne le fait le divorce lui-même; car bien des époux prennent le parti de briser de fait une union intolérable, et la situation est pire qu'elle ne pourrait l'être avec le divorce. C'est ainsi que les défenses trop rigoureuses sont presque toujours violées. La séparation de corps, qui était seule admise dans l'ancien droit français el qui subsiste seule aujourd'hui, mérite presque tous les reproches que l'on fait au divorce et elle entraîne d'autres conséquences plus graves el plus déplorables. Nous aurons peut-être à rappeler celle question tant débattue, lorsque nous en serons i arrive au mol Mariage. » (V. S.) (Cn. Y.) '
• DIVORCÉ. ÉE part, pas.sé de Divorcer. — Adj. Quia obtenu le divorce : homme divorcé; femme divorcée.
' DIVORCER V. n. Faire divorce : ils ont divorcé.
DIVULGATEUR, TRIGE adj. et s. Celui, celle qui divulgue.
* DIVULGATION s. f. (lat. divulgatio). Action de divulguer; état d'une chose divulguée ; la divulgation d'un secret.
• DIVULGUER V. a. (lat. divulgare). Rendre public ce qui n'était pas su : divulguer une invention.
* DIX adj. num. [di, devant une consonne ou une h aspirée : diœ minutes, dî-mi-; dix héros, di-hé-; diz, devant une voyelle ou une h muette : dixépées, di-zé-; dix hommes, di-zo- ; diss, quand il est final ou suivi d'un repos : nous étions dia; (diss) tous de bonne humeur; diz dans dix-huit (di-zuitt) el dix-neuf (di?neull'J {\,iLdecem). Neuf plus un, nombre pair composé de deux fois cinq. — Plus de dix fois, dix fois pour une, souvent, plusieurs fois. — Dixième : page dix: le pape Lroii dim.
DIXO
On érrit ordiiiairenienl, i(!on A'. — s. ni. Le nombre dix : dix, muUipliépar trois. On dit de rnême : le nombre dix. — Le dix du mois, le dixième jour du mois : il doit arriver le dix de ce mois, ou sinjpL le dix. On dit en des sens analogues : le dix delà lu.ne: le dix de sa maladie.— Carie à jouer marquée de dix points: un dix de cœur, de trèfle, etc. Au piquet, quatorze de dix. — Conseil des dix, tribunal d'Ktat qui existait anciennenn'iità Venise et qui était composé de dix nobles. On dit aussi absol., LES DIX. — Journée du dix août, dernière journée de la monarchie de Louis XVL Le iO août t790, le peuple de Paris, exaspéré par le manifeste du duc de Brunswick, courut aux armes, et, dirigé parSanlerre et par Westerniaiin, attaqua les Tuileries, que les Suisses défendirent faiblement. La famille royale s'était réfugiée dans la salle de l'Assemblée nationale. Le peuple fit une boucherie des soldats et de toute la domesticité des Tuileries; l'Assemblée, au comblede l'etfroi, adopta à l'unaaiinité et sans discussion un décret proposé par V'ergniaud, qui suspendait provisoirement Louis .\V1 de sa royauté, ordonnait un plan d'éducation pour le Dauphin et convoquait une Convention nationale. La famille royale qui, retirée dans la loge du logotachygraphe, avait assisté à cette scène, ne tarda pas à entrer au Temple. — Dir-deulsiy.S.)
DIX-HUIT adj. num. [di-zuit]. Dix plus huit.
— Uix-huitième : paye dix-huit (18); Louis dix-huU (,XV1I1). — s. m. ; dix-huit et dix-huit font trente-six. — Impr. 1n-dix-huit [ain-dizuit] s. m., format d'un livre. (Voy. Format.)
— Dix-huit Brumaire (Voy. Brumaire).
DIX-HUITIÈME adj. et s. Nombre ordinal de dix-hiiit.
DIX-HUITIEMEMENT adv. En dix-huitième lieu,
DIXI [di-ksi], Loc. lat, qui signifie : j'ai dit. S'emploie à la fin d'un raisonnement, d'un plaidoyer, etc,
* DIXIÈME adj, [di-ziè-me] (lat. decimus). Nombre ordinal de dix : la dixième fois. — La DIXIÈME PARTIE, ou substantiv,, LE DIXIÈME, chaque partie d'un tout qui est ou que l'on conçoit divisé en dix parties égales. On a dit dans un sens anal,, i.r dixième denier d'intérêt,
* DIXIÈMEMENT adv. [di-ziè-me- man]. En dixirmc heu.
"DIXMEs, f, Voy. Dîme,
DIXMUDE, ville de Belgique, arr, et à 13 kil, S.-E, de Furnes (Flandre occidentale), sur la rive droite de l'Yser; 4,100 hab. Teintureries, corroiries, raffineries, brasseries, etc,
DIX-NEUF adj, num, [diz-neu devant une consonne ou une /i aspirée; dix-neuv devant une voyelle ou une ft muette]. Dix plus neuf, — Dix-neuviéme : page dix-neuf. — s. m. dixneuf et un font vingt.
DIX-NEUVIÈME adj, et s. Nombre ordinal de dix-neul.
DIX-NEUVIÈMEMENT adv. En dix-neuvième lieu.
DIXON (George), navigateur anglais, né en l'î'i.i, luuit vers 1800. 11 était capitaine de vaisseau, ainsi que Porllock, avec lequel il explora les côtes N,-0. de l'Amérique en nsii-'C, 11 découvrit un grand nombre de baies, d'Iles, etc, visita la Chine et revint en .Angleterre en 1788, 11 publia A voyage round the Wm'dl, but more particularly to the N.-W. Coast of Americ<i ; puis Voyage ofMeares et The }favigator's Assistant.
DIXON (William-Hepworthl, littérateur et journaliste anglais, ne en 18:il, mort en décembre 1870. Vul, de l8o:.i à IStiO, l'un des pi-nicipaux redai;teurs de ï.ithcnxum; visita l'Europe, l'Orient et les Etats-Unis; parmi ses ouvrages les plus importants, nous citerons :
DJAM
.luhn Howard, ks Prisons de Londres, William l'cnn, Histoire personnelle de lord Bacon, Vies des archevêques d'York, la Terre sainte, l'Amdvique nouvelle (ISG7), les Epouses spirituelles (contenant ses observalions chez les Mormons, 1868), la liussie libre (1870), etc.
DIX-SEPT adj, num, [diss-sèt; diss-sè devant une consonne ou un h aspirée]. Dix plus sept, — Dix-septième : page dix-sept. — s, m, dix-sept et trois font vingt.
DIX SEPTIÈME adj. et s. Nombre ordinal de dix-.^ept.
DIX-SEPTIÈMEMENT adv. En dix-septième lieu.
• DIZAIN s. m. (rad. dix). Autref. Dixain, Ce qui est composé de dix parties. Se dit principalement des pièces de poésie et des stances ou strophes composées de dix vers : cette ode contient tant de dizains. — Chapelet coniposé de dix grains : dire tous les jours son dizain. — Un dizain de cartes, dix jeux de cartes dans un paquet.
' DIZAINE s, f, (Autref. Dixaine). Total de cliosi'S ou (le personnes composé de dix .' autrefois la ville de Paris Hait divisée en tant de quartiers, et chaque quartier m tant de dizaines. — Arithm. Collection de dix unités : nombre, dizaine, centaine, mille, dizaine de mille; colonne des ilizaines.
DIZÉ (Michel-Jean-Jérôme), pharmacienchimiste, né à Aire (Landes), en 176i, mort à Paris, en 18,S2; affineur des monnaies (1802), il remplaça l'emploi de lacide nitrique par celui de l'acide sulfurique, (Voy. Affinage). Il associa son nom à celui du chirurgien Leblanc pour l'une des plus belles découvertes des temps modernes, la fabrication de la. soude artificielle parla décomposition du sel marin; découverte qui dota la France d'un revenu de :!0 millions; il découvrit un procédé de conservation des viandes par la dessiccation et une encre de silrelé indélébile. Ses travaux sur l'acide citrique, le tanin, l'acide gallique, les procédés d'affinage et de départ, les essais monétaires, etc., ont été publiés dans les recueils scientifiques de son époque.
* DIZEAU s. m. Tas de dix gerbes, de dix boites.
' DIZENIER ou Dizainier s. m. (Autref.
Dixenier, Uixainif,r). CInf d'une dizaine, ou qui a dix personnes sous sa charge. Autref. Nom de certains officiers de ville : les quarteniers, les dizeniers de Paris.
DIZÈS (Jean), comte d'ÂRÈNE, conventionnel, né dans les Landes vers 17.50, mort vers 183i. Il vola avec les Montagnards, la mort du roi, fut sénateur sous l'Empire, et mérita, par sa servilité, des titres de noblesse, que la Restauration lui retira.
DIZIER (Saint-), Sanctum Desiderium, ch.-l. decanl,, arr, et à 20 kil. N. de Vassy (Haute- Marne), sur larive droite de la Marne); 13,947 hab. Celte ville très ancienne fut réunie au domaine royal au sV siècle; en 1544, elle soutint, contre l'eaipereur Charles-Quint et 100,000 soldats, un siège de six semaines, qui se termina par une capitulation honorable. En 1814, Napoléon livra aux alliés, sous les murs de Saiul-Dizier, deux batailles indécises (•27 janv. et 26 mars). Hauts-fourneaux, forges, clouteries, etc.
DJAMI (Abderrhaman Ben Ahmed), célèbre poète persan, ne a Djam iKliurassan) en 1414, mort en 1492. 11 succéda au cheik Saad ed- Din comme maitre de l'école que celui-ci avait dirigée pendant loiiglemps, et fui le poète favori du visir Ali Cliir, des sultans de Hérat Abou Saïd et Hussein Mirza, ainsi que des sultans ottomans Mahomet 11 et Bajazet II. Il a laissé plus de oO ouvrages en prose et en vers, en arabe et en persan. Son roman d amour Medjoun et Leila a été traduit en français par Chezy (Paris, 1807, 4 vol. in-18).
mow
DJEBAIL ou Djebeil [djè-baïl; -béïl], ville de Syrie, sur une éminence près de la Méditerranée, au pied du mont Liban, à 31 kil N. d» Beyrout; GOO hab. On suppose que c'est la Byblos des anciens. Dans les Saintes Ecritures, elle est appelée Gebal, montagne, et sou territoire est uommé le pays des Giblites (Josuc, xiii, •')). Son port fut détruit pendant les croisades. — Une autre Gebal est aussi mentionnée dans les Ecritures; c'était une région montagneuse située au S. de la mer Morte, la Djebel des Arabes, la Gebalène des Grecs et probablement la Syrie-Sobal des croisés.
DJEBEL s, m. [dje-bèl]. Mot arabe, qui signifie montagne et qui entre dans une foule de noms géographiques. — Djebel-Chomer,
(Voy, Chômer.)
DJELALABAD. I. Ville d'Afghanistan, capitale de la province du même nom à 120 kil. E. de Caboul. La population fixe est à peine de 2,000, mais elle s'élève jusqu'à 20,000 pendant la saison froide. — II. ou Jullalabad, autre ville d'Afghanistan, capitaledu Seistaii, près de l'embouchure de rHelmund,à 380 kil, S.-O, de Candahar; 10,000 hab. Elle est la résidence d'un prince qui se donne le titre do roi du Seistan,
DJEMMÂA s, f. Sorte de conseil élu, qui exerce le pouvoir administratif et le pouvoir judiciaire dans la commune kabyle.
DJERID s. m. (arabe, djérid, palmier). Sorte do longue javeline, faite d'une tige de palmier et qui est en usage chez les Arabes. — Exercice militaire et équestre dans lequel ils se servent du djérid.
DJERME s. f. Petit navire dont on se seit
sur le Ml.
DJEYPOUR. Voy, Jeypoor.
DJEZIREH (A1-). Voy. Algésireh.
DJEZZAR (Amed-), pacha de Saiul-Jeand'.\cre, né en Bosnie, de parents chrétieiiï, vers 173i), mort en 18U4, Il renia le christianisme, api'ès s'être enfui de son pays, où il avait commis un assassinat, fut bourreau, d'où sou nom de Djezzar (boucher) et parvint à la dignité do pacha. Bonaparte le ballilen Syrie et l'enfer ma dans Saint-Jean-d'Acre, où il se défendit avec courage.