‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 288 sur 568 · DONI · texte numérisé non relu

DONI

quart en nue-propriélé et un quart en usufruit. 1/époux qui a lies enfants d'un autre mariage ne [leut disposer, au profit de son nouveau conjoint, que d'une partd'enfaul légitime le moins prenant, et, au maximum, du ([uart do ses biens (id. 1091 et s.). — V. Les iloiiiitinns entre époux pendant h mariage dilfèrenl des précédentes, en ce qu'elles doivent être failos par actes séparés et qu'elles sont toujours révocables à la volonté du donateur; mais elles ne sont pas révocables pour survenance d'enfant. Toute donation entre époux, qui, dans le but d'outrepasser le maximum permis par la loi, aurait été faite d'une manière déguisée, sous forme do vente, ou bien à des personnes interposées , par exemple à un enfant issu d'un autre mariage de l'époux donataire ou à des parenls dont cet époux doit hériter, est non pas réductible mais nulle (id. 1096 à I 100). — VI. Les donations faites au profit des établissements publics ne peuvent avoir leur ell'et, ainsi que nous l'avons dit pins haut, qu'autant que ces établissemenls sont autorisés adminisLrativemenl k les aci'.epter (C. oiv. 901, 937). L'acceptation pi'ovisuire de ces donations peut être faite avant l'autorisation, mais seulement pour les départements (L. 10 août 1S71, art. 53), pour les communes (L. 18 juillet 1837, art. 48), jiour les hospices (L. 7 août 18,'jl, art. 11), et pour les bureaux de bienfaisance (Arr. cass. l"i uov. 1860). Les autres établissements publics ne peuvent accepter une donation qu'après autorisation; mais en cas de décès du donateur, l'acceptation peut encore avoir lieu si les héritiers consentent a l'exécution (.\rr. cass. 5 mai 1S6'-). L'autorisation d'accepler doit, en principe, être donnée par un décret rendu au Conseil d'Etat; mais les préfets peuveiiL autoriser l'acceptation des donsmobiliers n'excédant pas 300 fr. (Ord. 2 avril 1S17). S'il ji'y a, dans l'acte de donation, rien qui concerne un autre établissementpourlequel l'autorisation doive être donnée par décret, s'il n'y a ni charges, ni conditions, ni ali'ectatiou immobilière, et s'il n'y a pas de reclamalion de la part dos familles, alors la libéralité faite à un déparlenient peut être acceptée parle préfet, en vertu seulement d'une délibération du Conseil général (L. 10 août 1871, art. 46, 3"]; celle lailo à une commune peut être acceptée par le maire, en vertu d'une simple délibération du conseil municipal pourvu qu'il ait accord avec le maire, car sans cet accord, l'approbation dupréfetest nécessaire (L. 24 juillet 1867, art. 1", 9"); celle faite à un hospice ou à un bureau de bienfaisance peut être acceptée par la commission administrative de cet éta- Dlissemonl en vertu d'un arrêté du préfet (D. 2j mars 18a2) ; et ilen est de même pour les fabriques, sur l'avis de révêque,si la libéralité ne dépasse pas une valeur de 1,000 fr. (Décr. A3 fév. 1862). Les dons manuels sont en fait, sinon en droit, dispensés des formalités d'acceptation autlientique et de toute autorisation. — VIL Les droits d'enregistrement sur les donations varient selon le genre de donation et selon le degré de parenté existant entre le donateur et le donataire. Ils sont fixés et calculés de la manière suivante, par 100 fr. du montant de l'estimation des valeurs données, les immeubles ruraux étant évalués à vingtcinq l'ois, et les immeubles de ville à vingt lois le revenu, savoir : donations-partages à des enfants ou descendants, 1 fr. ; donations par les père, mère et autres ascendants avec désaisissement actuel, dans le contrat de mariage, 1 fr. 2o ; par les mêmes, hors du contrat de mariage, 2 fr. 50; par frères etsœurs, oncles et tantes, neveux et nièces, dans le contrat de mariage, 4 fr. oO; par les mêmes, hors contrat de mariage, 6 fr. 50; par grands oncles et grand'tantes, petits neveux, petites nièces ou cousins germains, dans le contrat de mariage, 5 fr. ; par les mêmes, hors contrat, 7 fr. ; par des parents au delà du 4° degré

jusqu'au 12<;, dans le contrat du maiiagi', 5 fr. oO; par les mêmes, hors du contrai, S fr. ; par des personnes non parentes, dans le contrat de mariage, 0 fr. ; par les mêmes, hors contrat, 9 fr. ; donations entre époux, non soumises à l'événement du décès du donateur et faites dans lo contrat de mariage, 1 fr. 50 pour les meubles et .'! l'r. pour les immeubles; ilonatioDs faites pendantle mariage, 3 fr. ; donations à cause de mort, droit fixe indépendant des droits de mutation par décès, lesquels varient selon lo raiiport de parenté, 7 fr. 50. Tous ces droits doivent être majorés d'un quart ou doux décimes et demi. On doit aussi ajouter, pourles donationsimmobilières, un droit de transcription qui est de 1 fr. .'iO par cent Irancs et qui est réduit à 0 fr. 50, lorsqu'il s'agit d'une donation-partage (L. 22 Irim.an VII ;L.21 avriH816; L. 18 mai 1875; L. 21 juin 1875 etc.). .. (Ch. Y.)

* DONATISME s. m. Iléré.sie des donatistes.

' DONATISTE s. m. (de Dotiat, évêque de Carthage). Nom d'anciens schismatiques, dont le chef était révê(iue Donat, et selon lesquels il n'y avait plus d'Kglise qu'en Afrique. (Vuy. Donat et Circumcelliones). Les Donatistes furent persécutés sous Constantin et sous Constance; Julien les laissa vivre tranquilles; mais pendant les règnes de Gratien et de ses successeurs, leur situation devint intolérable. Les excès des agonistici et des circuniceUiones ne plaidaient pas en leur faveur et leurs divisions les atfaiblirent. La politique de conciliation adoptée lors de la grande conférence de Caithage (411) leur lit perdre peu à peu toute inllueiice. Les derniers donatistes dis parurent vers la lin du V siècle.

DONAUWŒRTH [do-naou-veurt], ville de Bavière, au conlluent do la Wujrnitz et du Danube, a38kil. iN.-iN.-O. d'Augsbuurg; 4,300 bab. Cité impériale, elle fut, en 160/, mise au ban de l'empire pour avoir persécuté les catholiques. Ce fut une des causes de la guerre de Trente Ans. Le 2 juillet 1701, Malborougli et le prince Louis de Bade y délirent les Bavarois et les Français, et le 6 octobre 1805, Soult y fut vainqueur du général autrichien Mack.

DON BENITO [donn-bé-ni'-to], ville d'Estramadure, (Lspagne), à 83 kil. L. de Badajoz; 15,000 hab. Manufactures d'étolïes de laine; vins; huiles.

DONC (lai. tune) [donk devant unevoyelle ou à la lin d'une phrase; don partout ailleurs]. Conjonction qui séria manpier la conclusion d'un raisonnement : je pense, done j'existe. — S'emploie pour marquer toute autre espèce d'induction, pour exprimer qu'une chose est ou doit être la conséquence, le l'ésultat d'une autre, qu'elle a lieu en conséquence d'une autre ; vous voyez done bien que j'avais raison. — Sert à marquer une sorte d'étonuement, la surprise que l'on éprouve d'une chose à laquelle on ne s'attendait point, etc. : j'étais aonc destiné à lui survivre! — Sert à rendre plus pressante une demande, une injonction, etc. : dites-nous donc comment la chose s'est passée.

DONGASTER [donn'-kass-tr], Da??!«n, ville du Yorkshire (Angleterre^, sur le Don, a 49 kil. S. d'York; 25,936 hab. Son marché aux grains est le plus important du royaume. Mar.ufactures de machines agricoles, de fers; fonderies de cuivre; toiles de lin. Elle esl surtout renommée pour ses courses de chevaux établies en 1703. Antiquités romaines.

DONCHERY, Doncheriacum, comm. du cant.

et à 5 kil. 0. de Sedan (Ardennes), sur la rive droite de la Meuse; 1,979 hab. Dentelles, étotfes de laine, bière. Kesle de fortifications du xvi° siècle qui résistèrent à Charles-Quint et tombèrent au pouvoir de Louis Xlll (1642). C'est sur le large pont de pierre de Donchery que les Allemands passèrent le 31 août 1870,

pour compléter l'investissemenl de rarméede Sedan.

DONDAINE s. f. Art. milit. Sorte de catapulte qui lançait de grosses pierres appelées bedaines. Lorsque le projectile atteignait le but, les soldats chantaient en signe de réjouissance : A féri la dondaine, la dondaine a touché, d'ouest venu le refrain de certaines chansons populaires. — Dondery (V. S.)

" DONDON s. f. Fam. Femme ou fille qui a beaui'diip d'embonpoint et de fraîcheur : «»« bonne gross'' dondon.

DONEG ERIS FELIX [dô-nèk-é-riss-fé-liks].

Loc. lat. qui signifie : tant que tu seras heureux. Esl eiiqirunlée aux deux vers d'Ovide :

Donec eris felix, mullos numcrabis nmicos; Tcmpora si fucrint nubiKi, solus eris.

« Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d'amis; si les temps deviennent nuageux, tu seras seul. » Ovide exilé par Auguste constate avec amertume que dans la prospérité il comptait beaucoup d'amis, mais que, lorsqu'il est dans la disgrâce, il reste abandonne. On fait souvent allusion, en latin ou même en français, à cette réflexion amère. Ponsard a heureusement imité Ovide dans l'Honneur et l'Argent :

Heureux, vous trouverez des amitiés sans nombre, M;iis \nus lesterez seul, si le temps devient sombre.

DONEGAL [dônn-i-gâr](Coï!a(uou bungalia), coinle du .N.-O. de l'Irlande, borné au iN. et a ru. par l'Atlantique; 4,844 kil. carr. ; 218,000 hab. Côtes découpées par de nombreuses baies; territoire montagneux. Près des deux tiers du pays sont en bogs ou collines stériles. Principaux cours d'eau :. la Swillyet le Finn. Productions : orge, avoine, lin, pommes de terre. Pêcheries importantes. Toiles de lin et farines. Cap. l.iff'ord.

DONETZ, rivière de Russie, le principal altlucnl du Don, nait dans le gouvernement de Koursk, coule au S.-E. pendant 800 kil. iNavigalilc jusqu'à Zmiev.

DONGOLAH, province de laNubie supérieure (Arri(nie), dans la vallée du Nil entre 18° et 19° 30'lat.iN.; environ 60,000 hab. Les céréales et les dattes sont les principales productions ; on y cultive cependant aussi le coton, le tabac, le café, l'opium, l'indigo, la canne à sucre, les fèves, le safran ; on y élève'des chevaux d'une race supérieure. Les principales occupations des habitants de ce pays sont l'élevage des troupeaux et le commerce des esclaves. Cap. Nouveau- Dongolah ou Marakuh, sur la rive gauche du Nil, par 19» 10' 19" lat. N. ; environ 6,000 hab. Siège d'un pacha. .Non loin de là, l'île d'Argo, au milieu du Nil, contient de nombreuses ruines colossales de monuments égyptiens. L'ancien Dongolah, à 120 kil. au-dessus de la ville nouvelle, sur un rocher de la rive droite du Nil, n'est aujourd'hui qu'un pauvre village de 300 hab.

DONIZETTI (Gaetano) [do-ni-dzètt-ti], compositeur de rmisique, né à Berganie le 25 septembre 1798, mort dans la même ville le 8 avril 1848. Engagé par un coup de tête au service de l'Autriche, il produisit en 1818 un premier opéra, Enrico de Borgogna, qu'il fit jouer à Venise où son régiment tenait garnison. En 1822 sa Loraide di Granata, représentée à Rome, lui fil obtenir sa libération du service militaire. En 1830, Anna Bolena parut à Milan; l'auteur avait déjà écrit 31 opéras, qui n'avaient obtenu que peu de succès, mais sa grande facilité de travail lui ménageait des triomphes pour la majorité des 33 opéras qu'il donna plus tard : l'Elisired'amore{iS'6i); il Fitrioso et Parisino (1 833) ; Torquato Tasso et Lucrezia Borgiu (1 834) ; Marino Faliero ; et son chefd'œuvre, Lucia de Lammermoor (1835). Devenu le chef de l'école italienne, il se fixa définitivçTOent à Paris en ISiO et y donna successivement : à rOpéra-Comique, la Fille du Régi-

DON

ment (1840); à l'Opéra, les Martyrs, la Favorite ( 18+0; cl Don Se6ys<iên{l 8435: cl aux ItaliensDon Pasquale (1842). Il avait élé nommé professeur de contrepoint au Conservatoire de Naples, maître de chapelle et compositeur à la cour de Vienne. Parmi ses autres opéras, les plus connus sont : Marinn Faliero (Paris, 1 83.ï), Maria Padilla (Milan, 1842), Linda di Chamouni (Vienne, 1842), Maria di Rohan (Vienne 1843). Atteint d'une paralysie partielle du cerveau en 1846, il entra dansune maison de santé, puis voyagea et revint dans sa ville natale huitjours avant de mourir. Dans quelques-uns de ses chefs-d'œuvre, il s'est élevé à des beautés de premier ordre: son génie éclate quand il faut rendre des sentiments tendres et passionnés. On lui reproche d'avoir souvent abusé de sa prodigieuse facilité, et donné, dans sa précipitation, des morceaux lâches et négligés.

* DONJON s. m. (celt. dun, hauteur; ou lat. domiis juncta, maison jointt). Partie la plus forte et la plus élevée d'un château, et qui est ordinairement en forme de tour : le donjon de Vinccnnes. — Par ext. Tourelle en forme de guérite, élevée sur la plate-forme d'une tour. — Petit pavillon élevé au-dessus du comble d'une maison, et d'où la vue s'étend au loin.

DONJON (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. .N.-K. de la Palisse (Allier), dans un vallon : 1.904 hab.

• DONJONNÉ, ÉE adj. Dlas. Se dit des tours ou châteaux qui ont des tourelles.

DON JUAN s. m. [don-jouan ou juan]. Séducteur émérite : les don Juan ont une vieillesse fort trislc (Stendhal).

Je n'ai pa? de si loin préparé l'aventure Pour fournir aux plaisants cette caricature D'un don Juan poussif qui. dès le premier jour, Se prend au mariage en courant à l'amour.

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