‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 317 sur 568 · DUMA · texte numérisé non relu

DUMA

(-2 ocl. 1370). Il cliassa les Anpiais de leurs places en .Norm.uulie et soiimil une partie de la Guienne, le Poitou, la Saiutonfre, le Houergue et le Périgurd. 11 s'empara de toute la Bretai;ne, l'exception de Bre-;t (137 i), et dut, pour obéir au roi, réunir cette province au royaume de France. iMais le peuple se souleva en masse contre celle annexion prénialurée. Du Giiesclin, abandonné de tous, ([uitta sa patrie, rendit son épée de connétable, annonça qu'il allait se retirer en Gaslille et, en route pour ce pays, voulut s'emparer de Chàteauneul'-de-Randon. Il tomba presque aussitôl malade et mourut la veille de la capilulation de celte place. Son corfis fut déposé à Saint-lîenis. — Voy. Le Traimi,hc des »euf preux... avec l'ystoire de Bertran de Gucsclin (Abbcville, 1487, in-foL; Paris, I,'i97, in-fol.); Guyard de Berville, Hist. de Bertrand du Gueselin (Paris, 1767, i vol. in-12; ouvrage souvent réimprimé ou imité); Cuvelicr, Chronique de Bertrand du Gucsclin (Paris, 18;J9).

DU HALDE (Jean-Baptiste), jésuite, né à Paris en li>74, mari en 17+3. Il publia plusieurs volumes de la collection des Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères (vol. IX à X.KVl). On lui doit aussi une très belle Description de la Chine et de ta Tartaric chinoise (Paris, 173."), 4 vol. in-l'ol.)

DUHAMEL (Jean-fflarie-Constant) , mathématicien, né à Sainl-Malo en 1/97, mort en 1872. Professeur, pendant près de .SO ans, à l'école polytechnique de Paris, il publia ses cours de mécanique et Des J/cf/iorffs dans les sciences du raisonnement (ISOO, i vol.).

DUHAMEL DU MONCEAU ou Duhamel-Dumonceau (Henui-Louis), naturaliste, physicien et a;:riculteur, né à Paris en 1700, mort en i782. Il fut l'un des créateurs de la météorologie pratique et découvrit l'o'idium. Il a laissé une vingtaine de traités sur les arts et métiers. Son l'uvrage le plus connu est son Traite général des pêches (Paris, I769-8-2, 3 vol. in-fol. I, qui couliont de très belles figures représentant des poissons.

DUIDA [doui'-da], montagne presque isolée de l'Elat de Guayana (Venezuela), à 3i kil. N.-E. du coiiiluent du Casiquiare et de l'Orénoque. Bien qu'elle n'ait que 3,000 m. de hauteur, sa ponte est tellement rapide qu'on n'a jamais pu atteindre son sommet. De petites tlauimes changeantes paraissent à son sommet en certaines saisons; elles sont probablement produites par des exhalations gazeuses.

DUILIUS (Caius Nepos), consul romain en 260 av. J.-C. celclire par la victoire qu'il remporta a Mylœ sur les Carthaginois : ce fut la première victoire navale obtenue par les Romains; il la dut à une nouvelle sorte de grappin de fer, ou corbeau, pour l'abordage.

* DUIRE V. n. (lat. decerc). Convenir, plaire, être a la convenance de quelqu'un : cela ne vous duit-il pas? cela ne me duit pas (lainilier et vieux;.

DUISBURG [dou'-iss-bourg] (Duisburgum), ville de la Prusse rhénane, à 24 kil. A.-E. de Dusseldorl', 70.2s7 hab. Gymnase, manufactures d'étolfes de laine, de coton, de velours, de cuirs, de tabac et de porcelaines. Dans les environs se trouvent des raflineries et des fori;es de fer.

DUIT s. m. (lat. ductus). Chaussée que l'on fait avec des pieux et des cailloux pour soutenir les bords d'un cours d'eau

DUJARDIN (Félix), naturaliste, né à Tours en ISOI, niuil en iSOn.II ht des cours de géométrie et de chimie à Tours, enseigna la niinéralugi-t k Toulouse, la bolanique et la zoologie a Reims, imagina une nouvelle classilicaliun des infusoires en opposition avec les théories d Ehronberg et publia de nombreu.x ouvrages. Son Histoire naturelle des zoophytes

échinodermes fut éditée après sa mort par Hupé (INiif).

DUJARDIN (Carie), peintre hollandais, né vers I04U, mort en IB78. Il vécut longtemps à Venise, et laissa plusieurs taldeaux, dont le plus célèbre est le Charlatan -. il réussit surtout dans les scènes champêtres.

DUKINFIELD ou Duckinfield [dok'-inn-fild], vill>; du Chesliire (Anglelerre; sur le Tanie, à Il kil. E. de Manchester; 17,408 hab. Mines importanles de houille et manufactures de coton.

DULAURE (Jacques-Antoine), historien, né Clermont, en .\uvergne, en l7oo, mort en 1S3o. Conventionnel, il vola la mort du roi, sans sursis ni appel, puis se rallia aux Girondins. Pendant la Terreur, il s'enfuit en Suisse, où il se fit graveur, fut ensuite élu membre du conseil des Cinq-Cents et se retira après le 18 brumaire. On a de lui : une Histoire de Paris (Paris, 1821); une Histoire delà Récolutioa française {\Sî'i; 6 vol.) et plusieurs autres œuvres.

DULCE [doul-sé]. I. Lac du Guatemala, sur la cùlfi E., près du golfe de Honduras, avec lequel il communique par un petit lac, appelé le Golfètc.^ et le fleuve Dulce ou Agoslura. 11 porte aussi le nom de lac Izabal. 11 mesure 48 kil. de long sur 18 de large. — 11. Golfe de l'Etat de Cosla-Rica, sur la côte du Pacifique, recevant la rivière Dulce; lOîi kil. de long. — III. Fleuve de la ri-publique Argentine, qui naît dans la province du Tucumaii et, après un cours de 64u lui., se jette dans le lac Porongus. Selon certains géographes, il traverse ce lac et va jusqu'au Rio Salado. .Audessus de Santiago, il s'appelle llondo et plus loin Tala.

DULCES REMINISCITUR ARGOS [dull-sèssré-nu-niss-si-turr-ar-goss). Luc. lat. qui signifie : il se soucient de sa chère Arijos. Hémistiche d'un vers de Virgile exprimant la douleur d'un homme jeune qui meurt loin de sa phispaUie.

DULCIFIANT, ANTE adj. Qui adoucit.

' DULCIFICATION s. f. Chim. Action de dulcificr; roullat de celte action.

• DULCIFIER v. a. (lat dulcis, doux ; faare, faire}. Chim. Tempérer par quelque mélange la violence d'un acide : on duleifle les acides mincraux au moyen de l'alcool.

DULCIGNO [doul-tchinn'-yo] (turc, Ohjm:

anc. Olcinium], ville de 1 Etat de Monlém!'gro sur l'Adrialique, à 3ii kil. O.-S.-O. do îsculari; S.OuO hab. Citadelle qui soutint, en 1878, un siège héro'ique do la part des Monténégrins. Plus lard, les Dulcignolles refusèrent de se soumellre a la clause du traité de Berlin, qui donnait leur ville au Monténégro. Les tloltes combinées des grandes puissances durent faire des manifestations pour les soumettre et celle alîaire faillit rouvrir la Question d'Orient.

• DULCINEE s. f. Fam. Maîtresse d'un homme, sur la passion duquel on plaisante; par allusion à la dame des pensées de don Quichotte : il était aux pieds de sa Dulcinée.

' DULIE s. f. (gr. douleia, servitude). N'est usité que dans cette locution, le cultu de du- LiE, le culte de respect et d'honneur que l'on rend aux saints et aux anges par opposition à CULTE DE LATiuE, culte d'adoratiou que l'on rend à Dieu seul.

DULONG (Pierre-Louis), naturaliste, né à Rouen en 17S;i, mort eu 1838. Il découvrit le chlorure d'azote (1812) et l'acide hypophosphoi eux, puis, avec Arago, il fit d'importantes recherches sur la force d'élasticité de la vapeur a dillérentes températures. Ses œuvres nombreuses traitent particulièrement des gaz et de la chaleur Duluth. (V. S.)

DULWICH [deul'-itch], faubourg cl à 6 kil.

de Londres, sur la Surrey; ii.OOO hab. Collège remarquable, fondé en 1619 par l'acteur Edward Alleyn. Un quart des revenus, qui s'élèvent à 14.000 liv. st., est consacré au soulagement des vieillards pauvres.

DUMANOIR (Philippe-François Pinel). auteur dramali(pie, ne a la Guadeloupe en' 1806, mort en I86i. 11 fit ses études à Paris, écrivit près de 200 pièces de théâtre et composa, avec d'Ennery, Don Cézar de Bazan, et avec Bayard Les premières armes de Richelieu.

DUMARSAIS (César Che.sne.\u), grammairien, ne à Alarscillc en 1676, mort en I7.Ï6. Il fut d'abord avocat, puis précepteur chez Law et chez le marquis de Beaufremont, maître de pension, et mourut pauvre et infirme. Nous avons de lui : Traité des tropes (Paris, 1730); Logifjue et Principes de Grammaire (1760). Il a collaboré à l'Encyclopédie de Diderot. Ses œuvres ont clé réunies (1797, 7 vol.).

DUMAS (Alexandre D.wy de la P.mlleterie), gén.H-al, m- à llaïli en 1762, mort en 1800. Fils du marquis de la Paillelerie et d'une fille de couleur, il reçut le nom de sa mère (Dumas); afircs 16 ans de service, il n'était encore qu'officier non commissionné. En î792-'3, sous Dumourlez, il arriva rapidement au rang de général de division. Sous Bonaparte, il se distingua surtout à la balaille de Rrixen (1797), où il défendit seul un pont; il litlacampagno d'Egypte et, après le 18 Brumaire, fut disgracié à cause de ses principes rrpublicains. — II. (Alexandre), fils du précédent, romancier et auteur dramatique, né à Villers-Cotterels en 1803, mort le 5 décembre 1870. Le général Foy lui procura, en 1823, un petit emploi dans la maison de Louis-Philippe, alors duc d'Orléans, à la dynastie duquel Dumas resta toujours dévoue, bien qu'il professât le républicanisme. En 1829, il commença sa réputation par Henri 111 et sa Cour, drame historiquequipruduis.L une grande sensation; en mai 1832, il fit jouer la Tour de Nesle, qui n'eut pas moins de 200 rcprésenlalions, et AP'" de Belle-Isle, qui obtint aussi un grand succès. A la même époque, il publia des romans historiques {Isabelle de Bavière, etc.) et des récits de ses voyages. Il accrut ensuite sa renommée paries trois .Mousi/uctaires, Le comte de ilohte-Chrisio (1844) et d'autres ouvrages plus ou moins historiques. En 1846, ils'engayea à fournir annuellement à deux journaux une quantité de manuscril égale à la matière de 60 volumes. Lue telle fécondité lit supposer qu'il n'était pas l'auteur de tous les ouvrages qui portaient son nom; mais un jugement lui concéda la paternité de ses innombrables publications, bien qu'il fût prouvé qu'il empruntait souvent la plume et le talent de divers collaborateurs. Ses romans les plus connus sont; .Mémoires d'un médecin ou Joseph Balsamo; le Collier de la reine; Ange Pilou et ta Comtesse de Charny. Il arrangea pour le théâtre plusieurs de ses romans à sucées et écrivit des ouvrages historiques comprenant : Louis XIV et son Siècle, Le Régent et Louis XV, Florence et les Médicis. En 18.ï2, il commença la publication de ses .Mémoires. Après avoir fait sans succès du journalisme politique, il publia, pendant quelques années, le Mousquetaire, qui reparut en 18.ï7 sous le titre de .\Ionte-Chrislo et dans lequel il continua de faire paraître ses romans, des traductions, ses mémoires, etc. La révolution de 1848 détourna les esprits de son genre de littérature, et son château de Mon'e-Christo, près de Sainl-Germain, pour lequel il avait dépensé 450,000 francs, fut vendu aux enchères en 1834, pour la dixième partie dî sa valeur. En 1^60, il se joignit a l'expédition de Garibaldi et publia les .Uémoires de Garibatdi et les Mémoires d'Horace. Sun Grand Dictionnaire de cuisine parut en 1873. Ses œuvres ont été traduites dans toutes les langues.

DUMF

DUMAS Jflathieu.KMMTE), général, né kMontpellieiLii 1753, mûri en IS:57. Il assista, cnquali té d'aide-de-camp di'llocha m bea 11, àpliisiem-s batailles en Améiique et à la victoiro d'Yorktown. 11 siégea aux rùlés de Lafayetle à l'Assemblée constituante, s'enfuit pendant la Terreur, revint après \r 13 vendémiaire, entra au conseil des Cinq-Cents et, après avoir été exilé comme partisan de la monarchie, il accepta un emploi sous le Consulat. Ministre de la puerre, à Nardes, sous Joseph Bonaparte, il combattit ensuite en Espairne et en Allemagne, fut nommé intendant général du service administratif de la Grande .Armée de Russie, fui fait prisonnier en Allemagne (1SI3-'14), se mit au service des Bourbons, qui le disgracièrent, lors de leur seconde restauration, pour s'élrc soumis à Napoléon pendant les Cent-Jours. Il avait publié 19 vol. du Pvicis des événements milUaircs dès I7:>0 (isi6-'2i)), lorsqu'il perdit presqu'entièrement la \.ie: il traduisit plus tard une partie de la P,'-)insitlar War, de Napier. — 11. (Christian- Léon) lils du précédent {\^ il-lSTS), fut grièvement blessé an siège de Cunstantine et devint aide-dc-canip du roi Louis-Philippe. Il suivit la famille d'Orléans en Angleterre en IS4S, revint avec elle en France en 1870 et se batlit vaillamment contre les Prussiens.

LUMBARTOîJ {Dumbritonium), port d'Ecosse, ca[n.alL' du Dumbartonbhire. sur la Leveii, près de la Clvde, à IS kil. N.-O. de Glasgow ; 5,50(1 hab. Cunslruclion de navires. Grandes manufactures d'engins maritimes, deux fondieries, une forge, verreries et blanchisseries. Près de la ville se trouve le château de ûumbartoii.

DUMBARTONSHIRE, comté d'Ecosse, autrefois appelé Lenno.'i et consitant en deux parlies détachées. La plus grande s'étend entre les lacs Lomond et Long et l'embouchure de laClyde; la plus petite entre les comtés de Lanàrk et de Slirling; G99 kil. carr. ; 58,00;) hab. Le terrain est montagneux et peu fertile, sauf dans les vallées. Mines de fer, de houille; pierres à chaux; ardoises. Capitale, Diimbaiton. — Diim-dum. (V. S.)

• DÛMENT adv. Surtout en Pral, D'une, manière convenable; selon la raison, selon les formes : Ui chose a été dûment constatée, bien si dûment constatée.

DUMÉRIL. L ('André-Marie-Constant). naturaliste, né à Amiens en i;74, mort en 1860. 11 enseigna successivement l'anatomie, la physiologie et la pathologie, succéda à Lacépède, comme professeur d'eipélologie et d'ichlvolo.gie, et, pendant quatre ans, remplaça Cuvier dans ses cours d'histoire naturelle. Sa célèbre Erpétologie générale (10 vol., ls3J)-'bO), publiée en collahoration avec Bibron, est le premier ouvrage qui contienne une description systématique de tous les reptiles connus. On a" aussi de lui : Leçons d'anatomie comparée; Zoologie anali/tiguc ,l'.n\=i, 1800) et Traité élémentiiire d'lii>toirc naturelle (Paris, 1807). — II. (Auguste Rjnri-André;, lils du précédcnl (1812-1571), succéda à son père, comme professeur à Paris, el publia : Des odeurs; Histoire TMlurrlli: d:S poissons, etc.

DUM£RSAN (,M.\nioN), numismate el vaudevilliste, né en 1780, mort en 184-9. Tout en travaillant la numismatique, au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale, il cuiiqiosa des pièces de théâtre et fut, en 1842, nommé conservateur-adjoint du cabinet des médailles. Ses pièces sont au nombre de 'ioo au moins; voici le titre des plii^ célèbres : l'Intrigue sur les toits, le Valet de ferme, les Anglaises pour rire, les Cuisinières el l'Ange et le hinble. On a de lui : Eléments de numismaiiquc (1834); Histoire du cabinet des médaill'Simf,).

DUMFRIES [domm-friss], ville d'Ecosse,

Du:\io

capitale du Dumfriesshire, à 110 kil. S, -G. d'Edimliourt:; 17,814 hab. D'éléganles villas ornent les coteaux qui l'avoisinenl. .Manufactures de tissus de laine, de chapeaux; bonneteries, cordonneries, fabriques de paniers; tanneries et brasseries.

DUMFRIESSHIRE, comté d'Ecosse, borné par l'Angleterre el le golfe de Solway ; 2,8-57 kil." carr., 80,000 hab. La plus grande partie de sa surface est montagneuse. .\u N. et au N.-E., se dressent des sommets de près de 3,000 pieds de haut. Les lacs sont nombreux ; les principaux sont le Castle Loch, le Lo'-hmaben el le Locli Skene. Les trois principales rivières donnent leurs noms aux trois divisions populaires, le iNithdale, l'Annandale et l'Eskdale. Capitale, Diimfries.

DUMICOLEadj. (lat. dumiis, buisson; colère. huliili'i;. Ili^t. nat. Se dit des oiseaux et des papillons qui se tiennent habituellement dans les buissons. — Di.nuineus. (V. S.)

DUMNORIX, chef des Eduens, qui conspira contre les Romains en 58 av. J.-G. César lui pardonna, sur les supplications de son frère, Divitiacus. Lorsque César partit pour la Bretagne (Angleterre), en oi, il se défiait trop de Diunnorix pour le laisser en Gaule el il lui ordonna de raccompagner. Sur quoi, le chef gaulois se sauva du camp romain avec la cavalerie dos E'iuens, mais il fut surpris el tué. DUMONT (Pierre-Etienne-Louis), publiciste, né à Genève en 17-19, mort en l.siO. Il fut successivement pasteur d'une église prol stante de Genève, puis de l'église française réforméi^ à Saint-Pétersbourg, et ensuite précepteur du second fils de lord Shelburne à Londres, où il se lia avec Romilly et Bentham. .A la requèle des exilés genevois à Londres, Dumonl vint eu 1789 à Paris, pour tâcher d'obtenir,parrintliience de Necker, des secours pour la révolution déjà commencée à Genève. Il entra en relations avec .Mirabeau, l'aida à préparer ses discours, et fonda avec lui le Courrier de Proicnce. Plus tard, il écrivit les Souvenirs de jU/rutciui, ouvrage posthume. En 179i,il accompagna l'ambassade de Talleyranden Angleterre, où il resta. En 1802, il publia les manuscrits de Bentham, relatifs â la jurisprudence, sous le titre de Traités de léyislition civile et pénale (3 vol.). Les traités qu'il donna ensuite sur le même sujet sont : Théorie des peines et des récompenses (2 vol.) ; Tactique des assemblées législatives ; Preiives judiciales (i vol.i el Organisation et Codification ; il réunit lui-même tous ses ouvrages en 1828. Quand Genève recouvra sa liberté en 1814, il devint membre du grand conseil représentatif et s'illustra par des rélormes libérales, principal'-ment en obtenant l'établissement d'un pénitencier d'après le plan du Panopticun de Bentham.

DUMONT DURVILLE (Jules - Sébastien - Césarj, navigateur, né à Conde-sur-.Noireau, le "23 mai 'HOO, mort le 8 mai 1842. Novice en 1807, enseigne en 1814, il releva les côtes de la Méditerranée (l8!9-'20) et fut nommé lieutenant de vaisseau en 1822. (;'est eiuiualité decommandaiitensecond qu'il parlitle 1 1 août 1822, à bord de VdCoquille, pnuruueexpédition scientifiipie de 31 mois en Océanie ; il avait pour chef le capitaine Dnperrey. Nommé capitaine de frégate le 3 novcmb. 18'2o, il repartit, le 2.Ï avril 1826, à la tète de la Coquille dfcvenuerAsDvj^oti'/son bu tétai t de rechercher les restes de l'expédition de La Pérouse. mais il fut devancé par le capitaine anglais Dillon auquel revient l'honneur d'avoir le premier découvert des vestiges certifiant le sort malheureux de nos conqialriutes. Dumonl d'Urville recueillit, à Vani-Koro, diirérents objets ayant appartenu aux navires naufragés ou aux marins de l'expédition; il arriva à Mar seille, après un voyage de 3o mois. Il avait visité la Nouvelle-Zélande et la Papouasie, l'cconnu plusieurs des Caroliiies cl quelques

DUNB

passages peu connus des Célèbes, découvert diverses petites îles, fixé la situation exacte des Loyaiti, dressé 7.ï cartes et plans, fait dessiner plus de 4,000 paysages ou sujets d'histoire naturelle et recueilli plus de 10,000 spécimens de pierres, d'animaux ou de plantes. Le gouvernement publia le jourual de son voyage (l832-'34, .-i vol, in-S"), el le nomma capitaine de vaisseau (8 aoi^t 1829). Dumonl d'Urville reçut en 1830, la mission de conduire Charles X hors de France. En 1833, il donna un ouvrage populaire, intitulé Voyage pittoresque autour du monde (2 vol gr. iu-8o); ce voyage imaginaire obtint le plus vif succès. Le 7 sept. 1837, Dumont d'Urville, à la tête de l'Astrolabe et de la Zélée, partit de Toulon pour explorer lesmers voisines du pôle aiislral. Cette circumnavigation ne fut terminée que le 6 nov. 1840; elle eut pour résultats la découverte des lerres de Louis-Philippe, de .Joinvilie eiAdélie, la connaissance de 12,000 lieues de côtes ot la réunion de riches collections d'histoire naturelle. D'Urville fut muniné contreamiral le 31 déc. 1841. Le récit de son voyage fui publié aux frais du gouvernement (Paris, 184l-'-')4, 4 vol. in-8'' et atlas); mais il lie vil pas finir celte publication: il périt, brûlé dans un wai;on, avec sa femme et son I 's unique, lors de la calastrophe du chemin (le fer de Versailles.

DUMOULIN iCharlesl, lat. .Molinxus, jurisi-nn^iulte, né â Pans en IfiOO, mort en 1.166. D'abord calviniste, puislulhérien,ilfut,à cause des guerres de religion il;i62l, obligé de quitter la France. Affiigé de bégaiement, il abandonna le barreau pour se livrer à la consultation. Ses meilleurs ouvrages sont : Commentaires sur la coutume de Paris et sur d'autres coutumes de France. Ses œuvres ont été publiées a Paris i168i, 5 vol.).

DUMOURIEZ iCharles-François) [du-mourié], général, né à Cambrai en 1.39, mort en 1823. Il servit avec distinction pendant la guerre de Sept ans et s'engagea ensuite dans la guerre eldanslesintrigues, qui précédèrent l'annexion de la Corse à la France. Membre du club des Jacobins, il fut, en mars 1792, nommé ministre des affaires étrangères, mais il ne put s'accorder ni avec le roi, ni avec ses collègues, el il donna sa démission. En août, il commanda les troupes de la fTontière.\ -E,; ses brillantes opérations arrètèrenl la marche des Prussiens, qu'il batlit à V.ilmy, le 20 septembre. 11 vainquit peu après les .\utrichiens à Jemmapes (6 nov.), s'empara de Bruxelles et, en moins d'un mois, termina la conquête de toute la Belgicjue. Il prépara ensuite l'invasion de la Hollande, mais se fit battre a Nerwinde, le 18 mars 179,T,el conspira alors avec les ennemis contre la république, La Convention ayant envoyé quatre commissaires pour l'arrêter, il les nt saisir et les livra aux Aulrichiens. Cette mesure exaspéra ses troupes el Dumouriez, forcé de fuir, se réfugia en Angleterre avec celui qui devait être plus tard Louis-Philippe; là il reçut, en récompense de services secrets, une pension de 1,200 livres et il passa le reste de ses jours à Turville-Park, où il mourut. Les Mémoires du général /)umoî^ric; ont paru à Hambourg (179ii, 3 vol.).

DÛNA ou Dwina du Sud, rivière de Russie, (;ui liait dans le gouvernement de Tver, coule à rO. pendant O-'JOkil. et se jette dans le golfe deRii-'a, près de laville de Riga.Sanavigalion est obstriii''e par des rochers et des barres.

DÛNABURG ou Dwinaburg fdvi'-na-bourgj, ville du gouvernement de Witepsk (Bus-e), sur la Diina à 170 kil. S.-E. de Hii'a; 70,000 h;ib. Commerce considérable, quatre grandes foires annuelles. Les principaux objets d'exportation sont : le lin, le rhaiivre, le suif et le bois de charpente.

' DUNBAR [deunn-bai'], port de mer du 11. id-

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