DUNE
DUNK
DUNO
dinplonshire (Anglelerre), à l'enlrée du golfe de Forlh, à 43 kil. E.-N.-E. irEJitnbouri;; 3,;i00hab. Manufactures de savon, de fer, de machines à vapeur, de toile à voile et de cordages. Son château, aujourd'hui en ruine, fut jadis une puissante forteresse. En 1296, les Ecossais furent défaits à Dunbar par Edouard I^' et en 1630 par Cromwell.
DUNCAN, roi d'Ecosse. Voy. Macbeth.
DUNCAN lAdam, vicomte), amiral anglais, né en Ecosse en 1731, mort en 1804. Capitaine en 1761, amiral en 1787, il passa en 179o amiral du pavillon bleu. Dans ses dernières années, il prit le commandement de l'escadre anglo-russe dans la mer du Nord, où, en moins de deux ans, il annihila le commerce hollandais. En 1797, il remporta sur les Hollandais, commandés par de Winter, la victoire de Camperdown, reçut pour ce haut fait le titre de vicomte de Camperdown, avec une pension de 2,000 liv. sterl., et fut élevé à la pairie.
DUNCIADE (La) oul.^ gueure des sots, poème de Pope, considéré par les Anglais comme un chef-d'œuvre, et publié en 'I7'28. — Titre d'un ouvrage de Palissot, dirigé contre les philosophes du xvm' siècle. La meilleure édition est celle de ISO.ï, 1 vol. in-18.
DUNDALK [deunn-dâk'], ville maritime d'Irlande, près de l'eaibouchure de la rivière Castletown, à 80 kil. N. de Dublin; 12,290 hab. Beau port sur la baie de Dundalk. Manufactures de machines à filer le lin, de cordages, de cuirs, etc.
DUNDEE [deunn-di] {Donum Bel, Toadunum), ville du Forfashire (Ecosse), sur l'estuaire du Tay, à 52 kil. N.-N.-E. d'Edimbourg; 153,600 hab. Elle occupe le penchant d'une colline dont le sommet a 525 pieds de hauteur. Immenses fabriques de toiles de lin, qui emploient près de 25,000 ouvriers. Manufactures les plus importantes d'Angleterre. Ganteries et cuirs. Construction de navires tant de fer que de bois. Pont gigantesque, récemment construit, sur l'embouchure de la rivière Tay. Dundee fut autrefois résidence royale.
DUNDONALD [deunn-donn'-ald] (Thomas CocHnA.^E, rùinte de), plus connu sous le nom de lord Cochrane, amiral anglais, né en 1775, mort en 1800. Il se signala dans la guerre contre la France; élu membre du parlement en 1807 il fut, en 1814, accusé d'avoir répandu, dans un but d'agiotage, la fausse nouvelle de l'abdication de iSapoléon; convaincu de ce délit, il fut condamné a 2o,0!l0 francs d'amende et à un an de prison. Il fut aussi chassé du parlement, mais réélu immédiatement, car son innocence ne tarda pas à être établie. Il passa à l'étranger et commanda successivement les Uoltes du Chili, du Brésil et de la Grèce. En 1830, il retourna en Angleterre et fut nommé contre-amiral; puis, en 1851, vice-amiral du pavillon blanc et, en 1 854, amiral du Royaume-Uni. Il a publié : Narraticc of services in the Liberation of Chili, Féru and hrazil (2 vol. 1859), et Autobiography of a Seaman (1S60).
' DUNE s. f. (celt. dun, hauteur) Se dit des monticules ou collines de sable qui s'étendent le long des bords de la mei-. S'emploie surtout au pluriel : on a aplani cette dune; les dunes de Calais, de Dunkerque. — »* Bataille DES DUNES, célèbre bataille que les Français, commandés par Turenne, livrèrent, le 14 juin 1458, aux Espagnols, sous les ordres de Cundé ctde don Juan d'Autriche, au milieu des dunes qui se trouvent entre Dunkerque et Meuporl. Les Espagnols, vaincus, perdirent 0,000 hommes et l'espoir de conserver Dunkerque, qui leur fut enlevé quelques jouisaprès. — LégisL « Le gouvernement a le droit de prendre pussession des dunes appartenant au.\cjmmu:ies ou aux particuliers, lorsqu'il juge néees-iaire d'arrêter leur mouvement eu les fixant au
moyen de elayonnai;es et de plantations, sui- 1 une seigneurie particulière, qui passa aux rois vaut la mélliode pratiipiée, des 1787, par l'in- d'Espagne en même temps que la Flandre. géniour Bréinonlier. Il y a lieu, dans ce cas. Les Français s'en em|iarèrent en 1646; les à recourir aux formalités tracées par le décret j Espagnols en sept. 1652. La victoire des Dunes du 14 décembre 1810, et à celles de l'expro- | (14 juin 1058) la rendit aux Français qui, deux priation pour cause d'utilité publique. Lors- semaines plus tard, la cédèrent aux Anglais, que l'administration fait ainsi exécuter à ses en exécution d'un récent traité. Charles II la fiais les travaux de plantation des dunes, elle vendit .'i Louis XIV moyennant 200.000 livres les exploite à son prolit, jusqu'à ce qu'elle ait ! (.5 millions de fr.) en 1062. Vauban en lit le obtenu le recouvrement ile ses avances, inté- ' port militaire le plus important de l'Europe, rets compris. Lorsque les particuliers font eux- j 30,000 hommes furent employés à y construire
mêmes les semis et plantations sur les dunes, le terrain planté est exempt de tout impôt pendant trente ans (G. for. 226) ». (Ou. Y.)
DUNEDIN, ville de la Nouvelle-Zélande, sur la côte S.-E. de i'ile du Milieu; 14,857 et, avec les fiubouras de Rosivn et de Caversham, 30,000 hab. Sa fondation date de 1848. En 1861, elle s'accrut beaucoup giâce à la découverte de mines d'or dans ses environs.
* DUNETTE s. f. (diminutif de dune). Mar. Construction élevée sur l'arrière de certains navires pour y loger des officiers, et principalement le comniandaiit : il y eut une réunion d'officiers dans la dunette. — Partie supérieure de la dunette : se promener sur la dunette.
DUNFERMLINE [deunn-fenu'-linn], ville du Fifeshire (licosse), ;i19 kil. N.-O. d'Edimbourg; 22,863 hab. Son plus bel édilice moderne est
Abbave de Dunfermline,
l'église abbatiale construite à la place de l'ancienne église d'une abbaye de bénédictins, qui servit longtemps de sépulture aux rois d'Ecosse et qui fut détruite lors de sa restauration.
DUNGANNON, ville d'Irlande, à 20 kil.
N.-iN.-O. d'Armagh; 3,000 hab. Manufactures de toiles de Im, poteries.
DUNGARVAN, ville maritimed'Irlande, dans le Waterfordshire, à 38 kil. O.-S.- 0. de Walerford; 7,000 hab. Exportation de grain, de beurre, de bétail. Les habitants pèchent la merluche et le hareng.
DUNKERQUE, tlam. Oiinkerk{dun,à.ane:lerk, église; église des dunes), angl. dunkirk, ail. Dunhirchen. ville maritime, i)lace forte etch.-l. d'arr. (Nord), sur la mer du N(jrd, à l'entrée de la .Manche, a 85 kil. N.-O. di' Lille et à 356 de Paris, par 51» 2' 12"lat. N. et 0" 2o23" long. E., à la tour; 39,718 iiab. Dunkerque exporte les produitsdela Flandre: lins, toiles, grainesoléagineuses, céréales, houilles, œufs; il importe les bois du iN'ord, du poisson, etc. Son commerce lui assigne, en France, le 4" rang : il vient immédiatement après Bordeaux. La pêche de la morue et du hareng y occupe une tlottille et plus de 1,500 marins. — D'après la tradition, Dunkerque doit son origine a saint Eloi, qui y fît construire une cha|ielle au milieu dos dunes (vii° siècle). Ses marins ne tardèrent pas ;\ se rendre célèbres par leur courage. La ville forma
2 jetées, 2 forts, un port intérieur, un magnifique arsenal et plusieurs canaux. Ses intrépides corsaires, parmi lesquels s'illustrait Jean Barl, ruinèrent le commerce des Hollandais et des Anglais. Aussi la destruction do Dunkerque fut-elle l'une des conditions imposées à Louis XIV lors du traité d'Utrecht (1713); il fallut raser ses fortifications etcombler son port. De nouveaux travaux durent être détruits lors de la paix de 1763; mais les fortilications furent relevées en 1783. Pendant la Révolution, Dunkerque devint Oun/iZ/ce. Les .\nglais mirent le siège devant celte place en 1793. Le général Houchard les força de se retirer, après leur avoir fait subir de grandes pertes (7 sept.); pendant 20 jours, la ville, presque sans garnison, leur avait opposé une énergique résistance. Sous la Restauration, on entreprit de grands travaux pour le rétablissement du port; mais ils ne tardèrent pas ;'i devenir insuflisauts par suite du déveloiipement que prit le commerce de la ville. L'encombrement devint tel que M. de Freycinet fit une question nationale de l'agrandissenient de ce port si admirablement silué; les Cliainbres volèrent 50 millions pour son amèlioratinn et son extension; il fut décrété que l'on porterait de 1,700 m. à 8,400 m. le développement de ses quais et que l'on attribuerait au stationnement des navires 19 hectares nouveaux de bassius à fiot. Le 31 oct. 1880, fut solennellement inaugurée la darse n» I. Le projet du gouvernement comprend la construcli(ni de trois autres darses. Le port de Duiikeniue, qui est franc depuis 1826, reçoit annuellement environ 1,000 bateaux à vapeur eti.OOO navires à voiles. Tout l'ait présager que, lorsqu'il sera amélioré, ildeviendra l'emuledu Havre et le rival d'Anvers. Des lignes de paquebots l'unissent à Bordeaux, le Havre, Rot- Icrdam, Anvers, Leith, Hull, Londres, Saint- Pétersbourg, Copenhague, etc. Sa rade, la meilleure que nous possédions sur cette cùte, peut abriter une tlotte de navires de guerre.
DUNKERS ou Tunkers, secte religieuse, fondée en 1708 à Sctiwarzeiuui (Allemagne), par Alexandre Macker. Ce nom (de l'alleniand tunken, plonger) fut d'abord un surnom qu'ils prenaient pour se distinguer des .Menuonites.
DUN-LE-PALLETEAU, ch.-l. de cant., arr.
et à 27 kil. 0. de Guérel (Creuse); 1,079 hab.
DUN-LE-ROI, ch.-l. de cant.. arr. et il 22 kil. N. de Saint-Ainand (Cher), sur la rive droite de l'Auron; 4,214 hab. Ville autrefois importante et qui fut une place très forte au xii° siècle.
DUNOD DE CHARNAGE (François-Ignace), professeur de droit a Bi;saiiçon, ne à Saint- Claude en 1679, mort en 1752. Ses ouvrages de jurisprudence furent fort appréciés autrefois. Comme historien, il a publié : Histoire du comté de Bomyoyne (Dijon, 1735-'37).
DUOD
DUNOIS Le). 1. Dunenais pagus, anc. pays de la Beauce. Cap. : Chdteaudiin; lieux priiicip. : Bazoches, Bonneval, Patav. Vicnnilé héréditaire en 1000, il fut, en 13SÎ, vendu au comte de Blois, eu d391, à Louis d'Orléans et réuni, en 1707. à la couronne, .aujourd'hui compris dans les départements du Loiret, de Loir-et-Cher et de l'Eure-et-Loir. — II. Anc. pays de la Marche; lieux princ. : Dun-le-Palleteau et Saint-Sulpice-le-Dunois.
DUNOIS (Jean, comte de), surnommé le Bd- (U)d 't'ùrléans, fils naturel de Louis, duc d'Orléans, frère de Charles VI. né à Paris en 1402, mort en H68. Il se distingua par de hrillanls exploits et défendit vaillamment Orléans jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc, contribua aux victoires de cette héro'ine, principalement à celle de Patay, reprit Chartres (1432), aida à chasser les Anglais de Paris en 1436, les battit à Formiptny, les repoussa de la Normandie et de la Guienne (1449-'ol), et ne leur laissa que Calais.
DUNS SCOT (Jean), philosophe et théologien scolastique, né en Ecosse vers 1270, mort en 13US. Il entra dans l'ordre de Saint- François, et fut professeur à Oxford. Sa réputation s'élant répandue dans toute l'Europe, il vint à Paris, où il obtint le surnom de docior sublilis. Les controverses entre Duns Scot et saint Thomas d'Aquin furent continuées par leurs disciples, qui prirent les noms de Scotiites et de Thomistes. Les œuvres de Duns Scot ont été publiées par Luke Wadding (12 vol. in-t'ol. Lyon. 163;i).
DUNSTABLE [deunn'-sla-b'l], ville du Bedfordshire (Angleterre), à 26 kil. N.-O. de Londres: 4.513 hab.
DUNSTAN (Saint\ prélat anglais, né en 92o. mort le 19 mai 988. Il posséda une grande intluence sous plusieurs rois et fut nommé, en 9o9, archevêque de Canterbury, par Edgar, qu'il gouverna complètement. A la mort d'Edgar, il éleva Edouard au trône, mais perdit son pouvoir à l'avènement d'Ethelred. Fête, le 19 mai.
DUN-SUR-MEUSE. ch.-l. de cant., arr. et à 2'j kil. de Montmédy (Meuse); go9 hab.
* DUO s. m. (lat. duo, deux). Mus. Morceau fait pour être chanté par deux voix ou exécuté par deux instruments : exécuter un duo. — Fig. et fam. Dco d'injl'res, de compliments, etc., conversation où deux personnes se disent des injures, se font des compliments, etc.
DUODÉCIMAL. ALE, AUX adj. (lat. duodecinats, douzième). .Alathém. Qui se compte, se divise par douze : calcul duodécimal. — Système DUODÉCIMAL, Système de numération qui a pour base le nombre 12. — Le nombre 12 est divisible par 2, 3, 4, 6, tandis que 10 ne l'est que par 2 et o. L'arithmétique duodécimale aurait été bien plus commode que notre arithmétique décimale : ou eût compté par douzaines comme on compte par dizaines.
« Les grands nombres auraient occupé moins de place et eu même temps les fractions auraient été plus rondes... Il ne faudrait, dans cette échelle, que deux caractères de plus, l'un pour marquer dix et l'autre pour marquer onze ; au moyen de quoi l'on aurait une arithmétique bien plus aisée à manier que notre arithmétique ordinaire. » (Biilfon. Essai d'arithmétique morale). Au lieu d'avoir des centaines ( 10 X 10), on aurait eu des grosses (12 X 12 = 144) et aulieu de compter par milliers on aurait eu des douzaines de grosses. La main se compose de 4 doigts et du pouce qui sert à compter les doigts : chacun de ces derniers est formé de 3 phalanges; la main (sauf le pouce) comprend donc une douzaine de phalanges. L'année est divisée en 12 lunes ou mois et en 4 saisons de 3 mois; tous les 4 ans (4 est un sous-multiple de 12) l'année est bissextile. Imitant la nature, les premiers