DUPA
hommes comptèrent par douzaines et non par dizaines : le jour et la nuit furent divisés chacun en 1 2 heures ; le pied eut 1 "2 pouces et toutes les autres mesures furent divisées ou multipliées par 12 ; ainsi en France, le sou se composa de 12 deniers, etc. — Malheureusement le système duodécimal eut contre lui la numération écrite des Indous et des Arabes; la numération décimale, quoique moins naturelle que la numération duodécimale, l'a sup|ilantée presque partout. 11 n'y a plus guère que les Anglais qui aient conservé l'habitude traditionnelle de parler par douzaines et d'écrire par dizaines, ce qui complique toujours un peu les calculs.
DUODÉCIMO adv. Douzièmement.
• DUODÉNUM s. m. [duo-dé-nomm] (mol lat. composé de duo, deux; et déni, dix). Anat. Première portion des intestins grêles, ainsi nommée parce que sa longueur est ordinairement de douze travers de doigt.
* DUODI s. m. (lat. duo, deux; dies, jour). Deuxième jour de la décade, dans le calendrier républicain.
DUPANLOUP (Félix-Antoine-Philippe), prélat, né a Saint-Félix (Savoie), le 3 jaiiv. IS02, mort le 12 octobre 1878. Ordonné prêtre en 182b, il devint confesseur du duc de Bordeaux, puis catéchiste des jeunes princes d'Orléans et aumônier de la Dauphine. En 1834, il fut nommé préfet des éludes au séminaire de Saint-Suipice, ensuite vicaire à Saint-Roch, vicaire général, évèque d'Orléans en 1849, et membre de l'Académie. Il ouvrit une école dans sa maison, y fut professeur et fit tous ses efforts pour développer l'instruction en France; mais, comme ses écoles n'éiaientpas autorisées, les collèges leur firent une rude concurrence, et elles ne furent pas protégées par l'administration. Dans la controverse qui s'éleva au sujet du Ver rongeur de l'abbé Gaume, lequel s'opposait à l'introduction des auteurs païens dans les écoles chrétiennes, il adopta des idées en opposition avec les vues dominantes dans la plus grande partie du clergé; maisie pape amena une réconciliation entre les parties. Dupanloiip fut un des plus ardents champions de l'indépendance du pouvoir temporel du pape. Après avoir été très opposé au décret sur l'infaillibilité du pape, il fut l'un des premiers à l'aàopler. A la lin de la guerre franco-allemande(l870-'71), pendant laquelle les ennemis avaient, à sa requête, modéré la sévérité de leurs mesures contre Orléans, il fut élu à l'Assemblée nationale, où il se montra partisan d'une monarchie constilutionnelle, sous la maison réconciliée de Bourbon; il se fit le défenseur du droit traditionnel de la France à proléger le Saint-Siège. En décembre 1875, il fut élu sénateur à vie. Ses œuvres comprennent : Eléments de rhétorique sacrée (1841); L'éducation ('i vol., 18oo-'7); Œuvres choisies {i \o\., 1801) et une Histoire de N.-S. J.-C. (1872).
DUPATY. I. (Charles-Marguerite-J.-B. Mercier), jurisconsulte, né à la Kochelle en 1746, mort en 1788. Avocat général au parlement de Bordeaux, il fut emprisonné, pour avoir pris pari aux affaires des cours souveraines (1770). Plusieurs de ses idées sur le droit civil ont été adoptées par les rédacteurs du Code Napoléon. — II. (Louis-Marie-Charles-Henri Mercier), sculpteur, fils du précédent, né à Bordeaux en 1771, mort en 182a. D'abord avocat, puis militaire, il servit dans les dragons jusqu'en 17!).ï, entra il l'école des Beaux-Arts, puis à l'atelier du sculpteur Lemot et remporta le grand prix de Borne (1799). Ses plus belles œuvres sont : Périclés visitant Anaxugore, une Vénus au Louvre, une Pomone au Luxembourg, r'admus terrassant le serpent dr Castalie aux Tuilelies, etc. — 111. (Louis Emmanuel -Félicité- Charles .Mercieu), oflicierde nianne et aulour dramatique, né à Bordeaux en 177:i, mort à