EAUX
villes en eaux potables, d'employer ulilement les eaux d'é.ffoûts et les liquides industriels. — Eaux et forêts (Voj-. Forêts).
EAU-CLAIRE, ville du Wisconsin (Etats- Unis), à la jonction de TEau-Claire et de la Chippewa. où cette dernière devient navigable; à il'.i kil. y.-O. de Madison ; 17,41o h. Grand commerce de bois, nombreuses scieries.
EAU MERVEILLEUSE (L') opéra-comique en deux actes, reptésenté à Paris (Renaissance), le 30 janv. 1S39; repris à l'Opéra-Coniique en 1842; paroles de Sauvage; musique à'A. Grisar.
* EAU-DE-VIE s. f. (!at. aqua, eau; vitis, de la vigne). Liqueur spiritueuse extraite, par distillation, du vin. du cidre, de la pomme de terre, de la betterave et du jus ferment^ de plusieurs fruits tels que cerises, prunes, poires, pêches, etc. Dans le .Nord de l'Europe, on donne aussi le nom d'eau-de-vie à l'esprit de grains. En France, on dit absolument : eati-de-vie en parlant du produit de la distillation du vin; pour les autres liqueurs alcooliques, on ajoute au mot eau-de-vie le nom de la sub.^tance distillée, comme : eau-de-vie de grains (provenant de la fermentation des céréales), eau-de-vic-de pomme déterre, eau-devie de geniècre, eau-de-vie de bois (provenant de la distillation du bois), etc. D'autres espèces d'eau-dc-vie portent les noms de rack ou arak (eau-de-vie de riz), tafia ou rhum (de la mélasse), kirsch (des cerises noires ou merises), persicot (du suc de pêches), calon (de la sève de certains palmiers), koumiss{àn lait de jument), etc. — Dans le commerce, on appelle eau-de-vie tout spiritueux qui marque à l'aréomètre 22" et au-dessous et esprit ou trois-six celui qui donne un degré plus élevé, etc. — Le goût particulier et l'arôme de l'eaude-vie proprement dite ou eau-de-vie de vin sont dus à une huile volatile que contient la peau des grains de raisin. L'eau-de-vie renferme un peu de matière colorante, du tannin, de l'éther œnanlique et de l'éther acétique. Les meilleures eaux-de-vie proviennent du département de la Charente et de celui de la Charente-Inférieure. On les appelle cognacs: mais elles se dislinguent en cauxde-vie de Champaijnc (voy. Champagne) et en cuux-de-cie de lois, suivant leur qualité. Après les cognacs viennent les armagnacs, fabriqués dans le Gers, les eaux-de-vic de Barcclonne, les eaux-de-vie du Languedoc ou eaux-de-vie de Montpellier. Tous les pays vignobles produisent des eaux-de-vie de marc provenant de la distillation. Ordinairement les eaus-de-vie de France sont rectifiées par les bouilleurs et réduites à une gravité spécifique de 0-93:; à 0-922. .Si l'on considère l'immense quantité d'esprits purs que la France importe et la petite quantité de ceux qu'elle exporte, on reconnaîtra que la plus grande partie retourne à l'étranger sous le nom d'eaude-vie. Les eaux-de-vie françaises sont dites à preuve de Hollande quand elles pèsent 20° à l'alcoomètre de Baume (19» cent, ou .tU° centésimaux) et à preuve d'huile quand elles marquent davantage. Dans les Cha-rentes, il faut ordinair.-menl distiller sept barriques de vin blanc pour obtenir une barrique d'eaude-vie.
'EAU-FORTE s. f. (lat. arjua, eau; fortis, forte, d'où l'on a fait AoUA-ronrisTE, nom (jne l'on donne au graveur a. l'eau-fortej. -Nom ijue l'on donne a l'acide azotique du commerce. — Graves a l'eau forte, graver sur une planche de cuivre avec le seul secours de l'cauforte. — Par exl. Eau-foute, estampe tirée sur une planche qui a été préparée à l'eau-forte, pom- être ensuite termniée au burin, ou sur une planche entièrement gravée à l'eau-forte fVoy. Ghavcbe).
EAUX-BONNES (Les), station minérale du
EBAU
cant. de Laruns, arr. et à 35 kil. S.-O. d'Oloron (Basses-Pyrénées), dansunegorgo étroite que domine le pic de Ger; 7":^ hab. Sept sources sulfurées sodiques de 12- à 32°. Traitement des affections de l'appaieil respiratoire. Etablissement thermal, aveu cabinets de bain, douches pulvérisées de la gorge, etc.; établis- S'-'ment d'Orteig, avec une installation liydrotéiafiique cnuiplète.
EAUX-CHAUDES, station minérale, commune de Laruns (Basses-Pyrénées) dans une gorge étroite et sauvage. Sept sources sulfurées sodiques de 10° à 36°. Traitement des rhumalisnics plutôt musculaires qu'articulaires, névralgies, maladies chloroliques. Etablissement avec cabinets de bains, douches, buvette. 733 hab.
EAUZE {Ëlusa civitas), ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. S.-O. de Condom (Gers), sur une colline qui domine la Gélise; 4,175 hab. Eglise gothique du xvi° siècle. Eauze fut la capitale des Elusales.
* ÉBAHI, lE part, passé de S'ébahir. Qui est tout surpris ; j'en restai tout ébahi. — »v Adjectiv. Oui marque un grand étonnement : regards ébahis.
ÉBAHIR v. a. [é-ba-irr] (lat. hiare, rester bouche béante). Etonner, stupéfier : vous m'ébahissez. — ■ S'ébahir, v. pr. S'étonner, être surpris : il n'y a point là de quoi s'ébahir.
* ÉBAHISSEMENT s. m, [é-ba-his-se-raan].
Fani. Etûiiiieiiient, surprise.
EBAL ET GERIZIM, montagnes dePalestine s'élevant respectivement à 900 et 8,oOU m. au-dessus du niveau de la mer et séparées par une profonde vallée, où se trouve l'ancienne Shechem, aujourd'hui iNablus. Lorsque les Hébreux, conduits parJosué, traversèrent le Jourdain, six tribus furent placées sur le Gcrizim, pour bénir ceux qui observeraient fidèlement la lui divine; six autres furent placées sur l'Ebal pour maudire ceux qui la violeraient. Après la conquête, on éleva un autel et on célébra une fête sur l'Ebal. Les Samaritains bàtirentsur le Geriiim un temple dont les ruines sont encore visibles. Les Samaritains font un sacrifice annuel sur le mont Gerizim.
* ÉBARBER V. a. (préf. é; et de barbe). Oter les parties excédantes et superUues de certaines choses : ébarbcr du papier, des plumes, des pièces de monnaie. — Grav. Enlever avec un outil ce qui reste au bord de la taille, afin que le trait paraisse net. — ï-^ Typog. Ebar- BER UNE lettre, UN CLICHÉ, BU enlever les parties qui marqueraient au tirage.
* ÉBARBOIR s. m. Arts. Outil qui sert à ébarbcr.
ÉBARBURE s. f. Ce qui a été enlevé avec l'ébaiboir.
' ÉBAT s. m. [é-ba] (rad. battre). Passetem|is, divertissement : prendre ses ébats. Fam. et ne s'emploie guère qu'au pluriel.
— »v Vén. Mener les chiens a l'ébat, les promener.
* ÉBATTEMENT s. m. Synonyme d'EuAT. ne se dit guère qu'en plaisantant : s'il veut plaider, je lui en donnerai l'ébattcment (viuu.vj.
— Carross. L'éb.vttement d'une voiture, le jeu qu'elle a dans ses balancements entre les brancards.
ÉBATTRE (S') v. pr. Fam. Se conjugue comme Battue. Se réjouir, se divertir : uUcz vous éhutlredans la campagne, à la campagne.
' ÉBAUBI, lE adj. (lat, balbus, bègue). Etuuiié, surpris: vous voitàbien ébaubi (Fam. et ne s'emploie guère qu'en plaisantant).
ÉEAUCHAGE s. m. Action d'ébaucher.
' ÉBAUCHE s. f. Ouvrage de peinture ou de I sculpture, qui n'est que commencé, mais où
EBLO
les parties principales sont indiquées : ce n'est qu'une légère ébauche, que la première ébauche.
— Fig. Se dit des productions de l'esprit, qui sont incomplètes et n'ont pas encore leur forme définitive : cette tragédie n'est pas achevée, ce n'est <iu'une ébauche.
* ÉBAUCHER V. a. (préf. es ; et bauche, sorte de iiiorlierj. Peint, et Sculpt. Commencer un ouvrage, lui donner les premiers traits en indiquant les parties principales : ébaucher une statue, un tableau. — Dans quelques métiers. Dégrossir. — Fig. Se dit en parlant des productions de l'esprit : cet auteur n'a fait encore qu'ébaucher son ouvrage. — " S'ébaucher V. pr. Etre ébauché.
* ÉBAUCHOIRs. m. Outil de bois ou d'ivoire, dont les sculpteurs se servent pour ébaucher, pour modeler. — v* Tout outil dont on se sert pour dégrossir.
* ÉBAUDIR (S') v. pr. Se réjouir avec excès, et témoigner sa joie en dansant, en sautant, ou de quelque autre manière semblable (Vieux, et ne s'emploie qu'en plaisantant).
* ÉBAUDISSEMENT s. m. Action de s'ébaudir (Vieux).
ÉBÉNACÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou se rapporte a l'ébénier. — s. f. pi. Bot. Famille de végétaux ayant pour type le genre ébénier.
* ÉBÈNE s. f. (lat. ebcnus). Bois de l'ébénier : il y a diverses sortes d'ébène : la noire, la verte. Il grise, la rouge et noire et la blanche et noire.
— Fig. Des cheveux d'ébène, des cheveux très noirs. — Poétiq. L'ébène de ses cheveux. — >* Bois d'ébène, ou simplement ébène, nom que les négriers donnaient aux esclaves noirs.
* ÉBÉNER v. a. Donner à du bois la couleur de l'ebene.
ÉBENEZER (pierre de secours). Endroit où les Israélites furent défaits (1 Sara. w. I.) — Pierre commémorative placée par Samuel en souvenir de la victoire de Jlizpeh (1 Sam. vii .5-12).
* ÉBÉNIER s. m. Bol. Grand arbre du f;enre plaqueminier, dont le bois est fort dur et ordinairenent noir : il y a des forêts d'ébéniers dans ces pays-là. — L'ébénier (dyospiros ebenum) croît dans les Indes orientales. L'ébénier noir se trouve à Ceylan, à Madagascar et à l'Ile Maurice. Son bois est recherché pour l'ébénisterie. — Faux ébénier, arbrisseau que l'on cultive dans les jardins d'agrément, et qui porte aussi le nom de cytise des Alpes.
■ÉBÉNISTE s. m. Ouvrier qui travaille en ébène et autres bois précieux, ou qui fait des ouvrages de marqueterie.
* ÉBÉNISTERIE s. f. Métier, art de l'ébéniste : apprendre l'ébénisterie. — Ouvrage que fait l'ébeiiistc : jnagasin d'ébénisterie.
EBERHARD IM BART (Eberliard) à la barbe ; le premier duc de Wùriembeig, né en iii'n, mort en I4!t6. Jusqu'à l'âge de quatorze ans, il resta sous la tutelle de son oncle L'iric, qui avait été nommé régent. Il lit à Jérusalem un pèlerinage. Il est célèbre comme fondateur de la souveraineté et de la constitution représentative du Wurtemberg. En 1477, il fonda l'université do Tiibingue.
ÉBIONISME s. m. Doctrine desébioniles.
ÉBIONITE s. m. (héb. ébion, pauvre). Membre d'une secte chrétienne, qui fut fondée dans le i" siècle de l'Eglise; elle niait la divinité du Christ, permettait la polygamie, rejetait le célibat des prêtres et des moines, ci vivait dans une misère dont elle faisait parade. Les Ebionites disparurent au v siècle.
— Chrclien qui prétend que les pauvres seuls seront sauvés Eblé. (V. S.)
' ÉBLOUIR V. a. Frajiper les yeux par un éclat Iri's vif qu'ils no peuvent smilenir : l'éclat des diamants éblouit la vac. — l'is'. I'nkheauté
EBOU