ERRE
EBSA
QUI ÉBLOUIT , une femme d'une éclatante beauté. — Fip. Surprendre l'esprit par quelque cliosc de vif, de brillant, de spécieux : on se hisse souvent iblmir par l'éclat du style.
— Tenler, séduire: les (jrandciirs l'ont ébloui.
— Etre ébloui de quelque chose, sis-nilïe quelquefois, en être ridiculement fier, nrt'ueilleux : (7 est ébloui de sa fortune. — «* S'éblouir v.pr. Etre ébloui : les yeux s'éblouissent devant le soleil. — Se laisser fasciner, séduire : je ne m'éblouis pas de cette illusion.
* ÉBLOUISSANT, ANTE adj. Qui éblouit,
qui a un très grand éclat: la neige est éblouissante ; couleur éblouissante. — Qui est d'une éclatante beauté : femme éblouissante. — V'ig. Surprenant, merveilleux par sa vivacité, par son brillant : esprit éblouissant; éloquence éblouissante. — Séduisant : richesses éblouissante; promesse éblouissante.
' ÉBLOUISSEMENT s. m. Etat de la vue troublée par triip de lumière, par un éclat trop vif. : il est impossible de regarder le soleil sans éblouissement. — Altération de la faculté de voir, occasionnée pai' une cause interne : cette affection est souvent accompagnée de vertiges et d'éblouissements.
EBN. Voy. Ben.
EBOLI (Anna de Mendoza, princesse d'), grande dame espagnole, née en I.t40, tille du vice-roi du Pérou. Amenée à la cour de Pbilippe 11 par son mari le prince d'Eboli, elle devint la maîtresse du roi, puis du ministre Antonio Ferez et se rendit célèbre par ses intrigues amoureuses et politiques. On l'accusa d'avoir fait assassiner un secré lai re de don Juan d'Aulriche, Escovedo — F.honite. (V. S.)
ÉBORGNAGE s. m. [gn mil]. Hortic. Suppression sur les arbres fruitiers des yeux (bourgeons) inuliles, avant leur développement, afin que la sève se porte sur les yeux conservés. L'éborgnage se pratique en automne, après la chute des feuilles et au moment de la taille des arbres.
ÉBORGNEMENT s. m. Action d'éborgner; état d'une personne éborgnée.
* ÉBORGNER v. a. [gn mil] (rad. borgne). Rendre borgne, priver d'un œil : Ulysse éborgna Polyphème. — Par exag. et fam. Éborcnek quelqu'un, lui faire grand mal à l'œil. — »v Hortic. Pratiquer l'éborgnage : // ne faut pas éborgner le pécher. — ' S'éborgner v. pr. Se crever ou se blesser un œil : il stst éborgné en tombant.
EBOROLACUM, ville de la Gaule, auj.Èij'ewf/, sur la Sioule.
ÉBOTTER V. a. (Du vieux franc, bot, bout). Couper la tête de: ëbotler une épingle, un clou. — Hortic. Couper toutes les petites branches d'un arbre et tailler les grosses près du tronc pour en faire pousser de nouvelles.
ÉBOUAGE s. m. P. et Chauss. Action d'ébouer.
ÉBOUER V. a. (rad. boue). Oter la boue de : éboner nu. chemin.
ÉBOUEUR s. m. Ouvrier employé à l'é-
liouagc.
* ÉBOUILLIR, V. n. [«mil.] (lat. ebîtllire, bouillir). Se conjugue comme Bouillih, mais ne s'emploie guère qu'à l'inlinitif et au participe passé. Diminuer à force de bouillir : ne laissez point tant bouillir le pot.
* ÉBOULEMENT s. m. Chute de la chose qui s'éboule; état de la chose éboulée : l'éboulerncnl d'un bastion; l'éboulement des terres.
' ÉBOULER V. n. (rad. boule). Tomber en ruine. Se dit des amas de terre, de certaines constructions, etc., qui tombent, qui se dérangent, qui se renversent : le torrent a fait ébouler cette butte. — S'ébouler v. pr. Même sens qu'EBoULER : la muraille s'est éboulée.
' ÉBOULIS s. m. Amas do matières éboulées.
' ÉBOURGEONNEMENT s. m. Arbor. Retranchement de bourgeons superllus des arbres fruitiers, pour les soulager, les conserver, et leur faire porter de plus beaux fruits: ce jardinier entend bien l'ébourgeonnement.
* ÉB0UR6E0NNER v. a. (rad. bourgeon).
Agric. Oter les bourgeons ou les nouveaux jets superflus : voici le temps d'ébourgeonner les vignes.
ÉBOURIFFANT, ANTE adj. Qui ébourilfe, exti-aordinaire,stupéiianl: (/,•Mt««s^Iccè4•é6o«ri//'((H(; réclame ébouriffante (Très fam.).
* ÉBOURIFFÉ, ÉE adj. Fam. Se dit des personnes dont le vent ou c[uelque autre cause a mis en désordre les cheveux ou la perruque, la coitîure : elle arrivatout ébouriffée. — S'applique dans un sens analogue, aux cheveux, à la coiffure même : avoir les cheveux ébouriffés.
— Fig. Se dit, d'une personne agitée, troublée, et qui laisse voir son trouble, son agitation : que vous est-il donc arrivé? vous avez l'air tout ébouriffé.
ÉBOURIFFER v. a. (rad. borirre) Mettre en désordre, en parlant des cheveux : leventm'a ébouriffé les cheveux; vous allez l'ébouriffer. — Fig. Surprendre extrêmement : votre familiarité l'ébouriffé. — S'ébouriffer v. pr. Etre ébouriffé. — Mettre ses cheveux en désordre.
— Fig. S'étonner.
* ÉBOUSIiVER ou " Ébouziner v. a. [-zi-né]. Maçonn. Oter le bousiii d'une pierre, c'cst-iàdire cette croûte tendre qui tient autant de la terre que de la pierre : il faut ébousiner les pierres avant que de les tailler pour les employer.
* ÉBRANCHEMENTs. m. Action d'ébrancher un arbre; ri'sultat de cette action.
* ÉBRANGHER v. a. Dépouiller un arbre d'une partie de ses branches, en les coupant ou en les rompant : lèvent a tout ébranché ce chêne.
ÉBRANCHOIR s. m. Hortic. Outil qui sert à cbrancher.
* ÉBRANLEMENT s. m. Secousse, action par laquelle une chose est ébranlée : après un si grand ébranlement, il est à craindre que cette muraille ne tombe. — Fig. Aliaiblissement ; les guerres civiles causent de grands ébranlements dans les fortunes. — «v Agitation, émotion.
si près de voir sur soi l'ondrc de tels orages, ^ébranlement sied bien aui plus fermes courages.
CORKBILLE.
* ÉBRANLER v. a. Donner des secousses à une chose, en sorte qu'elle ne soit plus dans une ferme assiette : cette mine a ébranlé le bastion; ce coup lui a ébranlé le cerveau.— Fig. Diminuer, affaiblir : le mensonge ébranle la confiance. — Fig. Emouvoir quelqu'un, l'étonner, l'aire qu'il soit nijins ferme dans la situation d'espiit où il était, dans ses opinions, dans ses résolutions : as raisons l'ont fort ébranlé; les malheurs n'ont point ébranlé son courage, sa constance. On dit de même, ébranler la résolution de quelqu'un, ébrarder son espoir, etc. — S'ébranler v. pr. Etre ébranlé : les voûtes du temple s'ébranlèrent; fermeté qui ne s'ébranle jamais. —Guen-Q. Se mettre en mouvement: la première ligne s'ébranlapottr charger les ennemis.— Se dit également de troupes qui commencent à taire quelque mouvement pour prendre la fuite : ce régiment était exposéà un si grand feu, qu'il commençait d s'ébranler.
* ÉBRASEMENT s. m. [-ze-man]. Archit.
Action d'ebraser; résultat de cette action: l'ébrasement d'une porte, d'une fenêtre.
*ÉBRASERv.a. [-zé]. Archit. Élargir de dehors en dedans la baie d'une porte ou d'une ienêtre, suivant un plan oblique.
ÈBRE (esp. Ebro, anc. Iberus), fleuve d'Es-
pagne, qui a fait donner le nom d'Ibérie à la contrée qu'il arrose. 11 prend sa source à Santander, sur la frontière iN'., coule au S.-E. pendant C2o kil. et se jette dans la Méditerranée au cap Tortosa. Sa navigation a été améliorée par des canaux. Ses prhicipaux tributaires sont : l'Aragon, le Gallego, la Ségre, rOca, le Jalon et le Guadalupe. Saragosse est la ville la plus importante qu'il baigne.
ÉBRÉCHEMENT s. m. Action d'ébrécfaer;
état di- ce c[ui est ébréché.
* ÉBRÉCHER v. a. (rad. brèche). Faire une brèche a un instrument tranchant ; e6î'éo/ier xin couteau, un rasoir, etc. — S'ébrécher une DENT, se casser une partie d'une dent. — Fig. et fam., en parlant de la fortune d'une personne. Diminuer, amoindrir : ses folles dépenses ont ébréché sa fortune. — »v S'ébrécher V. pr. Etre ébréché : cette faux s'est ébréchée; son patrimoine s'ébrèche rapidement.
' ÉBRENER V. a. (du vieux franc, bren, exciemenl). Oter les matières fécales d'un enfant : eell.e nourrire a ébréné son enfant {htii).
ÉBRENEUR, EUSE s. Personne qui est chargée d'ébrener quelqu'un.
ÉBREUIL, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. 0. de Gaunat (Allier), sur la Sioule; -2.104 hab. Eglise classée parmi les monuments historiques.
* ÉBRIÉTÉ s. f. (lat. ebrietas; de ebrius, ivre). Ivresse légère : il était dans un état d'ébriétémnnifeste.
EBRODUNUM, auj. Embrun, ville de la Gaule Narbouaise.
EBROÏCIEN, lENNE s. etadj. (lat. Ê6roic»m, Evreu\). Habitant d'Evreux; qui appartient a Evreu\ ou a ses habitants.
ÉBROICUM, ancienne ville de la Gaule (Lyonnaise 2«j; d'abord Mediolanum etensuite Evreux (Voy. Aulerques).
ÉBROIN on Eberwein, célèbre maire du palais de.Neuslrie sous le règne deClotaire III (ijb'j). 1! essaya inutilement d'établir l'unité de la monarchie franque. Mais les leudes et les prélats se soulevèrent et le déposèrent (070). il fut jeté au monastère de Luxeuil, où saint Léger, chef de ses ennemis, ne tarda pas à être enfermé lui aussi. Ils se réconcilièrent et sortirent ensemble de ce monastère, après la mort de Childéric. Ebroin, redevenu maître de la Meustrie, lit mettre saint Léger à mort, écrasa ses ennemis et se disposa à envahir l'Austrasie; mais il fut assassiné avant d'avoir pu mettre son projet à exécution.
ÉBROUAGE s. m. Action d'ébrouer, état d'une étoile ébrouée.
•ÉBROUEMENT s. m. [é-broù-man]. Art vétér. Eti-rnùnienl de certains animaux domestiques.— Manège. Ronflement d'un cheval à la vue des objets qui le surprennent ou qui
l'elfrayent.
• ÉBROUER V. a. En parlant des toiles, des
étoffes. Laver, passer dans l'eau de son : ébrouer une pièce d'étoffe, de toile. — S'ëbrouer V. pr. Art vétér. Se dit des animaux domestiques lorsqu'ils font une espèce d'éternûment, comme pour dégager leurs naseaux de ce qui est cause de la gène ou de l'irritation. —Manège. Se dit aussi d'un cheval qui fait un rontlcnient à la vue des objets qui le surprennent ou qui l'effrayent : les chevaux vifs s'ébrouent facilement.
ÉBRUITEMENT s. m. Action d'ébruiter, de
s'ébruiter.
* ÉBRUITER v. a. [é-bru-i-té] (rad. bruit). Divulguer, rendre public : il ne faut pas ébruiter celte affaire. — S'ébruiter v. pr. Etre ébruiti' : cette nouvelle commence à s'ébruiter.
EBSAMBOUL. Vov. Ips.a.mboul.
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•EBUARD s. m. Coin de bois fort dur, qui sert à fendre des bûcbes.
* ÉBULLITION s. f. [é-bu-li-si-on] (lat. ebul- Htio; de cbutUre, bouillonner). Mouvement d'un liquide qui bout sur le feu : de l'eau en ébullition. — Chim. Dégagement de bulles d'air qui a lieu quand on niélange certaines substances. Toutefois ce dernier phénomène est plus ordinairement désigné par le nom d'EiTERViiscENCE. — Méd. ïoute espèce d'éruption passagère qui survient à la peau : il a une ébullition par tout le corps. — «-«' Phys. Point d'ébullition, température à laquelle un liquide entre en ébullition et est converti en vapeur. Le point d'ébullition varie selon la nature du liquide et selon le degré de pression. .Mais on appelle ordinairement point d'ébullition la température à laquelle commence l'ébullition quand la surface du liquide est e.-îposée à une pression atmosphérique do 0 m. 76.
POINT d'ébullition DE PLUSIEURS MATIÈRES.
Oiyde nilroux
Aci'de carbonique
Ammoniaque
Acide sulfureux
c;hlorure d'étliyle
Aldéhyde
Elher sulfuriquc ,
Sulfure de carbone
Brome
Alcool
Eau
Acide actHique
Acide sulfurique
Mercure
Une colonne perpendiculaire d'eau aura différents point d'ébullition à diverses profondeurs. Ainsi, si cette colonne mesure 1 1 m. de haut, les particules qui se trouvent au fond supportent une pression de deux atmosphères et demandent l'application de i20° degrés de chaleur pour produire l'ébullition, tandis que la partie moyenne de la colonne entrerait en ébullition à 111°. A mesure que l'on monte dans les montagnes, on voit descendre le point d'ébullition. Ainsi, à Quito, qui se trouve à 3,000 m. au-dessus du niveau de la mer, l'eau bout à 90" ; à 6.000 m. elle bout à St". On n'a pu réussir à établir une relation entre les points d'ébullition des liquides et leurs gravités spécifiques. Ainsi, le brome, dont la gravité spécifique est 3-1862, bout à 78», tandis que le bromure de silicium, dont la gravité spécifique n'est que 2-8128, bout à 1 7.^o. n faut tenir cnmpt<^ de la chaleur latente.
ÉBURNATION s. m. [-na-sion;(lat.e6«mews, d'ivoire). Pathol. Transformation d'un cartilage ou d'un os en une substance analogueà l'ivoire.
ÉBORNÉ. ÉE adj. (lat. eburneus; de ebur, ivoire). (Jui a la blancheur et l'apparence de l'ivoire.
ÉBURNIFICATION (lat. ebur, ivoire; faeere, faire;. \ijy. Kbirnation.
EBUROMAGUS ou Hebromagus, auj. Bram ou yilkr<izons, ville de la Gaule Narbonaise.
ÉBURONS, peuple germain qui traversa le Rhin et s'élablitdansla Gaule Belgique, entre le Rhin et la Meuse, dans un aistricl marécageux et boisé. Ils étaient dépendants (clients) des Treviri. Au trraps de César, ils étaient gouvernés par Àmbiorix et Cativolcus. Leur soulèvement contre les Romains, en o4 av. J.-C fulsi rudement réprimé par César, qu'ils disparurent complètement.
ÉBUROVICES, peuple de la confédération des Aulerquo. Les Ebiiroviccs vivaient sur le territoire qui forme aujourd'hui les environs d'Evreux. (Voy. Aulerqles.)
"ÉCACHÉ, ÉE part, passé deEcAcnER.— Fam.
Nez écaluk, nez camus et aplati.
* ÉCACHER v. a. Ecraser, froisser : écacher une noU-, un limaçon, en marchant dessus. — M. Aplatir au laminoir : écacher de l'or.
ÉCAILLAGE s. m. (é-ka-ia-ge]. Action d'écailler; défaut d'un objet qui s'écaille.
•ÉCAILLES, f. [Il mil.] (lat. squama). Se dit des petites lames minces et plates qui couvrent la peau de certains poissons et de certains reptiles : les Écailles d'une carpe, d'un crocodile. — Se dit également des petites plaques cornées ou osseuses qui garnissent les pattes des oiseaux, la queue de certains mammifères, etc. — Enveloppe dure et calcaire qui couvre et protège le corps des mollusques bivalves. On le dit plus particulièrement des huîtres : l'écaillé d'une huUre. — Ecaille de TORTUE, ou absol., écaille, enveloppe dure qui couvre le dos de la tortue et dont on fait de petits objets précieux : tabatière d'écaillé. Dans l'industrie, on emploie la carapace d'une tortue de mer, nommée caret, de préférence à toute autre. — Bot. Se dit de productions plates et plus ou moins sèches, qui accompagnent certaines parties des végétaux : les bulbes du lis, les cônes du sapin sont formés d'écaillés. — Par anal. Tout ce qui se détache des corps en petites parties minces et légères: sa peau se levait par écailles. — Les écailles LUI SONT tombées DES YEUX, ses yeux sont dessillés.— Peint. Ce TABLEAU tombe en écailles, PAR écailles, se dit d'un vieux tableau dont les couleurs desséchées se gercent et se détachent de la toile par petites plaques.
* ÉCAILLÉ, ÉE part, passé de Écailler. — Qui est couvert d'écaillés ; animaux écaillés.
— »«.Adjectiv. Dépouillé de ses écailles : poisson écaillé. — Dont on a ouvert la coquille : huitres écaillées. — Qui tombe par écailles : marbre écaille; peinture écaillée.
•ÉCAILLER V. a. [é-ka-ié] (rad. écaille). Oler, enlever les écailles d'un poisson : vous n'avez pas bien écaillé celte carpe, ce brochet.
— »\ Ouvrir la coquille : écailler des moules. — ' S écailler v. pr. Se lever, se détacher par écaille.s, par plaques minces : ce tableau commence a s'écailler.
* ÉCAILLER, ÈRE s. [é-ka-ié, iè-re]. Celui, celle qui vend et qui ouvre des huitres à l'écaille.
* ÉCAILLEUX, EUSE adj. [é-ka-ieu, ieu-ze]. Qui se lève par écailles, par plaques minces : peau dure et écailleuse; ardoise écailteuse. — Hist. nal. et Bot. Qui est couvert, garni, ou formé d'écaillés : le corps de ce mammifère est écailleux; la bulbe du lis est écailleuse.
* ÉGALE s. f. Enveloppe extérieure qui renferme la coque dure de certains fruits, comme les noix : écale de noix, etc. — Coquille d œuf; peau des pois qui se lève quand ils cuisent ; écales d'œufs, de pois, —vk, Gousse de fève ou de pois.
* ÉCALER v. a. Oter l'écale: écalerdes noix. — S'écaler v. pr. Perdre son écale : les pois s'écaUnt quand ils ont bouilli.
ÉCANGAGE s. m. Action d'écanguer.
ÉCANGUER v. a. Débarrasser des fragments de paille, eu parlant de la filasse de chanvre ou de lin.
* ÉCARBOUILLER v. a. [é-kar-bou-ié]. Ecacher, écraser : il lui a ccnrbouillé la Ictc, la cer- ^i;lle. — M S'écarbouiller v. pr. Ecarboniller tout ou quelque partie de son corps : s'écarbouiller en tombant. —Argot. Se retirer précipitamment.
* ÉCARLATE s. f. (pars, escarlat). Couleur rouge et fortvivc : rougecomme écarlate, comme de l'écarlate. — Etoile même teinte de celle couleur : manteau d' écarlate. — Avoir les yeux BORDÉS d'écarlate, avoir le bord des paupières très rouge. — Adjcctiv. Qui est de couleur écarlate : robe écarlate; drap écarlate.
* ÉCARLATINE adj. f. Voy. Scarlatine.
* ÉCARQUILLEMENT s. m. [Il mil.] Eam. Action d'écarquiller : écarquilkment des jambes.
EGBA
* ÉCARQUILLER v. a. [Il mil.] (rad. écart). Ecarter, ouvrir, .^e se dit que dans ces phrases familières : écarquiller les jambes; écarquiller les yeux.
• ÉCART s. m. (préf. é ; et carte ; d'où écarter). Action de s'écarter : il fit un écart pour éviter le coup qu'on voulait lui porter; son cheval eut peur et fit un écart. — Art vélér. Ce
CHEVAL A PRIS, s'eST DONNÉ UN ÉCART, il s'est estropié en faisant un écart. — Danse. Faire un ÉCART, porter le pied de côté. — Fig. Action de s'écarter du sujet que l'on traite; toute action par laquelle on s'écarte de la raison, de la morale, des bienséances, etc. : faire un écart dans un discours; les écarts de la jeunesse. — Jeux de cartes. Cartes qui ont été écartées : ne touchez point à votre écart. — A l'écart loc. adv. En un lieu détourné, en un lieu écarté : mener, prendre quelqu'un à l'écart. —A part : se mettre, selenir, demeurer à l'écart. — Mettre A l'écart, réserver : il met à l'écart une partie de son revenu, pour les besoins imprévus. — Mettre a l'écart, — faire abstraction : mettons cette considération à l'écart. — Mettre quelqu'un a l'écart, ne pas le faire participer à quelque avantage : quoique la promotion ait été nombreuse, on l'a mis à l'écart.
ÉCARTABLE adj. Qui peut ou doit être écarté
* ECARTE, ÉE part, passé de Ecarter. — Adjecliv. Qui est à l'écart, isolé, retiré : endroit écarté. — w Qui éloigne : vous prenez un chemin écarté.
* ÉCARTÉ s. m. .îeu de cartes analogue à la triomphe, et qui se joue à deux : table d'écarté.
•ÉCARTÈLEMENT s. m. Action d'écarteler.
* ÉCARTELER v. a. (préf. é; lat. quartus, quatrième;. .Mettre en quatre quartiers : sorte de supplice qu'on faisait soutlrir à des criminels de lèse-majesté au premier chef, en les tirant à quatre chevaux : il fut condamné à être écartelé. — Blas. Partager l'écu en quatre : il écartèle de telles et telles armes, de tels et tels émaux.
' ÉCARTELURE s. f. Blas. Division de l'écu en quatre quartiers.
" ÉCARTEMENT s. m. Action d'écarter, de séparer; de s'écarter, de se séparer; résultat de cette action : l'écartement des jambes; l'écartement de deux lignes. — Disjonction, séparation de choses qui doivent être jointes : ily a eu de l'écartement dans ce mur.
* ÉCARTER V. a. Séparer, éloigner : écarter les jambes ; écarter les branches qui empêchent de passer. — Disperser : écarter la foule; la tempête a écarté les vaisseaux. — Ce fusil écarte le plomb, la dragée, ou simpl., écarte, il ne porte pas, il ne lance pas son plomb bien serré et bien ensemble. — Détourner : écarter quelqu'un du droit chemin; il écarta le coup avec son béiton. — S'emploie aussi figurément : écarter les malheurs; il a écarté tous ceux qui lui nuisaient. — Jeux de cartes. Mi'ttre à part, rejeter des cartes dont on ne veut point se servir, s'en défaire : écarter un as, un roi; je n'ai point encore écarté. — w v. n. Argot. Écarter du fusil, lancer en parlant une petite pluie de salive. — * S'écarter v. pr. Pr. et fig. Ecarter soi : écarlez-cous de lui; vous vous écarteriez trop si vous preniez ce chemin-là; s'écarter du but, de son devoir. — Ne vous ÉCARTEZ PAS, l'cstcz ici près. — Etre écarté, dispersé : ta foule s'écarta pour le laisser passer; leurs vaisseaux s'écartèrent pendant la nuit. — V. récip. Etre écarté l'un de l'autre : ces deux liijnes vont en s'écartant.
* ÉCARTILLEMENT s. m. ECARTILLERv. a.
(Voy. KcARnUILLEMENT, ECARQUlLLF.il.)
ECBATANE, ancienne capitale de la Médie et résidence d'été favorite des rois de Perse. Il est probable iju'elle fut fondée et