‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 334 sur 568 · PLEINES LUNES NE SONT PAS TOUTES ÉCLU'TIOUES · texte numérisé non relu

PLEINES LUNES NE SONT PAS TOUTES ÉCLU'TIOUES

il n'y a pas toujours éclipses de lune, lorsque la lune est dans son plein. — Encycl. Le grand cercle, que le soleil semble décrire chaque année dans le ciel, est incliné sur l'équateur d'un angle d'environ 23° 28' : récliptiquc est divisée par les astronomes en 12 portions égah's. appelées signes, au moyen desquelles on indique la progression annuelle du soleil. Celle division commence au point où l'écliptique traverse l'équateur eu passant du sud au nord; cet endroit est nommé le premier point d'Aries et est indiqué parle signe T; et Anes s'étend de 30° vers l'orient, le long de l'écliptique. c'est-à-dire dans la direction du mouyemenl du soleil à partir de ce point. Ensuite viennent successivement les signes appelés : Taurus f, Gemini t(, Cancer©, Léo Si, Virgo HE, Libra ^, Scorpio ll(,, Sagittarius W-, Capricornus 2,, Aquarius «:, et Pisces .Ces signes, employés aussi bien comme celiiitiques que comme zodiacaux, ne sont pourtant pas identiques avec les constellations zodiacales correspondantes.

* ÉCLISSE s. f. (anc. haut ail. kliozan, fendre). Petite plaque de bois ou de carton, que l'on applique le long d'un membre fracturé pour contenir les os dans une silualinn fi.xe : on n'ôtc les éclisses qu'après un certain iempjs. — Bois de fente qui sert à faire des seaux, des minois, des tambours, etc. — Petit rond d'osier ou de jonc sur lequel on met égouller le lait caillé peur en faire des fromages. — »* Plaque de bois mince dont on fait les côtés des violons, guitares et autres instruments analogues.— Plaque de fonte qui sert à joindre les rails sur les voies ferrées.

* ÉCLISSER v. a. Mettre des éclisses : on lui a éclissr le brus.

• ÉCLOGUE s. f. Voy. Églogue.

' ÉCLOPÉ, ÉE part, passé de Écloper.

Adjectiv. boiteux, estropié, dont la marche est pénible, à cause de quelque incommodité: cheval éclopè.

•ÉCLOPER V. a. (préf. é; franc, elopcr). Rendre huileux : ia chute l'a éclopé. — S'écloper v. pr. Ecloper soi : il s'éclopa dans la bataille.

' ÉCLORE v. n. (préf. é; fr. clore). Ce verbe n'est guère usité qu'à l'infinitif et aux troisièmes personnes de quelques temps. On le conjugue avec l'auxiliaire Etre. Il éelot, ils éclosent. Il est éolos. Il éclora. Il éclorait. Qu'il éclose. Se dit de quelques animaux qui naissent d'un œuf, et des œufs mômes d'où sortent ces animaux : ces j^oussins sont éelos d'hier; faire éelnre des œufs de vers à soie au soleil.

— Se dit aussi des fleurs qui commencent à s'ouvrir.

Peins, sur ces lèvres de corail, Les fleurs nouvellemciil l'clones.

DonAT. Le Portrait iThmênê.

— Par anal. Le jour est PRiis d'iscloue, vient ii'ÉcLonE, COMMENCE A ÉCLORE, le jour va paraître, vient de paraître, commence a iiarailre. — Fi" Se dit de tout ce qui naît, est produit, se développe, se manifeste : les graiids génies que ce siècle vit éclore.

' ÉCLOSION s. f. Action d'éclore, de sortir de lœut : éclosion artificielle. — Actioii de s epanouir, en parlant des lleur.s. — tig. Iroduction, apparition, manifestation : l éclosion d'une idée, d'une vérité, d'un talent.

• ÉCLUSE s. f. fé-klu-ze] (bas lat. exclusa). Clôluie, barrière faite de terre, de pierre, de Imis, sur une rivière, sur un canal, etc., ayant

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une ou plusieurs portes qui se lèvent et se baissent ou qui s'ouvrent et se ferment, pour retenir et pour lâcher l'eau : l'écluse d'un moulin. — Porte qui se hausse et se baisse ou qui s'ouvre et se ferme, dans ces sortes de constructions : lever, baisser l'écluse ou les écluses; fermer, ouvrir, lâcher les écluses. — w Arg'ot. Lâcher, ouvrir les écluses, pleurer; uriner.

ÉCLUSE (L') I. Village du cant. et à 11 kil. de Céret (Pyrénées-Orientales), près du fort de Bellegarde. — II. Hameau de la commune de Collonges (Ain), au pied du grand Credo, célèbre par son fort, qui ferme la vallée du Rliôiie m. (holl. Sluys), ville maritime de Zélande (Hollande), à 27 kil. S.-O. de Middelboura-; '2,000 hab. Le 24 juin 1340, les Anglais^ commandés par leur roi Edouard III, remportèrent, près de l'Ecluse, une grande victoire navale sur les Français, qui y perdirent 230 vaisseaux.

* ÉCLUSÉB s. f. Quantité d'eau qui coule depuis qu'on a lâché l'écluse jusqu'à ce qu'on l'ait renfermée : (/ y a des canaux, des rivières qui ne sont navigables que par éclusées.

ÉCLUSERv. a. Faire passer par une écluse: écluscr un train de bois. — Garnir d'écluses : éeluser un canal.

ÉCLUSIER, ÈRE adj. Qui a rapport à l'éciuse. — Porte kclusière, porte d'une écluse. — Maison éclusiére, habitation de la per- ' sonne qui garde une écluse — * s. m. Celui qui est chargé de garder et manœuvrer une écluse et de'percevoir le péage.— »* Au féni. Eclusière.

* ÉCOEUAGE s. m. Agric. Action d'écobuer. ÉCOBUE s. f. Agric. Sorte de pioche recourbée dont on se sert pour écobuer.

* ÉCOBUER v. a. (lat. scoparc). Agric. Enlever de la surface d'un terrain, couvert d'herbes, des parties de plusieurs pouces d'épaisseur, les faire sécher, puis brûler et en répandre les cendres sur !e terrain même.

ÉCŒURANT, ANTE adj. Qui inspire le dégûûl, la répulsion.

ÉCŒUREMENT s. m. Pr. et fig. Action d'écœurer; état d'une personne écœurée : il est sujet aux écœurements.

' ÉCŒURER V. a. (rad. cœur). Faire perdre cœur, dégoûter. Se dit particulièrement des boissons,"des aliments fades. —Fig. Inspirer de la répugnance : cette lecture m'écœure.

* ÉCOFRAI on Écofroi s. m. (bas lat. escofferius, marcliand de cuir). Grosse table dont se servent les ouvriers en cuir pour tailler et préparer leur ouvrage.

' ÉCOINÇON ou Écoinson s. m. (rad. coin). Pièce de maçonnerie ou de menuiserie qui cache et dissimule les angles que forment les parois d'une chambre : faites-moi là une armoire en écoincon. — Pierre qui fait l'encoignure de l'embrasure d'une porte, d'une fenêtre.

ÉCOLAGE s. m. Enseignement d'école. — Rétribniion payée pour chaque écolier.

* ÉCOLÂTRE s. m. Autref. Ecclésiastique qui diiiLM-ail l'école attachée ordinairement à la cathédrale, et qui plus tard fut charge, d'exercer une surveillance sur les maîtres d ecolc du diocèse.

* ÉCOLE s. f. (lat. schola). Lieu, établissemenloù l'on enseigne une ou plusieurs sciences, un ou plusieurs arts, etc. : les élèves, les professeurs d'une école. — Particulièrement. Ecole où l'on montre à lire, à écrire, où l'on enseigne la grammaire et le calcul, et (jm est désignée aussi sous le nom de Petite iîcole ou d'EcoLE PRIMAIRE : aller, envoyer à l'école; école de village. — Ecoles eu retiennes, écoles instituées au xyii" siècle par La Salle pour

ÉCOL

ECOL

ÉCON

les enfants pauvres, el tenues par les congréganistes de Sainl-Yon, appelés pour celte raison l''itÈ»Es des écoles chiiéiiknnes. On dit

aussi KCOLES CONOIlÉGANiSTES. — FaIRE l'ÉCOLE

BUissoNNiÈRE, 56 dit d'un écolier qui manque à aller en classe. On le dit aussi, dans une acception plus figurée, d'une personne qui manque à dos exercices, à des fonctions qu'elle doit remplir avec d'autres personnes. — Puendre le chemin de l'école, prendre le chemin le plus lonf.'. On dit plus ordinairement,

PRENDRE le CHEMIN DES ÉCOLIERS. — Fig. DiRE

LES NOUVELLES DE l'école, découvrir quelque chose qui s'est passé dans une compagnie, et qu'il serait à propos de taire. On dit plus ordinairement, RÉVÉLER LES SECRETS DE l'ÉCOLE.

— Renvoyer quelqu'un a l'école, lui faire sentir son manque d'instruction, son ignorance. — Tous les élèves d'une école, ou les professeurs et les employés d'une école : cela mit toute l'i'cole en rumeur. — Vaisseau armé pour l'inslruclion des élèves de marine. — l''ig., tant en bonne qu'en mauvaise part. Ce qui est propre à former, à donner de l'expérience en quelque chose, à instruire : soîcvcnt on devient sage à V école du malheur, de l'expérience. — Il faut alleu a votre école pour Ai'PRENDiiK CELA, il faut apprendre cela de vous. — Etre en bonne école, a donne école, êlre avec des gens capables de bien instruire sur certaines choses. — Trictrac. Faire une ÉCOLE, oublier de marquer les points qu'on gagne, ou on marquer mal à propos. Mettre A l'école, marquer l'école, marquer pour soi autant de points que l'adversaire aoublié d'en marquer, ou i[u'il en a marqué de trop. — Faire une école, faire une faute, une sottise par ignorance, par méprise, par étourderie,

— Manège. Ce cheval a de l'école, il a été dressé au manège. — Absol. Enseignement de la tliéolo;;ie et de la philosophie, suivant la méthode et les principes reçus dans la plupart des anciennes universités : la philosophie moderne a banni le langaye de l'école. — Secte ou doctrine de quelque philosophe ou docteur célèbre : l'école d'Epicurc, de Scot. l>ans un sens anal., l'école d'Hippucrute, de Galien, elc.

— Arts et surtout Peint. Classe d'artistes qui travaillent ou qui ont travaillé selon les principes, à l'imitation d'un même maître, ou suivant leshabitudes propres à certaines époques de l'art, à certains lieux : l'école florentine a eu pour chefs Léonard de Vinci et Michel-Ange ; l'école romaine, Raphaël; l'école vénitienne, le Titien; l'école lombarde, le Corrège et les Carrache. — Littor. Se dit, dans un sens analogue, des imitateurs d'un écrivain, prosateur ou poète, et des partisans d'un certain style, d'un certain genre d'écrire : l'école de Port-Royal, de ^'ollaire. — Faire école, se dit d'un artiste ou d'un écrivain qui trouve beaucoup d'imitateurs. — LÉGisL. Ecole d'adultes. Il existe dans presque toutes les grandes villes de France des écoles d'adultes, ayant pour but d'instruire gratuitement les classes laborieuses. La principale est l'école municipale Turt;ot, à Paris, rue Turbigo, 09, fondée par la Ville. Les cours y sont donnés pendant deux heures chaque soir; tout le monde peut y assister : les Associations philolechnique et polytechnique ^pnnentaussi, le soir, des cours dans les mêméS conditions; ces cours ont lieu au lycée Charlemagne, à la Sorbonne, etc. — Ecoles d'agriculture. 11 y en a quatre : 1° à Griijno7i (Seine-Inférieure), 2° à Grand-Jouan (Loire-Inférieure); 3" k Montpellier (Hérault); 4" au Lézardeau (Finistère). Ces écoles ne reçoivent que des internes, âgés de 17 ans au moins. Pour y être admis, il faut adresser au ministre de l'agriculture une demande, accompagnée de l'acte de naissance du candidat, d'un certificat de bonnes vie et mœurs, d'un certificat de médecin constatant que le candidat a été vacciné, et d'une promesse de payer la pension, souscrite par les parents. Au bout de 3 ans d'études, les élèves, qui en

sont jugés dignes, obtiennent un certificat de capacité; ceux qui sont sortis au premier rang, peuvent être placés, comme stagiaires, aux frais de l'Etat, auprès de divers établissements agricoles, pour y compléter leur instruction. — Ecoles d'application, écoles oil l'on applique à un but spécial les études générales faites dans d'autres établissements. (Voy. Ecoles militaires.) — Ecole d'apprentis. Outre les écoles d'adultes, où les ap[u-eiitis peuvent acquérir de l'instruction, il existe plusieurs autres écoles où tout en recevant l'instruction primaire, ils apprennent aussi un métier; telles sont : les écoles d'apprentis de Reims (Brthlrcm), de Nancy, de Mesnières, do Lyon {la Martiuicre), de Mmes, de Dieppe, de Paris (n'uvre Saint-Nicolas), etc. — Ecole spéciale d'architecture, à Paris. Elle ne reçoit que des externes, admis à la suite d'un examen : après 3 ans d'études, il y a un coucours général dont le prix est un diplôme décerné par le conseil de l'école. Le prix de l'enseignement est de 8.50 fr. par an, mais on peut obtenir, par concours, dos bourses, qui sont entretenuesà l'écoli- i^irla direction des Hcaux-Arls. — Ecole des arts et manufactures. (Voy. Arts.) — Ecole des arts et métiers. (Voy. ÂHTS.) — Ecole nationale et spéciale des Beaux-Arts, à Paris. Elle a puur objet l'enseignement gratuit des arts et du dessin. Le décret de l.s;3 a divisé cette école en deux parties : 1° l'école proprement dite comprenant un réfiime de concours, dont les résultats sont exposés publiquement; et des cours oraux s"uivis d'examens publics; 1" les ateliers spéciaux, dont reiiseignement consiste en études techniques, exécutées sous la direction des professeurs. A la suite d'épreuves, les peintres, sculpteurs et arcbilectes peuvent obtenir des médailles et des certificats d'études et de capacité, les architectes peuvent recevoir des diplômes spéciaux et tous les élèves des diplômes de pioressciir pour renseignement du dessin. — Ecole des Chartes. (Voy. (jiiAiiTEs.) — Ecole des hautes études commerciales. (Voy. Coiumekce.)— Ecole française d'Athènes, école qui a pour objet de donner aux jeunes professeurs le moyen de se perfectionner dans l'étude de l'histoire, de la langue el des antiquités de la Grèce. Sont admis à faire partie de cette école : 1° les professeurs et agrégés des classes supérieures, âgés de moins de 30 ans, après un examen sjiécial ; 2" avec dispense de cet examen et dans les mêmes conditions d'âge, les professeurs et agrégés, docteurs es lettres et tout candidat, reçu le premier a l'agrégation pour toutes les classes supérieures. Les membres de lécolesont au nombre de six. Ils se rendent à Athènes, en passant par l'Ilalie où ils demeurent un an à Vécolc archéologique de Rome, et revienneiil en France par les îles Ioniennes, Venise, Munich elles principaux centres littéraires d'Allemagne. Les décretsduS fév. 1859, du i'6 mars 1873 et du 'Z'.) oct. 1879 ont fixé à 3,000 fr. leur traitemeiitaiinuel, sans compter les frais d'aller et de retour. Pour les autres écoles, voy. Naval, Militaire, Normal, Ponts ET CHAUSSÉES, MiNEs, ctc. — L'Ecolc dc la Médisance, la plus célèbre des comédies <le Slieridaij, représentée en 1770. — L'Ecole des Femmes, comédie de Molière, en .S actes et en vers, représentée au Palais-Royal, le '2i> déc. 1062. Elle obtint un succès extraordinaire et souleva de violentes critiques. Cette

Pièce qu'en plusieurs lieux ou fronde, M<iis où pourtant v;i tout lo monde,

est l'un des chefs-d'ceuvre de notre poète comique, qui s'y est peint dans le rôle d'Arnoliihe, vieillard jaloux et amoureux. Le l'^janv. 1663. Boil'eau lui adressa des stances en iforme de compliment :

Que tu ris af^réablement!

Que tu badiiicd s.ivuminentî

Le 6janv. 1663, V Ecole des Femmes futrepré-

senté(! à Versailles devant le roi, qui l'apprécia dignement, comme nous l'apprend le gazelier Loret dans sa Muse historique :

t'our divertir seigneurs el Hamcs, On jou.i V Ecole des Femmes, Qui fit rire Leurs IVIajestés Jusqu'à s'en tenir les côtés.

Pour repondre à ses détracteurs, Molière fit représenter au Palais-Royal, le !«■• juin 1663, sa Cr'dique de l'Ecole des Femmes, comédie en I acte, tableau piquant de la société de celte épiique. — L'Ecole des Maris, comédie de Molière, en 3 actes el en vers, représentée au Palais-Royal, le 24 juin 1661. C'est une imitation des Adelphes de Térence et de la Discreta cnamorata de Lope de Vega.

• ÉCOLIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui va, qui est à ré<',ole, au collège : écolier de l'université.

— Celui, celle qui prend des leçons d'un maître : j'ai été son Écolier. — Ce n'est qu'un

ÉCOLIER, IL E.ST ENCORE ÉCOLIER, Se dit d'uU

honmie peu habile, peu avancé dans une profession, dans un art. — Faire une paute d'écolier, faire une faute qui marque beaucoup d'incapacité ou d'inexpérience : cet ambassadeur a fait une faute d'écolier. — Prendre le chemin des écoliers, [irendrc le chemin le plus long, selon la coutume des écoliers qui vont en classe. — ■ Tour d'écolier, malice d'écolier, espièglerie du genre de celles que font les écoliers. — \%> Adjectiv. Papet. Papier ÉCOLIER, nom que l'on donne au Papier pot, parci' ipi'il est très employé dans les établissemenls d'insiruction.

ÉCOMMOY, cb.-l. de cant., arr. et à 21 lui. S.-f;. du .Mans (Sarthe), sur un plateau sablonneux; 3,710 hab. Ce village fut le théâtre d'un petit succès remporté, le M janvier 1871, sur les Allemands, par les francs-tireurs des Deux-Sèvres.

*ÉCONDUlREv. a. Conduire dehors; éloigner avec nieaagement quelqu'un de chez soi, il'iine maison ou d'une société : il s'était introduit dans cette société, il en a été é-.onduit.

— Par ext. Refuser à quelqu'un avec ménagement ce qu'il demande : je lui avais fait une prière, mais j'ai été éconduit.

' ÉCONDUIT, ITE part, passé de Éconduihe.

— Prov. Vurs ne serez pas battu et éconduit tout a la pois, se dit pour exciter une personne à faire une demande.

* ÉCONOMAT s. m. Charge, emploi, office d'économe; lieu où se tient l'économe, où il a si's bureaux : il a obtenu l'économat de tel collège; aller il l'économat. — Autref. Administration des revenus d'un évèché , d'une abbaye et autres bénéfices, pendant la vacance : il jouissait des revenus de son bénéfice par économat, en vertu de ses lettres d'économat.

— Au plur. Bureau qui était établi pour l'administration des bénéfices vacants, qui étaient à la nomination du roi : ce bénéfice était aux économats.

•ÉCONOME adj. (gr. oikonomos ; de oikia, maison, l'I nanws, règle). Ménager, ménagère, qui sait épargner la dépense : c'est une femme économe. — Fig. Etre économe de louanges, de PAROLES, ne pas prodiguer les louanges, parler peu, etc. — »v Zool. Campagnol économe, nom donné au Campagnol des prés, à cause de l'habitude où il est de mettre des provisions en réserve. — *s. Celui ou celle qui a soin de la conduite d'un ménage, de la dépense d'une maison : un sage économe. — Dans les hospices, dans les collèges, etc. Personne chargée de la recette et de la dépense, et en général de tout ce qui concerne l'administration du matériel : l'économe des Invalides. De même adjectiv., dans les communautés religieuses : le père, la mère économe.

— Autref. Celui qui était nommé par le roi pour administrer les revenus d'un évêché, d'une abbaye, etc., pendant la vacance : le roi nomma un économe à celte abbaye. — Eco-

ECOR

ECOR

EGOS

NOME SÉQUESTRE, ce\v\ entre les mains duquel on mettait des biens en séquestre.

'ÉCONOMIE s. f. (gr. oikonomia). Ordre, rèirle qu'on apporte dans la conduite d'un ménage, dans la dépense d'une maison, dans l'administration d'ua bien : entendre l'économie. — Epargne dans la dépense : vivre avec économie. — Au plur. Chose même qui est épargnée, mise en réserve : faire des économies. — • Prov. et fifj. C'est uiNe économie de

BOUTS DE CB.iNDELLES. (Voy. CHANDELLE.) — ECO- NOMIE DOMESTIQUE, so dit quelquefois des usages domestiques en général : cela est très souvent employé dans l'économie domestique. — Economie rur.^le, administration des propriétés rurales. — Economie politique. (Voy. Politique.)— Fig. Harmonie qui existe entre les différentes parties , les ditïérentes qualités d'un corps organisé : cela trouble toute l'économie du corps humain. — Fig. Disposition des parties d'un dessin, d'un tableau, distribution ou plan d'un ouvrage d'esprit, et en général toute coordination de parties, quel que soit l'ensemble qu'elles contribuent à former : cela détruisait toute l'économie de son système.

* ÉCONOMIQUE ad j. Quiconcerneréconomie, le gouveriiLMiient d'un ménage, d'une maison, etc. : sages.'ie économique. — Qui diminue les frais, la dépense : cheminée économique. — s. f. Partie de la philosophie morale qui concerne le gouvernement d'une famille, d'un Etat, etc. : c'est une règle d'économique aussi bien que de politique. — Les Economiques du marquis de .Mirabeau traitent du bonheur des peuples et des droits du souverain (I76!)-'"I, 4 vol. iu-12). — »'*• Science de l'économie domestique : ['économique de Xénophon; l'économique d'Aristote.

' ÉCONOMIQUEMENT adv. Avec économie :

vivre économiquement.

' ÉCONOMISER v. a. Gouverner, administrer avec économie : il a bien économisé les revenus de cette terre. — Epargner : économiser le bois, la chandelle. Neutral. : économiser sur ses revenus. — Fig. s'emploie daus le même sens : économiser ses forces, son temps.

ÉCONOMISME s. m. Science des économistes.

'ÉCONOMISTES, m. Ecrivain qui s'occupe spécialement d'économie politique: un savant économiste.

' ÉCOPE ou Escope s. f. (anc. haut ail. scaph, pi-'lle creuse). Mar. Sorte de pelle de bois longue, étroite, creuse et recourbée, qui sert à prendre et à lancer de l'eau : on vide l'iiiu des bateaux avec l'écope à main, appelée autrement sasse. (Voy. Sassb.)

ÉCOFER V. a. Vider l'eau d'un bateau avec une écope. — ** Argot. Recevoir des coups d'écope. — Par ext. Etre battu.

ÉCOPERCHE s. f. (vieux fr. escot, bâton ; et perche). Longue perche que l'on plante verticalement dans le sol pour construire un érh.'ifaud.

ÉC0RÇA6E s. m. Action d'écorcer les arbres.

■ ÉCORCE s. f. (lai. cortex). Enveloi)pe d'un arbre ou d'une plante ligneuse : on fait des cordes avec des écorces de tilleul.

J'ai gravé son beau nom sur Vecorce des hcircs. SsGBiJS. Jiglogues.

— Prov. et fig. Il ne faut point mettre le

DOIGT ENTRE LE BOIS ET l'ÉCOUCK, OU ENTRE

l'.^rbre et l'écorce, il ne faut I'as mettre le DOIGT. (Voy. Bois.) — Enveloppe de certains liiiits, qu.md elle est épaisse : l'écorce de citron est bonne à confire. — Prov. cl fam. Quand on a pressé l'orange, on jette l'écorce, on dédaigne souvent l'homme de qui on a

tiré tous les services qu'il pouvait rendre. — Géol. L'écorce du glore terrestre, l'espèce d'enveloppe que forment les couches et les amus de matières minérales, dont le globe terrestre est recouvert extérieurement. — Sujieiiicie, apparence : vous vous arrêtez à l'écorce, il faut ijénétrer plus avant.

* ÉCORCÉ, ÉE part, passé de Écorcer. — Qui a été dépouillé de son écorce : le bois ccorvé s'appelle bois pelard.

ÉCORCEMENT s. m. Action d'écorcer les ai'bres : l'écorcement se fait quelquefois sur pied et l'on coupe ensuite les tiqcs à fleur de terre.

' ÉCORCER V. a. Oter l'écorce : on écorce le bois en mai, pjarce que la sève, qui est alors fort abondante, facilite la séparation de l'écorce. — S'écorcer v. pr. Etre dépouillé de, perdre son écorce : un arbre qui s'écorce.

* ÉCORCHÉ, ÉE part, passé de Ecorcheb. s. m. Peint, et Sculpl. Figure sans peau dont on voit les muscles : l'écorché de Michel-Anqe, de Houdon.

' ÉCORCHÉE s. m. Nom vulgaire d'un coquillage fort élégant, appelé par les naturalistes, Cône stuié.

* ÉCORCHEMENT s, m. Action d'écorclier : l'écorchemcnl d'un cheval.

' ÉCORCHER V. a. (lat. excoriare; de corium, cuir). Di-pouiUer un animal de sa peau : trorcher un bmuf, une anquille. — Il faut tondre

LES BREBIS, ET MON P.AS LES ÉCORCHER, 011 doil

ne pas trop charger le peuple d'impôts. —

Il CRIE COMME SI ON LÉCORCHAIT, il jeltc de

grands cris. Se dit aussi d'une personne qui se plaint beaucoup pour peu de cliose. — Il

RESSEMBLE AUX ANGUILLES DE MlLUN, IL CBIE AVANT qu'on l'ÉCORCHE. EcORCUER l'aNGUILLE PAR

LA QUEUK. (Voy. Anguille.) — Il n'y a rien de

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